19/03/2010 à 11h41

Et si on facilitait l'accès à la propriété à la campagne ?

Andrea Paracchini | Reporters d'Espoirs


Le village de St Ives, en Cornouailles (Armando Maynez’/Flickr)

En Angleterre, les communautés rurales se mobilisent pour créer des logements abordables. En jeu, non seulement le droit au logement mais aussi la survie des villages.

Au Royaume-Uni, le gouvernement s’est donné pour objectif de fournir 155 000 nouveaux logements d’ici fin 2011 avec à la clé un financement de 9,3 milliards d’euros. Le plan vise à offrir une vaste gamme de solutions allant du logement social jusqu’au secteur privé pur et simple.

Certaines actions menées par la société civile au niveau local vont déjà dans ce sens. En milieu rural, c’est le cas, par exemple, des Community Land Trusts.

L’idée

Les premiers Community Land Trusts (CLT) apparaissent dans les années 90 en Ecosse. Leur finalité : racheter ou récupérer des terres et y construire des logements abordables, à l’abri de la spéculation. Helen Rawe, membre du CLT de Rock, village de 1 300 habitants en Cornouailles (pointe sud-ouest du Royaume-Uni) :

« On souhaitait aider les jeunes qui ont de plus en plus du mal à rester vivre ici. Il faut pourtant des habitants à l’année pour maintenir les des écoles, les commerces et beaucoup d’autres services aujourd’hui menacés de disparition. »

L’avenir de Rock est mis en danger par la spéculation immobilière. Dans ce village touristique très prisé par la bourgeoisie britannique, il faut disposer de seize fois le montant du revenu annuel moyen d’un ménage (autour de 20 000 euros dans la région) pour s’acheter une maison. Un bungalow pour trois personnes peut coûter plus de 500 000 euros.

Comment la mettre en pratique

Révoltés contre cette situation, un groupe de six habitants, dont Helen Rawe, a décidé de passer à l’acte, en créant la St. Minver CLT Ltd, une société au statut de « charity ». Elle identifie les parcelles (des terres agricoles sous le statut de « Rural exception ») à la frontière de la commune.

Ensuite, il sélectionne les candidats aux logements :

« Quatre sur douze sont des hommes seuls, qui ont souvent du mal à remplir les critères d’éligibilité pour les logements sociaux car les autorités privilégient les familles avec enfants, explique Helen Rawe. Chez nous, le seul critère est de faire partie de notre communauté. »

L’autoconstruction pour faire baisser la facture

En octobre 2007, les travaux de construction commencent. Le CLT désigne un chargé de mission et commande les fondations et l’ossature bois pour douze bungalows pour trois ou quatre personnes, chacun doté d’un garage et d’un jardin.

Ensuite, c’est aux futurs propriétaires de mettre la main à la pâte :

« Tous, aidés par la famille et les amis, ont participé à la construction des logements, au rythme de 20 heures de travail par semaine, encadrés par un architecte et un maître d’ouvrage. »

Quatorze mois après, fin décembre 2008, les propriétaires franchissent le seuil de leur nouvelle maison. L’acquisition des terres ainsi que les travaux ont été financés grâce à un prêt à taux zéro de 600 000 euros de la part du North Cornwall District Council.

Ce prêt a été remboursé par les propriétaires au moment de rentrer dans leurs maisons. Pour ce faire, ils ont demandé un crédit à une mutuelle proposant la valeur du travail d’autoconstruction comme dépôt.

Selon la taille, les logements ont ainsi coûté 92 000 euros et 86 000 euros, dont 3 300 euros subventionnés par le North Cornwall District Council.

Prix bas garantis à l’avenir

L’objectif des CLT étant de pérenniser l’accessibilité des logements, le St. Minver CLT Ltd a donc passé un accord préalable avec les futurs propriétaires et la mutuelle pour fixer les critères d’accession, les prix et autres clauses, valables tant au moment de la construction qu’à l’avenir.

Une clause statue que les propriétaires n’auront pas le droit de revendre leur bungalow à plus de 31,3% de son prix de marché. Ce pourcentage est calculé en comparant le coût de construction avec le prix de marché d’un bungalow équivalent.

En revanche, les premiers propriétaires pourront demander 16 500 euros supplémentaires en récompense du travail qu’ils ont fourni lors du lancement du projet et de la construction des logements.

