
Le CNRS et « l'affaire Geisser » : la liberté du chercheur menacée
Un chercheur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Vincent Geisser, est convoqué le 29 juin devant un conseil de discipline pour non-respect du devoir de réserve. Le point de départ de l'affaire est le soutien apporté par Geisser à une doctorante d'un laboratoire de Toulouse portant le voile et interdite d'emploi par le service du Haut fonctionnaire de défense au CNRS, lequel avait de plus classé les activités du laboratoire dont Geisser dépend, l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Iremam, Aix-en-Provence), comme « domaine sensible ».
Pour certains (telle Caroline Fourest dans son article du Monde daté du 20 juin), l'affaire n'est pas très grave, car d'une part Vincent Geisser l'a bien cherché, et d'autre part il ne risque qu'un blâme.
Mais quoi qu'on pense de l'islam, du voile et des positions de ce chercheur -assez bien présentées dans un article publié par lui en 2007 dans la Revue internationale et stratégique, que personne ou presque ne semble s'être donné la peine de lire-, il faut rappeler que cette affaire n'est pas anodine et remet en cause la liberté de tout chercheur au sein du CNRS. En effet, la direction du CNRS s'est alignée sur les positions du Haut fonctionnaire de Défense, refuse toute communication et dialogue et s'est « bunkerisée ».
Un militaire de carrière s'érige en censeur de la pensée
La direction du CNRS a laissé ce service, dirigé par un militaire de carrière, s'arroger des compétences exorbitantes : décider du droit de porter ou non le voile, du droit de classer des labos de sciences sociales comme « sensibles » sur le plan de la défense, et enfin, tout simplement, de la liberté de pensée chez les chercheurs. Le Haut fonctionnaire de défense n'a en effet jamais caché le fait que pour lui l'islam est un problème. Et de fait, Vincent Geisser n'a pas été la première ni la seule victime de sa surveillance et de ses pressions ; d'autres chercheurs, tous travaillant sur l'islam, dont O. Roy, cosignataire de ces lignes, témoignent aujourd'hui en avoir eux aussi été la cible.
Mais cette intrusion permanente dans la vie des laboratoires de recherche et les travaux de leurs membres dépasse évidemment la question de l'islam. Intervenant dans un domaine manifestement étranger à ses attributions, le Haut fonctionnaire de défense s'arroge scandaleusement un rôle critique que seuls ses pairs peuvent exercer vis-à-vis des travaux d'un chercheur. Jusqu'ici notons-le, les instances d'évaluation réglementaires du CNRS n'ont jamais rien trouvé à redire aux écrits de Vincent Geisser.
Aujourd'hui, le champ d'action du Haut fonctionnaire de défense semble s'être encore élargi. Un jeune chercheur en informatique a eu le tort de relater cette affaire, dans des termes neutres et de type informatif, sur son blog, hébergé par un serveur CNRS. On lui a autoritairement bloqué son blog, qu'il a été obligé de faire migrer sur un autre serveur.
Ce qui se passe est en fait le symptôme de la dérive en profondeur du CNRS et plus largement de la recherche française. La direction du CNRS, en engageant une procédure disciplinaire contre Vincent Geisser, en pratiquant de telles censures, en restant sourde à nos appels, en apportant sa caution à la dérive de son Haut fonctionnaire de défense, érige en politique officielle ce qui n'aurait dû rester, justement, qu'une dérive à stopper.
On ne saurait s'en étonner. La « privatisation » de l'université et de la recherche, loin de donner plus de liberté au chercheur, risque de détruire les instances paritaires où administration et chercheurs travaillaient ensemble (voir à ce propos le communiqué de la section 33 du CNRS). Elle a renforcé le pôle autoritaire et répressif ici incarné par le Haut fonctionnaire de défense. Moins d'Etat veut dire en l'occurrence plus de contrôle. En mentionnant un devoir de réserve qui ne s'applique jamais aux universitaires, la direction du CNRS montre que pour elle le chercheur n'est pas, ou n'est plus, un universitaire mais un fonctionnaire qu'il faut mettre au pas. La direction du CNRS ne sait plus ce qu'est le CNRS…
Pourquoi un appel à la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs ?
Le comité qui s'est constitué autour de Vincent Geisser ne l'a pas fait pour défendre ses idées ou son travail, mais pour clamer haut et fort notre attachement à une liberté en danger, la liberté de penser, de faire de la recherche, de transmettre le savoir, en respectant les règles déontologiques s'imposant à ce genre d'exercice, sans avoir à être constamment sous la menace d'une procédure disciplinaire.
L'« affaire Geisser » n'est plus une affaire privée, elle concerne tous les citoyens de ce pays, et se situe au-delà des clivages traditionnels de l'opinion (sur l'islam, depuis le 11-Septembre 2001, comme sur tant d'autres sujets). Nous ne discutons pas ici de manières de voir ou de dire : c'est un principe fondamental de notre démocratie qui est en jeu. Un principe qui vaut pour tous, d'abord mais pas seulement pour les chercheurs, les universitaires ou les intellectuels.
