Et si on récompensait les clients fidèles aux petits commerces ?
Le petit commerce en France, on le sait, se porte plutôt mal. Entre 2004 et 2006, 22 300 magasins d'une surface inférieure à 120 m2 ont définitivement baissé le rideau. Malgré la légère progression des commerces de taille comprise entre 120 et 400 m2, les Français ont ainsi perdu 15 000 petits commerces.
En échange, 600 nouvelles grandes surfaces, et 131 000 m2 supplémentaires pour les magasins de cette catégorie.
Une poussée qui devrait encore s'amplifier avec le projet de loi de modernisation de l'économie, qui propose de simplifier leur implantation. En contrepartie, le Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac) passerait de 80 à 100 M€ par an et les petits commerçants seraient autorisés à fixer deux semaines de soldes en plus.
L'idée serait de créer en France un réseau de petits commerces qui auraient tous une carte de fidélité commune donnant droit à des remises dans tous les magasins adhérents. La carte serait vendue sur Internet et dans le réseau des commerces à un petit prix dont une partie pourrait être renversé au commerçant et à des associations locales.
Enfin, si les achats faits dans tel magasin donnaient droit à une remise dans tel autre, la carte inciterait les clients à explorer le réseau, sans que le commerçant dépense un centime en pub.
Des tels réseaux existent déjà. En effet, depuis fin 2006 l'association Interra diffuse sa carte chez les petits commerces locaux de Boston, Seattle et Puget Sound. Mais ce modèle a aussi fait ses preuves à Londres, où John Bird, célèbre fondateur de l'hebdomadaire « The Big Issue », et sa fille Diana ont lancé en 2006 la « Wedge card ».
A validité annuelle, elle est vendue aux particuliers dans les commerces membres du réseau et sur le site web au prix de 10 livres (12 euros). Ce montant est partagé entre le commerçant, la fondation The Big Issue et une association caritative locale. Tous les commerces indépendants peuvent entrer dans le réseau, pourvu qu'ils se situent en ville et ne comptent pas plus de neuf points de vente.
En avril 2008, les 5 000 Wedge cards diffusées étaient acceptées dans quelques 650 petits commerces de Londres, surtout dans l'East End. A cette date, il n'y avait eu aucun désistement de la part des commerçants agréés, et près de 9 000 euros avaient été versés à des associations caritatives.
John et Diana Bird réfléchissent aujourd'hui à étendre leur réseau à échelle nationale. Pour autant, le London Retail Consortium, qui représente les commerçants de la ville, a accueilli tièdement ce dispositif, regrettant qu'il ne s'attaque pas aux causes principales de la crise des commerces, notamment la taxe professionnelle trop élevée et le manque d'accessibilité des centres-villes.
A en croire les résultats des élections municipales, qui ont lourdement sanctionné le maire « anti-voitures » Ken Livingston, beaucoup de Londoniens partagent son avis.
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De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H31 | 10/06/2008 |
Le principe de la coopérative qui peut joindre le service personnalisé qui va de paire avec l'entrepreneuriat aux économies d'échelle résultant d'un approvisionnement et d'une publicité commune.
Je parie que les grandes surface feront le chemin inverse, en se scindant en « boutiques » quasi-indépendantes, ne gardant en commun que les fonctions qui gagnent à être standardisées. La voie de l'avenir. J'en parle depuis 30 ans.
http://nouvellesociete.org/PR31.html
Pierre JC Allard
De jma14
15H50 | 10/06/2008 |
Pour être développeur immobilier d'enseigne, le plus gros problème du commerce de centre ville, c'est le paiement du stationnement par les mairies, la privatisation des parkings sous la forme de concession (type VINCI) beaucoup trop chère (prix non maîtrisés) et accessoirement l'urbanisme raté de certaines villes rendants le centre répulsif.
Voilà ce que l'on entend dans les comités de direction avant de s'implanter dans le centre-ville au lieu de la galerie commerciale d'hyper.
Vous ne faites pas venir un client par une carte de fidélité.
à jma14
De pablico
17H00 | 10/06/2008 |
Pour l'instant c'est comme cela.
Les commerces de centre villes ne sont que des commerces de proximités.
On va au plus prêt.
Avec la future crise des transports je pense que ces commerces reviendront. Mais qui saura faire encore le boucher, le charcutier, et le boulanger, l'épicier. c'est un métier ça. Cela ne s'invente pas, le métier plus tenir un magasin.
A moins que les grandes surfaces, fassent venir un tram devant chez eux. Mais comment revenir avec un caddie plein ?
Grave futur problème de société.
