
Le CNRS et « l'affaire Geisser » : la liberté du chercheur menacée
Un chercheur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Vincent Geisser, est convoqué le 29 juin devant un conseil de discipline pour non-respect du devoir de réserve. Le point de départ de l'affaire est le soutien apporté par Geisser à une doctorante d'un laboratoire de Toulouse portant le voile et interdite d'emploi par le service du Haut fonctionnaire de défense au CNRS, lequel avait de plus classé les activités du laboratoire dont Geisser dépend, l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Iremam, Aix-en-Provence), comme « domaine sensible ».
Pour certains (telle Caroline Fourest dans son article du Monde daté du 20 juin), l'affaire n'est pas très grave, car d'une part Vincent Geisser l'a bien cherché, et d'autre part il ne risque qu'un blâme.
Mais quoi qu'on pense de l'islam, du voile et des positions de ce chercheur -assez bien présentées dans un article publié par lui en 2007 dans la Revue internationale et stratégique, que personne ou presque ne semble s'être donné la peine de lire-, il faut rappeler que cette affaire n'est pas anodine et remet en cause la liberté de tout chercheur au sein du CNRS. En effet, la direction du CNRS s'est alignée sur les positions du Haut fonctionnaire de Défense, refuse toute communication et dialogue et s'est « bunkerisée ».
Un militaire de carrière s'érige en censeur de la pensée
La direction du CNRS a laissé ce service, dirigé par un militaire de carrière, s'arroger des compétences exorbitantes : décider du droit de porter ou non le voile, du droit de classer des labos de sciences sociales comme « sensibles » sur le plan de la défense, et enfin, tout simplement, de la liberté de pensée chez les chercheurs. Le Haut fonctionnaire de défense n'a en effet jamais caché le fait que pour lui l'islam est un problème. Et de fait, Vincent Geisser n'a pas été la première ni la seule victime de sa surveillance et de ses pressions ; d'autres chercheurs, tous travaillant sur l'islam, dont O. Roy, cosignataire de ces lignes, témoignent aujourd'hui en avoir eux aussi été la cible.
Mais cette intrusion permanente dans la vie des laboratoires de recherche et les travaux de leurs membres dépasse évidemment la question de l'islam. Intervenant dans un domaine manifestement étranger à ses attributions, le Haut fonctionnaire de défense s'arroge scandaleusement un rôle critique que seuls ses pairs peuvent exercer vis-à-vis des travaux d'un chercheur. Jusqu'ici notons-le, les instances d'évaluation réglementaires du CNRS n'ont jamais rien trouvé à redire aux écrits de Vincent Geisser.
Aujourd'hui, le champ d'action du Haut fonctionnaire de défense semble s'être encore élargi. Un jeune chercheur en informatique a eu le tort de relater cette affaire, dans des termes neutres et de type informatif, sur son blog, hébergé par un serveur CNRS. On lui a autoritairement bloqué son blog, qu'il a été obligé de faire migrer sur un autre serveur.
Ce qui se passe est en fait le symptôme de la dérive en profondeur du CNRS et plus largement de la recherche française. La direction du CNRS, en engageant une procédure disciplinaire contre Vincent Geisser, en pratiquant de telles censures, en restant sourde à nos appels, en apportant sa caution à la dérive de son Haut fonctionnaire de défense, érige en politique officielle ce qui n'aurait dû rester, justement, qu'une dérive à stopper.
On ne saurait s'en étonner. La « privatisation » de l'université et de la recherche, loin de donner plus de liberté au chercheur, risque de détruire les instances paritaires où administration et chercheurs travaillaient ensemble (voir à ce propos le communiqué de la section 33 du CNRS). Elle a renforcé le pôle autoritaire et répressif ici incarné par le Haut fonctionnaire de défense. Moins d'Etat veut dire en l'occurrence plus de contrôle. En mentionnant un devoir de réserve qui ne s'applique jamais aux universitaires, la direction du CNRS montre que pour elle le chercheur n'est pas, ou n'est plus, un universitaire mais un fonctionnaire qu'il faut mettre au pas. La direction du CNRS ne sait plus ce qu'est le CNRS…
Pourquoi un appel à la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs ?
