07/04/2010 à 19h12

Et si les grands groupes allaient se fournir dans les quartiers ?

Léo Trouillet | Reporters d'Espoir


Banlieue de Grenoble (1suisse/Flickr)

Une PME du Val-Fourré qui remporte un appel d’offres du service achats de Bristol Myers Squibb ? Pourquoi pas ? Si les compétences sont là ! Mais cela, les grandes entreprises n’en ont pas toujours conscience et souvent, faute de réseau, les entrepreneurs de banlieue se privent d’emblée de relations commerciales avec les grands comptes.

L’idée

Mettre en relation ces deux mondes qui s’ignorent, telle est la mission de l’Agence pour la diversité entrepreneuriale (Adive). Quand Majid el Jarroudi crée cette association début 2009, il s’inspire directement du concept américain de « Supplier diversity ».

Un dispositif, obligatoire depuis 1969, qui prône l’« égalité des chances » sur le marché des achats des grandes entreprises. Un moyen utilisé pour défausser la concurrence qui pénalise de fait les sociétés détenues par des personnes membres de minorités et qui génère aujourd’hui un volume d’achats annuel de 100 milliards de dollars.

Adaptée au contexte français, où la revendication d’appartenance à la diversité ne peut être que déclarative, c’est l’implantation en Zone urbaine sensible (ZUS) qui devient déterminante.

Après un an d’existence, les quatre salariés de l’association ont établi des partenariats avec quatre multinationales (EADS, KPMG, Bristol Myers Squibb, Faceo) et sont en phase de discussion auprès d’une trentaine d’autres. L’Adive est financée par les cotisations des grandes entreprises adhérentes.

Une dizaine d’entrepreneurs a d’ores et déjà noué des relations commerciales avec de grands groupes. Parmi eux, Jean-Jacques Attisso, créateur de l’agence de communication Goodcomm à La Courneuve :

« La réelle plus-value, ce n’est pas tant le montant des contrats, qui reste dans la moyenne de ce que l’on peut avoir avec une PME, mais quand on cite des noms comme KPMG, on gagne tout de suite en crédibilité ».

Comment la mettre en pratique

Donner à une multinationale l’envie de mettre de la diversité dans ses achats, c’est d’abord l’informer de l’existence d’entrepreneurs et de compétences dans les ZUS. Majid el Jarroudi explique :

« Vis-à-vis des grands groupes, nous nous inscrivons dans un cadre d’action systémique. Nous les démarchons, nous les sensibilisons, et organisons même des visites sur le terrain. Autant de choses qui peuvent aider à changer les comportements. »

L’Adive les oriente ensuite vers les PME qu’elle a répertoriées et dont les produits ou services correspondent à leurs besoins. Aujourd’hui, c’est près d’une centaine d’entrepreneurs de ZUS ou issus de la diversité, de tous secteurs d’activités (BTP, événementiel, informatique, transport...), qui sont référencés.

Inès Dauvergne, responsable de projet diversité chez IMS-Entreprendre pour la Cité, détaille : « C’est un service qui facilite les démarches des grandes entreprises qui ont une politique diversité dans leur RSE. »

Mais, pour elle, si cette initiative répond à un problème réel, celui-ci n’est pas propre au public visé par l’Adive. Il se pose à toute entreprise. De quoi renforcer les réserves de ceux qui y verraient une forme de discrimination positive à l’anglo-saxonne ?

Des réticences qui ne tiennent pas selon Bouchra Aliouat, secrétaire générale de la Fondation KPMG France qui a adopté le dispositif : « On ne nous oblige pas à signer un quota de contrats. Il ne s’agit que de donner sa chance à tous. »

Du reste, une fois les deux entités mises en relation, l’Adive s’efface et les laisse entamer seuls la phase des négociations commerciales. Majid el Jarroudi affirme :

« Nous partons du principe que les entrepreneurs sont suffisamment qualifiés pour s’entretenir directement avec un grand compte et remporter des contrats face aux fournisseurs habituels. »

Un propos que nuance Bouchra Aliouat : « Il reste un vrai travail de formation à faire pour que ces entrepreneurs assimilent les codes des grandes entreprises. »

L’expérience sur le terrain est un bon apprentissage : un retour est systématiquement demandé, quelle que soit la décision finale de l’acheteur, afin de permettre aux prestataires d’améliorer, le cas échéant, les points qui en auraient besoin.

Ce qu’il reste à faire

Pour l’instant, l’action de l’Adive se concentre sur l’Ile-de-France. Sur les 751 ZUS de France, il en reste donc près de 80% où une initiative similaire pourrait voir le jour.