à pablico
De Peureux anonyme
11H17 | 11/06/2008 |
Dans la petite couronne parisienne, largement aussi dense que Paris en mains endroits, les supermarchés ont pu s'installer assez facilement. On aperçoit couramment des gens dans la rue, sortant de « Casino », « ED » ou autres « Franprix » avec des caddies pleins et rentrant chez eux à pied. Pas besoin de trams…
à jma14
De DBL8
Retraité | 18H48 | 11/06/2008 |
Et ce n'est pas d'autorité que les commerçants reviendront !
A Romainville (93) un élus VEUT des commerces dans le centre ville, et bien il y a quelques mois un des commerçants déjà installés, lui a répondu : cela ne ce DECRETTE pas ! ! Il faut que les trottoirs soient propres, les poubelles en dehors du passage piétons…, et la liste continue.
Après les avoir étranglés, les élus voudraient qu'ils se réinstallent ? !
Il ne faut pas rêver, et ce n'est pas non plus en ne voulant pas de stationnement et en limitant la circulation que cela ira mieux ! !
Le pire, c'est que je suis sûr qu'ailleurs c'est la même chose.
De Pierrrrre
15H51 | 10/06/2008 |
Une carte de fidélité de plus ?
A coté de ma carte Pass, de ma CNI, de la carte Vital, de la carte du parking, de celle de la cantine, de la carte bleue, de la carte Pass de Carrefour, l'autre d'Intermarché et la troisième d'Auchan ?
Le problème du petit commerce est un peu le même que le problème de nos petits agriculteurs :
on aimerait les garder, ne serait-ce à cause de cette vie qu'ils apportent,
les uns dans les villes et villages, les autres dans nos campagnes.
Comment trouver un modèle économique qui leur permette la survie à l'encontre de la puissance de Hypers et autres Hard'boutiques ?
Mais pourquoi ne pas rémunérer chaque boutique, chaque champ de patate pour ce qu'ils nous apportent :
les uns, la lumière , l'animation dans la ville,
les autres pour un paysage, des chemins entretenus.
Oui, si j'étais maire d'une ville, d'un village, je rémunèrerais chaque boutique à égalité (quelquesoit sa taille), pour la vie, la surveillance et l'éclairage qu'elle apporterait à ma commune,
avec comme nécessité un minimum d'heures et de jours d'ouverture,
et une vitrine restant éclairée et visible toute la nuit.
Cette mesure n'apporterait pas grand chose aux grandes enseignes, mais permettrait de rendre viable la petite boutique de quartier.
Idem pour les agriculteurs,
avec comme nécessité d'entretenir chemins et bosquets autour de ses champs. Une mesure qui s'appliquerait par une formule valable pour tous, et intelligemment établie afin que les petites exploitations soient favorisées.
Bruxelles n'aurait rien à dire, puisque dans un cas , on rémunèrerait les boutiques pour leur éclairage de nuit,
et dans l'autre, les exploitations agricoles pour l'entretien des bosquets et chemins.
Les clients payeraient leurs légumes au maraicher,
et la ville le rémunèrerait pour sa seule présence dans la ville.
Il en est de même pour les petites stations services qui ne peuvent tenir face aux grosses enseignes,
et pourraient être rémunérées afin de rester en vie,
rémunérées à égalité avec les autres par les pouvoirs public,
sous couvert de rester ouvertes toute la nuit,
avec essence à disposition par CB,
toilettes,
dispositif de pression d'air,
téléphone d'urgence et enregistrement vidéo par sécurité.
C'était mon idée à deux balles du jour.
à Pierrrrre
De déluge
menuisier | 16H45 | 10/06/2008 |
On vous a connu avec des idées pires. : -)
à déluge
De in girum
16H58 | 10/06/2008 |
ça roule pour pierrre, des progrès … mais je me méfie, on lui peut-être piqué sa carte rue89 …
à in girum
De dalun
19H16 | 10/06/2008 |
oui , tout va bien pieeeerrrre ? .j'suis inquiet la !
à Pierrrrre
De kkadim
service public rhone alpes | 19H45 | 10/06/2008 |
et l'argent pour tout celà vous le trouvez ou ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? En augmentant les impots, en imposant de nouvelles taxes.
ce n'est pas l'air à la mode.
à kkadim
De Pierrrrre
20H50 | 10/06/2008 |
»…et l'argent pour tout celà vous le trouvez ou ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? En augmentant les impots, en imposant de nouvelles taxes…. »
==>exact, mais au moins, ce serait de l'argent bien placé.
Une municipalité qui subventionnerait chaque commerce 200 euros par mois (en contrepartie de la surveillance, de l'animation et de l'éclarage apporté par ce commerce dans la ville)
30 commerces subventionnés lui coûterait 6000 euros par mois (le prix de deux employés municipaux… dont certains sont payés pour faire acte de présence).
