Fallait-il sacrifier le sous-préfet Bruno Guigue ?

Le limogeage, en cette trêve pascale, du sous-préfet Bruno Guigue, pour un texte critique de la politique israélienne rédigé d'une plume pour le moins excessive et entaché de comparaisons quelque peu hâtives et ne citant pas ses sources, interpelle assurément tous les citoyens de ce pays, de quelque bord qu'ils soient.

La tribune en cause, publiée le 13 mars dans le site Oumma.com et intitulée  » Quand le lobby israélien se déchaîne contre l'ONU » , se présente comme une réponse à une autre, parue dans Le Monde, sous le titre  » L'ONU contre les droits de l'homme » .

Ce dernier texte porte la signature d'intellectuels pro-israéliens, ce qu'on ne saurait a priori leur reprocher. Certains parmi eux ont toutefois tendance à conjuguer allégrement israélophilie, attaques virulentes contre l'islam et dénonciation d'un antisémitisme certes réel, ayant connu des pics depuis la seconde Intifada, et en voie de banalisation, mais auquel ils donnent des proportions alarmantes, mettant ainsi régulièrement en émoi la population juive française.

Tous les signataires n'ont certes pas la même relation endogamique avec les institutions juives, ni ne poursuivent forcément les mêmes objectifs. La défense inconditionnelle d'Israël et leur néo-conservatisme font parfois converger leurs intérêts, sans nécessairement gommer tout ce qui peut les différencier.

Dans leur texte commun, ils attaquent violemment le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ses représentants, sa résolution du 30 mars 2007 sur » la lutte contre la diffamation des religions » , la participation de la Haut commissaire de ce même conseil à une conférence sur les droits de l'homme tenue à Téhéran où M. Ahmadinejad avait renouvelé son appel à détruire Israël, son silence devant cette diatribe, comparée sans grande nuance à celle de Goebbels à la tribune de la Société des nations en 1933. Tout ce qui est énoncé dans ce texte n'est pas faux, et l'on connaît le sens de la démocratie du dirigeant de l'Iran et son respect pour les droits de l'homme. Il n'en est pas moins fort brutal et simplificateur.

 » Reich allemand et État hébreu »

A cette brutalité et à ce simplisme, Bruno Guigue répond à son tour avec violence, dans une sorte de dialogue (de sourds) avec les signataires. Sa tribune n'est en fait qu'un long monologue, dont certains arguments prêtent à confusion et apparaissent forcément au lecteur non averti d'un goût quelque peu douteux. Pour ne donner qu'un exemple, la comparaison entre le Reich allemand et l'Etat hébreu est manifestement hors de propos. Elle rapproche indûment deux contextes historiques très différents, et revient indirectement à faire écho à certaines vulgates d'ultragauche ou antisémites.

Une autre grande idée de B. Guigue consiste à soutenir qu'Israël étant un État confessionnel, tirant sa légitimité de la Bible, il y a peu de chances qu'il y ait un jour la paix. On pourrait lui conseiller quelques lectures. La Palestine n'a été clairement adoptée comme lieu d'implantation du futur foyer national juif qu'après le décès de Herzl en 1905. Jusque-là, on avait pensé à d'autres territoires, y compris l'Ouganda. De surcroît, que je sache, Israël n'est pas le seul État » théologique » de la région. Enfin, en Palestine aussi, l'option laïque ne fait plus guère l'unanimité.

On rappellera encore à B. Guigue qu'Israël est un pays où les intellectuels défendant la cause palestinienne s'expriment avec bien plus de vigueur qu'en France. Et que malgré le climat lourd de tension qui y règne, il est plus facile de critiquer Israël là-bas que chez nous, où bien des Juifs déploient un zèle pro-israélien en faisant sourire plus d'un, là-bas. Comme exemple, il suffira de citer le livre d'Avraham Burg, » Vaincre Hitler » (Fayard, 2007) qu'aucun intellectuel juif en France n'aurait osé écrire avec un telle liberté de ton. » Théologique » certes, l'État hébreu est aussi un pays largement traversé par la laïcité et dont l'écrasante majorité des citoyens n'a que faire du » grand Israël » biblique.