Revers de la médaille, pour que les familles puissent obtenir un crédit, il a été nécessaire d’inclure une clause qui autorise la mutuelle à revendre le logement en cas d’incapacité du propriétaire à rembourser son prêt.

Un modèle qui émerge

Une étude démonstrative du groupe de travail de l’université de Salford fait état d’une vingtaine de projets en cours dans plusieurs régions, et une conférence nationale est prévue pour le mois de juin 2010.

Mais les CLT restent une démarche pionnière. Brian Robson :

« On recense seulement 200 logements construits dans le cadre des CLT, avant de confirmer l’intérêt de son association pour le dispositif. Dans la campagne anglaise vivent 315 000 familles en liste d’attente pour un logement.

Les CLT peuvent apporter une réponse complémentaire par rapport à d’autres solutions existantes telles que le crédit-bail. »

Ce que je peux faire

Et en France, quelle place pour ce genre de dispositif ? Dans le rapport « Droit du logement. Droit au logement », le Conseil d’Etat répertorie 28 études nationales sur le logement élaborées rien qu’entre 2002 et 2005 :

« Elles contiennent à elles seules plus d’un millier de propositions et nombre d’entre elles continuent à être régulièrement recyclées, faute d’avoir été mises en œuvre. »

Le modèle de CLT pourrait néanmoins trouver sa place dans l’Hexagone, notamment si les collectivités locales décidaient de s’en emparer.

Helen Rawe confirme : « Les partenaires publics ont été fondamentaux pour notre projet. » En même temps, elle insiste sur l’implication nécessaire des propriétaires. L’université de Salford a d’ailleurs créé un portail dédié aux CLT et anime des conférences sur le sujet dans toute l’Angleterre.

En France, le professeur Yann Maury, chercheur à l’ENTPE de Lyon et auteur des « Coopératives d’habitants, Méthodes, pratiques et formes d’un autre habitat populaire » (éd. Bruylant) a été séduit par l’opposition à l’individualisme ambiant prônée par les CLT :

« Il est important d’initier des démarches collectives, fondées précisément sur une mise en commun d’un projet de vie, sur la recherche d’un “avantage rationnel”, en l’occurrence le logement abordable, mais aussi sur des aspirations démocratiques. »

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  • etudiant lillois
    etudiant lillois
    étudiant
    • Posté à 11h55 le 19/03/2010
    • Internaute 86952
      étudiant

    Il faut au contraire favoriser la densité urbaine et lutter contre l’étalement urbain.

    Cela permet de limiter l’artificialisation des terres, le développement d’infrastructures couteuse (routes, eau, gaz, électricité, internet...).

    Et cela permet de repenser le fonctionnement des villes et les services de proximité.

    Bien sur il faut aussi une politique publique forte pour limiter le cout des loyers.

    • ecor1
      ecor1 répond à etudiant lillois
      sur le fil
      • Posté à 12h09 le 19/03/2010
      • Internaute 25388
        sur le fil

      Bin oui, c’est pas con ça...

    • Dalriada
      Dalriada répond à etudiant lillois
      Joueur
      • Posté à 12h18 le 19/03/2010
      • Internaute 96579
        Joueur

      J’abonde dans ce sens.

      Vivre à la campagne, c’est mignon, y a les petits oiseaux qui chantent et les cochons qui produisent du lisier.

      Le revers de la médaille, c’est qu’il est indispensable d’avoir une voiture ou deux (les transports en commun en campagne, c’est le transport scolaire point)
      Conséquence de ce besoin de la voiture pour faire la moindre course, les gens privilégient le voyage hebdomadaire ou bi-hebdomadaire à la grande surface de la ZAC là plus proche, à 15-20km, là où le citadin aura plus souvent l’occasion de visiter le petit commerce.

      • Le Provençal
        Le Provençal répond à Dalriada
        Cadre
        • Posté à 12h38 le 19/03/2010
        • Internaute 61202
          Cadre

        Il ne peut y avoir que des avantages partout, ce qui tu dis est exact sauf pour le petit commerce de ville, deux fois plus cher que les grandes surfaces.

