
« Importer » le conflit de Gaza en France. De quoi parle-t-on ?
L'offensive terrestre d'Israël dans Gaza a remis à l'ordre du jour la fameuse question de « l'importation » sur le sol français du conflit israélo-palestinien. La dualité juifs-musulmans s'est immédiatement installée dans l'esprit des politiques et dans les médias. Et nous voilà entrés de plain-pied dans une guerre des religions. Un schéma classique en France, lié à son histoire aussi bien avec les juifs qu'avec les musulmans. Comme si les deux religions s'affrontaient, et pour quoi faire ?
Les religieux, pompiers des temps de tension ?
Les poignées de mains entre imams et rabbins viennent couronner cette vision de la société qu'ont les pouvoirs publics et qui relève de leur obsession du « communautarisme », que finalement ils renforcent par leurs actes et leurs discours.
On ferait sans doute mieux de développer de vraies campagnes d'information et de formation dans les poches où les frictions se développent avec le plus de facilité. On préfère cependant attendre la dernière minute pour dénoncer les heurts et demander aux religieux de jouer les pompiers.
Or les religieux n'ont rien à voir dans cette affaire. Une guerre se déroule au Moyen-Orient entre Israël et le Hamas. Le peuple palestinien paye le prix fort. Israël aurait pu au moins éviter l'offensive terrestre et se contenter de l'aérienne pour dissuader -éventuellement– le Hamas de lancer ses roquettes.
A supposer qu'une telle « dissuasion » puisse fonctionner vraiment et durablement. Il n'y a pas de guerre juste, il y a les vies des hommes, des femmes, des enfants confrontés à la douleur et à la mort. Les Palestiniens sont entre le marteau et l'enclume, démunis devant un Fatah affaibli, des pays arabes impuissants, une armée israélienne surpuissante et un Hamas arrivé au pouvoir d'abord par les urnes mais dont la légitimité politique a toujours été niée.
Qui n'a pas le sentiment que le vrai motif de cet affrontement –résistance des uns, autodéfense des autres– est surtout électoral et clientéliste, d'un côté comme de l'autre ?
L'engagement sécuritaire fait gagner les élections, on en a l'expérience en France. Si 91,4% des Israéliens trouvent cette guerre juste et se disent fiers de leur armée, Richard Prasquier, le président du Crif, affirme que 95% des juifs de France la soutiennent. Le grand rabbin de France lui-même ne s'est pas ménagé pour signifier son adhésion à la cause.
La déclaration de M. Prasquier n'est peut-être pas totalement fausse, mais elle tombe à pic pour donner un coup de pouce à la propagation d'un antisémitisme qui n'avait nullement besoin de ça et dont tous les ingrédients se trouvent par ailleurs réunis : crise économique, affaire Madoff, guerre à Gaza…
L'argent et le sang, du pain béni pour les antisémites. Que Madoff ait ruiné d'autres juifs et que tous les juifs du monde ne soutiennent pas ce que fait l'armée israélienne à Gaza n'y change hélas rien. Cette confusion entre juifs et Israéliens, comment y échapper si le Crif la cautionne ?
Il reste les 5%. Mais qui sont-ils ? Leurs voix ne comptent-elles pas ? Une seule voix qui s'élève contre les tueries devrait pourtant compter bien plus que ces 95% à qui on n'a sûrement pas demandé grand-chose et qui soutiennent Israël pour des raisons affectives.
Ceux-ci, si on leur parlait face à face, n'admettraient probablement pas qu'on tue à Gaza des enfants, des vieillards, des simples gens qui cherchent à nourrir leur famille et à la protéger.
Etre juif et soutenir les Palestiniens
Nous sommes peut-être une poignée, mais nous sommes déchirés entre notre attachement à Israël, notre opposition à sa politique actuelle et notre soutien à la cause palestinienne. Notre impuissance à faire cesser cette guerre, à stopper le carnage, à obtenir qu'on discute avec le Hamas, le Fatah, les puissances européennes, et qu'on emprunte enfin la voie diplomatique jusqu'à ce qu'on trouve une solution viable pour un Etat palestinien, nous plonge dans le plus grand des désespoirs.