Et 30 commerces, ça fait 30 familles, une dizaine d'enfants à scolariser, et d'autres habitants qui s'installent grace à la proximité de ces commerces, et des taxes d'habitation en plus.
à Pierrrrre
De in girum
22H28 | 10/06/2008 |
crotte, Pierrrre, vous recommencez à décocher vos flèches typographiques. ah, dommage …
à in girum
De Pierrrrre
06H27 | 11/06/2008 |
Ca veut dire quoi, pytographique ?
à Pierrrrre
De Ellington
15H47 | 11/06/2008 |
Certaines petites communes (rurales pour la plupart) ont déjà pensé à favoriser la réimplantation des petits commerces en proposant des locaux à pris bonifiés.
Ce que ça coute en loyer, se récupère en taxe professionnelle et autres fiscalités locales.
Il faut juste un peu d'audace et de volonté politique. Je concède que ce n'est pas ce qui est le plus répandu chez nos élus.
à Ellington
De DBL8
Retraité | 18H58 | 11/06/2008 |
Et OUI ! ! De petites communes ont même achetés des boutiques qu'elles ont louer à des commerçants pour qu'il y ait toujours de l'activité.
Pourquoi pas dans des villes de plus grandes importances ?
Mais… à la condition que cela soit raisonnables, par ex. : un % du chiffre d'affaire, comme ça le commerçant ne se lève pas le matin en disant lorsqu'il met le pied à terre : je viens d'avoir XX € en moins sur ma journée !
Les groupements d'achats sont aussi une solution pour avoir des prix pas trop élevés. Mais… cela existe déjà, encore faut-il qu'il y aillent.
De survivant
16H09 | 10/06/2008 |
Pas besoin de carte de fidélité, je pense ne résoudra pas le problème des fermetures des petits commerçants qui ne peuvent pas s'aligner sur la grande distribution. Revenons un instant au bon vieux temps des Spars et autres coops. Déjà si les petits commerçants recommençaient à s'installer dans les campagnes pour distribuer aux anciens qui eux ! y sont toujours, et sont isolés de tout : sans voiture, sans transport, maintenant sans poste depuis les fameux point P de ces chers gouvernants de droite et le démantèlement des services publics. Certains petits commerçants le font encore avec leur petite camionnette achalandée en divers produits. Ce serait plutôt dans ce sens qu'il faudrait voir les choses dans les villes il n'y a malheureusement pas de place pour tout le monde où le gros poisson mange le petit.
à survivant
De Yifu66
17H00 | 10/06/2008 |
@survivant : Le français a bien du mal à survivre, lui aussi.
« achalandée en divers produits » dites-vous.
==>achalandée en divers clients si vous voulez, mais un chaland, ce n'est pas des boites de conserves.
voir : http://www.cnrtl.fr/definition/achalandé
à Yifu66
De survivant
17H30 | 10/06/2008 |
@ yifu66,
Sauf que dans le dictionnaire le mot achalandé (adjectif et ou verbe) s'emploie dans les deux sens du terme achalandé : amener une clientèle à soi ou qui offre un grand choix de marchandises. effectivement la langue française a bien du mal à se faire comprendre de tous…
à Yifu66
De survivant
18H43 | 10/06/2008 |
@ yifu 66 : Peut-être avez-vous confondu « challenge » ? nom masculin (Anglicisme) qui a pour définition se lancer un défi exemple : Une personne voulant donner des leçons de Français alors qu'il ne sait pas lire une définition dans un dictionnaire.
à Yifu66
De kkadim
service public rhone alpes | 19H48 | 10/06/2008 |
j'allais faire la remarque, mais l'erreur est tellement répandue que bientot on considerera qu'un commerce achalandé est un commerce copieusement garni de marchandise.
à kkadim
De survivant
21H43 | 10/06/2008 |
@ kkadim : Un commerce achalandé le sens est critiqué par l'Académie (qui l'introduit pourtant dans sa dernière édition (en cours) en le qualifiant d'abus de langage) et par nombre de linguistes ou grammairiens. Néanmoins, il s'est plus ou moins imposé dans le langage courant au point de devenir pour beaucoup le sens premier du terme.
De patrick du 14
de plus en plus naze | 16H16 | 10/06/2008 |
ça marcheras avec ma carte vital ?
De sinclair
16H47 | 10/06/2008 |
Le problème du petit commerce réglé par une carte de fidélité ?
Tous le super marché ont ce type de carte. De même que nombre de magasin franchisés, avec un impact mitigé.
Le problème ne serait il pas que la France a le plus grand nombre de supermarché par habitant d'europe. ?
De 3880
étudiant de Belfort au Japon... | 16H52 | 10/06/2008 |
Fidèle … Si ont est aussi fidèle que notre président… Aille Aille Aille.
