
Logement : et si on faisait revivre les coopératives d'habitat ?

La recherche de logement, quelle galère ! Les visites d'appartement sans fenêtre, la cage à lapin au dernier étage sans ascenseur, le studio au prix d'un T3… Quant aux loyers, ils ne cessent d'augmenter (+2,38% au deuxième semestre 2008) et pèsent de plus en plus dans les budgets des ménages. Et si la solution résidait dans l'habitat associatif ?
En France, seulement 433 000 des 1,2 million de demandeurs de logement social ont pu accéder au parc HLM en 2006. Ce type d'habitat montre-t-il ses limites ? D'autant que le dernier projet de loi sur le logement prévoit d'assouplir la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) en permettant d'inclure les programmes immobiliers d'accession sociale à la propriété dans les 20% de logements locatifs sociaux.
Autrement dit : les 400 maires (sur 730) qui n'ont toujours pas atteint les quotas obligatoires pourraient comptabiliser les constructions de ménages plus aisés que ceux visés prioritairement par la loi SRU. Les associations d'aide au logement sont sur le pied de guerre. D'autres préconisent de supprimer les HLM et de subventionner les ménages plutôt que les habitations. Du côté de la propriété, le tableau n'est guère plus optimiste. Dernièrement, le rehaussement des taux d'intérêt rend l'accès au crédit bancaire de plus en plus difficile pour les particuliers.
Alors, propriétaire ou locataire ? Loin du tapage médiatique, les particuliers s'interrogent. Et finalement, pourquoi pas les deux ?
L'habitat coopératif, la solution ?
La solution se trouve peut-être hors de nos frontières : Suisses, Danois, Norvégiens et Québécois ont opté pour l'habitat coopératif. Le concept : mettre en commun des ressources humaines et matérielles pour accéder à un logement de qualité, tout en favorisant un style de vie basé sur l'échange et la responsabilité. Si l'idée paraît simple, la concrétisation se révèle plus complexe.
Dans les pays pionniers, les coopératives, très nombreuses, servent de relais aux autorités publiques en matière d'habitations mixtes et de logement social : 50 000 habitants au Québec, 17% du parc immobilier en Norvège, 10% en Suède. En France, ce modèle, qui avait connu un certain essor dans les années 1950-60 avant de disparaître au profit des HLM dans les années 70, refait surface. Des associations se créent pour accompagner les porteurs de projet.
Au dire des résidents, nul besoin d'être une bande d'amis pour se lancer dans un projet de coopérative. Le désir de vivre dans un logement convivial, un naturel plutôt sociable et une vision pas trop figée de sa maison idéale sont les ingrédients de base. Les relations avec les futurs voisins sont testées dès la première phase du projet.
Les coopérateurs confrontent leurs intérêts et établissent des plans de construction (ou de rénovation) en fonction de leurs besoins et du cadre de vie auquel ils aspirent. A noter que très souvent, la dimension écologique fait partie intégrante de la conception du bâtiment coopératif. Ensuite, ils avancent en commun une partie du capital (entre 5% et 20% suivant les pays et les projets) et empruntent le reste auprès d'une banque.
Des résidents à la fois propriétaires et locataires
Comme dans toutes coopératives, les membres ont un double statut. Détenteurs de parts sociales (proportionnellement à la superficie de leur futur appartement), ils deviennent propriétaires (collectivement) des biens acquis par la coopérative et bénéficient du droit de participer aux décisions. « Quel que soit le capital apporté, le principe “ une personne, une voix ” garantit le fonctionnement démocratique de la structure » explique Bertille Darragon, permanente de l'association française Habicoop.
|
D'autre part, les habitants sont locataires : ils versent un loyer à la coopérative qui correspond au coût réel du logement (frais de fonctionnement et remboursement de l'emprunt). Ces loyers se situent généralement dans le bas de la fourchette des prix de l'immobilier et demeurent inchangés au fil des ans. En cas de départ d'un coopérateur, la vente des parts sociales ne peut donner lieu à aucune plus-value. Un bien immobilier qui entre dans le système coopératif n'est donc plus soumis à la spéculation immobilière. Les habitants restent maîtres des lieux, mais aussi des prix.