Un modèle que l’on pourrait aussi imaginer voir s’étendre à d’autres critères pour Inès Dauvergne : « Les partenariats avec les entreprises d’insertion est un autre champ explorable. »

Dans tous les cas, si vous êtes un entrepreneur francilien et que vous répondez aux critères de l’Adive, vous pouvez toujours vous faire référencer. Vous aurez peut-être alors la surprise de voir un grand groupe venir à vous.

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  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 19h26 le 07/04/2010
    • Internaute 50571
      chien de talus

    heu les particuliers ont l’avait compris depuis longtemps, on va faire notre marché 20% moins cher au V-Fourré, à qualité à peu près égale...

  • sniper666
    sniper666
    roadrunneuse
    • Posté à 19h39 le 07/04/2010
    • Internaute 110274
      roadrunneuse

    Effet de mode suivi d’actions ? à voir

  • tvargentine-
    • Posté à 19h40 le 07/04/2010
    • Internaute 17486

    Voila un article de la bobo attitude qui ne connait rien aux problèmes des « banlieusards » car mon ami journaliste,comme vous le savez pas ,des citoyens qui habitent en banlieue,nous en avons des millions en France ! ! !

    Nous pouvons donc dire,que des millions de banlieusards travaillent ou disposent d’un travail

    Votre article fait du communautarisme et « cible » une population

    Vous devez savoir que ce ne sont pas les « associations » qui créent des emplois et de la richesse en France,mais des sociétés (tres petites,moyennes et grandes..)

    Un article communautarisme pour 4 personnes alors que des centaines de milliers de personnes qui refusent votre communautarisme disposent d’un travail et non pas l’impression que les entreprises font de la ségrégation raciale !

    Pourquoi accepter ce type d’association alors que la France dispose de milliers d’employés à POLE EMPLOI pour faire leur travail ?

    Lien

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 20h14 le 07/04/2010
      • Internaute 61755

      rho...on sent le gus qui connaît la « banlieue ».

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à tvargentine-
      Chieur Public
      • Posté à 22h09 le 07/04/2010
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      « alors que des centaines de milliers de personnes qui refusent votre communautarisme disposent d’un travail et n’ ONT pas l’impression que les entreprises font de la ségrégation raciale ! »

      On sent une grande expérience du travail en entreprise et plus spécialement du recrutement ! ;)

      • obey-
        obey- répond à Bad Time For Human Kind
         : -\
        • Posté à 23h14 le 07/04/2010
        • Internaute 66286
           : -\

        > « alors que des centaines de milliers de personnes qui refusent votre communautarisme disposent d’un travail et n’ ONT pas l’impression que les entreprises font de la ségrégation raciale ! »

        Il a raison, arretons ces simagrees de bobos.

        Les entreprises embauchent et se foutent bien de la couleur ou religion des personnes. Par contre il faut bosser et avoir des diplomes (accesoirement savoir lire et s’exprimer est aussi admis).

         
        • Bad Time For Human Kind
          Bad Time For Human Kind répond à obey-
          Chieur Public
          • Posté à 23h37 le 07/04/2010
          • Internaute 53377
            Chieur Public

          ... et avoir un nom à consonance française (+photo parce qu’on a eu des surprises.) ; et surtout ne pas venir d’une adresse « malfamée »... mais ce n’est pas du racisme comme ils disent !

          J’ai vu le cas de figure dans 5 PME dans des domaines très différents en RP... Ou alors c’est que j’ai pas de chance !

          • Keldan
            Keldan répond à Bad Time For Human Kind
            Now future & karpe diem
            • Posté à 18h29 le 08/04/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            T’as pas eu de chance. Je veux bien croire qu’il existe des boites racistes, mais ça doit être assez rare, car je n’ai pas encore vu de boites où seul les blancs étaient autorisé à bosser, surtout à Paris..
            Peut être une question de domaine, genre commercial auprès des vieux auvergnats : D

        2 autres commentaires
    • jpouille
      jpouille répond à tvargentine-
      Fils du vent
      • Posté à 11h15 le 08/04/2010
      • Internaute 31114
        Fils du vent

      Quand les couillons voleront, tu seras chef d’escadrille.

      C’est justement pour aider Pole Emploi qu’il y a des gars qui font des initiatives. Si Pole Emploi ca marchait, il y aurait plus d’emplois non ? ? ? ? ? par exemple, j’ai une agence de recrutement et ca marche tout seul pour trouver du taf a quelqu’un. Vous vous poensez que Pole Emploi va totu regler, cela s’appele de la naivete.

      Pour une fois que je vois un truc intelligent se passer dans les banlieues, une opportunite pour pas mal de jeunes de trouver quelque chose et mossieur critique. fallait demander au gouvernement de faire quelque chose, mais ce dernier ne fait jamais rien a aprt promettre.
      Vous la connaissez d’ou la banlieue ? de Neuilly ?

