09/04/2011 à 17h16

Et si on laissait la nature reprendre ses droits sur la ville ?

Reporters d'Espoirs | Agence de presse


L’urbanisation croissante et l’intensité de l’activité humaine entravent la libre-circulation des espèces animales et végétales. Les communes tiennent à conserver des espaces verts, mais elles les gèrent souvent de manière systématique et peu écologique. Ce qui nuit à la qualité de l’eau, appauvrit la biodiversité et tend à uniformiser les paysages.

L’idée

Pour gérer « durablement » les espaces verts, un concept d’écologie urbaine a poussé : la gestion différenciée.

Initiée en France il y a une dizaine d’années, cette gestion douce favorise des modes d’entretien plus adaptés à l’environnement : associations des cultures, emploi limité des phytosanitaires (herbicides, insecticides), transformation des déchets en compost, tolérance aux herbes folles...

La gestion différenciée valorise les espaces verts et permet d’améliorer la qualité de l’eau, de la faune et de la flore.

Comment la mettre en pratique ?

Partout dans l’Hexagone fleurissent des initiatives. Les régions Bretagne et Nord-Pas-de-Calais sont, dans ce domaine, particulièrement dynamiques.

Dans le Nord, Grande-Synthe (25 000 habitants) fait figure d’élève modèle. Capitale de la biodiversité 2010, la ville a adopté la gestion différenciée dès les années 1990.

Edith Dhainne, technicienne au service espaces publics et nature, fait le point :

« On est passé de 250 à 400 hectares à gérer avec le même nombre d’agents. D’où la recherche d’autres méthodes d’entretien. Aujourd’hui, la commune compte plusieurs zones naturelles d’intérêt écologique, floristique et faunistique : le Puythouck, le Prédembourg, les salines, le jardin public et la ceinture Boisée. »

La commune adapte l’entretien de chaque espace vert à sa fonction. Pour les entrées de ville, les services techniques ne fauchent plus que deux fois par an, laissant à ces espaces un aspect champêtre. Pour les parcs et jardins de prestige, les horticulteurs choisissent avec précision des espèces adaptées au climat et aux sols. Enfin, ils interviennent le moins possible sur les massifs, prairies et sous-bois. C’est une révolution : on laisse, ici et là, la nature libre de reprendre ses droits !

Cette approche a un impact concret sur la biodiversité. Grande-Synthe compte six espèces florales protégées et 26 espèces de papillons de jour. « Cela peut paraître modeste mais à notre niveau, c’est énorme. » se réjouit Edith Dhainne.

Autre fleuron de cette nouvelle approche : Rennes, capitale de la Bretagne, pratique la gestion différenciée depuis 1983. Dans ce domaine, la ville montre l’exemple. Proche de l’objectif « zéro phyto », la ville a banni les insecticides sur les voiries. Et les agents communaux n’utilisent plus aucun herbicide, excepté dans les cimetières.

La ville a également tenu à associer ses habitants avec l’opération « embellissons nos murs ». Les Rennais sont autorisés à développer leur petit coin de verdure, en plantant devant chez eux, sur le trottoir. Mais attention : il est interdit d’utiliser désherbant et autres produits chimiques.

Cyrille Lomet, directeur des jardins, suit cette expérience avec attention :

« On recense près de 200 foyers concernés. Cela sensibilise le grand public et l’habitue à la végétation en ville. »

Mais pour l’instant, cela n’a qu’un impact très limité sur la qualité de l’eau. « Les produits phytosanitaires sont encore très utilisés par les particuliers, les copropriétés, les agriculteurs... La ville ne peut agir seule. ». Cyrille Lomet espérait de meilleurs résultats. Il sait qu’il doit continuer de travailler à la prise de conscience de la population.

Ce qu’il reste à faire

Pour diffuser les bonnes pratiques, l’association Plante & Cité s’est associée à neuf municipalités (Besançon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Orléans, Paris et Rennes). Ensemble, elles élaborent un référentiel commun afin de lancer, courant 2011, un label Gestion écologique des espaces verts.

Le passage à la gestion différenciée nécessite une forte implication des élus et des jardiniers : formation, achat de matériel, élaboration de plans d’entretien et communication auprès des habitants... Cela représente forcément un investissement et un changement radical des pratiques comme des mentalités. Certaines communes hésitent à s’engager dans cette « révolution verte ».

Mais pour les convaincre, les partisans de la gestion différenciée ont un argument de taille. Contrairement aux idées reçues, cette gestion ne coûte pas plus cher qu’une gestion classique. Elle permet une meilleure répartition du travail et valorise le personnel communal. L’heure de la réconciliation entre la ville et la nature a sonné !

Coraline Bertrand

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  • marc44
    • Posté à 17h28 le 09/04/2011
    • Internaute 24488

    On critique le péri-urbain et ses ennuyeux buissons plastifiés. Cependant, la densification urbaine, c’est la promesse d’une verdure rare, en réserve indienne et trop souvent ennuyeuse.