        C’est mon cas, j’habites à 80 km d’Aix en Provence près de Manosque. Mais en terme de temps, je met moins pour y aller que le Marseillais qui passe son temps dans les bouchons matin et soir.
        C’est une contrainte, mais que d’avantages à côté....... !

         
        • FabT
          FabT répond à Le Provençal
          • Posté à 13h11 le 19/03/2010
          • Internaute 20688

          Mais rien n’oblige à prendre la voiture pour aller de Marseille à Aix-en-Provence ! Puis, le mieux quand on travaille à Aix, c’est aussi d’y habiter et de prendre le bus pour aller au boulot.

          De toutes façons, ce modèle de maison à la campgane loin de la ville et de la pollution, pour les privilégiés, nous serons obligés de l’oublier et de repenser notre urbanisme. Le développement durable n’est pas un vain mot : notre monde est fait pour tous, et non pour qu’une poignée puisse vivre loin de la ville et continuer à consommer isolé due toute cette basse populace !

          • LeGnoll
            LeGnoll répond à FabT
            • Posté à 13h38 le 19/03/2010
            • Internaute 34286

            Parce que vivre à la campagne est un privilège de nantis ?

          • neopingouin
            neopingouin répond à FabT
            seul
            • Posté à 16h21 le 19/03/2010
            • Internaute 40173
              seul

            Je ne sais pas si vous avez une idée de se que représente le trajet par transports en commun de la campagne près de Manosque à Marseille ! Même en admettant que notre campagne aille en voiture de chez lui à Aix-en-Provence, encore faut-il qu’il trouve à se garer ! Dans mon bled, perdu en Haute-Garonne à 60km de Toulouse où le niveau des loyers a contraint pas mal de gens à venir s’installer bien qu’ils conservent leur boulot dans la capitale régionale, le parking de la gare est saturé à partir de 7h du mat par ceux qui préfèrent se rendre à Toulouse par le train plutôt qu’en voiture. Après ça, plus moyen de se garer. On pourrait prendre sur les champs avoisinants pour agrandir le parking, mais ce serait une longue et coûteuse procédure d’expropriation que ni les collectivités locales ni la SNCF n’ont l’intention d’engager. Et on n’est pas pressés de le leur demander, car c’est finalement l’usager qui en supporterait le coût.
            Sans parler des agriculteurs qui ne seraient certainement pas ravis de voir leurs parcelles réduites pour faire plaisir aux ’citadins’.
            A quoi s’ajoute la réduction du trafic sur la ligne, comme sur toutes les petites lignes secondaires du réseau.
            Et puis, il y a tous ceux qui ne travaillent pas à Toulouse même mais dans une banlieue plus ou moins desservie et pour qui le fait de devoir aller de Matabiau à leur boulot, et retour le soir, serait une fatigue et une contrainte supplémentaires.

            De sorte que, bon gré mal gré, pas mal de villageois travaillant à Toulouse sont bien contraints de se rendre à leur boulot en voiture ! Et je ne vois pas pourquoi Marseille aurait quelque chose à envier à Toulouse dans ce domaine.

            • medicago
              medicago répond à neopingouin
              Plante cultivée
              • Posté à 05h06 le 20/03/2010
              • Internaute 58931
                Plante cultivée

              C’est une tarte à la crème mais le parking vélo de la gare d’Amsterdam est plus grand que nombre de parking voitures qui voisinent nos gares de ville.Et les parking vélo des gares de bourg de périphérie sont construits sur le même modèle. En France le vélo est considéré comme un outil de loisir alors qu’ailleurs c’est un moyen de déplacement et qu’un beau vélo qui ne sert qu’aux beaux jours pour la promenade dominicale française est acheté plus cher que les 2 vélos (1 dans chaque gare) qu’utilisent nos voisins. Reste que nos villes ont conçus pour la voiture et qu’il faudra un petit moment pour que ça change...
              En attendant, on pourrait arrêter de construire des lotissements de 10, 20 maisons individuelles en périphérie et s’intéresser à la manière de rendre nos « vraies “villes agréables à habiter.
              C’est vrai que nos voisins n’hébergent ni constructeurs automobiles, ni géant de la distribution ou du BTP...
              Y aurait il relation de cause à effet ?

