03/02/2010 à 15h28

L'étiquette CO2 va-t-elle vraiment bouleverser notre panier ?


En France, à partir de 2011, chacun sera informé sur les kilos de dioxyde de carbone émis au long du cycle de vie des produits.


Une étiquette CO2 sur des briques de smoothie (Gwire/Flickr)

Il y a ceux qui font attention à la composition de tous les produits qu'ils consomment. Ceux qui n'achètent que si le logo vert AB apparaît sur l'emballage. Ceux enfin qui ne regardent qu'une chose : le prix. Bientôt on pourra recenser une nouvelle catégorie de consommateurs : ceux qui veulent avoir un panier « allégé » en dyoxide de carbone.

L'idée

Après les voitures, les équipements électroménagers et les logements, c'est aux produits de consommation de dévoiler leur bilan écologique, leur poids en CO2. La loi Grenelle II le statue.

L'Afnor et l'Ademe y travaillent en collaboration avec distributeurs et producteurs. On est encore loin d'un protocole définitif.

Quel format donner à l'affichage ? Quel type d'information fournir ? Comment calculer les émissions ? Chaque détail compte. Le groupe Casino et trois grandes surfaces du groupe Leclerc en savent quelque chose : dans leurs rayons, l'affichage CO2 est déjà une réalité.

Comment la mettre en pratique ?

Les deux enseignes utilisent des méthodologies différentes. Le groupe Casino travaille depuis 2006 avec le cabinet BIO Intelligence Service suivant la méthode de l'analyse du cycle de vie.

L'analyse suit le produit depuis la fabrication jusqu'à la vente au consommateur en grande surface sur la base de données communiquées par les fournisseurs et vérifiées par des audits. Parmi les sources de pollution, les transports mais aussi les emballages jetés, car, en France, le taux moyen de recyclage des emballages 100 % recyclables est de 56 % seulement.

Sur les étiquettes, le CO2 a remplacé le prix en Francs

Dans les trois magasins Leclerc, situés à Fives (Lille), Templeuve et Wattrelos, le cabinet Greenext a opté en revanche pour une approche statistique qui consiste à faire appel à des tables de données génériques recensant l'impact CO2 des ingrédients et emballages.

Cette méthode permet de dresser rapidement le bilan de quelques 500 000 références. Les émissions liées à la cuisson et aux équipements moyens des ménages sont intégrées dans les calculs.

Chez Casino, les résultats fournis par le cabinet sont intégrés directement sur l'étiquette des produits. Les produits ainsi labellisés n'étaient que huit au lancement de l'opération en juin 2008. Aujourd'hui, ils sont 335, soit 10 % de la gamme à marque Casino. « On avance vers 600 produits fin 2010 », affirme Corinne Mercadié, chargée des projets et des initiatives durables du groupe.

Dans les trois magasins Leclerc l'affichage CO2 couvre l'ensemble des rayons alimentaires, soit quelques 20 000 produits. L'indication des kilogrammes CO2 émis a pris la place du prix en Francs sur les étiquettes de gondole et sur le ticket de caisse.

Le bio et le non-bio ont le même profil CO2

Dans les deux enseignes, l'affichage ne concerne que les produits à marque distributeur. Certes, ils représentent 30 à 50 % des produits proposés dans une grande surface, mais la question des marques se pose et risque de ne pas trouver facilement une réponse.

Les gammes discount en sont aussi exclues. Quant aux produits bio, si certains sont renseignés, ils ne font pas l'objet d'un calcul dédié : une pomme bio et une pomme « traditionnelle » auront toujours le même profil CO2 car il n'existerait pas encore assez de données statistiques sur les émissions liées à l'agriculture biologique.

Cela permet néanmoins aux enseignes de la distribution d'optimiser leurs émissions. « Suite à notre pression, l'un de nos fournisseurs compte transporter par train 90 % de ses matières premières d'ici fin 2010, précise Corinne Mercadié. Cela engendrera une baisse de 20 % du profil CO2 de ses produits ».