Comme nombre de débatteurs publics français, B. Guigue a oublié que la rigueur et une certaine retenue ne sont pas de trop pour éviter de donner à ses adversaires des verges pour se faire battre. Dans notre pays, dès que l'on pense un peu, on croit qu'on peut tout écrire en faisant fi des règles les plus élémentaires de la déontologie intellectuelle. Si certains, ce qui n'est certes pas le cas de B. Guigue, s'affublent parfois en prime de titres qu'ils n'ont pas pour se faire passer pour experts, d'autres s'approprient un peu légèrement les idées de prédécesseurs qu'ils omettent de citer. En l'occurrence, cette dernière légèreté aura été fatale à B. Guigue. Son intention n'était sûrement pas de plagier qui que ce soit, mais sans doute croyait-il que les informations ou les opinions qu'il reprenait étaient connues de tous. Grave erreur. Qui dit rigueur, dit argumentation solide et absence d'excès de fougue. La fougue, elle aussi, peut être fatale, par les temps qui courent.

Peut-on critiquer Israël ?

On connaît le sort indigne qui a été réservé au journaliste de France2 Charles Enderlin, habitant Israël, à qui on reprochait d'avoir diffusé les images de la mort du petit Muhamad al Durah, cible de l'armée israélienne, ainsi qu'à d'autres, de Daniel Mermet à Pascal Boniface, en passant par Edgar Morin, taxés d'un anti-israélisme identifié par certains à de l'antisémitisme. De tels précédents devraient inciter à plus de prudence encore lorsqu'on traite de sujets pareils et qu'on sait la vigilance des soutiens inconditionnels d'Israël, veillant à chaque mot ou à chaque phrase prononcés pour lancer un procès ou se répandre sur la toile.

Lorsque B. Guigue parle de l'Etat d'Israël comme » seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles » , il tire sans doute son information d »Amira Hass, journaliste au quotidien israélien Haaretz, laquelle rapporte sa conversation avec un soldat dans un article paru le 20 novembre 2000 et repris depuis dans son recueil, paru en français, » Correspondante à Ramallah » (La Fabrique, 2004). A la question de la journaliste qui lui demande s'il est permis de tirer sur un enfant de moins douze ans, ce soldat répond : » Douze ans et plus c'est permis, ça n'est plus un enfant, c'est après la bar-mitzvah. Quelque chose comme ça. » (p. 111). On peut aussi observer que les actes de guerre palestiniens ne sont pas eux-mêmes toujours spécifiquement dirigés contre les militaires israéliens, mais touchent aussi des civils, femmes, enfants, vieillards et simples passants. L'un n'excusant pas l'autre.

Quant à la phrase qui a probablement valu son limogeage à B. Guigue – » Ils [les admirateurs occidentaux d'Israël] doivent aussi se confondre d'admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat. » – et qui, à la première lecture, et si elle n'est pas recontextualisée, n'est pas sans susciter un certain malaise, elle tire probablement sa substance de la note 17 de la page 94 du livre Les Emmurés (La Découverte, 2005) de Sylvain Cypel, journaliste au Monde, ex-correspondant à Jérusalem et actuellement aux Etats-Unis, ayant vécu de longues années en Israël et lui-même d'origine juive. Cet ouvrage a été traduit en plusieurs langues et notamment en anglais, et on ne saurait le soupçonner du moindre » antisémitisme » . Il relève certes d'une lecture critique, mais solide de la société israélienne.

