10/06/2008 à 16h13

Et si on récompensait les clients fidèles aux petits commerces ?



Epicerie de Montmartre, à Paris, décor du « Fabuleux Destin d'Amélie Poulain » (Roby).

Le petit commerce en France, on le sait, se porte plutôt mal. Entre 2004 et 2006, 22 300 magasins d'une surface inférieure à 120 m2 ont définitivement baissé le rideau. Malgré la légère progression des commerces de taille comprise entre 120 et 400 m2, les Français ont ainsi perdu 15 000 petits commerces.

En échange, 600 nouvelles grandes surfaces, et 131 000 m2 supplémentaires pour les magasins de cette catégorie.

Une poussée qui devrait encore s'amplifier avec le projet de loi de modernisation de l'économie, qui propose de simplifier leur implantation. En contrepartie, le Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac) passerait de 80 à 100 M€ par an et les petits commerçants seraient autorisés à fixer deux semaines de soldes en plus.

Une solution, une carte de fidélité ?

L'idée serait de créer en France un réseau de petits commerces qui auraient tous une carte de fidélité commune donnant droit à des remises dans tous les magasins adhérents. La carte serait vendue sur Internet et dans le réseau des commerces à un petit prix dont une partie pourrait être renversé au commerçant et à des associations locales.

Enfin, si les achats faits dans tel magasin donnaient droit à une remise dans tel autre, la carte inciterait les clients à explorer le réseau, sans que le commerçant dépense un centime en pub.

Un exemple : le réseau de Wedge Card, à Londres

Des tels réseaux existent déjà. En effet, depuis fin 2006 l'association Interra diffuse sa carte chez les petits commerces locaux de Boston, Seattle et Puget Sound. Mais ce modèle a aussi fait ses preuves à Londres, où John Bird, célèbre fondateur de l'hebdomadaire « The Big Issue », et sa fille Diana ont lancé en 2006 la « Wedge card ».

A validité annuelle, elle est vendue aux particuliers dans les commerces membres du réseau et sur le site web au prix de 10 livres (12 euros). Ce montant est partagé entre le commerçant, la fondation The Big Issue et une association caritative locale. Tous les commerces indépendants peuvent entrer dans le réseau, pourvu qu'ils se situent en ville et ne comptent pas plus de neuf points de vente.

Des résultats encourageants

En avril 2008, les 5 000 Wedge cards diffusées étaient acceptées dans quelques 650 petits commerces de Londres, surtout dans l'East End. A cette date, il n'y avait eu aucun désistement de la part des commerçants agréés, et près de 9 000 euros avaient été versés à des associations caritatives.

John et Diana Bird réfléchissent aujourd'hui à étendre leur réseau à échelle nationale. Pour autant, le London Retail Consortium, qui représente les commerçants de la ville, a accueilli tièdement ce dispositif, regrettant qu'il ne s'attaque pas aux causes principales de la crise des commerces, notamment la taxe professionnelle trop élevée et le manque d'accessibilité des centres-villes.

A en croire les résultats des élections municipales, qui ont lourdement sanctionné le maire « anti-voitures » Ken Livingston, beaucoup de Londoniens partagent son avis.

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  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 16h31 le 10/06/2008
    • Internaute
      http://www.nouvellesociete.org

    Le principe de la coopérative qui peut joindre le service personnalisé qui va de paire avec l'entrepreneuriat aux économies d'échelle résultant d'un approvisionnement et d'une publicité commune.

    Je parie que les grandes surface feront le chemin inverse, en se scindant en « boutiques » quasi-indépendantes, ne gardant en commun que les fonctions qui gagnent à être standardisées. La voie de l'avenir. J'en parle depuis 30 ans.

    Lien

    Pierre JC Allard

  • jma14
    • Posté à 16h50 le 10/06/2008
    • Internaute

    Pour être développeur immobilier d'enseigne, le plus gros problème du commerce de centre ville, c'est le paiement du stationnement par les mairies, la privatisation des parkings sous la forme de concession (type VINCI) beaucoup trop chère (prix non maîtrisés) et accessoirement l'urbanisme raté de certaines villes rendants le centre répulsif.
    Voilà ce que l'on entend dans les comités de direction avant de s'implanter dans le centre-ville au lieu de la galerie commerciale d'hyper.
    Vous ne faites pas venir un client par une carte de fidélité.