Si l'argument budgétaire semble convaincant, « le style de vie » est toujours la réponse qui arrive en tête lorsqu'on interroge les coopérateurs sur leur choix. « Quelle alternative existe-t-il entre la villa individuelle cachée derrière sa haie de thuyas et le squat collectif ? », caricature Philippe Schneider, habitant de la coopérative Inti (Suisse). Invariablement, les habitants affirment rechercher un mode de vie qui intègre le partage, la solidarité, l'entraide entre voisins.
La mixité sociale est encouragée par les loyers modérés et la mutualisation de l'apport financier qui permet d'accéder au crédit bancaire. Dans le cas du « village vertical », projet lyonnais qui devrait voir le jour en 2011, les coopérateurs pensent réserver un appartement à une association de solidarité pour les sans-logis. Le même type de partenariat existe pour permettre la venue de personnes âgées ou en situation de dépendance. Pour Philippe Schneider, « l'immeuble est comme une petite société » :
« On y trouve de tout : des familles, des couples, des jeunes, des moins jeunes… Les habitants se croisent dans la buanderie du rez-de-chaussée, se retrouve sur la terrasse du toit pour un barbecue ou au sous-sol pour un concert en soirée ». Ils assurent ensemble la gestion et l'entretien de l'immeuble, misant sur la responsabilité de chacun. Et ça marche ! »

- 25383 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





















58
(Pour réagir, connectez-vous)
De FreddySpow
18H13 | 05/09/2008 |
Combien vais-je en faire grincer des dents en declarant qu'a mon sens, l'enrichissement sur le sommeil des autres est immoral ?
Je pense que le monopoly autorisé de l'immobilier est un des trucs les plus degueulasses que notre jolie economie liberale puisse produire.
-nous acheter un appart ou une maison, grand bien nous fasse…
-le louer a un prix prohibitif pour que les autres nous le payent, qu'on puisse le vendre, en acheter un plus gros et rebelote, c'est honteux…
je suis pour l'interdiction des fruits de son capital par le biais de l'immobilier, et j'applaudis donc a ces solutions cooperatives.
et que les moqueurs la rejettent ne m'etonne pas, ils oublient simplement que certains la pratiquent avec succes, ailleurs qu'en france evidemment
quand a la musique pourrie du voisin, pas besoin d'etre en cooperative pour se la cogner… !
bises a tous
à FreddySpow
De Béatrice1
| 00H24 | 06/09/2008 |
C'est exactement à cause de ce genre de raisonnement qu'il y a une telle pénurie de logements en France et donc des loyers aussi élevés - sans parler des délires de cautions et de cautions de cautions…
à Béatrice1
De FreddySpow
08H33 | 06/09/2008 |
« C'est exactement à cause de ce genre de raisonnement qu'il y a une telle pénurie de logements en France et donc des loyers aussi élevés - sans parler des délires de cautions et de cautions de cautions… »
vas-y Béatrice explique, que je meure pas idiot…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H43 | 05/09/2008 |
On va etre obligé , de le faire , de toutes façons avec une economie liberale devenue aussi naze que dans les pays de l » URSS …
Autant commencer maintenant ..
De Libelluless
19H51 | 05/09/2008 |
Je trouve cette idée très intéressante à condition que les voisins-voisines se respectent mutuellement et ne dégradent pas l'immeuble. L'intérêt dans ce cas c'est de pouvoir facilement changer de région lorsqu'une nouvelle opportunité professionnelle existe ailleurs, donc meilleur mobilité géographique, à condition de trouver ce système (qui favorise la construction de logement sociaux) un peu partout dans les grandes villes.
Mes questions sont : n'est-ce pas une autre solution pour que les banques prêtent à des personnes peu solvables ? Quelles sont les conditions de prêt et avec quelle assurances ? Est-ce que ce type de projet ne va pas faire de nouveau flamber les prix du foncier et de l'immobilier ? Enfin, que se passe t'il lorsque l'immeuble a été complètement payé ?
à Libelluless
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 20H21 | 05/09/2008 |
« n'est-ce pas une autre solution pour que les banques prêtent à des personnes peu solvables ? Quelles sont les conditions de prêt et avec quelle assurances ? »
Tout à fait. Et la différence, c'est que les banques ne prêtent pas à une personne (physique) mais à une entreprise. Cependant, il faut toujours que l'entreprise apporte une certaine quantité de fonds propre. Dans ce cadre, une parie de ces fonds peuvent être fournis par des prêts directs : la famille, les amis, etc. Cela permet de reporter la charge sur un nombre important de personnes, lissant ainsi les risques liés aux situations individuelles.