    Vive les maisons modestes avec un cerisier (à fruits), des poiriers en espaliers qui assurent une pollenisation croisée avec ceux du voisin, Vive le rang de poireaux, 2 buissons de cassis et 5 pieds de rhubarbe, un rang de tomates entrelacés avec des soucis, oeillets d’indes et cosmos.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à marc44
      diptère
      • Posté à 19h20 le 09/04/2011
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Le capitalisme, c’est génial. Comme on donne l’argent aux banques, on en n’a plus pour s’occuper de nos jardins. Comment faire pour l’expliquer aux gens ? Il faut un ECOLOGISTE. Grace à cet idiot utile au système, un concept nouveau est créé, la « gestion différenciée ». Avec ce nouveau mot nous allons pouvoir, c’est un hasard, ECONOMISER sur le personnel communal en créant du chômage et en laissant les jardins à l’abandon. Cet article montre ici parfaitement que l’écologie est le meilleur allié de la mondialisation.

      Et pendant ce temps-là M. Delanoé construit des tours dans Paris, pour lesquelles je vous rassure, l’argent ne manque pas.
      z
      z

      • marc44
        • Posté à 21h11 le 09/04/2011
        • Internaute 24488

        Ah, les tours, maintenant on fait des choses très bien.
        Dans sa tour, on peut regarder M6 ou eurosport.

        En centre-ville, on habite près de plein de choses inutiles, c’est vraiment bien.

        Bon, je vais arroser mes petits pois.

      • hiaw
        hiaw répond à La mouche du coche-
        Sur Terre
        • Posté à 21h45 le 09/04/2011
        • Internaute 79779
          Sur Terre

        C’est vrai qu’une pelouse ressemblant à une moquette tellement elle est tondue c’est super joli,

        D’ailleurs si les petits parisiens sont si allergiques c’est peut etre que ça manque aussi un peu de « mauvaises herbes » ...

         
        • alaixih
          alaixih répond à hiaw
          • Posté à 10h46 le 10/04/2011
          • Internaute 19775

          Moi je répondrais en disant : pollution de l’air intérieur et de l’air extérieur.

          Premièrement par les produits chimiques qui sont chez nous, deuxièmement par les voitures et toutes les particules fines qu’il y a ensuite il y a les antibiotiques.

        1 autres commentaires
    • rrrobotom
      rrrobotom répond à marc44
      Sea lover
      • Posté à 22h28 le 09/04/2011
      • Internaute 70782
        Sea lover

      Les fleurs, les poiriers et les buissons si jolis soient-ils ça ne votent pas, il ne faut donc pas nous attendre à ce que les politiques s’en occupent. Votre description d’un certain bon voisinage est séduisante mais je dirai quand même vive la campagne. Là il y a beaucoup moins de politiques et c’est pour ça que ça sent très bon.

      • marc44
        marc44 répond à rrrobotom
        • Posté à 19h04 le 10/04/2011
        • Internaute 24488

        Je ne parle pas de voisinage....

        mais hier au marché, une dame a demandé des tomates ! Une dame qui habite visiblement en appartement. Cultivant les tomates depuis des années dans le fumier de cheval du club d’à côté, je suis plutôt sensible à n’acheter que des légumes de saisons. D’ailleurs, la culture de tous les légumes courants m’est aussi familière que les jours de la semaine... et je trouve que c’est une chance formidable que de savoir cultiver des légumes. Même si cela ne constitue qu’une part marginale de ce que je mange, le fait de savoir, par la pratique, comment tout se cultive, me paraît une des meilleures choses de la vie.

         
        • rrrobotom
          rrrobotom répond à marc44
          Sea lover
          • Posté à 21h11 le 10/04/2011
          • Internaute 70782
            Sea lover

          J’apprécie ce que tu fais et même ta contribution c’était juste un détour sur les politiques car je n’apprécie guère le manque d’intérêt qu’ils accordent à la verdure de façon générale.

        1 autres commentaires
    • Karveelt
      Karveelt répond à marc44
      Prof de FLE
      • Posté à 07h14 le 10/04/2011
      • Internaute 55167
        Prof de FLE

      Problème : les petits paradis pavillonnaires, si mignons, si jolis, si uniformes et harmonieux avec leur petite pelouse, leurs gentilles plates-bandes fleuries, leurs potagers bien rangés et chien et enfants qui gambadent gaiement, dévorent littéralement les espaces sauvages et agricoles... zones avec peu de transports en commun donc bagnole indispensable pour aller remplir chaque samedi son coffre dans les hypermarchés bourrés de produits industriels conditionnés ailleurs, suremballés... donc la fausse Nature standardisée non merci... Et puis, les années 70 sont finies ! Pensons à mieux gérer et urbaniser les villes au lieu de les étendre sans fin avec des parcs commerciaux et maisons individuelles... Sans parler de mégapole, dans certaines villes moyennes les centres historiques se vident et les familles se réfugient dans de jolis « clos » bien proprets... errrrkkkk....