    • pablico
      pablico répond à jma14
      Sudoku et Nord de face
      • Posté à 18h00 le 10/06/2008
      • Internaute
        Sudoku et Nord de face

      Pour l'instant c'est comme cela.
      Les commerces de centre villes ne sont que des commerces de proximités.
      On va au plus prêt.
      Avec la future crise des transports je pense que ces commerces reviendront. Mais qui saura faire encore le boucher, le charcutier, et le boulanger, l'épicier. c'est un métier ça. Cela ne s'invente pas, le métier plus tenir un magasin.
      A moins que les grandes surfaces, fassent venir un tram devant chez eux. Mais comment revenir avec un caddie plein ?
      Grave futur problème de société.

      • Peureux anonyme
        • Posté à 12h17 le 11/06/2008

        Dans la petite couronne parisienne, largement aussi dense que Paris en mains endroits, les supermarchés ont pu s'installer assez facilement. On aperçoit couramment des gens dans la rue, sortant de « Casino », « ED » ou autres « Franprix » avec des caddies pleins et rentrant chez eux à pied. Pas besoin de trams...

    • DBL8
      DBL8 répond à jma14
      Retraité
      • Posté à 19h48 le 11/06/2008
      • Internaute
        Retraité

      Et ce n'est pas d'autorité que les commerçants reviendront !
      A Romainville (93) un élus VEUT des commerces dans le centre ville, et bien il y a quelques mois un des commerçants déjà installés, lui a répondu : cela ne ce DECRETTE pas ! ! Il faut que les trottoirs soient propres, les poubelles en dehors du passage piétons..., et la liste continue.
      Après les avoir étranglés, les élus voudraient qu'ils se réinstallent ? !
      Il ne faut pas rêver, et ce n'est pas non plus en ne voulant pas de stationnement et en limitant la circulation que cela ira mieux ! !
      Le pire, c'est que je suis sûr qu'ailleurs c'est la même chose.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    Le marché autant que possible, (...)
    • Posté à 16h51 le 10/06/2008
    • Internaute
      Le marché autant que possible, (...)

    Une carte de fidélité de plus ?
    A coté de ma carte Pass, de ma CNI, de la carte Vital, de la carte du parking, de celle de la cantine, de la carte bleue, de la carte Pass de Carrefour, l'autre d'Intermarché et la troisième d'Auchan ?

    Le problème du petit commerce est un peu le même que le problème de nos petits agriculteurs :
    on aimerait les garder, ne serait-ce à cause de cette vie qu'ils apportent,
    les uns dans les villes et villages, les autres dans nos campagnes.
    Comment trouver un modèle économique qui leur permette la survie à l'encontre de la puissance de Hypers et autres Hard'boutiques ?

    Mais pourquoi ne pas rémunérer chaque boutique, chaque champ de patate pour ce qu'ils nous apportent :
    les uns, la lumière , l'animation dans la ville,
    les autres pour un paysage, des chemins entretenus.

    Oui, si j'étais maire d'une ville, d'un village, je rémunèrerais chaque boutique à égalité (quelquesoit sa taille), pour la vie, la surveillance et l'éclairage qu'elle apporterait à ma commune,
    avec comme nécessité un minimum d'heures et de jours d'ouverture,
    et une vitrine restant éclairée et visible toute la nuit.
    Cette mesure n'apporterait pas grand chose aux grandes enseignes, mais permettrait de rendre viable la petite boutique de quartier.

    Idem pour les agriculteurs,
    avec comme nécessité d'entretenir chemins et bosquets autour de ses champs. Une mesure qui s'appliquerait par une formule valable pour tous, et intelligemment établie afin que les petites exploitations soient favorisées.

    Bruxelles n'aurait rien à dire, puisque dans un cas , on rémunèrerait les boutiques pour leur éclairage de nuit,
    et dans l'autre, les exploitations agricoles pour l'entretien des bosquets et chemins.

    Les clients payeraient leurs légumes au maraicher,
    et la ville le rémunèrerait pour sa seule présence dans la ville.