Le comité qui s'est constitué autour de Vincent Geisser ne l'a pas fait pour défendre ses idées ou son travail, mais pour clamer haut et fort notre attachement à une liberté en danger, la liberté de penser, de faire de la recherche, de transmettre le savoir, en respectant les règles déontologiques s'imposant à ce genre d'exercice, sans avoir à être constamment sous la menace d'une procédure disciplinaire.
L'« affaire Geisser » n'est plus une affaire privée, elle concerne tous les citoyens de ce pays, et se situe au-delà des clivages traditionnels de l'opinion (sur l'islam, depuis le 11-Septembre 2001, comme sur tant d'autres sujets). Nous ne discutons pas ici de manières de voir ou de dire : c'est un principe fondamental de notre démocratie qui est en jeu. Un principe qui vaut pour tous, d'abord mais pas seulement pour les chercheurs, les universitaires ou les intellectuels.
En défendant Vincent Geisser, ce n'est certes pas l'islamisme radical que nous défendons, ni la prétendue sympathie que notre collègue aurait pour lui, c'est un principe universel que nous défendons, cette liberté justement héritée des Lumières. Nos blogs bloqués, nos mails épiés, nos travaux épluchés par les militaires, nos livres devront-ils bientôt être soumis à la censure ou ne refléter que les positions agréées ou supposées agréées par nos gouvernants ? Un maccarthysme à la française, est-ce là désormais l'« exception française » ?
Sous les coups répétés de certains médias acquis à la pensée simple (présumée plus vendable), d'un pouvoir qui affiche toujours plus son mépris pour les producteurs de savoir, spécialement en sciences humaines, et maintenant d'une administration de la recherche elle-même apparemment toute acquise à ces thèses, pourront-ils encore résister longtemps et jouer pleinement leur rôle, ceux qui, intellectuels et chercheurs, modestement, tentent d'apporter, par l'expression d'une pensée libre, un souffle d'oxygène vital pour nous tous, qui nous empêche de tomber dans le confort des idées toutes faites et des préjugés ?
Mesures d'exception et flicage intellectuel
Les 4 500 personnes qui ont signé notre appel ne souscrivent évidemment pas à toutes les prises de position de Vincent Geisser. Chercheurs, universitaires, simples citoyens, tous ont en revanche bien saisi où était le vrai danger : mesures d'exception et flicage intellectuel. La tiédeur de la réponse de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, le silence de Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, face à la première et à la seconde lettre ouverte que nous lui avons adressées, nous incitent à penser que nos autorités supposent que ce mouvement-là, comme d'autres, s'étiolera dans le pourrissement et l'usure.
Même s'il devait s'étioler, il laisserait une cicatrice profonde, prête à se rouvrir à la première occasion. De fait, rien encore n'annonce l'étiolement. Au contraire, notre mouvement gagne désormais l'étranger : les documents du comité de soutien circulent désormais en anglais, les signatures affluent d'Europe et d'Amérique.
Il faut donc tenir et raison garder, en rappelant quelques principes sans quoi il n'y a plus de liberté universitaire.
Quelques principes
- On peut être pour ou contre le droit de porter le voile sur son lieu de travail, mais cela ne doit pas être décidé par un officier de sécurité au nom des impératifs de la défense nationale. Cela relève de la loi et du droit du travail.
- Les sciences sociales ne doivent pas être considérées comme un domaine sensible sur le plan de la défense nationale : c'est une vision totalitaire du savoir.
- Le devoir de réserve par décision constante de la cour de cassation, ne s'applique pas aux universitaires, et donc pas aux chercheurs du CNRS.