« Est-ce que ce type de projet ne va pas faire de nouveau flamber les prix du foncier et de l'immobilier ? »
On peut difficilement répondre à cette question tant que ce genre de projet est minoritaire. Actuellement, je pense qu'il n'y a aucune une influence significative sur les prix pratiqués.
« Enfin, que se passe t'il lorsque l'immeuble a été complètement payé ? »
Le prix du loyer se réduit alors aux seules charges d'entretien. Le système CLIP/Mietshäuser Syndikat dont je parle dans un message plus bas demande en plus une petite contribution (restant très légère heureusement) permettant d'aider financièrement les projets du même style en cours de création.
à BobLaMouche
De Béatrice1
| 00H27 | 06/09/2008 |
Mais que se passe-t-il si une famille doit déménager avant que l'immeuble ne soit complètement payé ? Dans ce cas elle a fait une très mauvaise affaire, puisque ce qu'elle aura à la « revente » ne lui permettra pas de se reloger ailleurs, non ?
à Béatrice1
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 01H33 | 06/09/2008 |
L'idée dans ce genre de structure, c'est que ce n'est pas la famille qui est propriétaire du bien (et qui doit donc rembourser l'emprunt), mais la société faisant office d'intermédiaire. Cette société rembourse l'emprunt avec les loyers des habitants. Donc si des habitants partent, il suffit que d'autres prennent leur place dans un délai raisonnable. L'apport fourni pour pouvoir accéder à l'emprunt peut être fait par des prêts directs, et donc si les habitants ont mis de l'argent dans la société, celle-ci les rembourse selon l'échéancier prévu, que les personnes soient restées habitantes ou non. Là je parle d'une structure type CLIP que je connais bien ; j'ignore les détails des autres structures mais j'imagine que ça doit être similaire.
Ensuite, ce que retirent les personnes en partant dépend du type de montage effectué. L'esprit, c'est que s'il y a des billes à reprendre (parts sociales), elle sont de la même taille que celle mises au départ. Un montage comme le CLIP par exemple ne nécessite pas de mise particulière de la part des habitants en général. Il n'y a donc pas de droit d'entrée basé sur l'argent, et pas de menace sur l'ensemble du projet (retrait de capital) en cas de départ.
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 20H02 | 05/09/2008 |
Alors, propriété ou location ? La question me semble mal posée à la base, sachant qu'elle conduit à éluder toute contestation de la propriété privée (ou d'état) des logements, qui amène via la spéculation au genre de crise auxquelles nous sommes confrontés.
L'article introduit de manière intéressante une troisième voie, la « propriété d'usage ». Différents montages juridiques existent pour la faire vivre, comme les coopératives présentées précédemment. Cependant ces montages ne résolvent pas la question de la pérénité du projet de vie à long terme : les habitants peuvent en effet être tentés de modifier les statuts et de revendre le bien pour empocher la plus-value. La brêche (ou l'oasis) précédemment formée disparaît alors.
Je voudrais signaler l'existence d'un montage qui se a pour but, en plus de ceux cités dans l'article, de proposer une solution à ce problème. Il implique une seconde structure (extérieure aux seuls habitants) dont les seules fonctions sont de verrouiller de manière définitive la revente du bien immobilier (sauf peut-être situation catastrophique justifiant une telle opération), et de mettre en relation les différents projet partageant ce type de montage. Un tel système existe depuis près d'une quinzaine d'année en Allemagne sous le nom de Mietshäuser Syndikat (lien), né à la suite de la répression massive contre les mouvements squat. Détournant les structures capitalistes traditionnelles, il permet concrètement la création de logements sociaux autogérés.
En France, ce système a été récemment transposé par le collectif CLIP (lien, il y a une brochure de présentation sur le site).
à BobLaMouche
De nemo3637
Déchoukeur | 23H32 | 05/09/2008 |
C'est génial ! C'est justement des réponses et des pistes à notre projet.C'est donc dans l'air du temps. Je croyais que nous étions les seuls à avoir pensé ce type d'habitat. Je m'aperçois que d'autres ont « pris de l'avance » et c'est tant mieux. On profitera de leurs expériences, de leurs réussites comme de leurs erreurs. Assez de défaitisme : il faut savoir se grouper et oser.