Aussi parce que, pour ne parler que de mon entourage et de moi, nous n'avons pas le cœur de défiler là où l'on s'en prend globalement aux juifs, où l'on établit une équivalence entre croix gammée et étoile de David, pas plus que de manifester devant l'ambassade d'Israël avec nos frères juifs.
Moi, être humain choqué par la souffrance des Palestiniens, et qui connaît par les récits de famille et par mon expérience d'historienne des juifs ce que mon peuple a souffert, je ne peux pourtant pas fermer les yeux.
Ce n'est guère par pacifisme que je dis : « Arrêtez, ça suffit. » Je le dis parce que je ne veux pas porter sur ma conscience le poids de tous ces civils morts et parce que trop, c'est trop. Cette guerre est devenue sale, si elle a jamais été « propre ». J'ai mal, mais je ne veux pas non plus qu'on m'attaque parce que je suis juive.
Je peux crier, dénoncer et même pleurer, mais je ne suis pas responsable de cette guerre et de ses morts. Leurs images, le peu que j'ai vues, je les porte en moi, comme ces photos de famille qui ne vous quittent jamais.
Antisémitisme et islamophobie
Tout compte fait, on ne peut pas reprocher aux Arabo-musulmans de s'identifier à l'opprimé. Le conflit israélo-palestinien n'est pas « importé ». Il est là depuis de longues années et ce n'est pas le fameux dialogue interreligieux qui règlera les problèmes.
L'hostilité entre juifs et musulmans après la Seconde Guerre mondiale est liée à la naissance d'Israël et à la décolonisation. C'est l'histoire, et c'est ainsi. Ces événements vont provoquer de grandes vagues d'émigration juive vers la France, Israël et le Canada. Mais ce à quoi nous assistons depuis la seconde Intifada en France et en Europe –la montée de l'antisémitisme–, est lié aussi aux problèmes inhérents aux pays européens et en l'occurrence à la France.
S'il y a identification à l'opprimé de la part de ceux qui sont discriminés au quotidien, y compris lorsqu'ils sont nés sur le sol français, voilà qui ne peut qu'encourager le rejet du juif qui lui fait partie, même démuni et pauvre, des « intégrés ».
Je ne sache pas qu'on arrête les juifs pour contrôler leurs papiers d'identité. Mais un Arabo-musulman ou un Noir, oui, ça se voit tous les jours. Certes, tout cela disparaîtra dans quelques décennies. Mais aujourd'hui, en période de crise économique, ces inégalités de traitement sont vécues avec plus d'acuité encore et le juif, confondu avec l'Israélien, devient le réceptacle des colères, des rejets, des injustices, des rancœurs.
Ce comportement est certes irrationnel, mais l'antisémitisme a été plus souvent un rejet irrationnel qu'une idéologie structurée. Il n'est d'ailleurs pas assuré que l'antisémitisme aujourd'hui soit seulement le fait des populations opprimées, on le retrouve aussi bien chez l'extrême droite que chez de bonnes gens qui prennent prétexte de ce qui se passe à Gaza pour déverser leurs idées antijuives en les habillant d'oripeaux justificateurs nouveaux. Gaza, le détonateur est là, et le feu peut embraser les esprits.
Une pédagogie de l'apaisement
Faisons un tri pour comprendre l'antisémitisme et l'islamophobie qui, de surcroît, progressent de concert ces jours-ci. Au lieu de jouer aux pyromanes, mettons en place une pédagogie active ne serait-ce qu'à l'école afin d'expliquer ce qu'est un juif, un Israélien, un immigré, un Arabo-musulman, créons des clubs de jeunes –de ceux-là mêmes qui s'affrontent dans l'ignorance– qui les réunissent autour d'activités de loisirs, des centres aérés sur le même modèle, organisons des rencontres de parents appartenant aux différents groupes de la société française pour entamer un rapprochement, élaborons des outils pédagogiques ayant d'autres thèmes que le conflit israélo-palestinien ou la Shoah et qui relatent aussi une histoire riche de partages.