Rendre plus cher les produits lourds en CO2 ?

Quant aux trois magasins Leclerc, le directeur Thomas Pocher a décidé de donner le bon exemple. « Grâce aux mesures d'efficacité énergétique mises en place notre bilan carbone va baisser de 30 %, ce qui se traduira par une baisse de 2 à 3 % des index CO2 sur les étiquettes ».

Ce que je peux faire

Reste à trouver la façon de mobiliser les clients. Depuis la mise en place de l'affichage il n'y a pas eu de véritables changements de comportement. « Aujourd'hui 80 % des clients ne se posent pas la question du CO2. Ils regardent juste le prix ! » avoue Thomas Pocher.

Un bilan carbone élevé doit-il être intégré dans le prix d'un produit ?

Serait-il alors question de répercuter le bilan carbone d'un produit sur son prix ? « En effet, un produit dont les émissions sont élevées est un produit pour lequel la consommation de matière première et énergie est plus importante. Le bon sens voudrait alors que ce produit ait un prix de revient plus élevé donc coûte plus cher », affirme Seheno Ratsimbazafy de BIO Intelligence Service.

La solution pourrait inquiéter les associations de consommateurs.« Le risque est de voir renchérir tous les produits, pas seulement ceux avec un bilan CO2 moins bon », juge Daniel Foundoulis, président sortant de Conso France, plateforme rassemblant neuf organisations de consommateurs.

La plateforme Ademe-Afnor a encore un an pour peaufiner le dispositif d'affichage. Avant cette date, difficile d'imaginer que les enseignes n'ayant pas encore lancé d'expérimentations de taille passent à l'acte.

L'étiquetage CO2 devrait donc rester encore assez marginal dans la galaxie des labels (bio, équitable, omega3...). Au consommateur soucieux d'acheter responsable de faire l'arbitrage parmi ces critères, en grande surface comme dans tous les autres commerces.

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  • 134 réactions
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  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 15h33 le 03/02/2010
    • Internaute
      Roboticien utopiste

    « Comment calculer les émissions ? Chaque détail compte. »
    « Les deux enseignes utilisent des méthodologies différentes. »

    Tout est dit. Vous pouvez ignorer le nombre sur l'étiquette, il ne veut probablement rien dire. Si votre bilan carbone vous cause soucis, mangez des fruits et légumes de saison, et n'achetez que ce dont vous avez besoin. Ce sera déjà énorme.

    • Vitsek
      Vitsek répond à Iv
      Cadre
      • Posté à 15h42 le 03/02/2010
      • Internaute
        Cadre

      Tout a fait d'accord, fruits et légumes de saison, et surtout, produits au plus près du lieu de consommation, ça fera travailler les producteurs locaux et on évitera de faire faire le tour du monde à des tomates ou a des pommes......

      • TienTien
        TienTien répond à Vitsek
        très très sceptique...
        • Posté à 18h00 le 03/02/2010
        • Internaute
          très très sceptique...

        J'adore le café. Dois-je être envoyé en taule ou, au minimum être exposé au pilori ?

         
        • sobriquet
          sobriquet répond à TienTien
          Courageux anonyme
          • Posté à 19h12 le 03/02/2010
          • Internaute
            Courageux anonyme

          Soyez votre propre juge.

          • TienTien
            TienTien répond à sobriquet
            très très sceptique...
            • Posté à 21h03 le 03/02/2010
            • Internaute
              très très sceptique...

            Pour votre info, il n'y a pas encore de caféiers ni de cacaoyers qui croissent en France. Enfin...Dans 100 ans peut-être s'il faut en croire le GIEC !

            • sobriquet
              sobriquet répond à TienTien
              Courageux anonyme
              • Posté à 21h53 le 03/02/2010
              • Internaute
                Courageux anonyme

              Fallait y penser avant de développer une dépendance.