    Il en est de même pour les petites stations services qui ne peuvent tenir face aux grosses enseignes,
    et pourraient être rémunérées afin de rester en vie,
    rémunérées à égalité avec les autres par les pouvoirs public,
    sous couvert de rester ouvertes toute la nuit,
    avec essence à disposition par CB,
    toilettes,
    dispositif de pression d'air,
    téléphone d'urgence et enregistrement vidéo par sécurité.

    C'était mon idée à deux balles du jour.

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 17h45 le 10/06/2008

      On vous a connu avec des idées pires. : -)

    • kkadim
      kkadim répond à Pierrrrre
      • Posté à 20h45 le 10/06/2008

      et l'argent pour tout celà vous le trouvez ou ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? En augmentant les impots, en imposant de nouvelles taxes.
      ce n'est pas l'air à la mode.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à kkadim
        Le marché autant que possible, (...)
        • Posté à 21h50 le 10/06/2008
        • Internaute
          Le marché autant que possible, (...)

         »...et l'argent pour tout celà vous le trouvez ou ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? En augmentant les impots, en imposant de nouvelles taxes.... »

        ==>exact, mais au moins, ce serait de l'argent bien placé.
        Une municipalité qui subventionnerait chaque commerce 200 euros par mois (en contrepartie de la surveillance, de l'animation et de l'éclarage apporté par ce commerce dans la ville)
        30 commerces subventionnés lui coûterait 6000 euros par mois (le prix de deux employés municipaux... dont certains sont payés pour faire acte de présence).
        Et 30 commerces, ça fait 30 familles, une dizaine d'enfants à scolariser, et d'autres habitants qui s'installent grace à la proximité de ces commerces, et des taxes d'habitation en plus.

         
        • in girum
          in girum répond à Pierrrrre
          • Posté à 23h28 le 10/06/2008

          crotte, Pierrrre, vous recommencez à décocher vos flèches typographiques. ah, dommage ...

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à in girum
            Le marché autant que possible, (...)
            • Posté à 07h27 le 11/06/2008
            • Internaute
              Le marché autant que possible, (...)

            Ca veut dire quoi, pytographique ?

        2 autres commentaires
    • Ellington
      Ellington répond à Pierrrrre
      • Posté à 16h47 le 11/06/2008

      Certaines petites communes (rurales pour la plupart) ont déjà pensé à favoriser la réimplantation des petits commerces en proposant des locaux à pris bonifiés.

      Ce que ça coute en loyer, se récupère en taxe professionnelle et autres fiscalités locales.

      Il faut juste un peu d'audace et de volonté politique. Je concède que ce n'est pas ce qui est le plus répandu chez nos élus.

      • DBL8
        DBL8 répond à Ellington
        Retraité
        • Posté à 19h58 le 11/06/2008
        • Internaute
          Retraité

        Et OUI ! ! De petites communes ont même achetés des boutiques qu'elles ont louer à des commerçants pour qu'il y ait toujours de l'activité.
        Pourquoi pas dans des villes de plus grandes importances ?
        Mais... à la condition que cela soit raisonnables, par ex. : un % du chiffre d'affaire, comme ça le commerçant ne se lève pas le matin en disant lorsqu'il met le pied à terre : je viens d'avoir XX € en moins sur ma journée !

        Les groupements d'achats sont aussi une solution pour avoir des prix pas trop élevés. Mais... cela existe déjà, encore faut-il qu'il y aillent.

  • survivant
    • Posté à 17h09 le 10/06/2008

    Pas besoin de carte de fidélité, je pense ne résoudra pas le problème des fermetures des petits commerçants qui ne peuvent pas s'aligner sur la grande distribution. Revenons un instant au bon vieux temps des Spars et autres coops. Déjà si les petits commerçants recommençaient à s'installer dans les campagnes pour distribuer aux anciens qui eux ! y sont toujours, et sont isolés de tout : sans voiture, sans transport, maintenant sans poste depuis les fameux point P de ces chers gouvernants de droite et le démantèlement des services publics. Certains petits commerçants le font encore avec leur petite camionnette achalandée en divers produits. Ce serait plutôt dans ce sens qu'il faudrait voir les choses dans les villes il n'y a malheureusement pas de place pour tout le monde où le gros poisson mange le petit.