Les initiatives peuvent être nombreuses et ne pas partir seulement de ce qui nous oppose et nous divise.
Commençons par éviter de jouer de terminologies trop connotées et impropres pour rendre compte des souffrances du peuple palestinien. L'expression, par exemple, de « génocide du peuple palestinien » crée une symétrie trompeuse avec le génocide des juifs et ne fait pas mieux comprendre sa situation d'aujourd'hui.
Au contraire, elle détourne du problème, au lieu de faire avancer le débat. Finissons-en avec la comptabilité des graffitis et les prises de position à la va-vite, faites sous le coup de la colère et de l'indignation parfois juste. Lorsque des centaines de Palestiniens ont été tués (tous n'étaient pas des terroristes), dénonçons avec plus de pondération l'antisémitisme, certes impardonnable. Ce dernier ne peut pas couvrir les morts de Gaza.
Dire qu'on « importe » le conflit sert à justifier qu'on se gargarise tant sur l'antisémitisme. Si d'autres guerres intéressent moins le monde chrétien que celle entre Israéliens et Palestiniens (« juifs et musulmans »), c'est aussi parce que ce même monde chrétien a ses racines religieuses dans cette partie du monde. Qu'on soit pratiquant ou pas, on n'oublie pas que Jésus est né et mort là-bas.
Gaza est devenu le symbole des opprimés, des laissé-pour-compte, des faibles et des discriminés. Non seulement cette guerre renforce les identités des uns et des autres en raison de leur soutien aux Israéliens ou aux Palestiniens, mais elle remplit un vide, celui d'une société individualisée, sans attache à des partis, sans revendications claires, consumériste, qui se cherche des ancrages.
Ces grandes manifestations dans le monde pour soutenir les Palestiniens en sont l'illustration. Elles sont la preuve aussi qu'on a besoin de grandes causes. Sans tomber dans les dérives habituelles, après tout ce que l'humanité a vécu dans ce XXe siècle meurtrier, se révolter pour défendre ceux qui pâtissent des stratégies politiques aussi bien du gouvernement israélien que du Hamas honore, quoi qu'on dise, ceux qui en sont encore capables.
A lire aussi :
► Richard Prasquier à Parlons Net : le grand écart du Crif
► Défiler en tant que juif contre l'opération israéelienne à Gaza
► Israël-Palestine : les élus locaux doivent-ils prendre position ?
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De expat
20H27 | 18/01/2009 |
On peut comprendre l'attachment des juifs a la mythologie juive, le temple de Jerusalem, je refuse de comprendre (je suis anticolonialiste primaire ! ) qu'on puisse s'attacher si fort a une colonie, l'Algerie francaise (un grosse plaie dans le coeur de certains qui pensent aimer plus l'Algerie que ses habitants autochtones ! ) ou Israel.
Je ne comprend pas qu'on soit partage face a une politique d'extermination aussi horrible (denonce meme par l'ONU ! ) et la derniere boucherie ! Je suis catholique, je n'ai qu'horreur et mepris pour l'inquisition et la papaute actuelle, que m'importe que nous partagions une religion, une culture, nationalite, couleur de peau ! Quand mes concitoyens approuvent la guerre en Afghanistan ou en Iraq, que m'importe je les condamne ! Nous mettons bien en prison en France des francais de souche ( ! ! ? ) blanc, catholique, etc…
à expat
De tramb
artistz | 07H39 | 19/01/2009 |
merci pour ces paroles eclairées ! ! !
http://www.myspace.com/ako333
peace…
à expat
De homolaique
calme | 09H15 | 19/01/2009 |
La contribution de Malika SOREL me semble apporter au débat encore un peu plus de hauteur sur la question qui est posée.