        • Edouard Chastagnier
          • Posté à 20h45 le 03/02/2010

          Pareil que toi, sans café la vie serait trop moche.

          Tiens : y a un Lotois qui ne consomme que local qui est en manque de son petit noir, dans le petit article de la Dépêche du Midi, ici :

          Lien

          • TienTien
            TienTien répond à Edouard Chastagnier
            très très sceptique...
            • Posté à 21h06 le 03/02/2010
            • Internaute
              très très sceptique...

            Oui. Quant au chocolat, je ne suis pas prêt de m'en passer aussi !

            • Edouard Chastagnier
              • Posté à 21h11 le 03/02/2010

              Boudiou quelle horreur... une vie sans chocolat... brrrrr...

              Quand je pense que nos parents (enfin ceux de ma génération) ont rêvé de chocolat pendant les longues années de guerre, et qu'ils ont dû inventer toutes sortes d'ersatzs minables pour pallier à la pénurie de café...

              Non non : je suis à fond pour les produits exotiques, pourvu qu'ils soient de qualité et pas produits par des esclaves.

              • Numerosix
                Numerosix répond à Edouard Chastagnier
                Prisonnier dans le village (...)
                • Posté à 21h28 le 03/02/2010
                • Internaute
                  Prisonnier dans le village (...)

                ..et surtout pas par des esclaves qui pètent et produisent du Co2 .

                Des esclaves équitables avec des bons maitres qui ne les nourrissent pas que de fayots de préférence ..

                Et dans des hypermarchés ou les directeurs roulent en Prius..

                Tout se tient !

                • Edouard Chastagnier
                  • Posté à 21h31 le 03/02/2010

                  Y a tout intérêt : de braves esclaves dodus et réjouis nourris à la betterave rouge bio non carminative, encouragés dans leur efforts par la diffusion d'œuvres musicales de Frank Zappa et stimulés par des fouets en peluche verte.

                  • Numerosix
                    Numerosix répond à Edouard Chastagnier
                    Prisonnier dans le village (...)
                    • Posté à 21h41 le 03/02/2010
                    • Internaute
                      Prisonnier dans le village (...)

                    Ça continue le délire obsessionnel monomaniaque en stéréo à ce que je vois..

                    Je reviendrai sur ton blog quand t'auras changé de disque, Cyp .

                    • Homere elmero
                      Homere elmero répond à Numerosix
                      communiste primitif
                      • Posté à 04h28 le 04/02/2010
                      • Internaute
                        communiste primitif

                      ouais ouais, on en reparlera...ta rehabilitation sera examinee en son temps, par les instances superieures. Numero 2 n'est pas disponible en ce moment pour traiter l'affaire sereinement. Et Numero 1, et bien... tu as vu l'episode 17, donc tu es au courant.
                      Remarque bien : j'aime bien Zappa mais pas les betteraves, alors sur ce coup-la, je suis parfaitement neutre.

          • insoucience
            insoucience répond à Edouard Chastagnier
            antipolution
            • Posté à 21h46 le 03/02/2010
            • Internaute
              antipolution

            il fait aussi pousser de la stévia

        • Virgule de Guillemet
          • Posté à 22h03 le 03/02/2010

          Les glands du chêne, grillés, concassés et moulus, ont servi d'ersatz de café pendant la guerre. Si vous essayez, faites un article : -)

          • TienTien
            TienTien répond à Virgule de Guillemet
            très très sceptique...
            • Posté à 06h28 le 04/02/2010
            • Internaute
              très très sceptique...

            Malheureux ! Priver les pauvres sangliers des glands de chêne :
            Jamais ! !

            • Majesté
              Majesté répond à TienTien
              Anti-tout (primaire)
              • Posté à 09h26 le 04/02/2010
              • Internaute
                Anti-tout (primaire)

              Bah, rassurez-vous. Depuis 2007, ce n'est pas les glands qui manquent, en France.