    • Yifu66
      Yifu66 répond à survivant
      • Posté à 18h00 le 10/06/2008

      @survivant : Le français a bien du mal à survivre, lui aussi.
      « achalandée en divers produits » dites-vous.
      ==>achalandée en divers clients si vous voulez, mais un chaland, ce n'est pas des boites de conserves.
      voir : Liené

      • survivant
        survivant répond à Yifu66
        • Posté à 18h30 le 10/06/2008

        @ yifu66,

        Sauf que dans le dictionnaire le mot achalandé (adjectif et ou verbe) s'emploie dans les deux sens du terme achalandé : amener une clientèle à soi ou qui offre un grand choix de marchandises. effectivement la langue française a bien du mal à se faire comprendre de tous...

      • survivant
        survivant répond à Yifu66
        • Posté à 19h43 le 10/06/2008

        @ yifu 66 : Peut-être avez-vous confondu « challenge » ? nom masculin (Anglicisme) qui a pour définition se lancer un défi exemple : Une personne voulant donner des leçons de Français alors qu'il ne sait pas lire une définition dans un dictionnaire.

      • kkadim
        kkadim répond à Yifu66
        • Posté à 20h48 le 10/06/2008

        j'allais faire la remarque, mais l'erreur est tellement répandue que bientot on considerera qu'un commerce achalandé est un commerce copieusement garni de marchandise.

         
        • survivant
          survivant répond à kkadim
          • Posté à 22h43 le 10/06/2008

          @ kkadim : Un commerce achalandé le sens est critiqué par l'Académie (qui l'introduit pourtant dans sa dernière édition (en cours) en le qualifiant d'abus de langage) et par nombre de linguistes ou grammairiens. Néanmoins, il s'est plus ou moins imposé dans le langage courant au point de devenir pour beaucoup le sens premier du terme.

        1 autres commentaires
  • patrick du 14-
    • Posté à 17h16 le 10/06/2008

    ça marcheras avec ma carte vital ?

  • sinclair
    • Posté à 17h47 le 10/06/2008

    Le problème du petit commerce réglé par une carte de fidélité ?

    Tous le super marché ont ce type de carte. De même que nombre de magasin franchisés, avec un impact mitigé.

    Le problème ne serait il pas que la France a le plus grand nombre de supermarché par habitant d'europe. ?

  • 3880
    • Posté à 17h52 le 10/06/2008

    Fidèle ... Si ont est aussi fidèle que notre président... Aille Aille Aille.

    Non plus sérieusement, n'est il pas plus pertinent d'avoir des prix juste. Des prix juste pour toute la chaine de production mais aussi pour le consommateur.

    exemple : J'ai négocier 10% de réduction au marché Bio de Belfort pour tout les étudiants. Avantage, les étudiants sont les consommateurs de demain, et c'est à cette période de la vie que l'ado devient consommateur, mais c'est aussi à cette période qu'il faut l'aider à consommer correctement, à a lui faire prendre de bonne habitude.

    Après il me semble plus intéressant que les commerçants offrent des tickets de stationnement, des tickets de transport en commun ou des minutes de location de vélo.

    Lien

    • Ellington
      Ellington répond à 3880
      • Posté à 16h52 le 11/06/2008

      LE petit commerce doit se trouver des réseaux d'approvisionnements propres, je connais des petits épiciers qui vont s'approvisionner chez Auchan et revendent ensuite, avec marge au détail.

      Le petit commerçant ne peut survivre et être compétitif qu'en s'approvisionnant au plus proche, et en direct.

      évidement, on n'y trouvera pas alors les produits « recommandés » par Télé Bouygues avant le 20h.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 18h27 le 10/06/2008
    • Internaute
      Observateur.