              • neopingouin
                neopingouin répond à medicago
                seul
                • Posté à 14h19 le 20/03/2010
                • Internaute 40173
                  seul

                vous me parlez d’Amsterdam et de ses faubourgs alors que je parle de Cazères sur Garonne, 55km de Toulouse, 5,000 habitants dont la moitié travaillent à Toulouse ou dans la périphérie et qui sont venus vivre ici, non pas pour le confort égoïste d’avoir un petit pavillon assez quelconque -quand ce n’est pas un petit appartement ou même un studio- mais parce que les loyers de Toulouse ne sont pas abordables pour eux.
                Mais je suis bien d’accord pour dire que nos villes sont conçues pour la voiture individuelle et qu’une véritable politique de transports publics est terriblement insuffisante -et le service public bradé n’aide pas, avec la fermeture partielle ou totale des lignes secondaires...

                • pgs
                  pgs répond à neopingouin
                  Informaticien freelance
                  • Posté à 20h51 le 22/03/2010
                  • Internaute 65170
                    Informaticien freelance

                  Oui mais au final on a un système pervers et ses effets pervers en prime : habitat éloigné pour cause d’augmentation des loyers ET infrastructures collectives insuffisantes pour cause de morcellement des zones habitées.

                  Spéculation foncière, politique favorisant les inégalités (mesures destinés aux plus fortunés y compris dans l’immobilier), souvent une vision passéiste de la ville (quand je pense à ceux qui gueulent parce qu’une ligne de tramway va passer dans la rue (les débarrassant au passage d’un flot continuel de bagnoles)), magouilles urbanistiques des gentils édiles, promotion de l’idéal individualiste (cf. les USA dans les années 50, même limonade, le self made man et son pavillon), bref, de la vraie me*de de XXè siècle.

                  Sans aucune nostalgie mal placée, à chaque fois que je visionne d’anciennes cartes postales de ma ville je trouve la version actuelle carrément pourrie en comparaison. Alors que normalement ça devrait être le contraire car plus de technique, d’intelligence, de moyens, de croissance. Quand je vois qu’il y a 100 ans il y avait PLUS d’arbres en ville que maintenant ! ? Alors que ce monde était infiniment moins pollué que le notre et que la campagne était aux portes des villes. Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions.

            • Le Provençal
              Le Provençal répond à neopingouin
              Cadre
              • Posté à 09h38 le 20/03/2010
              • Internaute 61202
                Cadre

              Très bien expliqué, Toulouse et Marseille sont similaires sur ce problème mais je pense que c’est aussi une majorité de villes qui est dans ce cas.
              Faute de réflexion et d’aménagement anticipés........de nos élus.

        7 autres commentaires
      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à Dalriada
        journaliste, auteur
        • Posté à 13h05 le 19/03/2010
        • Journaliste 7922
          journaliste, auteur

        Mais on peut aussi imaginer un habitat groupé à la campagne, avec des services et des commerces ! (voire même certains commerces itinérants et des marchés importants...) Ça a été testé il y a quelque temps déjà, voire même à une époque où personne n’avait de voiture. Et ça s’appelle un village ! ;

         
        • Le Provençal
          Le Provençal répond à Valdo Lydeker
          Cadre
          • Posté à 16h18 le 19/03/2010
          • Internaute 61202
            Cadre

          Un village, c’est exactement l’endroit où j’habite.
          Merci, je ne trouvais pas le mot pour répondre au pro-hlm-écolo-bien-pensants

        • neopingouin
          neopingouin répond à Valdo Lydeker
          seul
          • Posté à 16h22 le 19/03/2010
          • Internaute 40173
            seul

          sympa comme idée, et on travaille où ?

        2 autres commentaires
      • Galletas
        Galletas répond à Dalriada
        • Posté à 17h30 le 19/03/2010
        • Internaute 29045

        Dans certaines régions comme en Alsace par exemple, le réseau ferré est très bien développé.

        Pendant plusieurs années, j’allais bosser à vélo et en train. Plusieurs wagons étaient réservés pour permettre aux cyclistes de déposer leur vélo.

        Mais depuis 3 ou 4 ans, la SNCF à décidé de supprimer les wagons cyclistes des TER pendant les heures de pointes car il y avait trop de monde qui prenait le vélo.
        Au lieu d’inciter la population à développer certains comportement « responsables » en substituant par exemple un wagon cycliste à un wagon passager, les cadres de la SNCF ont fait l’inverse : interdire l’accès aux cyclistes aux trains pendant les heures de pointe...