- Au CNRS comme à l'université (et, oserait-on dire, en France) la liberté intellectuelle est la règle. Toute utilisation de procédures détournées (plaintes, conseil de discipline) pour la limiter est une menace pour la démocratie.
- Il y a d'excellentes raisons pour être en désaccord avec Vincent Geisser : mais il suffit de le dire et de l'écrire, pas de le faire taire. Vincent Geisser n'a aucune autorité sur qui que ce soit et ses propos n'engagent que lui. En revanche, le Haut fonctionnaire de défense prétend incarner l'Etat, et mobilise les institutions, malheureusement complaisantes, pour casser Vincent Geisser.
- Si le Haut fonctionnaire de défense porte plainte en tant que personne devant un tribunal, il en a le droit et c'est son affaire, mais la direction du CNRS n'a pas à prendre fait et cause pour lui contre un chercheur et, surtout, n'a pas à anticiper le jugement d'un tribunal civil pour sanctionner ce chercheur. En un mot, ce genre de procès et de sanction n'existe que dans des pays de tradition autoritaire (Russie, Turquie, Egypte, Algérie, Tunisie) et n'a pas sa place en France.
Nous ne demandons rien d'autre que le respect de notre travail de chercheurs et d'intellectuels, celui-là même pour lequel nous sommes rémunérés par l'État. La confiance entre la tutelle et les chercheurs, universitaires et intellectuels est désormais rompue. Seul un geste fort - de la Ministre et de la Présidente du CNRS - pourrait la rétablir. Nous réitérons donc nos exigences :
- Annulation du conseil de discipline contre Vincent Geisser (et refus de reconnaître sa légitimité s'il est tenu).
- Exclusion des sciences humaines de toute supervision par le Haut fonctionnaire de la Défense.
- Négociations entre la direction du CNRS et les directeurs des laboratoires des « sciences dures » d'une charte sur les compétences et les limites du rôle du Haut fonctionnaire de défense, qui doit agir dans la transparence, la neutralité idéologique et… le devoir de réserve, qui, lui, s'applique aux fonctionnaires d'autorité.
C'est seulement de cette façon que Valérie Pécresse et Catherine Bréchignac, et plus largement nos gouvernants, manifesteront leur attachement sincère à l'un des droits fondamentaux de l'homme et du citoyen : la liberté de pensée et la liberté d'expression.
Esther Benbassa, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, Sorbonne, et Olivier Roy, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique
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à Blaise11
De Béatrice1
| 11H56 | 25/06/2009 |
« Il n'a pas écrit la préface du livre de Faurisson (du type “ commande ”), mais avait écrit un texte qui a été utilisé comme préface. »
Avec ou sans son accord ? Bienvenue au club des empapaouteurs de mouches… Pfff… C'est curieux comme par ailleurs il ne s'est jamais battu pour la liberté d'expression des dissidents soviétiques ou chinois, par exemple…
Toujours à sens unique.
à Béatrice1
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 08H41 | 25/06/2009 |
De nombreux cambodgiens vivant en France témoignaient du massacre de leurs familles et recherchaient (sans espoir de les retrouver) la trace des disparus.
Chomsky a de grandes qualités, mais n'en faisons pas une idole, comme Sartre il a parfois déconné. Et ce genre d'erreur, grave, très grave, doit être dénoncé, pour au moins contraindre les intellectuels à plus de rigueur.
Mais de la à en faire un salaud, et le condamner à perpète, non !
à Marc de café_bloque
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 09H53 | 25/06/2009 |
Donnez moi ces moments « où il a déconné ». Et analysez les.
Chomsky n'est extrême que dans sa rigueur. Il ne pratique pas les prises de positions idéologiques et fanatiques. Sa seule conviction personnelle est le refus de la guerre.