        • beubeuch
          beubeuch répond à TienTien
          • Posté à 01h24 le 04/02/2010

          Générallement les produits de base sont transportés par transconteneur, l'essence consommée par le navire, ramené au kilo de café représente bien moins que celle brulée par ta voiture pour faire les courses. Mais attention, les produits de luxe transporté par avion, là, faut surement mettre un stop, mais ça se verra sur l'étiquette, autant au niveau CO2, qu'au niveau du prix.

        • Tabarnac
          Tabarnac répond à TienTien
          • Posté à 03h47 le 04/02/2010

          La taule si il s'agît de capsules Nespresso. What else ?

        16 autres commentaires
    • jyeden
      jyeden répond à Iv
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 17h42 le 03/02/2010
      • Internaute
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      bravo !
      fruits et legumes de saisons et si possibles de la region
      et encore mieux : achetés au marché pres de chez soi
      car si on prend sa voiture pour aller acheter des produits « économes “ en carbonne, alors ça devient une vaste connerie

      dans l'article on parle de ceux qui ‘achètent au moins cher’
      en fin de compte c'est peut etre une solution puisque ça fait moins d'argent qui rentre dans le système de distribution
      ça serait une idée à creuser

      • shillom
        shillom répond à jyeden
        • Posté à 18h38 le 03/02/2010
        • Internaute

        « en fin de compte c'est peut etre une solution puisque ça fait moins d'argent qui rentre dans le système de distribution »

        Est-ce que c'est moins d'argent dans le système de distribution, ou plus d'exploitation des producteurs ?

      • sobriquet
        sobriquet répond à jyeden
        Courageux anonyme
        • Posté à 19h17 le 03/02/2010
        • Internaute
          Courageux anonyme

        Oui, ce sera certainement une solution le jour où les distorsions économiques d'un pays à l'autre auront disparu.

        Cela impliquerait qu'un employé chinois ou africain coûte aussi cher qu'un employé français, ou que le prix du transport compense la différence salariale.

      • DBL8
        DBL8 répond à jyeden
        Retraité
        • Posté à 19h52 le 03/02/2010
        • Internaute
          Retraité

        Acheter « au moins cher » ne veut pas dire acheter ce qui est produit à côté de chez soi !
        Et pour certains produits, pas du tout !

        Sans parler de produits ménagers, mais les fruits et légumes qui viennent « d'ailleurs » sont souvent moins cher (et parfois aussi moins bon), ils doivent avoir un bilan carbone très élevé.
        Comme les roses qui sont cultivés en Afrique noire alors que la population meurt de faim et de soif.

      • athica
        athica répond à jyeden
        • Posté à 07h57 le 04/02/2010
        • Internaute

        « fruits et legumes de saisons et si possibles de la region
        et encore mieux : achetés au marché pres de chez soi »

        Sur le fond je suis d'accord avec vous mais si les fruits et légumes produits dans la région sont bourrés de pesticides et de traitements chimiques, et bien je préfère les boycotter ! Je pense qu'il est idiot de courir aveuglément après tout ce qui est faible en émission de carbone (merci à Hulot et Arthus Bertrand d'avoir formaté ainsi les Français). Dernière chose, comment vont faire les parisiens pour s'alimenter car il n'y a ni vergers ni champs de patates dans notre sacro sainte capitale.

         
        • jyeden
          jyeden répond à athica
          khmer vert ( age des caverne, (...)
          • Posté à 08h31 le 04/02/2010
          • Internaute
            khmer vert ( age des caverne, (...)

          il y a des marchés à Paris

          ce que je voulais dire c'est que c'est idiot d'acheter un produit « pauvre en carbone » s'il faut prendre sa voiture pour aller l'acheter dans une zone commerciale
          c'est tout
          il y a des maraichers en ile de france et des amap à paris

          • athica
            athica répond à jyeden
            • Posté à 08h50 le 04/02/2010
            • Internaute

            Oui je suis d'accord avec vous, c'est idiot de faire des kilonmètres pour acheter un « pauvre en carbone », mais je pense qu'il faut aussi tenir compte de la qualité du produit.
            Certes il y a des marchés et des amap à Paris, mais les produits qui y sont vendus, ils viennent d'où ? Il cultive dans le 15e ou à Bagnolet votre maraîcher ?

