Et si les entreprises prêtaient leurs bureaux aux start-ups ?
Pour créer son entreprise, une bonne idée ne suffit pas. Même avant de se poser la question des capitaux, il faut savoir où s’installer. A Paris notamment, les prix de location d’un petit bureau peuvent rapidement dépasser les 1 000 euros par mois. On peut alors se laisser tenter par le co-working.
A Paris, des structures telles que La Ruche ou La Cantine louent des postes de travail bien moins chers qu’une agence immobilière. Si les places sont comptées... Une autre possibilité existe.
L’idée
Les jeunes entrepreneurs de la région parisienne peuvent s’adresser à l’association le Bureau d’Ambroise. Créé il y a tout juste un an par les fondateurs de la marque Michel & Augustin (M&A), le Bureau d’Ambroise met en relation les entreprises qui disposent de locaux vides avec les jeunes créateurs en manque d’espace.
L’hébergement, limité à la phase de démarrage de l’activité, comprend la mise à disposition d’équipements professionnels et de locaux fonctionnels. Le tout à un prix très compétitif.
Dans cette vidéo réalisée par la rédaction de Newzy, Augustin Paluel-Marmont présente le dispositif. (Voir la vidéo)
Comment la mettre en pratique
En théorie, pour accomplir la mission du Bureau d’Ambroise il suffit d’un tableau à deux colonnes : dans l’une, on liste les candidats en quête d’un toit, dans l’autre les entrepreneurs prêts à les accueillir. Ensuite, il ne reste qu’à composer les binômes.
La signature d’une charte précisant les engagements réciproques en termes notamment de confidentialité et de durée maximale de l’hébergement scelle l’accord.
La charte statue aussi que les entrepreneurs ne sont pas locataires mais s’engagent à verser chaque mois 200 euros : une moitié sert à financer l’association le Bureau d’Ambroise, l’autre est dévolue à la Bouée d’espoir, une association qui soutient les personnes en situation de précarité.
La preuve par l’exemple
A en croire les participants, cette vie en commun serait bénéfique. Il y a un an, Philippe Cubells faisait ses premiers pas dans le commerce de produits à base de plantes naturelles. Pendant sa période chez M&A, il a profité d’un bureau dans un espace commun du siège de la société. « Déjà c’est stimulant d’être dans une entreprise qui réussit : ça donne la pêche ! »
L’Ambroise et son hébergeur peuvent même coopérer sur le plan professionnel. Pendant six mois, Louis Grummer, à la tête d’un cabinet de recrutement, a partagé son open-space avec Charles, négociant de vin.
« A peine installé, on a tout de suite commencé à échanger. »
Charles, conseiller en stratégie dans sa précédente carrière, a notamment aidé Louis à peaufiner le positionnement de sa société. En contrepartie, Louis Grummer l’a épaulé lorsqu’il a dû décider de l’avenir de son projet :
« Aujourd’hui je me rapproche d’une autre structure déjà existante. L’aide de Louis m’a permis de trancher sur ce point avec plus de clairvoyance. »
Bien sur, les Ambroise doivent aussi s’adapter à l’offre du moment. Philippe Cubells se rappelle :
« Je disposais d’un poste équipé, juste un peu bruyant, surtout le soir, lorsque les commerciaux rentraient à la base. »
Olivier Marchand, hébergeur pourtant très volontariste, paye sa localisation décentralisée. Depuis qu’il a ouvert aux Ambroise le siège de sa société, à Rueil-Malmaison, il n’a reçu que quatre candidats.
« J’ai dû attendre quatre mois avant de recevoir les premiers qui sont vite partis car ils perdaient trop de temps dans les déplacements. »
Un début assez timide
Augustin Paluel-Marmont se rappelle :
« Au départ, on a mis tous les moyens pour promouvoir la démarche : communication, mailing, participation à des salons. »
Le dispositif a même pu bénéficier du soutien du secrétaire d’Etat Laurent Wauquiez. (Voir la vidéo)
Et pourtant, l’enthousiasme est vite retombé :
« Malgré les échos très positifs qu’on continue à avoir, on a eu du mal à centraliser et à formaliser la mise en relation. »
Ainsi, seulement vingt entrepreneurs ont été accueillis pendant la première année d’existence :
« Ce chiffre ne représente pourtant que les binômes qui se sont constitués de façon formelle. On sait qu’il y a de plus en plus de personnes qui adoptent le dispositif sans passer par nous et c’est d’ailleurs ce qu’on souhaite. »
Ce qu’il reste à faire
La démarche reste à creuser. Olivier Marchand explique :
« Passer par le Bureau d’Ambroise donne des garanties. La signature d’une charte est fondamentale pour la bonne réussite. Je le vois en parlant de l’initiative à d’autre entrepreneurs : s’ils restent frileux, c’est d’abord par manque de confiance. »
La mise en relation reste donc l’aspect le plus problématique. Les adeptes du Web 2.0 ont peut-être là un défi à relever. Une plate-forme du type de celle qu’on utilise pour organiser le covoiturage ne pourrait-elle pas faciliter cette démarche ?
- Sur Rue89Et si on se passait de la hiérarchie en entreprise ?
- Sur lebureaudambroise.comLe site du Bureau d'Ambroise
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(Business Analyst)
(Business Analyst)
Bien souvent dans les contrats de location de bureau il est stipulé que vous ne pouvez pas sous louer...
Il faut savoir que pour une nouvelle société, vous avez le droit, pendant deux ans (sous certaines conditions) d’utiliser votre salon ou le garage d’un copain ou ami... Et de defiscaliser cette surface en la déclarant au fisc. C’est tout à fait légal !
(Et de plus vous pouvez aussi y mettre le micro familial, en l’utilisant pour votre compta ! ! Mais vous pouvez répondre au téléphone sur votre ligne personnelle...Mais fiscalement vous ne pouvez pas appeller... (C’est très curieux, mais c’est comme cela ! A moins de ne prendre une ligne au nom de votre société... etc...)
Attention à la sous location, car si le propiétaire veut bien sous louer...Votre assureur, lui se fera tirer l’oreille (comme d’habitude) et, en cas d’ennui vous ne serez pas rembousés !
Attention trouver des bureaux ne fait pas en France come cela se fait aux Etats unis, et dans les série TV... ! !




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