En défendant Vincent Geisser, ce n'est certes pas l'islamisme radical que nous défendons, ni la prétendue sympathie que notre collègue aurait pour lui, c'est un principe universel que nous défendons, cette liberté justement héritée des Lumières. Nos blogs bloqués, nos mails épiés, nos travaux épluchés par les militaires, nos livres devront-ils bientôt être soumis à la censure ou ne refléter que les positions agréées ou supposées agréées par nos gouvernants ? Un maccarthysme à la française, est-ce là désormais l'« exception française » ?
Sous les coups répétés de certains médias acquis à la pensée simple (présumée plus vendable), d'un pouvoir qui affiche toujours plus son mépris pour les producteurs de savoir, spécialement en sciences humaines, et maintenant d'une administration de la recherche elle-même apparemment toute acquise à ces thèses, pourront-ils encore résister longtemps et jouer pleinement leur rôle, ceux qui, intellectuels et chercheurs, modestement, tentent d'apporter, par l'expression d'une pensée libre, un souffle d'oxygène vital pour nous tous, qui nous empêche de tomber dans le confort des idées toutes faites et des préjugés ?
Mesures d'exception et flicage intellectuel
Les 4 500 personnes qui ont signé notre appel ne souscrivent évidemment pas à toutes les prises de position de Vincent Geisser. Chercheurs, universitaires, simples citoyens, tous ont en revanche bien saisi où était le vrai danger : mesures d'exception et flicage intellectuel. La tiédeur de la réponse de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, le silence de Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, face à la première et à la seconde lettre ouverte que nous lui avons adressées, nous incitent à penser que nos autorités supposent que ce mouvement-là, comme d'autres, s'étiolera dans le pourrissement et l'usure.
Même s'il devait s'étioler, il laisserait une cicatrice profonde, prête à se rouvrir à la première occasion. De fait, rien encore n'annonce l'étiolement. Au contraire, notre mouvement gagne désormais l'étranger : les documents du comité de soutien circulent désormais en anglais, les signatures affluent d'Europe et d'Amérique.
Il faut donc tenir et raison garder, en rappelant quelques principes sans quoi il n'y a plus de liberté universitaire.
Quelques principes
- On peut être pour ou contre le droit de porter le voile sur son lieu de travail, mais cela ne doit pas être décidé par un officier de sécurité au nom des impératifs de la défense nationale. Cela relève de la loi et du droit du travail.
- Les sciences sociales ne doivent pas être considérées comme un domaine sensible sur le plan de la défense nationale : c'est une vision totalitaire du savoir.
- Le devoir de réserve par décision constante de la cour de cassation, ne s'applique pas aux universitaires, et donc pas aux chercheurs du CNRS.
- Au CNRS comme à l'université (et, oserait-on dire, en France) la liberté intellectuelle est la règle. Toute utilisation de procédures détournées (plaintes, conseil de discipline) pour la limiter est une menace pour la démocratie.
- Il y a d'excellentes raisons pour être en désaccord avec Vincent Geisser : mais il suffit de le dire et de l'écrire, pas de le faire taire. Vincent Geisser n'a aucune autorité sur qui que ce soit et ses propos n'engagent que lui. En revanche, le Haut fonctionnaire de défense prétend incarner l'Etat, et mobilise les institutions, malheureusement complaisantes, pour casser Vincent Geisser.
- Si le Haut fonctionnaire de défense porte plainte en tant que personne devant un tribunal, il en a le droit et c'est son affaire, mais la direction du CNRS n'a pas à prendre fait et cause pour lui contre un chercheur et, surtout, n'a pas à anticiper le jugement d'un tribunal civil pour sanctionner ce chercheur. En un mot, ce genre de procès et de sanction n'existe que dans des pays de tradition autoritaire (Russie, Turquie, Egypte, Algérie, Tunisie) et n'a pas sa place en France.
Nous ne demandons rien d'autre que le respect de notre travail de chercheurs et d'intellectuels, celui-là même pour lequel nous sommes rémunérés par l'État. La confiance entre la tutelle et les chercheurs, universitaires et intellectuels est désormais rompue. Seul un geste fort - de la Ministre et de la Présidente du CNRS - pourrait la rétablir. Nous réitérons donc nos exigences :
- Annulation du conseil de discipline contre Vincent Geisser (et refus de reconnaître sa légitimité s'il est tenu).
- Exclusion des sciences humaines de toute supervision par le Haut fonctionnaire de la Défense.
- Négociations entre la direction du CNRS et les directeurs des laboratoires des « sciences dures » d'une charte sur les compétences et les limites du rôle du Haut fonctionnaire de défense, qui doit agir dans la transparence, la neutralité idéologique et… le devoir de réserve, qui, lui, s'applique aux fonctionnaires d'autorité.