        2 autres commentaires
  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h37 le 03/02/2010
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Quel est le bilan carbone de cet article sur le bilan carbone ?

    • Cirdec
      Cirdec répond à Numerosix
      Cadre qui commence à comprendre (...)
      • Posté à 15h41 le 03/02/2010
      • Internaute
        Cadre qui commence à comprendre (...)

      Et le bilan carbone des études pour faire un bilan carbone ?

      • Anastaze
        Anastaze répond à Cirdec
        profiteur-assisté et électeur
        • Posté à 15h53 le 03/02/2010
        • Internaute
          profiteur-assisté et électeur

        ... et le bilan carbone des études pour corriger les erreurs de calcul du bilan carbone ?

        Lien

         
        • amonhumbleavis
          amonhumbleavis répond à Anastaze
          2012, toujours pas de voisins, (...)
          • Posté à 16h24 le 03/02/2010
          • Internaute
            2012, toujours pas de voisins, (...)

          Et le bilan carbone de l'étiquetage du bilan carbone ? ? ?

          • jma14
            jma14 répond à amonhumbleavis
            • Posté à 22h14 le 03/02/2010
            • Internaute

            Vous êtes tous autant les uns que les autres prolifiques dans vos questions. En revanche vous avez oubliez le plus important qu'elle est le bilan carbone de 60 ans de consommation occidentale sans réflexion ?
            Répondez d'abord à celle là. Et vous comprendrez que vos questions « d'enculeur de mouche » (ce n'est pas une insulte, régarder le dictionnaire) ne valent pas grand chose. En tout cas vos soudains bons sentiments présents ne peuvent en rien rattraper les erreurs passées.

            • amonhumbleavis
              amonhumbleavis répond à jma14
              2012, toujours pas de voisins, (...)
              • Posté à 23h39 le 03/02/2010
              • Internaute
                2012, toujours pas de voisins, (...)

              Tant qu'on ne cassera paas la surenchère du suremballage (et cette mesure en est une) il ne faut pas se faire d'illusion...

              Alors si vous trouvez que cette mesure est interessante on s'en reparle dans 10 ans car ça ne changera rien. C'est comme de mettre des couleurs sur les plats à la cantine pour que les enfants mangent bien ! ! N'importe quoi !

              A mon humble avis, ce n'est pas le consommateur qu'il faut viser ce sont les industriels et les grandes surfaces : tous les suremballages devraient être taxés et je vous assure que là ça fera du bien à la planète ! ! !

              • jma14
                jma14 répond à amonhumbleavis
                • Posté à 10h11 le 04/02/2010
                • Internaute

                Décidément l'histoire se répète. Il faudrait apprendre à tirer les enseignements du passé. Le coupable c'est le consommateur pas l'industriel.
                Sans consommateur, il n'y a pas de besoin donc pas de production.
                C'est à la mode d'accuser l'autre (l'industrie), mais c'est bien le consommateur qui est coupable. On peut dire ce que l'on veut sur l'industrie , le commerce , le capitalisme, mais il a une particularité c'est qu'il ne produit que ce qu'on veut bien acheter : ce sont des suiveurs froids et pragmatiques.
                Si le consommateur n'achète plus de « suremballage », croyez moi que le service marketing va vite essayer de comprendre pourquoi et enlever le produit du rayon. Si les industriels fabriquent des plats prêts en 2 millièmes de seconde ! C'est bien parce que le consommateur est un grand malade de la modernité et de la rapidité.
                Eduqué les consommateurs et les industriels ne seront qu'un détail.
                Bien évidement, il y a la solution de créer une loi et d'interdire. Mais qu'aura appris le consommateur : rien, rien de chez rien. Et sa connerie, il l'a progètera ailleurs ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

                L'occidental a fait n'importe quoi depuis 60 ans, il est normal de le responsabiliser. Donc les laches, les frustrés, les névrosés sont à ré-éduquer un peu de conscience de leur environnement ne leur feront pas de mal : ca commencera par les faires maigrir ! ! ! ! ! !