        Allez comprendre...

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Dalriada
        Déchoukeur
        • Posté à 14h43 le 20/03/2010
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Et si l’on va tous vivre « à la campagne » ne serait-ce pas vouloir « mettre les villes à la campagne », comme disait Alphonse Allais.

    • Le Provençal
      Le Provençal répond à etudiant lillois
      Cadre
      • Posté à 12h19 le 19/03/2010
      • Internaute 61202
        Cadre

      Tu as raison, entasses-toi dans les villes au loyer astronomique. Après tu demanderas une aide publique pour survivre, respireras le carbone, prendras un métro dégueulasse, habiteras une banlieur pourave avec 3 heures de transport et travailleras à Lille 5.

      Bonne chance jeune homme sans savoir, moi j’habite à la campagne, mange mon potager, cueille mes fruits, me baigne dans ma piscine, mes filles jouent dans la rue avec les copains et sans danger, je connais tout le monde........
      Et bois mon pastis à l’ombre à la terrasse du café..........

      • argiope
        argiope répond à Le Provençal
        chatouille ou pique, c'est selon
        • Posté à 12h29 le 19/03/2010
        • Internaute 34103
          chatouille ou pique, c'est selon

        mp mp mq
        ...Mon pastis, Ma piscine, merde, quoi ! ...

         
        • Le Provençal
          Le Provençal répond à argiope
          Cadre
          • Posté à 12h39 le 19/03/2010
          • Internaute 61202
            Cadre

          T’as oublié ma pelouse......elle est chouette ma pelouse.

        1 autres commentaires
      • Oodini
        Oodini répond à Le Provençal
        • Posté à 13h11 le 19/03/2010
        • Internaute 30418

        Et pour tout ce confort égoïste, tu participes à l’émiettement du territoire et à l’émission de CO2. Bien plus qu’un citadin.

         
        • axelon94
          axelon94 répond à Oodini
          travailleur
          • Posté à 11h28 le 20/03/2010
          • Internaute 108975
            travailleur

          Encore faut-il que ça ait un véritable impact sur la planète... Ce qui est loin d’être prouvé... Et puis avec le milliard de chinois et d’indiens, c’est pas les émissions de co2 d’un campagnard français qui va changer quelque chose.

          • Oodini
            Oodini répond à axelon94
            • Posté à 13h59 le 20/03/2010
            • Internaute 30418

            Donc, personne ne change rien ?

            Vous n’avez pas répondu sur le morcellement du territoire.

        2 autres commentaires
      • nemo3637
        nemo3637 répond à Le Provençal
        Déchoukeur
        • Posté à 14h46 le 20/03/2010
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Ne décèle t-on pas quand même dans votre attitude une pensée hédoniste petite-bourgeoise ?

         
        • Le Provençal
          Le Provençal répond à nemo3637
          Cadre
          • Posté à 17h49 le 23/03/2010
          • Internaute 61202
            Cadre

          Oui et non, mais je suis comme tout le monde...j’aime bien mon petit confort.
          Mais je me rachète, étant au chomage, je cherche un boulot dans les énergies renouvelables et ne met jamais trop d’eau dans mon pastis........pour pas nuire à la planète.hihihihi..... !

        1 autres commentaires
    • crocmagnon
      crocmagnon répond à etudiant lillois
      musicien
      • Posté à 12h23 le 19/03/2010
      • Internaute 47146
        musicien

      favoriser la densité urbaine pour mieux controler le troupeaux ,t’es bien gentil mais on a pas tous envie de vivre en ville

      • Oodini
        Oodini répond à crocmagnon
        • Posté à 13h19 le 19/03/2010
        • Internaute 30418

        Et la faune n’a pas envie de se voir bouffer tous ses espaces de vie non plus, ou de se faire écrabouiller sur la multitude de chaussées qui zèbrent le territoire.

        Quand les gens cesseront d’avoir le désir un pavillon mal isolé thermiquement, avec un grand terrain, de préférence loin de leur lieu de travail, et que la population cessera de se reproduire au-delà du raisonnable pour s’assurer une retraite, en s’accaparant la nature, on pourra peut-être envisager de ne pas recourir aux villes.