Critiquez le sur les avancées de ses prises de positions intellectuelles, sur la façon dont il décrypte les doubles discours, mais pas sur une bouillie de phrases extraites de leur contexte. Ça, laissez le à BHL et à tous ces intellectuels qui prêchèrent et prêchent encore le Bien.
edit : l'affaire du Cambodge. La critique majeure qu'il fit était de mettre les Occidentaux le nez dans leur usage du double discours Cambodge/Indonésie-Timor. Il relativisait non pas pour dédouaner les Khmers de tout crime, mais pour soulever le fait que l'Occident réagissais de deux manières diamétralement opposées pour un seul et même type de crime. Ce qui se cacha derrière : les ventes d'armes.
à Blaise11
De Béatrice1
| 11H02 | 25/06/2009 |
« Donnez moi ces moments “ où il a déconné ”. Et analysez les. »
Ces moments, où il a « déconné » comme certains le disent pudiquement - mais que j'appelle en ce qui me concerne « se déshonorer », en voici un exemple :
http://www.chomsky.info/articles/19770625.htm
Rien à voir avec le Timor, vraiment rien. Seulement l'expression de son admiration de la Chine de Mao (après les VINGT MILLIONS de morts de la révolution culturelle), et un démontage point par point - avec une mauvaise foi hallucinante - des auteurs dénonçant le génocide au Cambodge, pour conclure qu'il ne s'y est rien passé de pire qu'en France à la libération !
Des phrases extraites de leur « contexte » ! Ach, le fameux contexte qui excuse toujours tout !
Vous êtes impayables, les gars. Vous n'avez vraiment rien appris, vous continuez à faire une confiance aveugle à ce que vous croyez savoir de vos GOUROUS, en niant avec frénésie tout ce qui vous dérange. Ca me rappelle ma jeunesse, c'en est presque émouvant ! (Presque seulement, car en fait, je trouve ça absolument DESESPERANT de voir les mêmes erreurs répétées toujours pour les mêmes raisons.)
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H53 | 25/06/2009 |
Mais dîtes nous quelle erreur fait-on lorsque l'on décide de laisser la parole aux « odieux » ? Qu'ils les disent, leur conneries, qu'ils les clament haut et fort ! À nous de puiser dans nos convictions pour leur clouer le bec.
Et joli lapsus, car pris au sens propre, c'est exactement la position que pourfend NC et qui lui fait dire que « clouer le bec » (au sens propre, donc) équivaut à utiliser les mêmes armes que les fâcheux…
à Blaise11
De Béatrice1
| 12H01 | 25/06/2009 |
Mais je n'ai jamais demandé qu'on interdise de parole les « odieux » - j'ai même écrit exactement le contraire. Ce que je demande, c'est le respect du droit à critiquer votre GOUROU, car c'en est un pour vous. Alors que ce n'est en fait qu'un intellectuel de plus dans la longue série de ceux qui se sont rangés derrière les tyrans. Et vous, comme d'habitude, comme ça s'est toujours passé, vous vous livrez à des contorsions déplorables pour défendre comme lui l'indéfendable.
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H21 | 25/06/2009 |
Qu'on soit bien d'accord : Noam Chomsky n'est pas mon gourou, et si je dois avoir un gourou (car apparemment c'est ce qui compte le plus pour vous, vu l'emploi des lettres capitales) ce n'est personne d'autre que moi…
Deuxio, si vous ne demandez pas à ce qu'on interdise les paroles des odieux et autres fâcheux, c'est que vous êtes d'accord avec le principe fondamental défendu par Noam Chomsky.
Mis à part Chomsky, qui a défendu autant ce principe haut et fort, au péril de son intégrité ?
« La Constitution américaine ! »
Bravo, Béatrice ! vous venez d'envisager le contexte.
Ce contexte qui nous permet de comprendre que Chomsky et l'affaire Faurisson ou Chomsky et le Cambodge pose d'abord un problème d'acculturation entre la France et les États Unis, soit au sein d'une même famille, aussi étrange que cela puisse paraître.
Je pense qu'un débat moderne se situerait là et non pas là où s'agitent les rancoeurs du siècle dernier.