  • flackyonbox
    flackyonbox
    Humain francais
    • Posté à 19h44 le 07/04/2010
    • Internaute 109612
      Humain francais

    Le projet fait rêver. J’ai néanmoins un a priori négatif : un intermédiaire c’est une dépense supplémentaire. Si je résume bien il s’agit de faire la publicité des entreprise des quartiers pourris auprès des multinationales. Je ne vois pas ce que ces dernières ont à y gagner. A moins d’incitation fiscale... Car sinon il vaut mieux faire appelle à un fournisseur sûr qui ne risque pas d’être perturbé par des vandalisassions, des agressions sur son personnel et autre rackets.

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à flackyonbox
      Chieur Public
      • Posté à 21h48 le 07/04/2010
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      « Je ne vois pas ce que ces dernières ont à y gagner »

      C’est important pour ce type d’entreprises de soigner leur image ! Faut prendre ça comme de la comm’...

    • Keldan
      Keldan répond à flackyonbox
      Now future & karpe diem
      • Posté à 18h32 le 08/04/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      L’image ça peut jouer, mais c’est surtout pour le travail fourni. Un mec qui n’a qu’une seule chance, dont l’alternative est retourné pointé au RMI avec les fumeurs de crack, sera nettement plus motivé pour offrir un meilleur service à un prix moindre qu’un type qui a une vie plus tranquille.

      C’est exactement le même principe qu’ouvrir une usine dans les coins sordide du Tiers-Monde plutôt qu’en France.

      • flackyonbox
        flackyonbox répond à Keldan
        Humain francais
        • Posté à 07h24 le 09/04/2010
        • Internaute 109612
          Humain francais

        Ou bien il fumera du crack et plantera ses partenaires de boulot.

  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 20h37 le 07/04/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Les grands groupes ont souvent leur propre site en banlieue... par exemple EADS à La Courneuve...

  • jinoo32
    jinoo32
    Oups (...)
    • Posté à 21h01 le 07/04/2010
    • Internaute 111369
      Oups (...)

    mon point de vue....depuis des années c’est vraiment de la (la suite dans la video)

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 21h42 le 07/04/2010
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    Super ! C’est à développer très largement au niveau national. C’est ce que Ségolène Royal proposait dans son pacte présidentiel. La tutorat c’est l’avenir car ça crée des liens humains. Il faut aussi les développer inter-générationnels. Des retraités pourraient très bien le faire en direction de jeunes en difficulté...de relationnel.

    C’est un des objectifs que se donnent le site relié à DA qu’est la fraternité en actions :
    Lien

    C’est ça la France métissée, la France optimiste, la France entreprenante. L’énergie elle est dans les quartiers il ne reste qu’à la canaliser pour le plus grand bien de tous plutôt que de la stigmatiser.

    Il faudrait lire ce genre d’articles plus souvent.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 22h44 le 07/04/2010
    • Internaute 64790
      dilettante

    Quelle connerie !
    C’est typique de plusieurs contre-vérités érigées en dogme.
    Les entreprises nouvelles ne créent pas d’emplois : elle en suppriment.
    Les créations artificielles de marchés ne servent que ceux qui en profitent, en l’occurence les « grands comptes » qui pressurent ces nouvelles entreprises marginales et forcément ignorantes, jusqu’au dépôt de bilan.
    Les pouvoirs publics considèrent tout cela d’un oeil bienveillant : ça fait statistiquement des chomeurs en moins, et ça occupe les banlieues...

    • alberich
      alberich répond à Philippe Leclercq
      fumiste
      • Posté à 07h58 le 08/04/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      Pas faux mais largement inexact.

      Il faut distinguer travailler avec des grands comptes et obetnir des grands marchés.

      Par ex. dans notre PME nous travaillons avec de grands groupes sur des interventions ponctuelles, le genre de petits bricolages urgents qui permettent de finaliser un chantier. Ils font appel à nous pour notre réactivité, savoir faire et ingéniosité dans l’improvisation. En contrepartie nous exigeons d’être payé au comptant.

      Inversement, sur des appels d’offres publics ou privés ou en présence d’une grosse commande, la décision n’appartient pas au technique ou au commercial mais à la direction financière. Beaucoup de petites PME, n’ont pas une démarche financière rigoureuse, ne voient que le CA et les marges sans se poser outre mesure la question du financement.

      la PME se retrouve alors victime non pas du grand groupe dont les conditions sont connues mais de sa propre incompétence.

  • nixar
    nixar
    informaticien, Paris
    • Posté à 03h23 le 08/04/2010
    • Internaute 31373
      informaticien, Paris

    Ahem, la photo n’est pas la banlieue de Grenoble, c’est le quartier du musée de Grenoble. Et en ce qui concerne la « banlieue » la plus proche du dit quartier (Corenc, La Tronche ...) leur principal « problème » est plus l’ISF que le chômage des jeunes ...