La France des groupes de pression

Le limogeage de B. Guigue est d'abord le signe de l'impossibilité de conduire un authentique débat dans notre pays et de l'influence des groupes de pression communautaires auprès des instances gouvernementales. Je ne partage ni le ton, ni la façon polémique de la présentation par B. Guigue de la politique menée par Israël à l'endroit des Palestiniens. Cette absence grave de culture du débat en France ne peut que déboucher sur des polémiques stériles de cette nature. Parce que les idées contradictoires ne réussissent pas à s'exprimer dans le cadre d'un échange de vues équilibré, rigoureux et véritablement attentif. On aurait pu s'attendre à ce que les mêmes groupes de pression qui ont dénoncé B. Guigue se contentent de lui répondre par des articles d'opinion dans la presse ou sur le net. Non, on a préféré le faire limoger, comme si nous vivions dans un État de droit divin ou simplement totalitaire. Il n'est pas sûr que si un commis de l'Etat s'était exprimé avec la même violence sur l'islam ou sur les Palestiniens ou sur tout autre pays aurait eu à subir le même sort.

Reste que l'un des aspects les plus inquiétants de cette affaire est le poids croissant qu'acquièrent en France les groupes de pression. Vont-ils désormais museler toute pensée au gré de leurs diktats ? Israël est critiquable comme n'importe quel pays et il n'a rien de sacré qui doive empêcher les hommes et les femmes de bonne volonté de le faire en toute honnêteté, en évitant bien sûr les dérives qui nuisent à la crédibilité de toute démarche en faveur de la légitime cause palestinienne.

Quel devoir de réserve ?

On évoque, pour B. Guigue, le devoir de réserve qui s'imposerait aux fonctionnaires. Observons d'abord qu'il s'est exprimé dans la tribune d'Oumma.com en tant que simple citoyen et non comme sous-préfet. L'article 10.1 de la CEDH stipule en outre que » toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir d'ingérences d'autorités publiques et sans considération de frontières » . Certes, la liberté d'expression n'est pas sans limites et elle peut-être soumise à des » formalités, conditions, restrictions ou sanctions » . Selon le paragraphe 2 de l'article 10 de la CEDH, » l'ingérence doit être prévue par la loi ; elle doit être dirigée vers un ou des buts légitimes (la sécurité nationale, l'intégrité territoriale ou la sûreté publique, la défense de l'ordre et la prévention du crime, la protection de la santé ou de la morale, la protection de la réputation ou des droits d'autrui) » . En critiquant Israël, M. Guigue n'entrait nullement dans ce cas de figure. Il convient également d'ajouter que la Cour européenne des droits de l'Homme a affirmé explicitement que la liberté d'expression s'appliquait aussi aux fonctionnaires et ceci dans une décision datant de septembre 1995. Toutefois, » la liberté d'expression des fonctionnaires peut être limitée au nom de l'obligation de réserve qui varie en fonction de critères divers, tels que la place du fonctionnaire dans la hiérarchie, les circonstances dans lesquelles il s'est exprimé, les modalités et les formes de son expression » . Ainsi, » le respect de cette obligation (…) est apprécié cas par cas par l'autorité publique compétente… » Qui nous dit que demain la même obligation ne s'appliquera pas aussi à l'intellectuel(le) fonctionnaire dont le devoir est d'exercer son esprit critique, indissociable de sa fonction ? Un pays où l'on ne peut pas s'exprimer est un pays voué à l'obscurantisme. Sauvons ce qui peut encore l'être. Et ceci pour éviter le pire. Ce limogeage est une tache sur la liberté dans le pays même des droits de l'homme et de la femme et le signe de la faiblesse d'une République sous influence.

6 commentaires sélectionnés

Portrait de Suzanne Citron

De montjustin

Historienne et auteure | 10H15 | 25/03/2008 | Permalien

Esther Benbassa pose plusieurs problèmes dont l'imbrication passionnelle dans l'opinion est significative de la confusion du débat français.

D'abord celui du « devoir de réserve » de la part d'un fonctionnaire d'autorité : quelles en sont les modalités, les sujets auxquels il s'applique ou non, sans négliger le fait qu'il s'agit ici d'une réaction à un texte. Cette réaction aurait-elle pu être écrite sous pseudonyme, est-elle condamanble en soi ? Y a-t-il une spécificité française du devoir de réserve, comment la question se poserait-elle en Grande Bretagne ? à préciser « constitutionnellement ».