C'est seulement de cette façon que Valérie Pécresse et Catherine Bréchignac, et plus largement nos gouvernants, manifesteront leur attachement sincère à l'un des droits fondamentaux de l'homme et du citoyen : la liberté de pensée et la liberté d'expression.
Esther Benbassa, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études, Sorbonne, et Olivier Roy, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique
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à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Un compte supprime
nc | 02H35 | 25/06/2009 |
Je me demande si ce ne serait pas exactement ca… faudrait prevenir l'OMS, ce nouveau virus n'est sans doute pas tres contagieux mais il est surement tres dangereux : il frappe au cervelet et peu de malades s'en remettent.
à Un compte supprime
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 02H37 | 25/06/2009 |
Je ne plaisantais qu'à moitié avec cette expression… Il y a un extrême centrisme qui rejoint les extrêmes traditionnels sous couvert de modération. Et qui avance masqué, on n'y prend pas garde…
à Un compte supprime
De Béatrice1
| 13H40 | 25/06/2009 |
Non seulement je ne suis PAS de droite, mais comme je vous l'ai déjà dit, je suis résolument DE GAUCHE, la VRAIE, celle qui historiquement a inventé les libertés et s'est battue pour, ainsi que pour la justice sociale. Pas pour cette effrayante chimère qui se prétend « LA » gauche, dite extrême, qui a TOUJOURS créé et soutenu des tyrannies sanglantes, et qui adore tellement les pauvres qu'elle en fabrique à la pelle !
La justice sociale, ce n'est PAS de paupériser l'ensemble de la population, c'est de permettre au plus grand nombre d'accéder à une vie décente. Et ça, seule « ma » gauche sait le faire. Malheureusement, cette gauche là, la seule, la vraie, elle a à peu près disparu du paysage politique français.
C'est en effet « pire » que la droite, n'est-ce pas, camarade !
à Un compte supprime
De Béatrice1
| 11H51 | 25/06/2009 |
Quelle explication de texte ! J'en conclus que selon vous : soit il ne s'est rien passé de plus grave au Cambodge sous les Khmers Rouges qu'en France à la libération, soit il y a eu un GENOCIDE en France à la libération, puisqu'il s'agirait de deux phénomènes « identiques »…
Vous êtes franchement impayable ! C'est EXACTEMENT ce qu'on reproche à Chomsky, car ce n'est rien d'autre que du négationnisme. En effet, il y a eu un GENOCIDE au Cambodge sous les Khmers Rouges. Ils ont instauré un système de MASSACRES et de SERVITUDE des populations à une échelle jamais égalée.
On a bien compris que pour lui - comme pour vous - l'important c'est de ne PAS relier la barbarie et la cruauté des Khmers Rouges au communisme - manque de chance, elles sont directement liées, comme ce fut le cas pour l'URSS et tous ses satellites, pour la Chine de Mao, pour Cuba et pour la Corée du Nord. L'idéologie communiste débouche IMMANQUABLEMENT sur la dictature la plus féroce et la plus cruelle - ceci ne s'est JAMAIS démenti.
Ne mêlez pas Montesquieu à ça, svp : vous cherchez maladroitement une caution, c'est raté. Montesquieu est un des réinventeurs de la démocratie, il a toujours dénoncé les dictatures, lui ! Faire « des politiques qui ne laissent aucune chance a cette barbarie naturelle de s'exprimer », revient précisément à EXCLURE l'idéologie communiste autant que l'idéologie fasciste, qui sont le TERREAU de la barbarie.
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 12H11 | 25/06/2009 |
Béatrice, je ne sais pas si vous vous rendez compte :
En traitant Chomsky de négationniste vous videz de sens ce mot.
Pourquoi Chomsky serait « négationniste » d'après vous ? À ecause d'un article sur la Cambodge, redigé en 1977, sur la base des premières infos portant sur des massacres, dont il avait méconnu le sens. Aujourd'hui Chomsky dit très clairement que le massacre cambogien est le plus grand crime de la deuxième moitié du vingtième siècle.
Or, un négationniste, un vrai de vrai comme Faurisson, nie jusqu'au dernier souffle la Shoah, du moins l'ampleur et le caractère planifié et industriel du génocide, alors que peu d'évenements de l'histoire sont aussi bien documentés, prouvés etc.
Les deux n'on vraiement rien en commun
à leconcombrevert
De Béatrice1
| 13H50 | 25/06/2009 |
Concombre, en 1977 seuls les AVEUGLES ne savaient pas ce qui se passait au Cambodge, et ce qu'a écrit Chomsky à l'époque n'était effectivement rien d'autre que du négationnisme - et il était négationniste pour la même raison exactement que Faurisson : par sympathie envers les génocideurs. Il ne faut pas avoir peur de dire ce qui est.
Après, bien après, il a fini par admettre qu'il y avait eu génocide - je vous le concède - mais que de contorsions inacceptables pour se dédouaner des monstruosités qu'il avait écrites à ce sujet ! Qui, mises bout à bout avec ce qu'il a écrit sur Faurisson - et qui est plus qu'ambigü - laissent une drôle d'odeur, je trouve. Et bien dans le style de notre époque, où on laisse remonter avec complaisance certains remugles en les parant de l'odeur du neuf.