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Karveelt
        Testeur de temps libre
        • Posté à 09h24 le 10/04/2011
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        D’où le concept qui veut que soit maintenue dans cette urbanisation plus ou moins irrémédiable une nature « sauvage » afin de la « dé-standardiser », qu’une plus grande variété biologique s’y installe.
        Je crois que c’est le sujet de l’article ! ; o)
        Quand je vois, autour de chez moi, à la campagne, la quantité de terres agricoles laissées à l’abandon (ce ne sont même plus des jachères), je ne crois pas que nous soyons au bord de la pénurie.
        Je vois également ces (grands) jardins tirés au cordeau identiques à ceux des villes et dans lesquels chantent les tondeuses au moins 2 fois/semaine là où pourraient pousser quelques massifs de noisetiers, quelques arbres fruitiers et où pourrait paître un mouton. En outre, les tontes ne sont plus entassées pour faire un compost mais emportées vers la déchetterie.
        Mais ce qui me fend le plus le cœur, ces jours-ci, c’est de voir que certains sont encore en train d’abattre des arbres et des haies alors que les oiseaux ont fait leur nid, le bon sens ancestral s’étant évaporé et la population rurale n’ayant rien retenu de la comptine « Nous n’irons plus au bois, les lilas sont fleuris ».
        J’accorde également une mention particulière à la télévision qui passe des publicités pour cette multitude d’engrais et pesticides parfaitement inutiles et particulièrement toxiques...

         
        • beurk89
          beurk89 répond à Boutauvent
          assistante
          • Posté à 12h51 le 11/04/2011
          • Internaute 114620
            assistante

          Tout à fait d ’accord je me bas en ce moment avec un proprio qui trouvent que les ronces à mûres sont des mauvaises herbes, en attendant elles donnaient des kilos de fruits délicieux en plein centre ville, c ’était gratuit et c ’est fini.Mais juste un détail/le texte original de la comptine c ’est nous n ’irons plus aux bois les lauriers sont coupés(c ’était une chanson qui parlait en fait des lauriers signalant les bordels et qui furent fermé l ’époque de cette chanson )c ’était pas du tout une chanson enfantine au départ ,quand on y pense ce qu’on apprend à nos enfants.De même la chanson « il court il court le furet “est en fait une contrepèterie anticléricale et coquine de l ’époque de la Révolution.(j ’ai un peu de mal à la chanter avec mon petit neveu depuis que je sais ça)

          • Boutauvent
            Boutauvent répond à beurk89
            Testeur de temps libre
            • Posté à 13h24 le 11/04/2011
            • Internaute 45018
              Testeur de temps libre

            Alors, sans doute est-ce que j’ai entendu une version édulcorée de cette chansonnette ?
            (La strophe suivante est : « la caille, la tourterelle viennent d’y construire leur nid »)
            Mais la version paillarde a-t’elle précédé l’autre, ou l’inverse ?
            Pour « le furet », j’y ai été initié très jeune du fait que le village voisin s’appelait (en prononciation normande) « Boisrogi », d’où une adaptation locale. ; o))

        2 autres commentaires
      • marc44
        marc44 répond à Karveelt
        • Posté à 09h37 le 10/04/2011
        • Internaute 24488

        Je comprends certains de vos arguments, ceux des densifieurs.
        Que les années 70 soient finies... oui, mais cela n’est pas un argument. Cela n’est en rien un problème de discrimination sociale, mais de type d’habitat. Ma maison n’est jamais fermée à clé, il n’y a pas de digicode. Ma rue n’est habitée que par des gens assez moyens/modestes.

        Mieux gérer et urbaniser les villes = novlangue des densifieurs, consistant à caser les gens dans des blocs en béton ultra-petits et ultra-serrés, affublés de noms prétentieux « résidence de la verdure imaginaire », souvent directement en bord de rue passante. Vie de merde et d’ennui garantie pour ces habitants. Ces gens là vont également dans les supermarchés acheter la même nourriture merdique. J’ai étudié dans la ville de Nantes les faits : une proportion importante des appartements de ces nouveaux blocs sont très mal éclairés, ont des vis à vis terribles ou une vue sur une dalle en béton.

        On en n’a rien à faire d’être dans le centre, d’avoir accès à 300 restos et magasins de fringues qu’on n’a pas les moyens de se payer (et qui ne nous intéressent pas, d’ailleurs).

      • marc44
        marc44 répond à Karveelt
        • Posté à 09h37 le 10/04/2011
        • Internaute 24488

        Je comprends certains de vos arguments, ceux des densifieurs.
        Que les années 70 soient finies... oui, mais cela n’est pas un argument. Cela n’est en rien un problème de discrimination sociale, mais de type d’habitat. Ma maison n’est jamais fermée à clé, il n’y a pas de digicode. Ma rue n’est habitée que par des gens assez moyens/modestes.