    Depuis une dizaine d » année, le petit commerce de centre-ville est en mutation sous l » effet du changement sociologique de la population : pour faire court, l » apparition des bobos a eu pour résultat de gadgétiser le commerces, y compris alimentaires : il s » agit d » une population qui prend beaucoup de repas hors de chez-elle en fréquentant les restaurants d » entreprise, les sandwicheries et les cantines pour les enfants (au maximum deux enfants : au-delà, ils se replient en banlieue la poussette entre les jambes) . Une fois les provisions faites à Monoprix pour la base et le quotidien, ils se font plaisir en achetant l » appoint et le superflu dans les petits commerces qui vendent du pseudo-luxe qui tient surtout à l » emballage (croisé avec du bio) à des prix exorbitants que le bobo accepte -non pas qu » il soit particulièrement riche (paraître bobo se travaille mêm quand ça n » est pas l » opulence)- mais parce qu » il s » agit d » achats marginaux dans leur budget et qu » on peut se faire plaisir le samedi ou dimanche matin en faisant le marché : voilà comment s » explique l » apparition des cerises à 12 euros le kilo : puisque de toute façon ils n » en achèteront que 500 grammes une fois par semaine. Le reste des habitants n » ont plus qu » à aller au Franxprix du coin et voilà la mécanique infernale enclenchée. Monoprix a tout a su saisir cette clientèle au vol. Les commerçants de mon quartier aussi puisque les prix exprimés en euros aujourd » hui sont les mêmes que ceux exprimés en francs il y a dix ans : la saison bat son plein et les cerises sont à 12 euros le kilo...

    • maddy
      maddy répond à Albufera
      • Posté à 00h21 le 11/06/2008
      • Internaute

      Ah, les Bobos...
      Responsables de tous les maux de notre pays ! !

    • Ellington
      Ellington répond à Albufera
      • Posté à 16h53 le 11/06/2008

      Je ne sais pas qui est responsable, mais le constat est malheureusement exact.

  • Red-Sky
    • Posté à 18h33 le 10/06/2008

    Dans mon quartier de Paris toutes les épiceries (« arabes ») ont fermé à cause essentiellement de la baisse du pouvoir d'achat. On fait beaucoup plus attention qu'avant.
    Mais il faut souligner que tous ces petits commerces, mis à part leurs horaires de fermeture tardifs, ne présentaient aucun avantage sur aucun plan ; plus chères, moins propres, produits moyens voire mauvais.
    Je constate que les commerçants sont de moins en moins honnêtes, le métier se perd. Les vendeurs sont carrément impolis et insolents, à peu près partout, tous secteurs et toutes tailles de magasins confondus.
    Il faut prendre son armure pour aller faire ses course aujourd'hui. Donc, je vais au supermarché du coin et j'utilise les nouvelles caisses automatiques, sans caissière, pour être sûr de ne pas être agressé ou maltraité et j'utilise aussi internet chaque fois que c'est possible. Un commerçant doit être compétent, serviable, poli, agréable et honnête, il faut commencer par là. Les gens qui ouvrent des boutiques aujourd'hui n'ont aucune conscience et aucune connaissance de ce métier. Il faut savoir se remettre en cause dans ses pratiques, avant de pleurnicher comme des victimes.

  • Bigseb
    • Posté à 18h44 le 10/06/2008

    Collignon... Tête a gnons !

    Collignon....... Face de fion !

    Collignon............ Crêpe chignon !

    Sinon a part la photo, jelirais l'article plus tard, hein, mais je voulais être le1er a reconnaitre officiellement l'épicerie de Collignon... : -p

  • Alexad
    • Posté à 18h55 le 10/06/2008
    • Internaute

    Loi de modernisation de l'économie ! Mais comment peut-on se gargariser avec ce genre de formule imbécile ?

  • Ecureuil
    • Posté à 19h02 le 10/06/2008

    Les AMAP (Lien)sont l'étape suivante.
    Allez encore un peu (beaucoup ? ) d'efforts et on se rapprochera petit à petit de la tant nécessaire Décroissance...
    Romain

    • Red-Sky
      Red-Sky répond à Ecureuil
      • Posté à 19h15 le 10/06/2008

      Oui, mais dans mon quartier, toutes les Amap sont au complet, impossible de s'inscrire, sinon sur une liste d'attente. Il me reste le marché bio, l'endroit le plus cool et sympa de l'arrondissement, où je trouve des vrais fruits et légumes pratiquement au même prix que les horreurs de la grande distribution.