Bref, ce type est LOIN de pouvoir aspirer au titre de « maître à penser », et s'il fut un linguiste de génie, il n'a AUCUNE compétence particulière pour faire des analyses politiques, parce qu'il a chaussé des lunettes idéologiques qui déforment absolument tout ce qu'il écrit.
à Béatrice1
De déluge
menuisier | 15H21 | 25/06/2009 |
« seuls les AVEUGLES ne savaient pas ce qui se passait au Cambodge, et ce qu'a écrit Chomsky à l'époque n'était effectivement rien d'autre que du négationnisme - »
Reprenons ce raisonement lumineux en l'apliquant ailleurs.
« Seuls les aveugles » en 2002 pouvaient ignorer les mensonges de Bush et Blair concernant les ADM.
Ergo, Kouchner, Finkelkraut, Glucksman, Adler sont des négationistes.
Je vous savais de mauvaise foi, j'ignorais encore que votre niveau de raisonnement se situait entre la 4ème et le premier trimestre de 3ème.
à déluge
De Béatrice1
| 16H31 | 26/06/2009 |
Quand même ! Vous avez l'air d'ignorer le sens du mot « négationniste » ! Que ça vous plaise ou non, Chomsky a NIE le génocide cambodgien (ceci par SYMPATHIE envers les génocideurs Khmers Rouges) à un moment où ce qui se passait au Cambodge était déjà DENONCE et CONNU - en particulier parce qu'il y avait nombre de témoignages directs de Cambodgiens réfugiés en Thailande…
Comme d'habitude, vous m'affublez de qualificatifs tels que « mauvaise foi » et « ignorance », alors que c'est exactement ce que VOUS manifestez, car voici comment ça se passe ici :
- J'affirme que Chomsky est un « salopard qui ne défend la liberté d'expression QUE des salopards ».
- Comme je m'y attendais, ça pousse des cris d'orfraie de tous les côtés, on me traite de tous les noms d'oiseaux, on me demande mes sources, bien certains que je n'en ai pas…
- Je réponds que non seulement Chomsky a DEFENDU Faurisson dans des conditions plus qu'ambiguës, mais qu'il a affirmé qu'il ne s'était rien passé de plus grave au Cambodge sous les Khmers Rouges qu'en France à la libération.
- On me met au DEFI de prouver ce que j'avance - avec attaques en règles et goguenardises sur le fait que bien sûr j'en serais incapable.
- Je réponds en citant des sources incontestables - Vidal-Naquet en ce qui concerne Faurisson et de larges extraits de Chomsky lui-même, où il écrit effectivement tout ce que le l'accuse d'avoir écrit.
Alors là c'est le déchaînement ! Et tous ceux qui venaient de NIER que Chomsky ait jamais rien écrit de tel, une fois les preuves sous le nez, de se mettre à EXCUSER ce que finalement ils admettent qu'il a écrit !
Selon eux, en 1977, personne ne savait rien de ce qui se passait au Cambodge ! Peu importe que dans son article, Chomsky REPONDE à des auteurs qui dénoncent le génocide au Cambodge (par exemple, « Murder of a Gentle Land », The Untold Story of a Communist Genocide - publié en 1976 ! ) - ce qui est bien la preuve que ceux qui voulaient savoir SAVAIENT.
C'est exactement dans la MÊME veine que ce qui s'est TOUJOURS passé chez les totalitaires et leurs suppôts : on commence par NIER, puis devant les preuves accablantes on EXCUSE - on évoque le fameux « contexte », par exemple. Et bien sûr, surtout, on s'en prend violemment au messager, à celui ou celle qui a « vendu la mèche »… Des gens comme Kravtchenko ont été poussés au suicide pour avoir OSE témoigner.
La mauvaise foi et l'ignorance, c'est donc bien de VOTRE côté qu'il faut la chercher.
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H12 | 25/06/2009 |
Bof, pas la peine de continuer le débat.
à leconcombrevert
De Béatrice1
| 15H37 | 26/06/2009 |
Ben voyons ! C'est bien vous (entre autres) qui accusiez les Alliés d'avoir été au courant de la « solution finale » très tôt au cours de la guerre, et de n'avoir rien fait pour l'empêcher - sans préciser d'ailleurs ce qu'ils auraient bien pu faire pour l'empêcher…
Alors, vous avez des principes à géométrie variable, vous aussi - car vous voilà du côté des défenseurs d'un Chomsky tentant de démonter point par point - en 1977 - les affirmations de ceux qui dénonçaient déjà un génocide au Cambodge en 1976 - et qui avaient d'excellentes raisons de le faire. PIRE : il nie ces accusations de génocide parce qu'il est du même côté que les génocideurs !