        Mieux gérer et urbaniser les villes = novlangue des densifieurs, consistant à caser les gens dans des blocs en béton ultra-petits et ultra-serrés, affublés de noms prétentieux « résidence de la verdure imaginaire », souvent directement en bord de rue passante. Vie de merde et d’ennui garantie pour ces habitants. Ces gens là vont également dans les supermarchés acheter la même nourriture merdique. J’ai étudié dans la ville de Nantes les faits : une proportion importante des appartements de ces nouveaux blocs sont très mal éclairés, ont des vis à vis terribles ou une vue sur une dalle en béton.

        On en n’a rien à faire d’être dans le centre, d’avoir accès à 300 restos et magasins de fringues qu’on n’a pas les moyens de se payer (et qui ne nous intéressent pas, d’ailleurs).

         
        • Karveelt
          Karveelt répond à marc44
          Prof de FLE
          • Posté à 16h41 le 10/04/2011
          • Internaute 55167
            Prof de FLE

          Sauf que réserver autant d’espace pour un habitat individuel qui demande un grand nombre d’aménagements pour un petit nombre de personnes tout en valorisant les comportements individualistes sont à l’opposé de ce qu’une pensée écologiste peut défendre... Et puis pour avoir vécu également à Nantes, la qualité de vie dans cette ville reste très élevée malgré, il est vrai, une absence de commerces de proximités remplacés par des boutiques d’habillement franchisés comme partout... mais la vie associative et culturelle est très vivante, et avec une grande présence d’espaces verts collectifs : parcs, rives... Je peux vous dire, que vivant au Caire où la verdure et la diversité culturelle sont rares, il est appréciable d’avoir accès en Europe à une grande offre culturelle et à des lieux de sociabilisation autres que les centres commerciaux géants ou les clubs pour classes moyennes supérieures comme ici...

          La Loire-Atlantique voit malheureusement s’épanouir les lotissements, notamment sur la côte, s’ajoutant aux totalement aberrantes maisons secondaires... Etre propriétaire de sa maison individuelle neuve c’est aussi privatiser, confisquer et dénaturer une grande part de territoire...

          • marc44
            marc44 répond à Karveelt
            • Posté à 18h57 le 10/04/2011
            • Internaute 24488

            J’entends bien ces arguments. Cependant, Je lis des textes sur le nouvel urbanisme et je vois la réalité tout autre qui se construit : les tas d’immeubles merdiques avec du béton, des routes passantes et des ronds-points. Peut-être ai-je un point de vue biaisé, passant 12h par week-end à bricoler et jardiner. En appart (ce que j’ai connu), c’est vraiment la vie de merde et justement, la vie où on sort pour consommer. On sort dans des rues complètement oppressantes.

            Pour avoir vécu en Scandinavie avant la mondialisation, j’ai vu des voitures et de l’essence ultra-taxés, des pistes cyclables partout. Là, j’achète. En France, on refuse toujours de construire la ville pour le vélo, qui vote trop peu - sauf en Alsace.

            • Karveelt
              Karveelt répond à marc44
              Prof de FLE
              • Posté à 21h56 le 10/04/2011
              • Internaute 55167
                Prof de FLE

              Faut pas exagérer, la ville c’est aussi l’excitation, le mouvement, les sorties, des opportunités et aussi un refuge pour tous ceux qui ont fui une campagne qui peut être tout aussi oppressante et ennuyeuse... après c’est une question de point de vue...

        3 autres commentaires
      • gig0m
        gig0m répond à Karveelt
        Etudiant
        • Posté à 22h17 le 10/04/2011
        • Internaute 152119
          Etudiant

        Ah merci Karveelt, maintenant, je ne sais plus quoi répondre à ces commentaires.

        La campagne c’est agréable, mais c’est aussi de la consommation de l’espace qui ne sera plus jamais végétalisé. Après les grandes tour, ce n’est pas ce qu’il y a de plus efficace non plus. Il faut juste revenir à quelque chose de taille humaine, ou il y a plus de cohésion sociale. Mine de rien la cohésion sociale, ça aide dans le développement durable.

        J’ajouterai juste que la verdure en ville, ça permet aussi de réduire les variations de température, et surtout réduire les extrêmes. Ça apporte de l’humidité, et ça prévient les canicules, c’est merveilleux !

  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 17h35 le 09/04/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    Ce qui manque le plus aujourd’hui dans les villes à cause de la pression foncière, ce sont les terrains vagues...
    Enfant et adolescent en Val de marne et dans les hauts de seine au début des 70’, c’étaient de superbes terrains d’aventures et de liberté. On s’y cachait, on s’y cognait, on faisait plein de choses interdites, mais on croisait aussi des cerisiers, des sureaux, on arrivait même à y observer quelques animaux sauvages et à les piéger (insectes divers,rats, oiseaux, lapins...).
    Les défoliants d’accord, mais l’aménagement jardinier bien rangé c’est la mort de la nature spontanée, et un encouragement renouvelé à la maitriser ( pas une paquerette ne dépasse) et souvent a arracher et à traiter, tellement le citadin aime la beauté clinique des villes toutes propres telle des natures mortes, sans compter l’uniformisation des lotissement sur des milliers de km², personne ne supporte plus l’herbe folle, ou l’arbre non taillé. L’ordre régne.
    Parti à la cambrousse depuis, je revis dans un bazar constamment en mouvement et surtout vivant