Sinon je suis persuadé que vous mettez de la crème fraîche dans vos pâtes carbonara, et ça, ça m'est vraiment insupportable.
à Blaise11
De déluge
menuisier | 15H09 | 25/06/2009 |
Et encore, elle se planque pour y coller du ketchup.
à déluge
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 15H31 | 25/06/2009 |
Raaah, nan !
Ça me fait penser, cette histoire de ketchup, au problème du jugement de valeur cher au bon gaulois.
Un jour, j'étais en train de diner chez des amis américains à Philadelphie, lorsque je décidais d'empoigner la bouteille de Ketchup. Nous mangions des pâtes. Fort de ma longue expérience en la matière, je la pressais bien fort au dessus d'adorables coquillettes (elles ont beau être mignonne les coquillettes, ça reste l'Ami 8 des pâtes). Et splotch ! mmmh.
« Ahhhhh ! NO, NO, Mum, look what Blaise is doing !
Ah, it's disgusting ! How can you put even a drop of Ketchup on pasta ? ! Did you forget our italian origines (à tous les américains, pas à eux, ils sont d'origine irlandaise et mexicaine) ? and please, give it to me, I need it for my beans. »
? ? ? ! ! !
Voilà, la compréhension de la liberté d'expression entre la France et les States, c'est un peu comme cette histoire de Ketchup… : -)
à Blaise11
De Béatrice1
| 15H21 | 25/06/2009 |
Pfff… Vous venez de « découvrir » ce que je m'esquinte à répéter depuis des lustres.
La question n'est pas là. La question est que Chomsky a tenu des propos NEGATIONNISTES sur le Cambodge et la Chine, et a manifesté une extrême ambiguïté dans son soutien à la liberté d'expression de Faurisson (apparemment, vous avez découvert tout ça grâce à moi ! ). Il n'est pas question de lui interdire de s'exprimer, il est question au contraire de permettre à ceux qui ne le considèrent PAS comme un gourou dont chaque parole est sacrée - moi par exemple - de s'exprimer eux-mêmes pour dénoncer ses propos.
Je souligne que Chomsky n'a jamais défendu la liberté d'expression QUE de salopards, jamais d'opposants chinois, soviétiques ou cubains emprisonnés, par exemple. Sinon il ne serait PAS le gourou du Monde Diplomatique ! Etrange « liberté d'expression » à géométrie variable… La constitution américaine (pour laquelle j'ai la plus grande admiration) garantit la liberté d'expression pour TOUT LE MONDE, pas seulement pour les salopards.
Il est indécent d'avancer le fumeux « contexte » pour excuser les écrits inexcusables de Chomsky, car en ce qui concerne la Chine, il a écrit dans le « contexte » des suites de la Révolution culturelle, et en ce qui concerne le Cambodge il a écrit dans le « contexte » d'un GENOCIDE - excusez du peu - pour en nier l'existence au moment même où le monde était sous le choc de sa découverte. Il a agi en celà exactement comme les staliniens qui tiraient un « bilan positif » du communisme sur le dos de millions de morts, en tentant de faire taire par l'intimidation et la terreur tous ceux qui dénonçaient - dès les années 30 - ce qui se passait en URSS.
L'histoire balbutie, et cest toujours ceux qui se sont trompés le plus lourdement qui voudraient continuer à nous donner des leçons !
C'est précisément ça que je dénonce. Suis-je-t-il claire ?
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 15H38 | 25/06/2009 |
Bah si vous cuisinez ses propos comme vous faîtes votre carbonara, oui, c'est clair que je ne peux être que d'accord avec vous…
Hè ? vous autres, n'avez pas une vidéo de Chomsky tentant de faire taire par l'intimidation et la terreur tous ceux qui dénonçaient - dès les années 30 - ce qui se passait en URSS. ?
J'trouve pas et la bibliothèque de Béatrice est dans un bazar pas possible. Merde, aidez moi !