Deuxièmement celui de la liberté d'expression et de ses limites dans une démocratie de façon générale : à quel moment s'agit-il de mensonge, de dérive verbale, de diffamation ?

Troisièmement et plus particulièrement concernant l'État d'Israël et la question juive : Y a-t-il, EN FRANCE à cause de Vichy, un tabou à ce sujet, une impossible objectivité : toute critique d'Israel se transformerait en allégation antisémite, soit parce que ressentie du côté « communaitaire » , soit par réaction de prudence et pusillanimité du côté du pouvoir.

D'où, question : derrière les excès lexicaux et la violence verbale, pourrait-on enfin tenter d » approcher une certaine vérité historique pour chacune des deux parties - Isrraéliens, Palestiniens, ou plutôt des trois, en incluant la partie française avec les réactions systémariquement pro-israélienne d'un certains nombre de Français juifs (cf. Elie Barnavi, Lettre ouverte aux Ju ifs de France, Stock-Bayard 2002) ou les réactions systématiquement propalestiniennes diabolisant Israél sans nuances et sans tenir compte des auto-critiques israéliennes.
Énoncer la complexité, ce serait rappeler d'un côté le contexte des persécutions européennes expliquant l'émergence du sionisme, mais aussi , de l'autre le mandat britannique, le Yechouv, la Hagada, le terrorisme juif, le colonialisme
De l'autre la Naqba, l'exode forcé de la terre ancestrale mais aussi l'attitude de la Ligue arabe en 1947-48.
Et soixante ans d'enchaînements dramatiques.
Rappeler d'un côté les nouveaux historiens israéliens, de l'autre l'incapacité du pouvoir israélien depuis l'assassinat de Rabin à peser , comme étant incontestablement les plus forts et les plus armés, dans le sens d'une offre de négociation. On dira que je prends partie ? C'est vrai, mais la force armée n'est-elle pas, depuis des décennies, du côté israélien ?
Ce qui n'empêche de recenser les responsabilités partagées (Barak et Arafat) dans l'échec de Camp David quand un président américain (Clinton), mettait, lui ,tous ses efforts à vouloir faciliter une solution.

Portrait de Boduacus

De Boduacus

10H44 | 25/03/2008 | Permalien

Article très pertinent, et, ce qui nous change, bien écrit.
Il est clair qu'un nombre de plus en plus important d'intellectuels israéliens critiquent avec courage la politique de leur pays. il est impossible, en revanche, à des intellectuels français ou même à de simples citoyens d'avoir la même position sans être taxés d'antisémitisme (ce qui est un comble quand ces critiques émanent de juifs).
Le chef actuel de l'état s'efforce, avec l'aide de Bernard Kouchner, de tirer un trait sur la politique réaliste de de Gaulle au Moyen-Orient et de s'aligner sur la position étatsuniènne et israélienne. Est-ce le désir de plaire au « lobby juif » français qui l'entraîne à ce qu'on peut considérer comme une dangereuse dérive ? Au fait, existe-t-il un « lobby juif » en France ?