Mais Chomsky ne saurait être du « mauvais » côté, n'est-ce pas ? Pourquoi ? Parce qu'il a toujours eu raison ? Non, seulement parce que c'est Chomsky - c'est donc un dogme : tout ce qui sort de la bouche de Chomsky est « parole d'évangile ». Pourtant, je pourrais vous en citer bien d'autres, des conneries qu'il a dites…
à Béatrice1
De Un compte supprime
nc | 07H27 | 25/06/2009 |
DOUBLON
à Un compte supprime
De Un compte supprime
nc | 09H31 | 25/06/2009 |
3 votes nazes sur un doublon : la chasse aux gauchistes est ouverte dites-moi ! ! ! !
à thierry reboud
De Béatrice1
| 17H20 | 24/06/2009 |
Pour autant que je me souvienne, il me semble bien que j'ai déjà répondu à cette question précise, et il me semble bien qu'elle émanait de vous.
Distortions at Fourth Hand
Noam Chomsky & Edward S. Herman
The Nation, June 6, 1977
« But if postwar Cambodia is more similar to France after liberation, where many thousands of people were massacred within a few months under far less rigorous conditions than those left by the American war, then perhaps a rather different judgement is in order. That the latter conclusion may be more nearly correct is suggested by the analyses mentioned earlier. »
« As for the numbers, it seems to us quite important to determine whether the number of collaborators massacred in France was on the order of thousands, and whether the French Government ordered and organized the massacre. Exactly such questions arise in the case of Cambodia. »
http://www.chomsky.info/articles/19770625.htm
(Si vous avez besoin, je traduirai)
La comparaison - en 1977 ! - de la situation cambodgienne et de la France libérée est une abomination, au moment où on est en train de tenter tant bien que mal de juger une saloperie comme Duch.
C'est du pur négationniste, et vos souvenirs sont faux, ça n'a rien à voir avec le Timor.
Dans le même article, il s'extasie quasiment sur ce qui se passe en Chine…
Si les positions de Chosmky vous intéressent, et si ce que j'affirme (mais je suis LOIN d'être la seule à le faire) vous étonne, je m'étonne à mon tour que vous n'ayez pas trouvé tout seul : un simple clic suffit.
Sur la préface au torchon de Faurisson :
http://www.anti-rev.org/textes/VidalNaquet81a/
Je réitère donc : Chomsky est un salopard qui ne lutte pour la liberté d'expression QUE des salopards, pas des autres. Il est dans le même camp exactement que Badiou (dont je fus l'élève) : ces gens-là ont le goût du SANG et des morts par millions. C'est d'ailleurs parfatiement logique puisque c'est ce à quoi leurs thèses ont toujours immanquablement abouti. La recherche de la « pureté révolutionnaire » est à ce prix.
Encore une fois, ceci pour les non-comprenants dont je ne pense pas que vous fassiez partie, je suis POUR la liberté d'expression y compris pour Chomsky et Badiou - ainsi que pour celle de leurs dénonciateurs (dont moi). Ce ne sont pas des icônes (ni des estampes) à adorer ! Quand on lit le monde Diplo, Chomsky est un véritable GOUROU.
S'être trompé TANT de fois dans l'histoire et continuer à se tromper avec le même enthousiaste pour les même causes cruelles, témoigne d'une constance étonnante.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H12 | 24/06/2009 |
Et quand Chomsky écrit many thousands of people were massacred within a few months, il signifie donc qu'il ne se passe rien de grave ? (Notez bien, s'il vous plaît, que je ne vous dis pas qu'il a raison dans son évaluation de l'épuration, ou même en comparant l'épuration et le génocide khmer : je vous demande si l'attribution du massacre de milliers de personnes à l'épuration peut valablement être tenu pour rien de grave Notez bien aussi que je n'ai jamais prétendu que Chomsky avait justement estimé le génocide commis par les Khmers rouges… mais à ce jeu-là, il n'était certes pas le seul, avec des mésestimations à la baisse ou la hausse selon les intérêts politiques qui les énonçaient.)
(A propos du parallèle entre le Cambodge et le Timor, je crois bien [toujours de mémoire, désolé] que vous trouverez cela dans Manufacturing Consent, traduit en français sous le titre La Fabrique l'opinion publique. Si vous le voulez vraiment, et de toute façon pas tout de suite tout de suite, je tâcherai de vous trouver les pages qui traite du sujet. En même temps, si quelqu'un veut s'y coller à ma place… c'est le bordel dans ma bibliothèque ! )
D'autre part, je dois avouer que votre phrase-là : La comparaison - en 1977 ! - de la situation cambodgienne et de la France libérée est une abomination, au moment où on est en train de tenter tant bien que mal de juger une saloperie comme Duch est particulièrement comique, pour peu que vous vous donniez la peine de rapprocher les deux termes chronologiques que vous citez : au risque de vous froisser, en 1977, on ne tentait pas tant bien que mal de juger une saloperie comme Duch. Je vous le souligne parce que cette construction… euh, intellectuelle (mais c'est vraiment faute de mieux) est très révélatrice de votre manière d'appréhender l'histoire, c'est-à-dire avec une indifférence absolue au contexte. Je trouve ça amusant, que voulez-vous. Ce qui, peut-être, devrait vous dispenser d'asséner des leçons d'histoires avec des grâces éléphantesques. Déjà que vous ne doutez de rien, ça finirait par faire beaucoup.