à Béatrice1
De déluge
menuisier | 16H07 | 25/06/2009 |
Concombre vous a déjà répondu.
Pour peu que Chomsky ait dit des énormités sur les Khmers rouges et le génocide, il s'agissait à l'époque d'un avis.
Maintenant que les choses sont établies quant à la réalité des atrocités qui s'y sont déroulées, il serait « négationiste » si il persistait à les nier.
Faurisson est négationiste car en 2009 il continue de nier la Shoa.
Chomsky ne nie pas, donc c'est un non-sens que de le prétendre négationiste.
Mais le non-sens, l'amalgame, l'invective et la mauvaise foi étant chez vous discipline olympique, je ne doute pas que vous puissiez être capable de tordre la réalité pour peu que celà vous évite l'effort d'une remise en cause.
à déluge
De Béatrice1
| 16H24 | 26/06/2009 |
« Pour peu que Chomsky ait dit des énormités sur les Khmers rouges et le génocide, il s'agissait à l'époque d'un avis. »
Mouaaarrrfff ! ! ! Circulez, il n'y a rien à voir !
Vous admettez donc - horresco referens - que Chomsky ait pu dire « des énormités » sur les Khmers Rouges et le génocide ? ? ? Quel progrès ! Il y a 2 jours, on m'insultait pour avoir osé le dire et on me mettait au DEFI de prouver qu'il ait jamais rien dit de tel ! Sans compter l'autre andouille qui m'affirme sans rire que Chomsky n'a jamais préfacé le torchon de Faurisson ! On croit rêver…
Il s'agissait d'un « avis » ? Ben bien entendu, qu'il s'agissait d'un avis, banane - d'un avis de SALOPARD, comme je le dis depuis le début. Il s'agissait à l'époque d'un « avis » NEGATIONNISTE - ah mais, il va falloir vous acheter un dictionnaire ! Bien sûr, comme il est largement moins con et moins cinglé que Faurisson, il a fini par admettre qu'il avait eu lieu, ce fameux génocide cambodgien, mais pas avant d'avoir tout fait pour excuser ses amis de l'Ankar.
Ce qu'écrit Faurisson aussi, est un « avis » - un « avis » de salopard également. Un « avis » émis pour les MÊMES raisons exactement que celui de Chomsky sur les Khmers Rouges : par sympathie envers les génocideurs.
Marre de vos conneries. Vous me lancez constamment à la figure ce dont vous vous rendez coupables vous-même : l'invective, la mauvaise foi, la déformation de la réalité, l'incapacité TOTALE à se remettre en cause…
Toujours est-il qu'après avoir dû batailler âprement avec la meute habituelle, je n'ai pas UN mot à changer de mon message de départ - celui pour lequel vous m'avez tous attaquée, pour finir par reconnaître que tout ce que j'avais écrit était VRAI - ce qui vous rend furieux et vous oblige à de minables contorsions, comme d'habitude : il ne s'agit donc que d'un simple « avis », il a nié un génocide mais il n'a jamais été négationniste, quant à Faurisson, il n'a jamais préfacé son livre. Comme ça tout est simple et bien ordonné dans votre petite tête.
Vous êtes NULS.
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H48 | 26/06/2009 |
Chomsky s'est trompé en 1977. Bon.
Se tromper, non, ce n'est pas du négationnisme, quoi que vous puissiez affirmer.
Parce que à vous croire, Faurisson est juste un homme qui se trompe, un homme qui ne partage pas l'opinion de la majorité, une victime de ses convictions, légèrement propagandiste sur les bords, en retard d'une guerre ….. ?
Faurisson, lui, il ne se trompe pas, il cherche à tromper, il s'emploie à nier l'évidence même, la vérité étalée par une foison de preuves devant les yeux du monde entier, il insiste dans la négation malsaine, contre monts et vents, par obsession et par haine….
Faurisson est négationniste.
Et vous ?