         
        • Le Provençal
          Le Provençal répond à Oodini
          Cadre
          • Posté à 13h34 le 19/03/2010
          • Internaute 61202
            Cadre

          Tu viens de quelle planète ?

          • Oodini
            Oodini répond à Le Provençal
            • Posté à 13h39 le 19/03/2010
            • Internaute 30418

            La même, malheureusement.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Le Provençal
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 17h31 le 19/03/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « Tu viens de quelle planète ? »

            Je ne sais pas de quelle planète vient Oodini, mais ce n’est pas un péquenot comme nous tous. Lui, semble beaucoup plus évolué pour avoir probablement vu le jour sur une dalle de béton vibré, dans l’appartement 775 du 18° étage d’une tour de Babel.

            ¤ Je suis effaré par ses posts, tous suggérant l’entassement humain ! ...Le seul ici à être partisan de la politique des clapiers.
            (c’est pour ça que je pense qu’il est né dans une de ces villes qui rend fou n’importe qui y demeure trop longtemps)

            • Le Provençal
              Le Provençal répond à Yvon le Zébulon
              Cadre
              • Posté à 19h09 le 19/03/2010
              • Internaute 61202
                Cadre

              T’as raison, mon bon Zébulon.
              Moi, je viens de bêcher le potager pendant 2 heures, j’ai mal au dos mais j’ai pris de l’air pur.

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à Le Provençal
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 19h25 le 19/03/2010
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                « j’ai mal au dos mais j’ai pris de l’air pur ».

                Non seulement tu as pris de l’air pur, mais tu pourras offrir à ta femme de la bonne carotte non transgénique de ton potager.

            • medicago
              medicago répond à Yvon le Zébulon
              Plante cultivée
              • Posté à 05h11 le 20/03/2010
              • Internaute 58931
                Plante cultivée

              Et moi je suis effaré par le fait qu’on « artficialise » l’équivalent d’un département français tout les 7 ans pour construire des clapiers individuels reliés entre eux par des km de voirie parsemées de majestueux rond point en claironnant qu’on fait entrer la nature en ville alors que c’est la ville qui colonise la nature...je suis farouchement anticolonialiste.

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à medicago
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 08h18 le 20/03/2010
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Je n’ai pas dit que j’étais favorable aux cités champignon, mais je crois qu’ici, il n’est réellement question que de réinvestir les village à l’agonie, déjà existants depuis des siècles, mais presque vides de toutes âmes qui vive...même plus de petit toutou ni coq !

                Des ruines en devenir, qu’il est triste de voir disparaître dans l’oubli.

                • Oodini
                  • Posté à 14h01 le 20/03/2010
                  • Internaute 30418

                  Des ruines avec une très mauvaise isolation thermique, et très difficile à réhabiliter.

            • Oodini
              • Posté à 14h00 le 20/03/2010
              • Internaute 30418

              J’ai habité mes 18 premières années dans un village de 1000 habitants.

              Apparemment, les pesticides de la campagne ont eu quelques effets sur vos capacités de raisonnement.

        • crocmagnon
          crocmagnon répond à Oodini
          musicien
          • Posté à 19h03 le 20/03/2010
          • Internaute 47146
            musicien

          on ne s’accapare pas la nature ,on vient de la nature ,c’est notre derniere liberté ,on a besoin d’elle ,de son immensité,c’est un devoir pour tout etre humain encore debout de s’impliquer totalement dans son contact,de produire sa nourriture, de savoir ce que cela devient apres...la surpopulation est est une obsenité et les villes en sont l’expression la plus totale,il faut sortir de l’enfermement rassurant de la promiscuité citadine et reconnaitre que l’etre humain est un animal idiot qui répare ses erreurs par d’autre encore pires ,on a reussi à nous faire payer l’eau on est entrain de nous préparer à payer l’air (taxe carbone),coupée de ses racines (réelles)notre civilisation est en train de se prendre les pieds dans le tapis, et ce n’est pas des agglomérations humaines qu’elle retrouvera sa liberté et son salut.
          recréer de la proximité entre la production et la consomation ,eradiquer les industries de l’inutil retourner à l’autonomie, et arreter d’etre des singes en costumes cravates prétentieux qui consomment tout bien comme on leur dit à la télé et qui n’arrive plus à bander sans avoir 200 cv sous le capot ,et dont chaque activité est rytmée par la sortie de la carte bleu,quelle misere de vivre en ville ,faut t’il etre jaloux de la liberté des autres pour vouloir confiner tout le monde dans ces agglomerats artificiels et criminogenes que ll’on est obligé d’eclairer toute la nuit( c’est vous dire si c’est rationnel ! !) que sont les villes.
          mais c’est vrai que si vous aimez vraiment ça ..restez y .
          effectivement on est trop nombreux........