Si vous le pouvez, faites connaître le travail remarquable de cette femme « issue de la diversité »… c'est le moment non ? Alors avançons objectivement avec la réflexion qu'elle engage.
► http://www.communautarisme.net/Entretien-avec-Malika-Sorel-Avoir-occulte…
à expat
De register.
republicain | 11H00 | 19/01/2009 |
Soutenir Israel parce qu'on est juif ou les Palestiniens parce qu'on est musulman est une démarche primaire certes, cest soutenir le clan, la communauté, ne nions pas qu'elle existe mais elle est très minoritaire. La majorité des citoyens ont pris une position « politique » : soutenir les victimes contre les bourreaux. De meme qu'ils défendent les palestiniens aujourdhui, ils défendaient les irakiens hier, et avant hier résistaient au nazisme qui exterminait les juifs.
à expat
De tramb
artistz | 17H56 | 19/01/2009 |
De Pierrrrre
20H32 | 18/01/2009 |
L'importation a déja eu lieu.
On essaye simplement d'éviter d'en ouvrir le couvercle,
attendant que le flacon se remplisse un peu plus encore,
jusqu'à ce que le point de non retour soit franchi.
à Pierrrrre
De Gisor
semeur de troubles | 21H46 | 18/01/2009 |
Je me souviens qu'en 1973, pendant la guerre du Kippour, j'avais été pris à parti par une bande de collégiens d'origine maghrébine à la sortie d'un collège de la banlieue nord de Paris. Ils me reprochaient, persuadés que les armée arabes allaient défaire Tsahal, de ne pas aller mourir avec mes compatriotes. J'étais à cent lieues de ce conflit et cette épisode m'a déniaisé.
L'hostilité entre arabe et juifs ne date pas de la création de l'état d'Israël même si elle s'est accélérée à partir de cette date. Les juifs ont toujours été en terre d'Islam des citoyens de seconde catégorie (dihmmis) soumis à des mesures discriminatoires et vexatoires. Et ces communautés ont subi la fureur assassine des foules musulmanes enragées. Le pogrom le plus connu fut celui d'Hébron en 1929 http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27H%C3%A9bron_(1929) mais il y en eu bien d'autres.
Pourquoi cette minuscule parcelle de terre, grande comme deux départements français suscitent-elle tant de passion (72 % de la Palestine sous mandat britannique constitue aujourd'hui la Jordanie) et chez beaucoup une haine farouche ? Je reste persuadé que l'antisionisme radical tel qu'il s'exprime sur ce site et sur d'autres est le dernier avatar en date de l'antisémitisme multi-millénaire.
Un détail : beaucoup de juifs « arabes » émigrés en France ou leurs enfants sont loin de ressembler aux « européens ordinaires » et ont eu a subir aussi des contrôles fréquents au faciès de la police.
à Gisor
De louarn
chomage | 22H44 | 18/01/2009 |
Les israéliens « non juifs “ , c'est a dire qui ne sont pas de religion juive sont aussi discriminés par l'état d'Israel .
Par : juifs ‘ arabes vous devez entendre sans doute les gens d'origine sémite qui ont adopté la religion juive .Il est vrai aussi qu'il y a des gens de religion juive qui ne sont pas sémites comme une bonne partie des gens originaires de l'Europe du Nord par exemple .
Il me semble avoir compris depuis longtemps que les religions ne se transmettent pas par les gènes , mais je suis peut ètre niais ou inculte .
à louarn
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 14H20 | 19/01/2009 |
Une bonne partie des musulmans ne sont ni semites, ni arabes.
Il faudrait arreter de s'emmeler les pinceaux avec tous ces raisonnements ethnistes. En afrique du nord, la majeure partie de la population, qu'elle soit juive ou musulmane est d'origine berbere… La plupart des gens qu'on appelle « arabes » en France ne le sont pas, et nombreux sont ceux qui ne parlent meme pas l'arabe.