à BobLaMouche
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 09H20 | 06/09/2008 |
Cela prend combien de temps de monter un tel projet ? Surtout si on n'a pas de « co-proprietaires » ?
De louise2
08H11 | 06/09/2008 |
Au tout début des années 90 j'ai passé 3 semaines à Liverpool (je m'occupais alors de programmes e rénovation urbaine et sociale). Le typhon thatchérien était passé et on ramassait les morceaux.
En ce qui concerne le logement, j'ai visité des coopératives de ce genre. Les souvenirs qui m'en restent :
- ces initiatives étaient le fait de personnes ayant un certain revenu ; pas assez pour quitter le quartier, mais assez pour se lancer dans le projet.
- cela marchait plutôt bien apparemment (tout le côté convivial et écologique évoqué ici)
- les responsables municipaux du logement comme les promoteurs de ce genre de projet m'ont tous dit que le problème essentiel était le foncier et les limites de ce système pour les plus pauvres.
Ils concluaient TOUS : « ce qu'il nous faudrait ici c'est votre système français des HLM. C'est un excellent outil pour le logement social »
Que s'est-il passé ? …
à louise2
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 09H21 | 06/09/2008 |
Et ceux qui ne sont pas assez pauvres pour vivre en HLM ?
à Venezuela
De louise2
10H35 | 06/09/2008 |
je me suis manifestement mal fait comprendre car si je n'attendais aucune approbation a priori, je ne pensais pas m'attirer ce genre de remarques.
ce que je voulais dire et ce sur quoi j'attendais qu'on m'éclaire ou qu'on me contredise est ceci
- à Liverpool, en 1990, dans une période très « libérale » (au mauvais sens du terme) où avait disparu tout système public d'aide au logement (comme au reste d'ailleurs) la solidarité avaient été reprise par les individus eux-mêmes qui s'auto-organisaient ou recevaient de l'aide par le secteur associatif, (secteur « volontaire », charities etc). Il y a je crois quelque chose de positif dans le fait de ne pas tout attendre de l'Etat mais aussi des limites. Celles ci m'avaient paru très clairement exprimées par ces responsables municipaux et associatifs qui enviaient notre système français (pour une fois que les Anglais nous enviaient quelque chose : -))
- en France, 18 ans après, nous découvrons ou redécouvrons le logement coopératif. Je le répète cela a quelque chose de très prometteur et libre. Mais je ne peux m'empêcher de me demander si ce n'est pas aussi le symptôme (l'un des nombreux symptômes) d'un abandon d'une solidarité collective. Et que peut-être il fallait y être attentif au moins sur les deux points soulevés par les élus anglais : le coût (voire la disponibilité) du foncier et le cas des plus démunis.
Je dis peut-être une bêtise mais dis-je une ânerie ?
à louise2
De Madiran
(Business Analyst) | 13H53 | 06/09/2008 |
Je pense que vous pointez du doigt « la solidarité collective »… element essentiel.
Ce type de solution est très « citoyenne » et avec l'assentiment des pouvoirs, tant privés que public cela pourrait fonctionner me semble-t-il.
De Anthropia
08H47 | 06/09/2008 |
Bonne idée, mais ne tient pas compte de l'évolution sociale, trop collectiviste, ne tient pas compte des intérêts des individus.
Par exemple, pourquoi un capital qu'investit un gars plutôt pauvre ne dégagerait pas du tout de plus-value ?
Et pourquoi dire qu'on devient propriétaire, alors que le titre de propriété appartient à une société ?
Dans ce cas, je parlerais de système de location moins cher, de possibilité de gérer collectivement sa location, ce qui est un progrès. Mais pas de propriété.
http://anthropia.blogg.org
De Pasadena
visiteur | 10H38 | 06/09/2008 |
L'idée est géniale dans l'absolu ! ! ! Mais difficilement applicable pour la société française dont l'individualisme fait légion ! ! Tansposer le modèle scandinave à la société française est un leurre ! La maturité ( vivre ensemble dans le respect de l'autre dans toutes ses différences et variantes … )n'y est pas pour pouvoir vivre ensemble . Il y a une telle différence culturelle que ce voeu pieux s'apparente à un produit exotique dont on en raffole à priori….mais hélas « chasser le naturel , il revient au galop “ ! ! ! ….à bon entendeur ,salut !