    • DBL8
      DBL8 répond à PGC
      Retraité
      • Posté à 13h41 le 10/04/2011
      • Internaute 19562
        Retraité

      Des terrains vagues ?
      Il n’y a pas besoin qu’il y en ait pour que l’aspect soit visible.
      La ville de Montreuil-sous-Bois, n’entretient plus le cimetière et laisse les plantes dites sauvages pousser là où elles veulent, c’est pareil dans des communes avoisinantes.
      De là à trouver ça bien...

  • inspecteur crouton
    inspecteur crouton
    troll de tram
    • Posté à 17h37 le 09/04/2011
    • Internaute 118828
      troll de tram

    Bah, ça repoussera tout seul dès qu’ on aura tous acheté des voitures neuves après avoir dû abandonner nos vieux tromblons d’ avant 2004...

  • Jonsnow
    Jonsnow
    =)
    • Posté à 17h45 le 09/04/2011
    • Internaute 86598
      =)

    A l’échelle nationale ça donne quoi ?

    Un monsieur comme Gilles Clément (paysagiste) travaille depuis longtemps dans ce sens : faire (re-) rentrer la nature en ville. Re-créer des niches écologiques qui ne nécessite que peu d’entretien. Une interview du monsieur pour approfondir le sujet serait intéressant.

    edit : PGC vous apprécieriez pt-etre le travail de G. Clément qui aime bien les herbes folles :)

    • Lohiel
      Lohiel répond à Jonsnow
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 20h00 le 09/04/2011
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      J’ai la charge d’un espace de 3000m², seule, depuis 5 ans, dans le Sud-Ouest. Le travail de Gilles Clément (qui a d’ailleurs déjà été mis en valeur sur Rue89) m’a bien aidée, d’autant que je manque de sous... En effet, les gens dépensent beaucoup d’argent et de travail à déséquilibrer la nature, puis beaucoup d’argent à essayer de réparer les dégâts, en pleurnichant que c’est un boulot de fou... Exemple : détruire l’espace de vie des prédateurs naturels des pucerons, puis venir pleurer parce que les rosiers sont envahis. Et le pire : acheter des paquets de coccinelles, pour « faire ça de manière écolo », lesquelles vont se tirer vite fait, car l’environnement est trop pauvre pour elles... c’est assez pathétique !

      En tout cas, en laissant la nature faire ses propres choix, en négociant avec elle jour après jour, mais sans oublier de lui laisser tout ce dont elle a besoin pour prospérer, jusqu’aux arbres morts envahis de lierre, au gros roncier dans un coin (le seul à surveiller de près, tant il peut s’étendre vite), aux larges espaces tondus seulement une fois l’année, et où reviennent les plantes indigènes, on réalise très vite que le « bénéfice » est énorme. Un seul exemple : mon voisin avait un verger qui ne donnait plus depuis des années, par manque d’abeilles mellifères dans le coin. J’ai mis en place des habitats (très simples) pour abeilles sauvages, que l’architecture et les pratiques modernes ont chassées... et l’année suivante, ses arbres croulaient sous les fruits.

      Est-ce utile de signaler qu’il n’y a plus aucun puceron sur mes quelques rosiers, ni moustiques les nuits d’été (chauves-souris), ni même mouches envahissantes (araignées) ? Que j’ai vu revenir des espèces rares d’oiseaux et de batraciens ? Car c’est cela le plus encourageant... en quelques années de travail léger avec la nature (et non contre), la biodiversité se reconstitue.

      On dirait que tout ce petit peuple se passe le mot : l’existence d’un refuge, pas loin, où il aura la paix...

      Nichoir abeille sauvage : une buche percée de trous placée dans un endroit abrité de la pluie (mais un fagot de bambou marche aussi, il faut genre 5 cm de creux, c’est tout)

      • Jonsnow
        Jonsnow répond à Lohiel
        =)
        • Posté à 20h10 le 09/04/2011
        • Internaute 86598
          =)

        Oh génial !
        C’est le voisin qu’a pas dû comprendre : « Super efficace ce roundup ! ! ! »
        J’espère que vous lui avez expliqué. :)

        S’il n’y a qu’un domaine où je suis pour le laisser-faire ultra-libéral c’est bien là : le jardin !
        Bon je caricature un peu, ça doit pas être facile tous les jours.

        Je cherche un bout de terre aussi, de mon côté, pour expérimenter tout ça.