Un jour j'ai voulu faire le malin devant une amie algerienne en lui sortant une expression arabe pur sucre (le shoukran ale wajib). Elle a fronce les sourcils en me demandant : ca veut dire quoi ca ? Et son fils lui a repondu « c'est rien Maman, c'est de l'arabe »…
L'dentitee, ce'st un peu plus complique que tous ces trucs.
Quand au terme « semite », qui est avant tout un terme de linguistique, il a un sens quand on parle des akkadiens ou des babyloniens de l'antiquite. Son seul sens moderne (a part le fait de designer une famille de LANGUES) est celui que les pseudo scientifiques du XIXieme siecle on cru lui trouver en cherchant a identifier les peuples d'aujourd'hui avec ceux d'il y a 3000 ans. Ils ont ressorti du fin fond de l'Histoire les « semites », les « Gaulois » etc… Bref, de la bouillie pour Nazillon en debut d'apprentissage.
S'il vous plait, evitez de trop employer ces termes.
à louarn
De ruelle55
desperate husband | 15H49 | 20/01/2009 |
juif,sémite,sionniste…israelien arabe,juif arabe,arabo-juif…déjà que le conflit en lui même me dépassait ,mais là ! Quelqu'un peut-il m'expliquer ces trois premiers termes ? merci.
à Gisor
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 00H01 | 19/01/2009 |
Pourquoi personne n'est capable de faire la différence entre « arabe » et musulman » : un arabe est quelqu'un originaire de la péninsule arabique, et un musulman un croyant. Ainsi un arabe n'est pas forcément musulman, et un musulman n'est pas forcément arabe (L'Indonésie est le premier pays musulman au monde et que je sache elle ne se trouve pas en Arabie). C'est fatiguant ce genre de préjugés qui font qu'aujourd'hui chaque pensée, chaque chose doit être étiqueté dans un groupe bien délimité. C'est la même chose pour ce qui est de la distinction entre antisionisme et antijuif (un terme totalement erroné aussi d'ailleurs). Un antisioniste n'est pas forcément antijuif : vouloir essayer de confondre les deux choses comme aime à le faire l'Etat d » Israël et ses antennes en France sous des prétextes démagogiques et politiques est un processus qui ne revient au final qu'à les faire confondre encore plus aux yeux des spectateurs.
à Gisor
De racbey
cadre fonctionnaire | 14H38 | 20/01/2009 |
gisor….votre petite contribution historique manque d » impartialité …et ce n'est pas votre amnénie selective qui aidera à comprendre ce conflit……
à Gisor
De hedona
retraitée | 23H31 | 20/01/2009 |
Je crois, en effet que lorsqu'on pense à Israéliens, c'est aux ashkenazes ; quant aux séfarades, il est vrai qu'ils sont plus proches des arabes et qu'on peut les confondre et leur manière de vivre est elle aussi, plus proches des Arabes, puisqu'ils viennent du Maroc, de la Tunisie etc..
Quant à pourquoi cette petite pièce de terre suscite tant de passions ? Il faudrait le demander aux medias qui nous en parle depuis maintenant 60 ans, mais par contre ignorent des massacres dans des pays africains.
Quant à ce petit morceau de terre, il est stratégique ! c'est bien pour cela, que les USA aident depuis toujours financièrement et militairement Israël ; quant au massacre des Palestiniens ; il est programmé depuis 48. Encore deux décennies, et il n'y aura même plus de problème palestinien ; ils seront tous massacrés ou expulsés.
à Pierrrrre
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 01H50 | 19/01/2009 |
Qu'est ce qui dit pi5r ?
à Servais-Jean
De Hemenate
02H43 | 19/01/2009 |
Franchement ce type d'interpellation qui vise la personne en ne faisant aucune référence au fond fait de plus en plus penser à une bande de préadolescents désoeuvrés.