Merci pour m'avoir proposé de traduire, mais je me suis laissé dire par des personnes dont je connais la compétence en la matière que vous aviez parfois de singulières… défaillances.
Quant à votre opinion sur Chomsky, ma foi, pour quelqu'une qui se plaît à prétendre qu'elle n'a pas recours à l'insulte, eh bien elle manifeste un allant roboratif… mais n'allez pas vous étonner le jour où quelqu'un jugera (à tort ou à raison) que vous êtes une salope qui ne soutient que des salauds. Du moins de mon point de vue, ce serait très con, mais ni plus ni moins que ce que vous écrivez sur Chomsky.
à thierry reboud
De Béatrice1
| 23H16 | 24/06/2009 |
Grand empapaouteur de mouches devant l'Eternel, toujours ! J'ai remarqué que vous vous en preniez à ces pauvres bestioles chaque fois que vous aviez tort. « Manufactoring Consent » est dans la mienne aussi de bibliothèque (qui est aussi dans un état de bordel infâme) en VO. Mes capacités en matière de traduction de l'anglais sont au top, seuls ceux à qui la vérité ne plaît pas prétendent le contraire.
Après les mouches, le CONTEXTE… Ca m'aurait étonnée. Ce fameux « contexte » vous permet également d'excuser les crimes de Pinochet ? Parce qu'il y a toujours un contexte à tout…
Toujours est-il que vous m'aviez mise au défi de vous citer Chomsky arguant qu'il ne s'était « rien passé de bien grave » au Cambodge sous les Khmers Rouges, et que je l'ai fait. Il est également extrêmement enthousiaste sur la Chine communiste dans le même article, ce qui me permet de le qualifier de « salopard qui ne défend la liberté d'expression QUE des salopards ».
Où m'avez-vous jamais vue dire que je n'avais jamais recours à l'insulte ? Au contraire, avec les neuneus j'aime bien pimenter ma prose - ce que je reproche à certains, c'est de n'avoir QUE l'insulte en réponse à des arguments. Si quelqu'un veut me traiter de « salope qui ne défend que les salauds », grand bien leur fasse… Mais en ce qui concerne Chomsky, j'étaye mes accusations, et je ne suis pas la seule - ça commence quand même à être largement sur la place publique. On se rejoue à plein les procès d'intention de la guerre froide, là. Vous avez peur de « désespérer Billancourt » ?
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H27 | 24/06/2009 |
Grand empapaouteur de mouches devant l'Eternel, je me demande si des fois ça ne serait pas une remarque antisémite, moquant mon goût pour l'exégèse talmudique. Mais passons… (Pas de conneries, hein : c'était juste pour plaisanter ! )
Je vous la fais courte : puisque vous l'avez en version originale dans votre bibliothèque et puisque vous êtes une parfaite (ça va sans dire ! ) anglophone, vérifiez donc le titre : c'est ManufactUring consent. Franchement, glisser sur la première peau de banane venue… Inutile de dire que je n'ai aucune raison de douter de l'excellence de votre maîtrise de l'idiome du grand royaume barbare d'outre-Atlantique.
Tiens, je me demande : est-ce que ça vaut vraiment la peine de poursuivre ? Je veux dire : après que vous aurez lu le titre, lisez donc le livre (ce qui devrait me donner le temps de retrouver mon exemplaire). Et puis nous en reparlerons.
Et puis ne vous plaignez pas trop : des procès d'intentions qui s'appuient sur ce que vous écrivez, c'est au minimum un modèle peu courant.
à thierry reboud
De Béatrice1
| 00H11 | 25/06/2009 |
Il fallait bien entendu que vous confirmiez immédiatement que vous en avez après les diptères… Après le prénom, les fautes de frappe.
à Béatrice1
De Sam le Coyote
farceur | 08H02 | 25/06/2009 |
Rhôôôô, le coup de la faute de frappe ! C'est pas vrai maman, t'oses vraiment tout, toi !
à Béatrice1
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H18 | 24/06/2009 |
Puisque nous avons déjà eu le plaisir redoutable de débattre des propos de Noam Chomsky à propos du massacre cambodgien, je ne compte pas rentrer dans les détails.
Mais je tiens à rappeller qu'il s'exprimait en 1977.
Les massacres des Khmers Rouges ont eu lieu entre avril 1975 (conquête de Pnom Pen par les khmers rouges) et décembre 1978 (conquête du Cambogde par les troupes nord-viétnamiennes. Entre ces deux dates pratiquement tous les ong, diplomates et journalistes étrangers furent bannis du pays…..