Portrait de FSALD

De FSALD

10H52 | 25/03/2008 | Permalien

Madame,

J'ai apprécié votre article et surtout sa conclusion.
Pour ma part, n'étant pas un « spécialiste » de ces questions, j'apprécie quand des avis contradictoires s'expriment sur ce sujet.
Que Monsieur Guigue, « emporté » par sa « fougue » est omis de citer ses sources vous avez raison, cela aurait surement eut des conséquences différentes.
Quoiqu'il en soit, le mal est fait et le Préfet sanctionné ! Ceci dit trop c'est trop, il ne se passe pas une journée dans ce pays où l'on ne parle de la shoa, des juifs ou des israéliens ; le Président au CRIF, le devoir de mémoire, le parrainage d'enfants etc.etc…A l'heure où le dernier Poilu vient de s'éteindre et avec lui quelques dizaines de millions de morts, le dernier conflit mondial aura vu lui aussi des millions de défenseurs de la Liberté( communistes, juifs ou souvent les deux et autres…) et aujourd'hui à l'heure où j'ecris ces lignes( d'après L'empire de la Honte de J. Ziegler) 17280 enfants meurent tous les jours de faim et en 2006 plus de 860 millions d'individus ( 1 sur 6 sur notre planète)sont gravement et en permanence sous alimentés. Ces enfants sont « assassinés » car il n'existe aucune « fatalité » à cela, des ressources agricoles ou financières existent et pourraient être mobilisables facilement et je ne parle pas de l'analphabétisation ni de la pauvreté, ou du Rwanda et du Darfour ! Ces sujets de mémoire ou d'actualité ne font pas recettes dans les médias ni auprès des intellectuels de ce pays comme auprès des politiques peut être que leur « lobbies » n'ont vraisemblablement pas les même moyens que les lobbies israéliens.
Voilà pour la forme, sur le fond je vous reprocherai le pronom personnel indéfini « il » de votre titre en forme de question « Fallait-il sacrifier le sous-Prèfet Bruno Guigue ? » est un peu déplacé car les responsables sont connus, dans l'ordre le Président et son gouvernement et Mme Alliot Marie ministre de l'interieur. Surement, comme vous le faites remarquer dans votre article « De tels précédents devraient inciter à plus de prudence encore lorsqu'on traite de sujets pareils et qu'on sait la vigilance des soutiens inconditionnels d'Israël, veillant à chaque mot ou à chaque phrase prononcés pour lancer un procès ou se répandre sur la toile. » vous êtes vous vous même rendu prudente au point de dénoncer sans les désigner les vrais coupables de ce dénie de démocratie et de liberté

Portrait de flobadoit

De flobadoit

11H56 | 25/03/2008 | Permalien

Je reviens sur la même citation que Gisor

« Un pays où l'on ne peut pas s'exprimer est un pays voué à l'obscurantisme. Sauvons ce qui peut encore l'être. Et ceci pour éviter le pire. Ce limogeage est une tache sur la liberté dans le pays même des droits de l'homme et de la femme et le signe de la faiblesse d'une République sous influence. »

Je comprends ton point de vue Gisor. On peut remettre en cause les idées, et le texte de Guigue, et combattre les motivations réelles d'un site comme oumma.com. Mais on ne peut le censurer, ni le condamner (à la lecture du texte je ne vois rien de condamnable si ce n'est que l'expression d'un point de vue, qui plus est de qq'un qui a travaillé sur le sujet, cf, un livre de Guigue sur le sujet publié en 2003).

Le problème avec cette affaire est que le limogeage de Guigue a fait une publicité énorme autour de l'affaire. Il eut été plus judicieux de le passer sous silence et de voir la vie du txt sur la toile. Peut-être serait-il tombé au oubliettes, preuve que oumma.com ne trouve pas son public et que les idées de Guigue sont vraiment laborieuses… Ou peut-être aurait-il vraiment déclenché un buzz par lui-même, et alors ? je ne connais pas de publication (j'entends « rendu au public ») que le net à l'heure actuel.

Parmi les grands débat de géostratégie, le conflit israélo-palestinien est le plus sensible pour nous occidentaux. Sensible car fondé sur la une repentance douloureuse de la shoa, emplie de culpabilité, de dégout… Mais aussi contrarié car le principe de souveraineté des peuples est ancrée en nous. Les palestiniens ne devraient-ils pas êter souverains en Palestine. Finalement, autre principe important pour nous français, la laïcité. L'idée même d'avoir fondé un état dont l'identité vient de sa religion nous dérange.