                • amonhumbleavis
                  amonhumbleavis répond à jma14
                  2012, toujours pas de voisins, (...)
                  • Posté à 11h29 le 04/02/2010
                  • Internaute
                    2012, toujours pas de voisins, (...)

                  Je ne suis pas d'accord.

                  Essayez donc d'acheter du « non » suremballé dans une grande surface ... le pb c'est que pour les industriels le suremballage c'est un support publicitaire, alors que le consommateur ne cherche que la préservation du produit...
                  Arretez de prendre les gens pour des cons, vous croyez que ça fait plaisir à qq'un de remplir une poubelle de suremballage en rentrant des courses ? ? ? ?

                  • jma14
                    jma14 répond à amonhumbleavis
                    • Posté à 11h41 le 04/02/2010
                    • Internaute

                    Je pense que c'est problème de définition.
                    Suremballage pour moi, c'est un emballage individuel dans un emballage « collectif ». Si nous sommes bien d'accord sur la définition, vous devriez mieux faire attention parce que ce n'est pas la majorité. On les trouvent souvent dans les rayons gateaux, biscuits...
                    Et jusqu'à preuve du contraire il existe par exemple des petits pains au lait (type pitch) sans sur emballage. J'attends avec impatience un exemple de famille de produit où on aurait pas le choix.
                    C'est donc bien de la responsabilité du consommateur que de choisir.
                    Je comprends votre animosité envers les industriels. Il est effectivement plus facile de contraindre 3 à 6 leaders industriels qui font le marché, qu'une population que les politiques ont décérébrés depuis des années ! Et qu'il sera dure de l'instruire.
                    Une civilisation passe par la connaissance certainement pas par le nombre de code juridique qu'elle est capable de créer !

                    • amonhumbleavis
                      amonhumbleavis répond à jma14
                      2012, toujours pas de voisins, (...)
                      • Posté à 12h19 le 04/02/2010
                      • Internaute
                        2012, toujours pas de voisins, (...)

                      1. Votre exemple est en fait un peu plus complexe parce qu'en l'occurrence, des pbs de conservations peuvent expliquer de choisir les mono-emballages.

                      2.Je vais vous donner un exemple : je suis d'origine maghrébine, la semoule, le couscous était auparavant disponible en sac papier de 25,10 ey 5 Kg quand on sait que la durée de conservation est de plusieurs années, c'est logique.
                      Aujourd'hui : c'est en 500 g(si ce n'est pas 250) et dans des emballages plastiques. Idem pour les pâtes. S'il vous faut 1 Kg, vous devrez prendre le lot suremballé de 4 pqts de 250g, non ? ?

                      3. Pour choisir, il faut qu'il y est le choix.
                      La norme en emballage c'est devenu la portion individuelle et les lots promotionnels (suremballés) pour le format famillial. Ce qui est tout bénef pour le commerçant et l'industriel... Je pense que cette dérive est à l'origine d'une grande partie des suremballages.

                      Voilà pour mon point de vue, je ne pense pas qu'on se mettra d'accord, mais je trouve que votre discours est un peu trop caricatural : non la masse populaire ce ne sont pas que des obèses « américanisés » , la masse populaire ce sont des gens qui vont au moins cher et si par des dérives capitalistiques (standardisation, marketing) le moins cher à la caisse est devenu le plus cher c'est à mon avis, à la société de sévir.

                      • jma14
                        jma14 répond à amonhumbleavis
                        • Posté à 09h30 le 05/02/2010
                        • Internaute

                        1/ Les petits pains au lait ne sont pas des produits dit « frais », leur date de péremption en moyenne 1 mois, ne justifie pas le suremmbalage. Ce dernier vient d'une demande du publique : célibataire, mère seule, facilité pour mettre dans le cartable d'un enfant.