    • BobLaMouche
      BobLaMouche répond à Ecureuil
      • Posté à 21h58 le 10/06/2008

      Tiens à propos des AMAP, la revue « sortir de l'économie » vient de sortir un dossier dessus :
      Lien

      Pour penser l'étape suivante aux AMAP (qui pourrait devenir la phase terminale si on n'y prend pas garde).

  • Alexander Doria
    • Posté à 20h00 le 10/06/2008

    Ce me semble une bonne initiative qui n'aura pas seulement de bonnes retombées économiques, mais surtout sociales. Il me semble assez peu douteux que les supermarchés soient responsables, dans une large part, de la ghettoïsation des banlieues française. En effet, il me semble assez mécanique que dans les banlieues où les supermarchés ont avalé tous les commerces, la vie sociale atteint son point mort. C'est dans les boulangeries, les épiceries, les librairies et autres petits commerces, que se tissent la plupart des liens humains entre les habitants d'une même municipalité. Des liens humains qui passent outre les différends raciaux, culturels et sociaux (forts peu de militants du FN se formaliseraient, en le fréquentant quotidiennement, que leur épicier soit arabe).

    À l'inverse, les supermarchés signent une dangereuse mécanisation des rapports humains, propre à générer tous les replis sur soi : on s'y rend par automatisme, sans le plus souvent échanger, un mot, une pensée avec ses co-citadins. À ce titre la LME me paraît fort dangereuse en ce qu'elle accélère ce processus de ghettoïsation contre lequel avait promis de lutter l'actuel roi de France et de Navarre, Nicolas Ier de Nagy-Bocsa.

  • kkadim
    • Posté à 20h39 le 10/06/2008

    la photo : c'est du pur amélie poulain, non ?

    • Bigseb
      Bigseb répond à kkadim
      • Posté à 23h32 le 10/06/2008

      héééééé... c'est moiqui l'ai dit, plus haut : -p

  • DIOPZO
    • Posté à 21h14 le 10/06/2008
    • Internaute

    o miyeu de chaque débas y faut toujour qu'un doneur de lesson fé des réflection sur lortografe ; cé chian à la fin.

    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à DIOPZO
      43
      • Posté à 21h56 le 10/06/2008
      • Internaute
        43

      DIOPZO
      Vous faites des fautes d'orthographe ce qui vous rend pénible à lire.
      Y faut toujour s'écrit : Y fôt toujour et chian à la fin s'écrit : chian a là fins.

  • BobLaMouche
    • Posté à 21h55 le 10/06/2008

    Il semble que cet imaginaire de la marchandise soit indépassable.

    On nous ressert pour la Nième fois la mort du « petit commerce de proximité » sur fond de flots larmoyants. On se plaint des grandes surfaces qui ont développé les caisses automatiques et la commande sur internet, effaçant ainsi le sourire et les commérages de notre boulangère préférée. Bref on se plaint du tissu social qui se délite...

    Et qu'est-ce qu'on propose ? Des cartes de fidélité, de l'Internet, des consortiums, bref tous les ingrédients de la déshumanisation ! Et surtout la continuité d'une économie dont on ne veut surtout pas remettre en cause les fondements : travailler non pas pour satisfaire ses besoins, mais pour gagner de l'argent, cet équivalent universel, détour qui s'allonge tellement que l'on s'y perd.

    Car le commerce, aussi proche et petit qu'il soit, ne changera pas fondamentalement notre situation de rouage de la machine-travail planétaire. Nous continuerons à travailler une grande partie de notre temps éveillé à produire des choses que nous n'utilisons pas à destination de personnes que nous ne connaissons pas, pour un usage dont la finalité nous échappe bien souvent.

  • PASCALC
    • Posté à 23h43 le 10/06/2008
    • Internaute

    Le système peut fonctionner, l'apport de clientèle augmente le volume des ventes et permet de réduire la marge sur certains produits. Mais l'augmentation de volume des ventes génère du travail supplémentaire et le commerçant aime bien , comme tous, gagner plus en travaillant plus, ce qui n'est pas compatible avec une réduction de la marge...
    Mais si cela devait fonctionner, je pense que les personnes âgées en seraient les premières satisfaites à la vue de leur pouvoir d'achat et qui n'ont pas non plus beaucoup le choix pour faire leurs courses.