        Bonne chance à vous ! :)

         
        • Lohiel
          Lohiel répond à Jonsnow
          http://twitter.com/Lohiel
          • Posté à 22h14 le 09/04/2011
          • Internaute 38391
            http://twitter.com/Lohiel

           : -)

          Le voisin était au courant de mes réflexions à propos des « abeilles qui ne viennent plus », comme il disait. Disons que c’est qqn d’origine paysanne et que ça le choque un peu de comprendre que vraiment, la fertilité des arbres est en train de se perdre parce qu’on a négligé les insectes. C’est eux, la colonne vertébrale de la biodiversité. Ils ont besoin des plantes locales pour être confortables, et quand ils reviennent, tout suit...

          Sinon, non, c’est moins dur que se prendre la tête comme certains à cause d’une taupinière dans le gazon ou de supposées « mauvaises herbes ». Pas de stress : de l’observation, surtout. Regarder les choses se remettre en place. Et profiter, parce qu’au final, en y bossant très doucement, c’est beau.

          Lien par Lien

          • La mouche du coche-
            La mouche du coche- répond à Lohiel
            diptère
            • Posté à 09h49 le 10/04/2011
            • Internaute 45466
              diptère

            z
            z
            Comme le peuple aime les jardins beaux et bien aménagés, Gilles Clément, en bon soldat du gouvernement et dans la haine du peuple, propose des jardins en friche. Le jardin qu’il a aménagé à Paris dans une Zac est très laid, mais lui s’en fiche : il a le sien perso.
            z
            z

        2 autres commentaires
  • Arthur-J
    Arthur-J
    Déserteur
    • Posté à 17h46 le 09/04/2011
    • Internaute 116150
      Déserteur

    Et si on laissait également la créativité de ses habitants se développer en toute liberté ?
    On rêve de villes ainsi décorées :
    Lien

  • Un poisson sans vélo
    Un poisson sans vélo
    Femme sans homme
    • Posté à 17h49 le 09/04/2011
    • Internaute 144213
      Femme sans homme

    Je veux bien mais dans ce cas il faut aussi laisser la ville reprendre ses droits sur la nature. Et comme ça je pourrai déménager à la campagne !

  • Mahatar
    Mahatar
    Thésard
    • Posté à 18h18 le 09/04/2011
    • Internaute 129888
      Thésard

    « phytosanitaires »

    C’est tellement plus joli que Lien, y’a aussi Lien (des médicaments pour les plantes) voire même produit antiparasitaire contre les ennemis des cultures, ça fait moins peur.
    C’est pourtant bien de pesticide dont on parle :

    Risque sur la santé :

    Toutefois les produits phytopharmaceutiques sont connues pour leurs nuisances sur la santé humaine. Connue par les scientifiques depuis les années 60 et montrant que l’exposition aux pesticides augmente les risques de plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate...) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.

    Sinon très bon article.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 18h25 le 09/04/2011
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    Dans cet esprit-là il y a l’opération « Laissons pousser » : distribution gratuite de graines de plantes sauvages. Ensuite, à vous de jouer, soyez inventifs !
    Lien

    Et j’allais oublier le site de « Guérilla gardening » :
    Lien

    • Jonsnow
      Jonsnow répond à Pas tripette.
      =)
      • Posté à 19h33 le 09/04/2011
      • Internaute 86598
        =)

      L’idée de Fukuoka est excellente. J’ai commencé au printemps dans mon coin, sans billes d’argiles, on verra ce que ça donne dans les mois qui viennent. :)

  • Juggernaut
    Juggernaut
    intello précaire ?
    • Posté à 18h10 le 09/04/2011
    • Internaute 93472
      intello précaire ?

    ce qui m’étonne, personnellement, c’est qu’une ville, ce sont des kilomètres carré de toit... TOTALEMENT inutilisé !

    quel projet pour transformer nos toit en parcs aériens ( avec passerelles pour traverser la rue : -) ). ca aurait un côté Jardin Suspendu de Babylone, la classe. sans compter le dénivelé entre les immeuble, qui peut être une source inépuisable de possibilité.

    ca va bien sur poser problème pour les arbres ( encore qu’à toulouse ils ont mis des bouleau en pot... ), mais entre les buisson, les fleurs, l’herbe et les pergola avec leurs plantes grimpantes, y a moyen de faire énormément de choses !

    • Jonsnow
      Jonsnow répond à Juggernaut
      =)
      • Posté à 19h24 le 09/04/2011
      • Internaute 86598
        =)

      Un artiste s’est « amusé » à retravailler des cartes satellites urbaines en végétalisant toutes les toitures, c’est assez impressionnant. Ça donne une belle idée de ce que sera la ville qui franchira le cap.

      Je suis pour les parcs aériens. Meme si peu réalisables en dehors de l’espace public ou alors entre co-propriétés trèèès peu coincées ... :)

      Les québécois ont des projets concrets de toitures cultivées très intéressants.

      Il y a aussi les jardins partagés en France qui gagnent en popularité.
      Tout n’est pas encore moisi dans ce monde.