                        2/ 3/ Le surembalage vient toujours d'une demande comme tous les choix marketing. Le fondement même du capitalisme c'est justement de vendre 1KG et surtout pas 1 fois 250gr, 1 fois 2x250gr, 1 fois 3x250gr. C'est une des premières règles que l'ont vous apprend en école de commerce. Ce n'est pas que nous sommes pas d'accord, c'est que vous avez un mauvais préjugé sur l'économie et le marketing. La seule chose qui m'empèche d'acheter 1kg, c'est mon besoin ! Donc le marketing se ré-adapte.
                        J'ai travaillé 12 ans dans des gros groupes, la logique est toujours la même, quelque soit l'activité.

                        L'obésité est de 40% (si je ne me trompe) aux EU, je pense que l'on peut mainntenant parler de masse populaire. Quant aux pauvres consommateurs qui se faient avoir, c'est une très bonne excuse pour ne rien faire individuellement.
                        Je suis pour un citoyen responsable de ces actes doué d'entendement et d'une moralité (au sens bon et mauvais pour soit).
                        Et c'est à mon sens uniquement sur ce point que nous ne sommes pas d'accord.

                        • amonhumbleavis
                          amonhumbleavis répond à jma14
                          2012, toujours pas de voisins, (...)
                          • Posté à 11h08 le 05/02/2010
                          • Internaute
                            2012, toujours pas de voisins, (...)

                          1/ Oui pour la date de péremption, mais une fois le sachet ouvert les petits pains s'assèchent.

                          2/ Oui il vient d'une demande, mais le pb est qu'ald de faire du particulier on a tout remplacé.
                          J'ai travaillé moins lgtps que vous dans des gros groupes mais j'étais en logistique et je vous assure que la diminution de la taille des emballages a des raisons essentiellement commerciales. Autant nous sommes d'accord que cela coûtent plus cher à l'industriel, mais pour le commerçant c'est bien plus interessant.

                          Vous semblez avoir une vision assez manichéenne des choses, pour faire des consommateurs responsables (ce que je souhaite) il faut remettre à plat les règles de la grande distribution.
                          C'est pour moi une étape nécessaire, et le commentaire sur ce fil proposant une étiquette : acheté en-dessous du coût de revient et revendu avec une marge de 100% me semble tout à fait à propos.

                          Voilà, je ne dis pas que nous (en tant que consommateurs) n'avons aucune responsabilité, mais les règles du jeu ont été faites par et pour la grande distribution et c'est là que l'état doit remettre les choses en bon ordre.
                          Culpabiliser le consommateur ne sert strictement à rien, lui offrir la possibilité de consommer de façon éclairée serait bien plus bénéfique à mon sens.
                          Le résultat de la politique de culpabilisation, c'est qu'aujourd'hui l'écologie est devenu (aux yeux des plus modestes) une préoccupation de bobos, vous trouvez cela productif ?

                          • jma14
                            jma14 répond à amonhumbleavis
                            • Posté à 19h58 le 05/02/2010
                            • Internaute

                            Nous sommes d'accord sur le constat. Il reste effectivement la méthode. L'objectif n'est pas de les culpabiliser en les montrant du doigt, mais comme vous dites de les éclairer. Mais cette éclairage ne peut se faire qu'en leur expliquant leur degré de responsabilité et la force d'une action collectif. C'est une manière de les responsabiliser mais aussi de leur montrer soit le fruit de leur action collective, soit leur échec. Et dans ce dernier cas, ils auront raisons de culpabiliser.
                            Cette notion de culpabilité n'est pas pégoratif pour moi, elle doit être un moteur pour relancer leur effort, ce n'est qu'une photographie a un instant présent, en rien une source d'angoisse qui devrait perdurée comme peut-être « l'expiation d'une faute ».