Ben, si vous insistez à mettre Faurisson et Chomsky au même niveau de « negationnisme », Béa, une seule conclusion s'impose : c'est VOUS qui êtes négationniste.
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H28 | 25/06/2009 |
Il ne défend pas Faurisson et ses convictions, il défend sa liberté d'expression.
Pourquoi ?
S'il peut parler, nous pouvons lui répondre et démontrer que ses thèses sont négationnistes, ce qui est aussi le point de vue de NC.
C'est pas compliqué à comprendre, non ?
à Blaise11
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H44 | 25/06/2009 |
Bon.
Les poseurs de gommettes.
Ça vous dit pas de répondre avec des arguments ?
à Blaise11
De Béatrice1
| 13H54 | 25/06/2009 |
Quel grand naïf ! Il a été démontré MILLE fois que ses thèses sont négationnistes, ce qui ne l'a pas empêché d'aller se faire applaudir sur la scène de Dieudonné…
Quant à la position de Chomsky, elle est TRES ambiguë :
http://www.anti-rev.org/textes/VidalNaquet81a/
à Béatrice1
De Un compte supprime
nc | 14H45 | 25/06/2009 |
Elle est surtout ambigue pour des gens qui comme toi ne veulent pas en demordre…. bien arrangeant de flinguer Chomsky, surtout quand on ne peut pas le combattre sur les autres champs : le conflit israelo-palestinien par exemple. Alors autant le discrediter autrement…
à Un compte supprime
De Béatrice1
| 16H21 | 26/06/2009 |
« bien arrangeant de flinguer Chomsky, surtout quand on ne peut pas le combattre sur les autres champs : le conflit israelo-palestinien par exemple. Alors autant le discrediter autrement… »
Et voilà, tout est dit, la vérité apparaît au détours d'un petit message d'apparence insignifiante…
Vous avez peur de « désespérer Billancourt » ? Il FAUT soutenir Chomsky coûte que coûte, quoi qu'il ait pu écrire d'énorme et de honteux, à cause du conflit israélo-palestinien - qui est l'alpha et l'omega de TOUT ce qui se passe dans le monde. Enterrons allègrement les millions de victimes cambodgiennes, des fois qu'elles risqueraient de faire de l'ombre aux victimes palestiniennes… Dans le même esprit, les fanatiques pro-palestiniens interdisent qu'on parle d'aucun autre sujet - on n'a le droit de dénoncer ni ce qui se passe au Congo, ni ce qui se passe au Darfour, ni ce qui se passe au Sri-Lanka, ni ce qui se passe en Iran, en Chine, etc., etc… Car tout ça ce ne sont que de viles manoeuvres pour « détourner l'attention » du seul, de l'unique VRAI sujet : les Palestiniens et leurs « génocide »…
Donc, si je dénonce ce qu'a écrit Chomsky sur le Cambodge, ce n'est pas parce qu'il a écrit des choses sur le Cambodge, ce n'est pas parce que ce qu'il a écrit sur le Cambodge est révoltant et hallucinant de connerie, ce n'est pas parce que j'en ai été choquée : pas du tout ! C'est dans l'UNIQUE but de le discréditer, parce que par ailleurs je ne pourrais pas le combattre sur le sujet du conflit israélo-palestinien !
Quelle marmelade !
Mais c'est exactement ce qui se passait pendant la Guerre Froide : il était INTERDIT de dénoncer les crimes communistes, sous peine de se livrer au crime fatal de les « discréditer ». Ce qui compte pour vous, encore une fois, ce n'est pas ce qu'on fait, c'est ce qu'on DIT faire. Et pour peu qiu'on prétende faire « le bonheur du peuple », on peut bien massacrer des dizaines de millions de malheureux : ce sera toujours avec votre approbation.