Cela pourrit systématiquement les fils de discussions à en devenir insuportable.
Si ce genre de contribution ne vous est pas trop addicitive, je vous serai très reconnaissant d'espacer les doses.
De Rick75
restaurateur | 20H36 | 18/01/2009 |
Les médias, principaux responsables, ont des comptes à rendre .
De toots
void | 20H37 | 18/01/2009 |
Merci !
De apollon
professeur de langue | 20H38 | 18/01/2009 |
Tout d'abord il faut distinguer « juif » et « israélien », le problème que les palestiniens ont est avec Israél et non pas avec les juifs du monde, le souci c'est que certains de ces juifs, qui par ailleurs ne sont pas israéliens, souvent ils sont plus sionistes que les sionistes eux même, d'ailleurs, cece s'applique aussi aux nons juifs qui sont loyaux, quelque soit les cas, à la politique israélienne.
partons donc d'ici pour décoder un peu le problème : exemple, en France, le CRIF, qui se dit réprésentant des juifs français, défile avec les drapeaux israéliens pour soutenir les massacres de Gaza, dans l'esprit de certains, les notions de juif et d'israélien sont confonues et donc on identifie chaque juif en étant israélien, et donc coupable…
d'où le malaise de ces juifs qui condamnent l'occupation israélienne de la Palestine.
pour moi, qui suis très lié à la question palestinienne, je trouve alors scandaleux de s'y prendre aux symboles juifs en France ou ailleurs, des imbéciles qui pensent servir la cause palestinienne par ces agissements, il se trompent royalement.
demander à n'importe quel palestinien sensé, il vous dira qu'agresser les juifs en Europe ou ailleurs déssert la cause du peuple palestinien.
à mon modeste avis, ce qu'il faut faire pour arrrêter ces confusions de genres, c'est que le Crif arrète de s'y prendre pour le réprésentant de l'état d'Israél en France, comme si le CFCM se disait répresenter l'Iran ou l'arabie saoudite ! !
De regard_d_ailleurs
étudiant | 20H55 | 18/01/2009 |
l'absence de neutralité des journalistes est le nœud du problème, c'est pourquoi, Je pense réellement comme je l'ai souligné la dernière fois que certains éditorialistes de nos médias méritent d'être débusqués car ces derniers nous parlent de communautarisme et d'importation du conflit israélo-palestinien. Ils critiquent les petits jeunes de banlieues lorsqu'ils partent pour le jihad en Afghanistan, en même temps ils font un accueil triomphal à Arno Klarsfeld après son service militaire en Israël (CheckPoint dans les territoires occupés) sans oublier la publicité pour son livre « Israël Transit ».
Si je me rappelle bien, il a été reçu sur 6 plateaux télés, vous pouvez vérifier sur You Tube (canal+, France 2 etc)…
Comment voulez-vous atténuer le mécontentement de l'opinion public ?
à regard_d_ailleurs
De ruelle55
desperate husband | 16H01 | 20/01/2009 |
» »…certains éditorialistes de nos médias méritent d'être débusqués … » ».Débusqués comme quoi ? Même si tu as complètement raison sur le fond,attention à la forme,moi,personnellement ça me choque.Quant à arno klarsfeld, « le chasseur de Noirs » (pour sa contribution à la lutte contres les clandestins dans les écoles),c'est quoi cette histoire de service militaire ? c'était quand ? moi qui ne rate aucune émission de ce mange-merde,ça me dit rien.
à ruelle55
De racbey
cadre fonctionnaire | 17H30 | 20/01/2009 |
« c'est quoi cette histoire » c'est l'histoire d'un français« klarsfeld » qui va faire son service militaire dans un pays étranger et oui ça existe…..comme le militaire israelien capturé par le hamas ..shalit il est aussi français c'est à n'y rien comprendre….la france n'est pourtant pas en guerre contre la palestine que je sache ? ?