    Merci pour la rigolade !

  • Désinscrit le 15-2
    • Posté à 08h53 le 08/04/2010
    • Internaute 111401

    L’image illustrant cet article est une photo montrant un quartier situé au centre ville de Grenoble. Au premier plan vous pouvez admirer une partie du Musée de Grenoble inauguré par François Mitterrand dans les années 90. Comme déjà signalé par d’autres commentaires ici, c’est dommage de parler « banlieue » sans avoir une photo d’une « banlieue »

    • Ritonhue
      Ritonhue répond à Désinscrit le 15-2
      Anti Bruitiste
      • Posté à 09h46 le 08/04/2010
      • Internaute 79700
        Anti Bruitiste

      Quoique cet ancien quartier des Allobroges avait mauvaise réputation « à l’époque ».
      Ce ne sont pourtant pas les photos de banlieues qui manquent, pourquoi avoir choisie celle là ? Dans Grenoble, La Villeneuve serait plus représentative actuellement.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 09h12 le 08/04/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Un sujet intéressant.
    Mais avant de poursuivre, il faut bien comprendre que nous sommes ici au cœur de ce qu’on appelle le libéralisme, c’est à dire la mise à profit, pour la collectivité, des égoïsmes individuels.

    La question qu’il faut d’abord se poser, comme à chaque fois que l’on s’intéresse à un marché, c’est « quel est le besoin du client ».
    Égalité des chances ou pas, une entreprise et a fortiori un grand compte a besoin de diversifier ses sources. Pour plusieurs raisons, dont essentiellement ces deux là :
    - La sécurité, c’est à dire se mettre à l’abri d’une rupture d’approvisionnement en multipliant les solutions.
    - Les coûts d’achat, c’est à dire mettre à profit la loi du marché pour baisser les prix, ce qui et d’autant plus possible que l’offre est importante.

    Mais qu’il s’agisse de la sécurité ou de la maitrise des coûts, il est important de voir quelles sont les faiblesses des petits entrepreneurs, de zone sensible ou pas, d’ailleurs.
    - La pérennité d’une petite entreprise est fragile, et un acheteur n’a pas forcément envie de s’emmerder à créer une référence si celle-ci n’existera pas un an plus tard.
    - Un acheteur préfèrera travailler avec une entreprise qui s’est engagée à croitre, en s’endettant notamment, parce que c’est la garantie qu’il aura un pouvoir de négociation, et parce que c’est la promesse que la stratégie de la PME est bien de continuer à produire tel produit ou tel service.
    - Enfin, un acheteur a intérêt, afin de maintenir la pression de la loi du marché et faciliter les négociations, à ce que les différents acteurs soient de même taille. Car on ne fait pas baisser les prix chez un gros, en prétendant s’approvisionner chez un petit.

    Et c’est là que le bât blesse. Ces petites entreprises ont surtout besoin de se fédérer, de créer des coopératives (comme en agriculture) pour, d’une part, représenter une offre conséquente et pérenne, et d’autre part peser plus lourd dans les négociations. Sans compter la mise en commun des outils de promotion, qui permettent de se faire connaître.

    Bref, pour changer les choses, avant de légiférer ou de créer des aides, il faut d’abord s’intéresser au client.

    Et surtout bien avoir en tête que ces grands groupes ont comme préoccupation première la manière dont ils vont pouvoir mettre le couteau sous la gorge de ses fournisseurs, à leur profit.
    Car, encore une fois, il s’agit de libéralisme.

  • xfan
    • Posté à 13h51 le 08/04/2010
    • Internaute 17537

    au vf, la majorité des pme présentes s’appellent des dealer

    petites entreprises qui fonctionnent bien la bas effectivement

  • Brigitte Macreuse
    Brigitte Macreuse
    webmastrice à http://legaluchat (...)
    • Posté à 17h42 le 08/04/2010
    • Internaute 37432
      webmastrice à http://legaluchat (...)

    Je sais pas comment ça se passe en banlieue nord, mais pour la banlieue sud si t’as pas de relations t’es mort avant d’avoir commencé.

    Et pas des relations de cage d’escalier !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h29 le 08/04/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est étrange que ça puisse poser un problème. L’argent n’a pas plus de couleur que d’odeur, et si les mecs embauchent des Marocains ou des Indiens pour ramasser plus de fric, je vois pas pourquoi ça les gênerait de prendre comme fournisseur des boites situées dans les cités craignos.
    Eux ils s’en foutent que ça soit pourri ou pas, ils comptent pas y vivre ni même y passer une journée, ce qui les intéresse c’est que le boulot soit fait et qu’ils gagnent du pognon.