  • John M.
    • Posté à 00h49 le 11/06/2008

    Quelques remarques :

    * En général, dans ce genre de démarche marketing (oui, oui, Rue89 fait du marketing), avant de proposer une solution on essaie d'établir les causes de cette baisse d'activité (par des études qualitatives ou quantitatives). Ici rien ne prouve que cette baisse soit liée à des prix jugés comme peu compétitifs.

    * Si cette hypothèse de faible compétitivité était avérée et concernant la carte de fidélité payante :
    - si son prix est symbolique, ce seul revenu ne pourra compenser les remises allouées.
    - si son prix est substantiel, le bon sens des consommateurs leur conseillera « un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ».

    On me parlera bien de la carte Fnac, mais son premier jour d'utilisation et les 10% de remises amortissent en général son coût.

    * Pascalc, parle de stratégie de volumes, AMHA, ça me semble un peu ambitieux pour un petit commerçant de jouer cette stratégie face aux gd surfaces.

  • Warp
    • Posté à 02h37 le 11/06/2008
    • Internaute

    et si on interdisait tout simplement les marges arrières qui font que les industriels de l'agroalimentaire gonflent artificiellement leurs prix catalogue pour tenir compte de l'argent à verser en marge arrière aux groupes d'hypermachés ?
    le prix d'achat au fournisseur pourrait être réduit de 20% facilement ce qui se répercuterait sur les prix des petits commerces

  • azerty69
    • Posté à 08h48 le 11/06/2008

    Prise du problème par le mauvais bout.

    La moitié des boulangerie propose du pain aussi mauvais qu'en grande surface. Le prix y est 2 fois plus elevé. Pourquoi survivent-ils ? Parce qu'on ne prend pas sa voiture et fait 10 km pour s'acheter une baguette. En revanche quand on fait ses courses à l'hyper, on en profite pour prendre du pain. Si les boulangerie faisait du pain frais et de qualité il y aurait 2 fois plus de boulangerie en france. Et une boulangerie c'est du pain fait sur place certes (mais avec la pâte fait 1 fois par semaine puis mis au congel) et des viennoiseries et patisserie venant d'usine.

    Vous appliquez ce raisonnement aux boucheries, charcuteries, fleuriste, traiteur... Le problème c'est que tout le monde veut gagner de l'argent sans rien faire. Petit commercant comme grande surface. Tout petit commerce de bouche de qualité vivent très très bien. Il y a la queue et ça tourne ! !

    Les « ptits chinois de l'informatique », votre assembleur du coin (en grande ville), fait un PC 20% moins cher et vend les ptits accessoires et consommables 50% moins cher qu'auchan.

    Les grandes surfaces sont excessivement cher. Beaucoup de petit commerce sont moins cher. Allez dans le quartier chinois achetez du riz et autres produits asiatiques. Allez dans le quartier arabe pour les produits arabes... Allez chez le spécialiste électroménager, on vous vendra la pièce détachée et on ne vous demandera pas d'acheter un lave vaisselle tout neuf.

    Etc etc.

    Le petit commerce s'en sort très bien, si il est de qualité. Tout les margoulins qui espèrent vivre sans travailler meurent et c'est bien fait (sauf dans les zones tourisitiques, le touriste étant toujours trop bête).

  • Leclere gérald
    • Posté à 10h04 le 11/06/2008

    Avant, on avait les « Félix potins » , les « COOP », les « Comptoirs français. Puis ils sont devenus les plus chers du secteur et ils ont été obliger de fermer et de vendre leur bouclars à l » « ARABE DU COIN » qui eux étaient de vrai commerçants, cherchant les produits sans compter les heures.
    Deux mêmes commerçants dans une petite ville se tirent la bourre au lieu de s'unir, moralité, les deux en crèvent.
    Vive les français avec leurs petits esprits mesquins.