          • Oodini
            Oodini répond à crocmagnon
            • Posté à 19h14 le 20/03/2010
            • Internaute 30418

            Si chaque être humain devait produire sa nourriture, il n’y aurait plus d’être humain pour produire la voiture qui vous est indispensable. Si vous vous souciez de ce que deviendra la nature après, vous devriez souscrire à mes idées.

            La surpopulation ne vient pas de la ville. Faire des enfants y coûte trop cher, notamment à cause de la surface supplémentaire nécessaire.

            Sachez que nous ne payons pas l’eau, nous payons sa dé-pollution. Ce que nous payons, c’est son traitement pour la rendre potable. Et qui l’a polluée, selon vous ? Malheureusement, les autres espèces animales n’ont pas accès à l’eau purifiée que nous nous évertuons à polluer. Beaucoup de jardiniers du dimanche qui veulent produire leur nourriture utilisent de manière déraisonnable des engrais et participent à cette pollution.

            Je me demande bien ce que deviendra votre autonomie si on vous retire votre voiture.

            Je n’aime pas pas la promiscuité que je promeus. Je suis simplement réaliste, et essaye de réprimer les élans égoïstes qui nous incite à préférer notre confort.

            • crocmagnon
              crocmagnon répond à Oodini
              musicien
              • Posté à 19h31 le 20/03/2010
              • Internaute 47146
                musicien

              ce nest pas du confort c’est de la dignité et encore une fois je pense qu’il faut surtout recréer de la proximité entre la production et la consommation (ce que sont en train de faire certains groupes aux états unis mais bon ,on à tjrs 10 ans de retard sur eux) ; de plus je monte à cheval j’en assure le ferrage( il m’est arrivé d« aller travailler à cheval) ,et les etres humains se sont passé de voitures pendant disons .......quelques milliers d’années,je sais que c’est dur d’imaginer une vie sans toutes ces protheses mais je crois que la force des choses, tôt ou tard ......autant prendre les devants.

              • Oodini
                Oodini répond à crocmagnon
                • Posté à 20h08 le 20/03/2010
                • Internaute 30418

                Vous estimez donc que 20 millions de personnes en France manquent de dignité.

                Je doute fort qu’il y a beaucoup de personnes qui aient un métier qui leur permette d’aller bosser à cheval. Quand vous prenez une usine qui emploie des centaines de personnes, cela va être dur de les faire venir à cheval. Soit on crée des cités ouvrières sous le patronage de l’usine juste à côté, soit on accorde à chacun le droit d’avoir une maison avec un grand terrain pour faire brouter son canasson. Mais je vous laisse imaginer la surface nécessaire pour tous ces employés, et les temps de trajets induits, surtout quand on les fait à cheval.

                Par ailleurs, pour l’autarcie, il faudra repasser : la plupart des matières premières viennent de l’étranger.

        14 autres commentaires
    • christobal0094
      christobal0094 répond à etudiant lillois
      citoyen du monde
      • Posté à 12h24 le 19/03/2010
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      La proposition est : terrains agricoles (non-exploites et constructibles) en peripherie de petites villes.

      dans l’evolution des societes les megalopoles representent la pire concentration de pollution, la plus grande misere sociale et les plus couteuses infrastructures.

      Mumbai, Mexico-city, Grand Paris meme combat.