De iJer
?? | 20H56 | 18/01/2009 |
« arrétez ça suffit », dites vous. Certes ! Je trouve le cri un peu lêger, l'exposition publique bien faible (pas de manif). Mais à qui criez vous cela ? Pas un nom dans votre article n'est clairement désigné. Personnellement, ce que je regrette des 5%,et bien plus, c'est une non identification clairement exprimée des auteurs de la tragédie récente. Or très peu s'engagent à dénoncer publiquement les coupables, qu'ils soient religieux ou non, ce qui finalement s'apparente à un soutien global des communautés juives aux horreurs commises et donc â la montée d'un sentiment antisémite. Je pense qu'il faut des voix fortes de la communauté pour dénoncer nominativement les vrais coupables et ceux qui les soutiennent, sans quoi tout membre peut être identifié comme complice des criminels de Tel Aviv.
à iJer
De Hemenate
21H26 | 18/01/2009 |
« Personnellement, ce que je regrette des 5%,et bien plus, c'est une non identification clairement exprimée des auteurs de la tragédie récente »
Les juifs français ne sont pas israéliens, et n'ont pas plus à se positionner par rapport au conflit israelo-palestinien que n'importe qui.
Idem pour les français musulmans.
à Hemenate
De andriouchka
21H34 | 18/01/2009 |
je vous approuve entièrement.
à Hemenate
De iJer
?? | 00H11 | 19/01/2009 |
Faisant cela vous vous faites compmice des atrocités en ne dénonçant jamais rien ni personne. La posture est aisée, mais je ne vois pas alors comment les commjnautés juives de l'étranger pourraient ne pas souffrir d'un sentiment de complicité, interprétable en antisémisme.
Enfin votre sentence que les juifs francais n'ont pas à se positionner, manque un peu d'arguments. Je vous soumets une hypothèse non provocatrice mais qui peut aider à faire un paralèle : Les crimes de guerre nazis opérés en Allemagne n'auraient pas du être dénoncés en France, et la france de vichy avait finalement rzison de collaborer, ce qui se passait dans les camps allemands et hors de France ne la concernait pas ? Meme similitude france/étranger, éclairez moi donc SVP.
à iJer
De Hemenate
01H24 | 19/01/2009 |
Vous ne m'avez pas compris, j'ai dit que les juifs français ne sont pas israéliens et qu'ils n'ont pas PLUS à se positionner par rapport aux conflits que n'importe qui.
Ce sont des citoyens français, qui comme tous les citoyens PEUVENT choisir de s'exprimer ou non sans qu'on leur fasse de procès d'intention.
Et peuvent également s'exprimer en tant que citoyen français, et non en tant que juif.
En les obligeant à se positionner, vous les écartez de la communauté nationale, vous les ramenez à leur simple condition « de juifs ». Et surtout, vous conditionnez leur opinion au fait qu'ils soient juifs.
Penser que des personnes doivent se positionner sur ce conflit parce qu'elles sont juives est une approche communautariste contraire à l'esprit républicain auquel je suis attaché.
Pour résumer mon opinion :
En quoi une personne juive qui ne prend pas position devrait-elle être plus soupçonnée d'avoir tel avis qu'une personne non-juive ne prenant pas position ?
Si la réponse est « parce qu'elle est juive », c'est une approche racialiste…
Même principe pour les musulmans, ect…
», condamnez vous donc clairement le président du CRIF qui positionne 95% de la communauté en faveur des récentes opérations »
Je trouve qu'il est intolérable que de tels propos soient tenus.
Je pense que l'écho donné par les médias et les pouvoirs publics à des associations telles que le CRIF, le CFCM, le CRAN… qui s'autoproclament représentantes de communautés alors qu'elles ne représentent, comme toutes les associations, que leurs adhérents, est très problématique. Et amorce un virage communautariste contraire aux principes républicains.
Si un Comité Représentatif des Associations Blanches ou un Conseil Représentatif des Institutions Chrétiennes de France, se formait et avait un tel poids dans les médias et la sphère publique ce serait scandaleux.