Quand Chomsky s'exprimait, les premières nouvelles du génocide commençaient à sortir du pays, mais généralement on était encore trés loin d'avoir connaissance de l'ampleur du crime. Et ça vaut aussi pour Chomsky. Dans son article il explique d'ailleurs qu'il se base sur deux ou trois articles paru en Australie et en Angleterre.
Il est injuste de le traiter de « négationniste », parce que, contrairement aux négationnistes comme Faurisson et al. à propos de la Shoah, Chomsky n'a jamais nié le génocide commis au Cambodge, une fois que les nouvelles c'étaient précisées.
Donc, vous lui reprochez d'avoir interpreté de façon insuffisante et maladroite des données encore éparses, relatées par la presse qui se sont avéerés fausses ou incomplètes par la suite.
à leconcombrevert
De zorbek
19H18 | 24/06/2009 |
Merci pour ce rappel factuel. Il s'est gouré sur le Cambodge, c'est un fait, mais n'était pas en mesure d'évaluer l'ampleur du désastre en cours, obnubilé qu'il était par les séquelles du Vietnam encore fumant sous les décombres.
Quant à sa fameuse préface, elle est le parti pris de la liberté d'expression, pas d'un appel au meurtre.
à zorbek
De Béatrice1
| 23H32 | 24/06/2009 |
A propos de Faurisson, vous avez été sur le site dont je donne le lien ? Un intellectuel qui prétend faire des « analyses“et qui se comporte comme un ‘maître à penser’ ne doit pas être ‘obnubilé’ par quoi que ce soit. Le fait est qu'il a toujours témoigné d'une immense indulgence envers les dictatures les plus cruelles, du moment qu'elles se prétendaient ‘de gauche’ et du moment aujourd'hui qu'elles se présentent comme anti-occidentales. C'est toujours ce même reproche que je fais à ces gens-là : ce sont des pervers.
à Béatrice1
De zorbek
07H11 | 25/06/2009 |
Oui, j'ai suivi le lien, la dénonciation faite par Vidal Naquet est tout à fait valable, mais encore une fois ne justifie pas qu'on l'utilise pour légiférer ce qu'il est permis de penser, et c'est bien ce qu'on a fait avec Gayssot. C'est d'ailleurs une belle connerie car Faurisson & Co ont beau jeu de se faire passer aujourd'hui pour des victimes du politiquement correct, ce qu'ils sont objectivement.
Ceci posé, et même si ca ne me plait pas sur le principe, la liberté de penser doit avoir des limites, par exemple allègrement franchies par Capitaine Crochet à Londres : inciter les gens au meurtre n'est pas acceptable dans un état de droit, c'est clair, et les Anglais ont ajusté leur tolérance avec intelligence. Mais c'est pour moi tout aussi clair que cette limite n'a pas été franchie par Chomsky, Geissner ou même Gougenheim.
Un cas vraiment limite à mes yeux reste celui de Celine dont je suis un grand lecteur. Je me suis toujours refusé à acheter ses pamphlets à ceux qui étaient susceptibles de me les vendre, mais je ne peux m'empêcher de me demander s'il n'y a pas dans cette place vide qc qui me manque à comprendre comment l'auteur du Voyage, qui a su exprimer l'absurdité et l'horreur de la guerre avec autant de force, a pu en arriver à cautionner qc de pire encore.
Pour ce qui est de l'indulgence de Chomsky, il y a matière à discussion. La radicalité de ses critiques de l'Occident se trouve un peu trop vite transformée en apologie de la dictature dans votre interprétation de ses propos, alors qu'il place lui-même la liberté comme prémisse aux siens…
à zorbek
De Béatrice1
| 10H27 | 25/06/2009 |
« mais encore une fois ne justifie pas qu'on l'utilise pour légiférer ce qu'il est permis de penser, et c'est bien ce qu'on a fait avec Gayssot. »
Ah mais ceci est un autre débat, et je suis d'éccord avec vous - et de nombreux historiens - pour dire que la loi Gayssot est une erreur et une stupidité.
On parlait de Chomsky, et du fait que je me sois permis de le qualifier de « salopard qui ne défend la liberté d'expression QUE des salopards ». Les deux exemples que j'ai donnés - Faurisson et les Khmers Rouges - me semblent tout à fait parlants.
Il n'a jamais été question dans mon esprit d'interdire à Chomsky, à Geisser (et encore moins à Gougenheim, le pauvre ! ) de s'exprimer. Juste, j'estime qu'on a le droit de les CRITIQUER - et il est très révélateur que ce soit pris comme un crime de lèse-majesté !