à Pasadena
De gastonduf
cryptoquoi? | 10H50 | 06/09/2008 |
Parfois il arrive que les bonnes idées fassent leur chemin malgré tout.
La méfiance du « Français » à l'égard de son voisin (ennemi potentiel) est parait-il particulièrement élevée si j'en crois une enquête dont j'ai croisé les conclusions dans un journal…
Mais pas tous, alors ?
De gastonduf
cryptoquoi? | 10H41 | 06/09/2008 |
La qualité de vie (un logement décent) n'est-elle pas une plus-value distribuée au quotidien ?
Se faire du fric en spéculant sur la nécessité de se loger, donc sans prendre de réels risques, s'apparente pour moi à une forme de racket exercé sur les familles et les moins favorisés économiquement.
Et puis, comment faire abstraction du collectif sur une planète qui comptera bientôt 9 maillards d'individus ?
De Red-Sky
Battant abattu | 11H23 | 06/09/2008 |
Ce système est génial, mais il n'a probablement pas l'intention de devenir obligatoire et universel. Qu'il ne convienne pas à certains pour des raisons psychologiques ou culturelles et qu'il ne soit pas adapté à certaines situations sociales ne fait aucun doute. Mais ça ne lui enlève absolument rien.
Il faut cesser cette manie française de raisonner de façon totalitaire et abandonner cette « pensée de caserne ».
L'important est de proposer une palette de solutions et que chacun choisisse en fonction de ses revenus, de son âge, de son style de vie etc… HLM, maison en paille, habitat coopératif, maison traditionnelle, ou immeubles écologiques…On peut d'ailleurs avoir un parcours diversifié : colocation, puis HLM, puis habitat de centre ville, puis maison à la campagne etc.
Mais je reconnais que la plupart des français sont trop traditionalistes, individualistes et inciviles pour accepter ce système. C'est vraiment fait pour des « pionniers » et ça n'a rien à voir avec les revenus des gens ! ! !
De ADCR
11H35 | 06/09/2008 |
je recherche ce genre de chose mais en plein Paris.
Moi la campagne c'est bien pour un week end ou en vacances..
Sans béton moi je flippe…
Cependant quand je vois le prix des loyers je flippe aussi…
Il me reste la solution des squattes…mais ma copine elle n'apprécierait pas.
Le logement cooperatif, c'est parfait.
(un kibboutz sans mitraillettes, le rêve ! )
De yakuza
salades-nicoises.net | 13H26 | 06/09/2008 |
Bonjour,
j'ai vecu une dizaine d'années en G.Bretagne dans ce qu'on appelle une Community housing Association.De grandes maisons,ou chacun avait sa piéce et partageait des parties communes(cuisine,salon) ,certains y vivaient sans qu'on les rencontre !
D'autres partageaient parfois le repas (systeme rotation volontariat collectif) et les corvées collectives(tours de menage)Trente ans plus tard cette reponse au probleme du logement a progressée au point de devenir une entité gerant des milliers de maisons a Londres et autour.
Des loyers modiques,du lien social a la carte,que demander de plus ?
www.housingcorp.gov.uk/upload/pdf/Community_Housing_Association_HCA.pdf+…
De N.E.M.
Activité indéfinie | 19H02 | 06/09/2008 |
Mises à part les règles « 1 personne = 1 voix » et « pas de plus-value en cas de revente », quelle différence avec un logement en co-propriété ?
Quel est l'intérêt d'interdire une plus-value en cas de revente ? Comment cela est-il possible sur du long terme ?
En quoi est favorisé « un style de vie basé sur l'échange et la responsabilité » ?
à N.E.M.
De FreddySpow
14H57 | 07/09/2008 |
ce qui est interessant dans cette formule cooperative c'est justement d'eradiquer la plus-value et la speculation, inventions des plus aisés pour rester plus aisés au depend des…
je vous laisse deviner !
et de grace, chers petits propriétaires ici presents, je ne juge pas ceux qui utilisent le systeme, je juge simplement le systeme. et il est immoral !
utilisez-le puisqu'il est la mais ayez la bonté de ne pas en nier l'injustice, meme si vous en profitez…
certains se contentent de travailler pour vivre, d'autres passent leur vie à chercher comment prendre dans la poche des autres
l'immobiler est une des armes des seconds…
bises a tous
De N.MARECHAL
07H43 | 07/09/2008 |
Le concept de la coopérative est très intéressant, malheureusement il n'est pas très populaire auprès des latins. Notre mentalité est globalement basée sur l'individualisme. C'est une valeur spécifique très marqué chez les Français à l'inverse des anglophones (dont je suis).