        10 autres commentaires
  • Troll-en-folie
    • Posté à 15h35 le 03/02/2010

    « leur poids en CO2 »

    Pourquoi pas, mais il y aurait d'autres indications importantes à faire figurer sur l'emballage.

    Irradiés, contient des nanoparticules, contient des OGM....

    Mais les lobbies veillent !

    • Tintinac
      • Posté à 16h15 le 03/02/2010

      ABSOLUMENT D'ACCORD AVEC VOUS. Je dirais même en plus.

      Ma première démarche est de lire la composition d'un produit.

      Ensuite dès que j'ai la certitude de ne pas me faire « empoisonner » je regarde le prix.

      Le CO2 passera après dans mes critères de choix. Ce n'est pas citoyen, je sais. Nos gouvernants ne se privent pas pour se déplacer en avion, ils ont pourtant des trains à disposition sur le territoire.
      Et puis quand je vois des cheminées d'usine cracher des longues colonnes d'une fumée bizarre, je me dis que la solution n'est pas vraiment à mon niveau (pour faire avancer le dossier de la pollution). Je me demande même si on ne voudrait pas me faire payer la pollution des autres avec ces belles étiquettes. Je suis d'un naturel septique (jeu de mot, LOL, sceptique pour les « ronchons ») avec les bonnes trouvailles pour « niquer » les consommateurs.

      Cependant je ne fais pas de blocage car je pratique le tri sélectif et je fabrique mon compost.

    • Pseudo
      Pseudo répond à Troll-en-folie
      • Posté à 18h26 le 03/02/2010

      Oui, et pesticides, insecticides...

    • Lictor
      Lictor répond à Troll-en-folie
      • Posté à 08h30 le 04/02/2010

      « Pourquoi pas, mais il y aurait d'autres indications importantes à faire figurer sur l'emballage. »

      C'est déjà marqué : « Label AB »... Bon, c'est plus cher, c'est vrai. Mais on élimine d'un coup la majorité des machins à problèmes. Et il y a des moyens de s'en sortir quand même :

      - aller vivre à l'étranger. La France est l'un des pays les plus chers pour le bio, grâce à la PAC et à la FNSEA. Si vous allez vivre en Italie ou en Allemagne, le bio est globalement au prix des aliments normaux en France... J'ai pas mal d'amis qui ont quitté la France dernièrement. Résultat : bouffe moins cher, loyer moins cher, horaires et boulot plus sympa. Donc, ils mangent mieux et stressent moins, tout bénéfice...
      - faire des choix. Personnellement, je préfère ne pas m'empoisonner qu'avoir des fringues de marques. Je préfère acheter des produits plus haut de gamme pour mes loisirs (chaine hifi...) ce qui me permet de les garder plus de dix ans et de faire des économies. Les économies permettent de manger majoritairement bio.

  • Encore opposant -bloque-
    • Posté à 15h37 le 03/02/2010

    Quand je vois ce que rejette la chine, les usa, la russie, l'inde...
    Je suis attéré de ce que va faire mon chariot de supermarché ! ...

    Je suis pour le retour du déplacement hyppomobile, de la voile pour aller en amérique, et de la péniche pour les transports de fret !

  • gongio
    • Posté à 15h38 le 03/02/2010

    La question majeure est effectivement le coût de l'énergie qui semble aujourd'hui insuffisant pour qu'une corrélation prix=f(consommation d'énergie) soit effectivement vérifiée.

    Toutefois je ne vois pas pourquoi les associations de consommateurs s'inquièteraient de pratiques fixées par l'Etat comme il l'a fait avec le bonus-malus sur les automobiles ; solution sans doute envisageable pour d'autres produits de consommation.

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 15h40 le 03/02/2010
    • Internaute
      Rural

    Y a pas une étiquette, « Acheté en dessous du coût de production à l'agriculteur et revendu en se faisant une marge d'enfer ». Ce serait plus efficace pour l'achat sois-disant responsable.

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