PS : Pour Céline, tout pareil. J'adore ses romans - c'est vraiment un GRAND écrivain - mais je me suis toujours refusée à acheter ses pamphlets. A noter qu'en dépit de ses grande envolées antisémites, il soignait des Juifs cachés gratuitement. J'ai toujours dit que ce qui compte, ce n'est pas ce qu'on dit mais ce qu'on fait. Vous connaissez sans doute déjà le texte suivant, sinon il est à lire absolument :
http://www.paris4philo.org/article-11588806.html
à Béatrice1
De zorbek
19H08 | 25/06/2009 |
Merci pour le lien, intéressant et heureusement assez éloigné des fréquentations habituelles quand on fouille des auteurs maudits (Nietzsche est un autre exemple du candidat au contre-sens).
à leconcombrevert
De Béatrice1
| 23H25 | 24/06/2009 |
Concombre, je vous assure qu'en 77 on avait une TRES bonne idée de ce qui se passait au Cambodge, entre autres parce que certains malheureux avaient réussi à passer en Thailande et tous leurs témoignages se recoupaient. D'ailleurs Chomsky prétend répondre dans ce texte à ceux qui exposent le génocide.
L'argument de la « maladresse » ne tient pas chez un intellectuel de haut vol qui prétend analyser son époque. Ce à quoi il se livre est bel et bien du « négationnisme », et ce n'est pas un hasard si par ailleurs il défend cette ordure de Faurisson, au point de préfacer un de ses torchons, quand même !
1977, c'est le début de l'arrivée de réfugiés cambodgiens dans nos classes, et j'ai VU des gamins martyrisés par les Khmers Rouges se faire agonir d'insultes par des profs communistes : la grande classe, quoi.
C'est toujours le même aveuglement.
à Béatrice1
De Un compte supprime
nc | 02H16 | 25/06/2009 |
Renseigne-toi : il n'a JAMAIS preface d'ouvrage a Faurisson. Celui-ci s'est servi d'une lettre qu'avait ecrite Chomsky autour de l'affaire Faurisson pour justement faire le parallele entre la liberte totale d'expression dans le monde anglo-saxon et les limites que nous europeen lui imposons parce que nous voyons les choses un peu differement sur ces sujets en particuliers. En aucun cas il ne s'agissiat d'une preface a l'ouvrage d'un revisionniste dont Chomsky ne defend aucune des theses foireuses.
Mais ce n'est pas grave, continuez la desinformation Beatrice, calomniez il en restera toujours quelque chose n'est-ce pas ?
à Un compte supprime
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 08H12 | 25/06/2009 |
Chuis entièrement d'accord avec toi, Homere. C'est chiant cette désinfo sur Chomsky. Et c'est vraiment très con de tailler en pièce le plus pertinent défenseur de la liberté d'expression.
Ce que j'aime bien chez lui, c'est sa volonté perpétuelle de s'attacher au petit détail qui donnera de la subtilité à un discours. Et il défend inlassablement ce point de vue car il sait que toute polémique roule sur le petit détail et écrabouille toute nuance.
Franchement, de voir Béatrice prendre ce problème à l'envers à chaque commentaire n'est plus très étonnant. Et à chaque fois qu'il s'agit de Chomsky, elle fonce encore plus tête baissée.
à Blaise11
De Un compte supprime
nc | 09H35 | 25/06/2009 |
J'espere bien que tu es d'accord avec moi Blaise ; ca tombe bien parcequ'il va falloir se serrer les coudes, ca canarde sec des nazages en rafale : sus au gauchiste… la rue est en train de virer de bord et bientot ce sera un site pour extreme-centristes… bof, on a l'habitude d'etre minoritaire, non ?
à Un compte supprime
De Béatrice1
| 10H38 | 25/06/2009 |
« Renseigne-toi : il n'a JAMAIS preface d'ouvrage a Faurisson. »
Décidément, vous êtes impayable - toujours le DENI, comme au bon vieux temps du stalinisme, n'est-ce pas ? En réalité, Chomsky a bel et bien PREFACE le torchon de Faurisson, et ceci d'une manière plus qu'ambiguë (vous n'êtes vraiment plus qu'une toute petite poignée à le nier ! ). Je vous en prie, renseignez-vous ici :
http://www.anti-rev.org/textes/VidalNaquet81a/
Désinformation, calomnies : allons, vous me prenez pour Kravtchenko !
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H42 | 25/06/2009 |
Il n'a pas écrit la préface du livre de Faurisson (du type « commande »), mais avait écrit un texte qui a été utilisé comme préface.
« L'État n'a pas le droit de déterminer la vérité ni de l'imposer. Je ne lui donnerai pas ce droit. (…) Bien sûr que non, je ne nie pas les chambres à gaz. Mais la liberté de parole vaut pour toutes les opinions. Goebbels y croyait seulement s'il était d'accord. Staline aussi. Si vous y croyez vraiment, vous autorisez l'expression d'opinions odieuses*. Sinon vous êtes contre. C'est soit l'un soit l'autre. À vous de choisir. »
« It is a poor services to the memory of the victims of the Holocaust to adopt a central doctrine of their murderers. »
A central doctrine.
UNE… parmi tant d'autres, celle-là relative à la seule liberté d'expression.
* je me permets de vous expliquer le sous entendu : à vous de les combattre.