    • Jonsnow
      Jonsnow répond à Juggernaut
      =)
      • Posté à 19h25 le 09/04/2011
      • Internaute 86598
        =)

      (doublon)

    • tete2noeuds
      tete2noeuds répond à Juggernaut
      plouc
      • Posté à 20h07 le 09/04/2011
      • Internaute 121012
        plouc

      il y a moyen ça c’est sur
      encore faut il des architectes paysagistes compétents et innovants
      et ça, en tant que jardinier, je peut vous dire que c’est rare....

    • A déménagé le 7-12-2011
      A déménagé le 7-12-2011 répond à Juggernaut
      non connue
      • Posté à 16h11 le 10/04/2011
      • Internaute 50999
        non connue

      C’est en cours ... les toitures végétalisées sont l’avenir, même le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (cstb) n’en dit que du bien, c’est dire ...

      Des toits verts, on risque d’en voir fleurir un peu partout très prochainement (pour cause de réglementation thermique beaucoup plus exigeante sur la consommation), principalement sous forme extensive (avec des mousses, plantes grasses) pour raison de coûts et la possibilité d’en réaliser facilement en rénovation ... sans devoir revoir la structure.

      Les jardins sur les toits doivent en principe être prévu à la construction du fait des contraintes de structure (il faut bien 40 cm de terre pour faire quelque chose de correct) mais plus intéressants sur le moyen/long terme ...

      En région parisienne, il y a tout une infrastructure en train de se mettre en place :

      - des subventions admissibles (conseil régional, au moins pour les particuliers)

      - une incitation forte de la ville de Paris notamment pour les constructions neuves (obligation de végétalisation des parcelles pour le dépôt de permis)

      - des expériences pilotes (le jardin sur les toits à Paris 20e, avec un début d’intégration architecturale, certes perfectible) : Lien

      - des projets en cours, notamment dans le cadre de logements sociaux

      - des associations locales en cours de structuration ((Veni Verdi ...) et création (Rhizosphère) pour assister les particuliers, associations ou entreprises souhaitant verdir leur toiture ... A ce sujet vu que j’en suis membre, n’hésitez pas à me contacter pour des demandes d’infos à ce sujet.

  • raannemari
    • Posté à 18h26 le 09/04/2011
    • Internaute 32844
  • tete2noeuds
    tete2noeuds
    plouc
    • Posté à 18h41 le 09/04/2011
    • Internaute 121012
      plouc

    je suis jardinier (niveau bac)
    j’ai débuté ma formation en 94
    j’ai travaillé dans un parc départemental a tendance « écolo » (parc Lagravère 92)
    je travaille aujourd’hui sur cannes et je peut vous dire que cet article est une belle connerie
    enfin pas tout a fait, il est vrai que les grand parcs tanguent de plus en plus vers un entretien « vert »
    mais un « vert » toujours marketing !
    je n’ai jamais entendu parler d’association de culture
    on continue a becher les sols
    on utilise plus de désherbant mais des machines a bombonne de gaz qui les brûlent
    et quant a la taille qui se faisait avant manuellement (au sécateur), cela ce fait au taille haie thermique ! ! !
    bref le jardinage professionnel est aussi victime du rendement, et ce n’est pas la pseudo tendance ecolo qui modifiera cela

    vivement que l’homme comprenne que la nature n’a pas besoin de lui pour nous emerveiller

    • jyeden
      jyeden répond à tete2noeuds
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 20h24 le 09/04/2011
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      c’est vrai que ça fait drole de voir bruler l’herbe avec du gaz
      dans ma ville de 120 000 habitants c’est surtout l’herbe qui pousse sur les trottoirs
      mais ça fait déjà ça de desherbants en moins
      en plus il y a des renards et quelquefois des sangliers qui se balladent
      le renards la nuit
      les sangliers à la periphérie, mais tout de meme entre les maisons

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 20h03 le 09/04/2011
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Mouaarrrrfffff !

    En gros la ville à la campagne !

    Nous dans nos bleds pommés on va demander le tram et le métro vu qu’on se prend dans la poire le prix du pétrole et de sa TIPP que multiplie la TVA...

    Et tiens, puisque les Pyrénéens ne veulent pas de l’ours, on pourrait le réimplanter dans les villes.

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 20h03 le 09/04/2011
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Mouaarrrrfffff !

    En gros la ville à la campagne !

    Nous dans nos bleds pommés on va demander le tram et le métro vu qu’on se prend dans la poire le prix du pétrole et de sa TIPP que multiplie la TVA...

    Et tiens, puisque les Pyrénéens ne veulent pas de l’ours, on pourrait le réimplanter dans les villes.

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 20h27 le 09/04/2011
    • Internaute 89386
      Rural

    Moi j’ai 4 chèvres qui entretiennent bien mon terrain, 4000M2. Le reste les insectes s’en chargent. J’ai plein de fruits sur mes arbres jamais taillés etc....

    • tete2noeuds
      tete2noeuds répond à Fred24
      plouc
      • Posté à 22h02 le 09/04/2011
      • Internaute 121012
        plouc

      que je vous envie

      l’homme doit comprendre qu’il n’a pas les connaissances nécessaires pour « améliorer » la nature
      un peu comme les articles que je lis pour les bio pesticides
      on nous presente ca comme des « vaccins » pour les plantes pour se prémunir des attaques
      mais on oubli de nous dire que ces défenses etait présentes dans les plantes avant que l’homme y mette son nez....