Quand Guigue dénonce un lobby juif, on peut le contredire, mais on ne peut le taxer d'antisémistisme ou d'obscurantisme. Trop de faits aujourd'hui lui donnent malheureusement raison. Plus d'infos, et un débat libre sur contre-feux.com qui a publié la semaine dernière un débat sur les solutions de paix dans le conflit. Peut-être est-ce le champ de réflexion le plus important.
http://www.contre-feux.com/debats/internationald/quelles-solutions-pour-…

Portrait de cooper59

De cooper59

pour la decroissance ! | 12H19 | 25/03/2008 | Permalien

C'est quoi ces gens qui sont contre les uns ou contre les autres mais qui finalement n'ont aucune honneteté intellectuelle ! Certains ici accusent tout le monde d'antisionisme dès qu'on critique la politique du gouvernement israelien , presente Oumma.fr comme un nid de radicaux , nous repondent Gollnish quand on leurs parle du sous prefet ! Ces mecs là sont encore plus belliqueux qu'un orthodoxe insomniaque ! Il y a en Israel plein de gens qui en ont marre de la politique du Likoud , qui crient haut et fort que Olmert est un nain politique , comme Abbas d'ailleurs ! Qui en ont marre de voir leurs fils revenir tres radicalisé ou tourner aux prozac apres trois ans passés a faire des cartons a Gaza ou ailleurs ; Certains sur rue89 se croient obligés d'etre plus royalistes que le roi et plus radicaux qu'un faucon apres un tir de roquette , comme je l'avais deja ecris sur un autre sujet ; il en est de meme pour ceux qui considerent tous les juifs comme des oppresseurs avides de sang , alors que le Mouvement de la Paix , les ecrivains , les realisateurs , les deserteurs , les artistes , les glandouilleurs et les fumeurs de joints qui declarent tous les jours qu'ils defendent les revendications des palestiniens sont tres nombreux ! On peux etre d'accord avec leurs positions sans se faire traiter de pro hamas ou d'anti sionistes ! Merde ! et c'est valable pour Guigue aussi ! quand a la notion « d'Hitlero sionisme “ je crois que c'est un dirigeant israelien des droits de l'homme qui l'a inaugurée ! Alors , les pourfendeurs manichéens , defenseurs aveugles de la cause israelienne ou de la cause palestinienne , PASSEZ votre chemin , les pacifiques des deux bords n'ont pas besoin de vous ! ! !

Portrait de Anthropia

De Anthropia

13H14 | 25/03/2008 | Permalien

Le limogeage d'un haut fonctionnaire pour faits d'opinion est toujours regrettable.

Je pense toutefois que le sieur s'est mis lui-même dans une mauvaisse situation. Rappelons les Gracques, hauts fonctionnaires avançant soux un faux-nez, ils n'ont fait l'objet d'aucun avertissement.

J'ai en mémoire un ami haut-fonctionnaire, qui a écrit pendant des années des papiers très polémiques. Il écrivait sous pseudo, jamais révélé jusqu'à ce jour.

Donc il y avait moyen pour cet homme d'avancer avec pseudo.

Cela dit, on peut comprendre qu'il veuille se faire connaître sous son vrai patronyme.

Et alors, se pose la question du contenu de ce qu'il dit. A-t-il à ce point perdu la mesure, la connaissance de ce qui passe ou pas les limites dans le monde feutré de l'administration, pour formuler de telles attaques, aussi peu argumentées que violentes et gratuites. On a vraiment l'impression d'un gros passage à l'acte, non contrôlé, non maîtrisé ;

Pour finir, je pense que toute personne a droit à l'erreur. Ce droit élémentaire de tout travailleur, ce fonctionnaire prétendûment invirable, n'en a même pas profité. Un peu comme Martinon qu'on a limogé en une phrase lapidaire, tu ne fais plus partie du dispositif.

Les moeurs de la droite sont expéditives, on le savait, on a confirmation que ce gouvernement-là est en tous points conformes à sa réputation.

http://anthropia.blogg.org

http://anthropia.blogg.org

Tous les commentaires

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code