      • emlyn
        emlyn répond à christobal0094
        Ingénieur
        • Posté à 13h56 le 19/03/2010
        • Internaute 108094
          Ingénieur

        « La proposition est : terrains agricoles (non-exploites et constructibles) en peripherie de petites villes »

        Et c’est bien là tout le problème. J’ai grandi à la campgne, au milieu du bon air pur, la qualité de vie j’ai connu et évidement je souhaite à tout le modne de pouvoir y accéder. Mais pas au prix de la perte de terrains agricoles : aujourd’hui on importe environ 80% de la nourriture destinée à l’agriculture et on n’est pas non plus autosuffisant en céréales. La faute à l’étalement des petites villes justement, qui consomment peu à peu les terres agricoles qui pourraient nourrir la population locale. Alors que tant de terrains bâtis sont laissés à l’abandon dans les villages par faute d’une volonté de les réhabiliter.

        Donc non au développement rural aux dépens de l’agriculture et des paysages naturels, il faut repenser la ville existante et avoir effectivement une politique publique volontariste en matière de logement urbain et semi-urbain.

         
        • cunégonde
          cunégonde répond à emlyn
          • Posté à 16h24 le 19/03/2010
          • Internaute 23400

          tout à fait d’accord !

        • christobal0094
          christobal0094 répond à emlyn
          citoyen du monde
          • Posté à 18h08 le 19/03/2010
          • Internaute 77671
            citoyen du monde

          Jachere

          vous n’avez pas prononce le mot jacheres et primes a la jacheres.

          terrains batis a l’abandon, terre agricole non exploitees.
          une agro-industrie, des hypers et de l’entassement urbain, bilan Paris et le desert francais.

          pour commencer a penser la ville de demain, il faut repenser la societe et l’economie de demain.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à christobal0094
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 19h27 le 19/03/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « Jachère »...
            tiens tiens, c’est un joli prénom, pour une jeune fille !

        • Oodini
          Oodini répond à emlyn
          • Posté à 14h04 le 20/03/2010
          • Internaute 30418

          Si les Français consommaient moins de viande (ce sont ceux qui en consomment le plus en Europe, par tête de pipe), nous serions largement auto-suffisants, car nous aurions moins besoin de consacrer des terres à l’alimentation animale.

        4 autres commentaires
    • argiope
      argiope répond à etudiant lillois
      chatouille ou pique, c'est selon
      • Posté à 14h27 le 19/03/2010
      • Internaute 34103
        chatouille ou pique, c'est selon

      Piscine dans une zone urbaine dont la densité a été favorisée. Bien sûr la campagne alentour est déserte.

      (edit : l’intégration directe d’une image dans un commentaire ne fonctionne plus ? voici le lien vers elle :)
      Lien

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à argiope
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 20h06 le 20/03/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        J’essaie d’insérer ta piscine : ne répond pas sur ce post.
        - Elle ne semble pas vouloir d’installer : Merci.

        Peut-être que Rue 89 pourra agir là dessus. Merci

    • sobriquet
      sobriquet répond à etudiant lillois
      Courageux anonyme
      • Posté à 13h36 le 19/03/2010
      • Internaute 26884
        Courageux anonyme

      Ça dépend du mode de vie que l’on recherche. En effet, si l’on recherche un mode de vie plutôt urbain (économie de marché, boulot, shopping, dodo), les lotissements et autres sont une hérésie. Si l’on recherche un mode de vie davantage orienté vers l’autoproduction (économie de subsistance), un peu comme les fémivore de l’autre article, l’accès à la terre est indispensable. Et pour éviter l’étalement urbain, on empêchera les gens d’adopter un mode de vie qui convient davantage à leurs aspirations.

      • argiope
        argiope répond à sobriquet
        chatouille ou pique, c'est selon
        • Posté à 13h55 le 19/03/2010
        • Internaute 34103
          chatouille ou pique, c'est selon

        Je crains qu’une bonne partie de ceux qui recherchent « l’accès à la terre » ne soient pas motivés par « l’économie de subsistance ».
        Combien de ces « terres », bordées par une haie de thuyas, ne sont recouvertes que de gazon bien tondu et arrosé, avec leur barbecue de béton lavé, à l’ombre d’un sapin bleu.
        Ces lotissements n’existent que grâce à la voiture, pour le « boulot » dans la ville voisine et le « shopping » au centre commercial. Le mode de vie de leurs habitants est citadin pour la plupart. Même, un puriste de l’écologie dirait que leur empreinte écologique est supérieure à celle d’un citadin vivant en ville.

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