C'est, à mon sens, la même chose pour le CRIF, le CFCM, ou le CRAN.
à Hemenate
De iJer
?? | 01H27 | 19/01/2009 |
Pour répondre à votre question contenue dans votre message : quand des représentants de la communauté parle au nom de l'ensemble pour soutenir ou défendre, sans que personne ne se démarque clairement de ceux qui agissent ainsi, on serait logiquement amené à penser que l'ensemble de la communauté soutient les propos et les actes. Alors qu'un membre d'une autre communauté religieuse, sociale ou autre dont les représentants ne se sont pas exprimés en des termes aussi tranchants et définitifs, on ne que moins présuposer de leur opinion. Comprenez moi bien, je fais reposer la faute sur les réprésentants de la vommunauté juive et non sur ses membres ! Votre dénonciation est franche et vlaire, ce que je reprochais de ne pas être à l'auteur de l'artivle tout comme à d'autres voix fortes de la communauté.
Pour ce qui est de la dénonciation des actes de l'Etat d'israel qui ne serait pas plus importants à emettre pour un juif que pour un non juif, mon raisonnement est similaire. Tout membre de la communauté est à priori marqué du seau de la complaisance vis à vis de Tel Aviv, ce qui n'est pas le cas d'un non juif, car les représentants politiques ou relihieux ici ou la bas parlent au nom de tous sans que personne jamais ne s'en offusque. Si vous me permettez ce paralelle, on a pu lire que les représentants palestiens étaient le pire ennemi de leur peuple, je pense que l'on peut écrire la même chose des communautés nationales juives, dont les propos trop rarement dénoncéclairement et à haute voix entraine avec eux chaque membre, dans le soutien inconditionnel, entrainant losqu'il y a massacre rejet de ce soutien, de ceux qui le proclame et de ceux qui ne s'en distancient pas !
à iJer
De Hemenate
02H32 | 19/01/2009 |
On en revient à ce que je disais à propos du crédit qu'accorde les médias et les pouvoirs publics au CRIF.
La France est une République indivisible qui ne reconnaît pas les communautés.
Le CRIF est une simple association qui ne représente que ses adhérents.
Le membres du CRIF ne sont pas élus par les juifs de France, ils sont élus, comme n'importe quelle association, par quelques adhérents (juifs ou non-juifs) qui ont payé une côtisation.
Les juifs ne France n'ont pas à se sentir engagés par les déclarations du CRIF, ils n'ont donc pas plus de raison que vous et moi d'éprouver le besoin de se distancier d'une association qui ne les représente pas.
En France les citoyens s'exprime individuellement ou par l'intermédiaire d'associations auxlaquelle ils adhèrent et côtisent, pas par « communauté » interposée.
« les représentants politiques ou relihieux ici ou la bas parlent au nom de tous sans que personne jamais ne s'en offusque »
En israël, les représentants politiques parlent au nom des israéliens (( des juifs et des arabes israéliens) car ils ont été élus.
Sinon en France, une association juive (UJFP je crois) était présente lors d'une manifestation pour la paix « pro-palestinienne » à Paris.
Sinon dans le Parlons Net de cette semaine, un journaliste se présentant comme juif, prend à parti le président du CRIF à ce propos (et notamment de la déclaration sur les 95%)
Vous raisonnez en terme de communautés, raisonnement que je refuse et qui est contraire aux principes républicains, c'est en cela que nous divergeons.
à Hemenate
De ruelle55
desperate husband | 16H09 | 20/01/2009 |
Le CRIF a appelé à voter sarkozy en 2007.sarkozy a imposé la shoah à tous les enfants de 10 ans.vous en pensez quoi.
à ruelle55
De racbey
cadre fonctionnaire | 17H32 | 20/01/2009 |
je pense que c'est pas la dernière bétise qu'il va faire….pour montrer sa bonne volonté….