L'angoisse suprême est la suivante : si j'admets que Chomsky a dit des horreurs sur le Cambodge et la Chine - et manifestement, ça y est, vous avez fini par l'admettre puisque je vous ai mis le nez dedans - je vais peut-être devoir me demander s'il n'en aurait pas dites aussi sur d'AUTRES sujets graves, comme le moyen orient - ce qu'à machin ne plaise ! Si je commence à douter, où vais-je ? ? ? Si j'accepte qu'on enlève une petite brique, tout risque de sauter ! Alors je suis bien obligé de m'accrocher à ma FOI en mon gourou.
J'ai un scoop à vous annoncer : Chomsky dit d'ENORMES conneries AUSSI sur le conflit israélo-palestinien, et je suis parfaitement capable de le « combattre » sur ce sujet là aussi, je n'ai nul besoin de le « dicréditer » pour ça.
à Blaise11
De Un compte supprime
nc | 14H49 | 25/06/2009 |
laisse tomber Blaise, Beatrice est une extreme-centriste… et c'est extremement triste
à leconcombrevert
De Un compte supprime
nc | 02H09 | 25/06/2009 |
« l est injuste de le traiter de “ négationniste ”, parce que, contrairement aux négationnistes comme Faurisson et al. à propos de la Shoah, Chomsky n'a jamais nié le génocide commis au Cambodge, une fois que les nouvelles c'étaient précisées. »
Voir mon explication de texte un peu plus haut : Chomsky n'a jamais rien dit de honteux ou d'apologetique.
Mais il est tellement commode de continuer a denigrer sa pensee et de calomnier le penseur (comme Socrates ? ) puisque ses analyses sur tant d'autres points sont a la fois justes et derangeantes pour la dictature militaro-economique qui domine le monde depuis precisement les annees 70.
à Un compte supprime
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 11H02 | 25/06/2009 |
« Chomsky n'a jamais rien dit de honteux ou d'apologetique. »
Euh, nous sommes d'accord, Homère, c'était le sens de mon intervention.
à leconcombrevert
De Un compte supprime
nc | 14H42 | 25/06/2009 |
oui, oui, je rencherissais, parfois je rencheris, c'est comme ca, et d'autres je plussois… je plusoyais donc.
à Béatrice1
De hershellgordon
21H46 | 24/06/2009 |
moi old school…toi au top !

enfin vintage…
et puis béarice joli prénom…pfff…
à hershellgordon
De hershellgordon
21H05 | 25/06/2009 |
et c'est béatrice l'oratrice qui parle de meute…
à Béatrice1
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 22H32 | 24/06/2009 |
Je l'avais compris sans que vous ne le précisiez, mais vous faites de toute évidence partie des commentateurs qu'une petite équipe de moustiques s'amuse (ça n'amuse qu'eux) à piquer. Ce qui pollue et rend illisible les commentaires sérieux.
Je ne comprends pas qu'on laisse faire ces parasites …
à Marc de café_bloque
De Un compte supprime
nc | 02H21 | 25/06/2009 |
Lui il a le droit de dire des conneries et d'amuser la galerie : droit d'ainesse pour tout vous dire.
à Un compte supprime
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 09H02 | 25/06/2009 |
Mes plaisanteries sont brèves, souvent informatives , et tant qu'elles sont bien notées par les lecteurs, je les poursuis, avec modération.
Je n'ai par ailleurs pas besoin de m'acoquiner avec une meute, procédé bas , pour obtenir ces notations et persécuter quelques commentateurs.
D'autres ont le droit d'ânesse et en abusent.
à Marc de café_bloque
De Un compte supprime
nc | 09H38 | 25/06/2009 |
allons allons, l'humour est une arme a double tranchant… et les notes, on s'en fout, non ?
à Un compte supprime
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 09H55 | 25/06/2009 |
Les notes, vous ne vous en foutez pas quand il s'agit de vous livrer à votre passe-temps favori, nazer quelques victimes de votre harcèlement stupide.
Votre devise : « j'me suis battu à 1 contre 10, qu'est-ce qu'on lui a mis ! »