Non plus sérieusement, n'est il pas plus pertinent d'avoir des prix juste. Des prix juste pour toute la chaine de production mais aussi pour le consommateur.
exemple : J'ai négocier 10% de réduction au marché Bio de Belfort pour tout les étudiants. Avantage, les étudiants sont les consommateurs de demain, et c'est à cette période de la vie que l'ado devient consommateur, mais c'est aussi à cette période qu'il faut l'aider à consommer correctement, à a lui faire prendre de bonne habitude.
Après il me semble plus intéressant que les commerçants offrent des tickets de stationnement, des tickets de transport en commun ou des minutes de location de vélo.
https : //ae.utbm.fr/forum2/ ? id_sujet=7491
à 3880
De Ellington
15H52 | 11/06/2008 |
LE petit commerce doit se trouver des réseaux d'approvisionnements propres, je connais des petits épiciers qui vont s'approvisionner chez Auchan et revendent ensuite, avec marge au détail.
Le petit commerçant ne peut survivre et être compétitif qu'en s'approvisionnant au plus proche, et en direct.
évidement, on n'y trouvera pas alors les produits « recommandés » par Télé Bouygues avant le 20h.
De Albufera
Observateur. | 17H27 | 10/06/2008 |
Depuis une dizaine d » année, le petit commerce de centre-ville est en mutation sous l » effet du changement sociologique de la population : pour faire court, l » apparition des bobos a eu pour résultat de gadgétiser le commerces, y compris alimentaires : il s » agit d » une population qui prend beaucoup de repas hors de chez-elle en fréquentant les restaurants d » entreprise, les sandwicheries et les cantines pour les enfants (au maximum deux enfants : au-delà, ils se replient en banlieue la poussette entre les jambes) . Une fois les provisions faites à Monoprix pour la base et le quotidien, ils se font plaisir en achetant l » appoint et le superflu dans les petits commerces qui vendent du pseudo-luxe qui tient surtout à l » emballage (croisé avec du bio) à des prix exorbitants que le bobo accepte -non pas qu » il soit particulièrement riche (paraître bobo se travaille mêm quand ça n » est pas l » opulence)- mais parce qu » il s » agit d » achats marginaux dans leur budget et qu » on peut se faire plaisir le samedi ou dimanche matin en faisant le marché : voilà comment s » explique l » apparition des cerises à 12 euros le kilo : puisque de toute façon ils n » en achèteront que 500 grammes une fois par semaine. Le reste des habitants n » ont plus qu » à aller au Franxprix du coin et voilà la mécanique infernale enclenchée. Monoprix a tout a su saisir cette clientèle au vol. Les commerçants de mon quartier aussi puisque les prix exprimés en euros aujourd » hui sont les mêmes que ceux exprimés en francs il y a dix ans : la saison bat son plein et les cerises sont à 12 euros le kilo…
à Albufera
De maddy
23H21 | 10/06/2008 |
Ah, les Bobos…
Responsables de tous les maux de notre pays ! !
à Albufera
De Ellington
15H53 | 11/06/2008 |
Je ne sais pas qui est responsable, mais le constat est malheureusement exact.
De Red-Sky
Battant abattu | 17H33 | 10/06/2008 |
Dans mon quartier de Paris toutes les épiceries (« arabes ») ont fermé à cause essentiellement de la baisse du pouvoir d'achat. On fait beaucoup plus attention qu'avant.
Mais il faut souligner que tous ces petits commerces, mis à part leurs horaires de fermeture tardifs, ne présentaient aucun avantage sur aucun plan ; plus chères, moins propres, produits moyens voire mauvais.
Je constate que les commerçants sont de moins en moins honnêtes, le métier se perd. Les vendeurs sont carrément impolis et insolents, à peu près partout, tous secteurs et toutes tailles de magasins confondus.
Il faut prendre son armure pour aller faire ses course aujourd'hui. Donc, je vais au supermarché du coin et j'utilise les nouvelles caisses automatiques, sans caissière, pour être sûr de ne pas être agressé ou maltraité et j'utilise aussi internet chaque fois que c'est possible. Un commerçant doit être compétent, serviable, poli, agréable et honnête, il faut commencer par là. Les gens qui ouvrent des boutiques aujourd'hui n'ont aucune conscience et aucune connaissance de ce métier. Il faut savoir se remettre en cause dans ses pratiques, avant de pleurnicher comme des victimes.
De Bigseb
Blazé | 17H44 | 10/06/2008 |
Collignon… Tête a gnons !
Collignon……. Face de fion !
Collignon………… Crêpe chignon !
Sinon a part la photo, jelirais l'article plus tard, hein, mais je voulais être le1er a reconnaitre officiellement l'épicerie de Collignon… : -p