  • on est foutu-on mange trop
    on est foutu-on mange trop
    marchand de saveurs
    • Posté à 11h21 le 11/06/2008
    • Internaute
      marchand de saveurs

    On pourra toujours trouvé que les produits sont trop chers, que le commerçant est un voleur ou pire un poujadiste, que ces horaires sont inadaptés ( non ouverture 24h/24h , que le personnel n'est pas aimable, voire incompétent, que le stationnement est inaccessible et que leur surveillance est confiée à une horde de messieurs et dames en costumes hyper motivés, qui ont la liasse facile.
    Moi cela fait 3 ans que je suis passé de l'autre côté de la barrière, en bref, jusqu'à présent je n'étais que consommateur raisonné, depuis j'ai ouvert ce que l'on peut appeler un commerce et je suis donc devenu de facto,COMMERCANT. Je ne suis ni « l'arabe du coin », pourtant qu'est ce qu'il dépanne bien, je suis ni un voleur, tout du moins je le pense, mon personnel est aimable puisque je n'en ai pas, je n'ouvre pas le dimanche, parceque j'adore m'occuper de mon bébé de 3 mois, et le fait d'être devenu commerçant ne m'empêche pas de voir par ma lucarne le monde tel qu'il va et n'a pas transformé mon psychisme .
    Mais savez-vous que bientôt, vos villes vous offriront le spectacle magnifique d'angle de rue uniquement occupé par des agences bancaires, des rues commerçantes jusqu'à 17h00 le soir voire moins le vendredi occupées par des agences immobilières,les banques précitées,des chaînes d'opticiens, des assureurs qui placent de plus en plus l'argent que l'on a pas.
    Tiens au fait un local de 25m2 dans une rue piétonne c'est 120.000 euros de droit au bail et ensuite 950 euros de loyer/mensuel ! Et c'est qui qui paye l'addition, mais c'est toi cher client grincheux...qui paye nos emplacements hors de prix, fruit de la spéculation. Le problème comme certains le disent, ce n'est pas le manque de poissonnier, de boucher ou autre. La ? est où les retrouveront nous, mais dans les Hypers bien sûr.
    Et puis tenez une dernière, quand on parle de commerce de proximité, il faut savoir si l'on parle de commerce indépendant original et de qualité, où si l'on parle des enseignes nationales qui au travers de leurs multiples enseignes ratissent large et ont déjà bien compris l'importance de se ré-approprier les centres-ville.
    Aujourd'hui nous client, nous voulons les prix, le service, la disponibilité immédiate, le choix, mais nous ne voulons que très rarement en payer le prix. Tiens pour finir un quizz : un foie gras en hyper à 5.00 euros c'est quoi ? une huile d'olive à 3.80 euros les 0.75L c'est quoi ? , un vinaigre balsamique à 2.95 euros les 50cl c'est quoi ? , un Bordeaux rouge à 2.50 euros c'est QUOI ?
    Allez, on est foutu, on mange trop !

  • nlx
    nlx
    (travailleur indépendant)
    • Posté à 11h34 le 11/06/2008
    • Internaute
      (travailleur indépendant)

    « et une vitrine restant éclairée et visible toute la nuit. »

    ah oui super pour la consommation d'énergie et la pollution visuelle !

  • nlx
    nlx
    (travailleur indépendant)
    • Posté à 11h40 le 11/06/2008
    • Internaute
      (travailleur indépendant)

    Dans beaucoup de villes il n'y a quasi déjà plus de petits commerces de tout façon ! A part des banques et des agences immobilières… Mais point de boucher, traiteur, boulanger, fromager etc Rien de tout ça dans ma ville de 52 000 habitants, accolée à Paris, qui par contre possède un centre Leclerc de plus belle effet…

  • laruz6364
    laruz6364
    lyceen ou branleur
    • Posté à 13h14 le 11/06/2008
    • Internaute
      lyceen ou branleur

    pourtant dans certaine partie de la france ou je vis pays basque,auvergne ou landes tout les petit commerce fonctionne encore car les habitants les mairie refusent toutes implantation de supermarché et je dois dire que j'en suis ravi vivre avec des petit commerçant
    cé moon raive

  • laruz6364
    laruz6364
    lyceen ou branleur
    • Posté à 13h14 le 11/06/2008
    • Internaute
      lyceen ou branleur

    pourtant dans certaine partie de la france ou je vis pays basque,auvergne ou landes tout les petit commerce fonctionne encore car les habitants les mairie refusent toutes implantation de supermarché et je dois dire que j'en suis ravi vivre avec des petit commerçant
    cé moon raive

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