  • Le_che
    Le_che
    fan de nature sauvage
    • Posté à 20h43 le 09/04/2011
    • Internaute 152011
      fan de nature sauvage

    De nombreuses initiatives communales fleurissent... en France, et c’est super pour la nature, pour nous. Mais il ne faut pas oublier aussi le rôle et l’action des particuliers qui sont de plus en plus nombreux à laisser un peu de place à la nature sauvage dans le jardin. La aussi, félicitons nous ! Sur un ton plus léger, l’association Fête de la nature propose à tous ceux, communes ou particuliers, qui possèdent un coin de nature dont il sont fiers, à le montrer, l’ouvrir au public, leurs voisins, leurs amis.... à l’occasion de la 5e édition de la Fête de la nature (Lien), une belle occasion de nous rencontrer autour de ce sujet. Bref, vive la nature en ville !

  • nain-bleu
    nain-bleu
    Nain par bien des aspects
    • Posté à 20h47 le 09/04/2011
    • Internaute 87238
      Nain par bien des aspects

    Quand on regarde les photos historiques de nos villes : il y a 30, 50, 100 ans, elles n’ont jamais été aussi vertes qu’aujourd’hui.

    • tete2noeuds
      tete2noeuds répond à nain-bleu
      plouc
      • Posté à 04h45 le 10/04/2011
      • Internaute 121012
        plouc

      lol !
      quand je regarde les photos de ma ville il y a 100 ans il y avait.....rien !
      a part du vert....

  • R.F.BURTON
    • Posté à 20h51 le 09/04/2011
    • Internaute 140514

    Bah c’est sur si on regarde une carte de Rance d’avant le moyen âge, on comprend a quel point les Brésiliens ont encore beaucoup a couper pour nous égaler ! ^^

    Chez moi y avait plein de landes, aujourd’hui, il n’y a que le nom (lande de [et un bled-lieux dit]) avec des maisons « Catherine Mamet ». Ha si, le plus gros arbre a été garder, pour y accrocher le nom du bled.

    En revanche les pesticides (ben ouai mes roses) et les pièges a guêpes (ben ouai les sales bêtes), les palplanches (ben ouai les voisins) et les mares asséchées (ben ouai les moustiques) ont vaincu la nature... La seule bonne nouvelle c’est que leurs maisons sont très rapidement bio dégradable et sitôt leurs crédits payés, ces pollueurs s’en iront avec leurs 4x4, car de toit ils n’auront plus. Vivement ! ! !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 21h03 le 09/04/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Et si on laissait la nature reprendre ses droits sur la ville ? ».
    C’est déjà fait, pour les villages abandonnés qui se retrouvent couverts de mousses, de lierres, de champignons et d’épineux. De vrais « Villages verts »...ceux là !

    On a déja tenté jadis de construire les villes à la campagne, mais ce fut un flop :

    On pourrait promulguer une loi qui rendrait obligatoire l’arborisation-gazonnage de toutes les automobiles circulant dans la ville. On aurait ainsi l’impression d’être à la campagne, même en plein embouteillage.

    PS : La vraie nature est libre : En aucun cas elle n’est « tirée au cordeau » !
    Ce qui signifie que la nature sauvage n’a pas besoin de jardiniers.

  • Sam_des_bois
    Sam_des_bois
    Etudiant
    • Posté à 21h12 le 09/04/2011
    • Internaute 51616
      Etudiant

    Bien en théorie, cette idée et sa mise en pratique souffre encore trop de fausses bonnes idées en pratique.
    C’est en effet sympa de dire zéro produits phytosanitaires mais si c’est pour se débarrasser des herbes dites « mauvaises “ au brûleur à gaz, je ne comprend pas l’intérêt.

    Cette idée de laisser agir la Nature n’est pas nouvelle et elle ne vient pas de France mais d’ex Europe de l’est. Certaines villes ont abandonné l’idée de faire la chasse à l’herbe poussant entre le béton ou dans les trottoirs.

    • A déménagé le 13-10-11
      • Posté à 04h14 le 10/04/2011
      • Internaute 29372
        non connu

      « Cette idée de laisser agir la Nature n’est pas nouvelle et elle ne vient pas de France mais d’ex Europe de l’est. »

      M’est d’avis que l’idée de « laisser agir la nature » n’est en effet pas nouvelle ; mais il me semble qu’elle ne vient ni de France, ni de l’est non plus (ex ou non), mais ... de la nature !

      C’est peut-être vexant de le dire, mais après nous, il (ne) restera (que) ... la nature. Ben oui. Ne vous en déplaise ; o)

      PS : les parenthèses, c’est pour ceux qui croient que l’humain est l’aboutissement ultime de la totalité du tout complet total définitif, mais en mieux.

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