J'ai été coopérant dans une coopérative. Au début c'est génial, il y a une solidarité magnifique mais au fil du temps les choses se dégradent et pour conclure, c'est la pire expérience que j'ai connu.
De georges majourau
retraité france telecom | 19H14 | 07/09/2008 |
Juste une info sur le sujet.
Celà se passe vers les années 60, à OLORON SAINTE MARIE (64) où un homme, Henri LACLAU, aidé de quelques amis a acheté des terrains (une dizaine d'hectares), pour 1 franc le m2, les a partagés en lots d'environ 800 à 1000m, fait dessiner 3 plans de pavillons (T4), a recruté un groupe de travailleurs du batiment, les a équipés du matériel necessaire, a créé une coopérative alimentaire, ouvert 5 magasins de distribution et bien sûr créé une coopérative de construction bénéficiant évidemment de tarifs matériaux plus que plancher.
En trois ou 4 ans, une centaine de maisons ont été construites, la voirie réalisée, ect.
Il y a eu quelques années plus tard deux autres lotissements construits dans les mêmes conditions toujours simples mais solides et confortables destinés à des couples qui, sans celà, n'auraient jamais pu accéder à la propriété.
Ensuite est venue la piscine (5 bassins dont 1 de 50m),
un club de sports ….
Henri LACLAU était géomêtre du cadastre et a réalisé tout celà sans quitter son emploi et sans en retirer une quelconque rémunération….
Actuellement les lotissements sont fleuris, les arbres ont poussé, les fondateurs sont pour la plupart décédés, les jeunes rachètent …ect
C'était possible dans les années 60 ce ne l'est plus aujourd'hui ! !
S'il vivait encore, mon père vous donnerait son opinion sur la maison à 15 euros pendant 40 ans, lui qui en fin de remboursement (20 ans) devait payer environ 100 fr par mois pour un salaire de 7 ou 8000 francs …
Existe t'il encore de gens comme LACLAU ou sommes nous tous bling bling et moi d'abord …
De xbrossard
informaticien | 10H04 | 08/09/2008 |
Le problème de l'immobilier et de la spéculation qui en découle est que contrairement à d'autres biens classiques (par exemple, un téléviseur) le nombre de ressources est limité, par la superficie des terrains en ville notamment, et qui ne peut être résolue en faisant jouer la concurrence (alors que dans le cas du téléviseur par exemple, il suffit de chercher un autre constructeur).
Donc, plutôt que de chercher à faire modifier nos comportement de « consommateur » d'appartements, pourquoi est-ce que l'on ne s'attèle pas à ce problème de concurrence faussé ? On pourrais envisager plusieurs solutions :
- surtaxer tout les propriétaires de plusieurs logements, qui, après tout, prennent de la place au autres (et quand on voit le nombre de résidences secondaires en France, il y a de quoi faire quand même…) : on pourrait par exemple faire payer le prix de la deuxième maison x 1,5 fois pour qu'avec 2 maisons secondaires, on puisse faire la construction d'un logement HLM. et le taux pourrait augmenter au fur et à mesure du nombre de maisons en plus (x 2 le prix pour la troisième, etc…)
- mettre sur le marché les appartements non loués qui font grimper les prix : imaginons par exemple une taxe de 10% du prix d'un logement vide à chaque année de non mise sur le marché. Avec tout l'argent récolté, on aurait de quoi pourvoir à la construction de plein de logements manquants. Et qui dit plus de logements sur le marché, dit aussi plus grand jeu de la concurrence et donc baisse des prix… cela me paraît quand même beaucoup mieux que la réquisition non ?
Et très honnêtement, qui pourrait se plaindre de ce genre de propositions, à part les grands propriétaires et les rentiers ?
De lesuperdidou
Saltimbanque | 09H35 | 11/09/2008 |
Dans un petit village près de chez moi,il y a une équipe de foot. L'équipe du village. Régulièrement elle s'entraine sur le stade du village, cette équipe de copains partageant la même passion. Une quinzaine de personnes : c'est peu mais c'est quand même une équipe.
Sur le parking du stade il y a 15 voitures.
Vous disiez « coopérative » … ?