18/11/2009 à 13h53

Et si on se passait de la hiérarchie en entreprise ?



« Yelling at Dilbert » (Blue_j/Flickr).

Marre de devoir rendre des comptes à des supérieurs qu'on ne voit jamais ? De poursuivre des objectifs irréalisables fixés par des chefs qui n'ont jamais travaillé sur le terrain ? Sirènes populistes ou délires d'anarchie, le désir d'en finir avec la hiérarchie fait partie de l'esprit national.

« La France a longtemps été l'un des pays où la chaîne de commandes au sein de l'entreprise était la plus longue », rappelle le professeur Alain d'Iribarne de la fondation Maison des sciences de l'homme. Avec Mai-68, les choses ont commencé à bouger. Mais le vrai virage a eu lieu lorsqu'il a fallu répondre aux exigences de compétitivité et de flexibilité des marchés mondiaux :

« Les entreprises ont alors décidé d'adopter des “organigrammes plats” en réduisant les niveaux hiérarchiques et la division du travail en faveur d'une meilleure qualification des personnels d'exécution. »

L'idée

« Organigrammes plats » : l'expression n'est guère séduisante dans sa formulation si abstraite. Pour en avoir une idée plus concrète, le mieux est de se rendre à Hallencourt, Picardie.

C'est là-bas qu'en 1957 est née Favi, entreprise spécialisée dans le travail du cuivre et du laiton. A sa tête des années 1980 à janvier 2009, Jean-François Zobrist a fait de cette entreprise le fournisseur de fourchettes d'embrayage de 65% du marché automobile européen. Son « secret » : le travail en équipe, avec une totale absence de cadres et des ouvriers libres de décider eux-mêmes comment mettre en place la stratégie fixée par le directeur.

Comment la mettre en pratique

« Je crois que l'homme est bon ! Il n'est donc ni voleur, ni fainéant », s'exclame Jean-François Zobrist pour justifier sa méthode de gestion. Au quotidien, cela signifie des magasins en libre service, la suppression du pointage, les portes ouvertes et surtout la réduction drastique des niveaux hiérarchiques.

Répartis au sein de 21 mini-usines, une pour chaque client (Fiat, PSA, Audi...), les 500 salariés sont encadrés par des « leaders », ouvriers plus expérimentés qui prennent toutes les décisions concernant la production, les approvisionnements, la gestion du personnel (salaires compris) et de l'entreprise. Ils remplacent ainsi les services administratifs qui gèrent habituellement ces tâches dans les entreprises et se substituent aux nombreux échelons d'agents de maîtrise (chefs d'équipes, contremaîtres et chef d'ateliers).

Résultat : une vision plus globale pour une meilleure compréhension et une prise de décision plus réactive car au plus près du terrain. D'ailleurs, les bureaux des 13 commerciaux de l'entreprise sont installés au milieu des machines, pour toujours avoir un œil sur le baromètre de la situation.

A en croire Jean-François Zobrist, chez Favi tout se passe étonnamment bien du point de vue relationnel.

« Je n'ai pas d'explication. Je constate simplement qu'en trente ans il n'y a jamais eu de tensions. »

Impossible d'avoir l'avis des délégués syndicaux pour une seule et bonne raison : il n'y en a pas. Les élections ont systématiquement été désertées. Peut-être est-ce grâce à l'esprit d'équipe qui s'instaure dans chaque mini-usine et qui pousse les salariés à coopérer.

Dans le documentaire de François Maillart, tourné au cœur de l'entreprise pendant plusieurs mois et diffusé sur France 3 en mai 2009, on voit des salariés épanouis et satisfaits du modèle mis en place. Cependant ce type d'organisation peut générer un climat de pression sociale à l'intérieur du groupe. Olivier Torrés, professeur à l'Université de Montpellier et à l'EM Lyon, spécialiste des PME, le confirme :

« Si la proximité qui se crée dans les PME et les petites équipes réduit le risque de conflit, l'attachement et l'affectivité qui découlent de ce lien direct peuvent rendre plus pénibles les moments difficiles qui font partie de la vie d'une entreprise. »

Pour lui, l'enjeu serait donc de trouver le juste équilibre entre management à distance et « modèle PME ».

Cela passerait par un retour à des formes de management direct, verbal et affectif au dépit d'un « management à distance » basé sur des données chiffrées et des reportings abstraits.

A noter tout de même que si une organisation en mini-usine peut s'appliquer aisément à d'autres secteurs de l'industrie manufacturière, elle est beaucoup plus complexe à mettre en œuvre dans les entreprises du tertiaire.

Il semblerait que l'idée d'un bureau sans hiérarchie où tout le monde travaille en « mode projet » dans des « business units » n'ait pas que des avantages. C'est en tout cas ce que laissent entendre Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, co-auteurs de « L'Open space m'a tuer » (éd. Hachette Littératures, 2008). Thomas Zuber constate :

« Aujourd'hui, 65% des entreprises françaises travaillent en open space, ce qui est le symbole le plus marquant de ce qu'on appelle le neomanagement participatif. »

Censée rendre effective la démocratisation du travail, la disparition des petits chefs autoritaires ne s'accompagne pas automatiquement d'une réelle autonomie des salariés :

« On vous dit que vous êtes autonome mais on ne vous en donne pas les moyens, notamment le pouvoir de décider le budget et les ressources. Sans marge de manœuvre, votre stress monte. »

Dans des équipes où personne ne peut rien attendre des autres car on est tous au même niveau, la pression est de nature affective et s'exerce de façon très subtile :

« Ce n'est pas le chef qui met la pression mais le client que l'on n'a pas le droit de décevoir. »

Ce que je peux faire

Les experts sont donc unanimes : il n'y a pas de solution toute faite. Favi reste un cas quasi unique en France, d'où son intérêt. Certes, il y a déjà un modèle d'entreprise qui a fait de la participation et de la solidarité entre les salariés sa raison d'être : les sociétés coopératives de production (Scop). Comme l'explique Thierry Jeantet, auteur de « L'Economie sociale, une alternative au capitalisme » (éd. Economica, 2008) :

« La Scop est un modèle de gouvernance transparente et originale : les salariés participent véritablement à la décision, sont au courant du contexte dans lequel l'entreprise évolue et les dirigeants ne font que les représenter. »

Difficile pourtant d'imaginer que ce soit le modèle rêvé des patrons français...

Photo : « Yelling at Dilbert » (Blue_j/Flickr).

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  • ysengrimus
    • Posté à 14h01 le 18/11/2009
    • Internaute

    La chienlit, c'est la hiérarchie. Les hommes, patrons, les femmes patronnes. La pure chienlit. Les femmes patronnes ne font pas mieux que les hommes patrons

    Lien

    pas pire non plus au demeurant. Les femmes patronnes confirment simplement qu'un(e) patron(ne) reste un(e) patron(ne)… Il n'y a pas de solution « naturelle » pour résoudre ceci, basée sur le sexage ou je ne sais quoi.

    La chienlit, c'est la hiérarchie.
    Paul Laurendeau

    • sarkhobbit
      sarkhobbit répond à ysengrimus
      • Posté à 14h10 le 18/11/2009

      Et en direct, un bel article du monde des Bisounours !

      MDR

      • pablico
        pablico répond à sarkhobbit
        Sudoku et Nord de face
        • Posté à 14h42 le 18/11/2009
        • Internaute
          Sudoku et Nord de face

        oui, la France perdrait son âme si elle perd ses petits chefs...
        toute une civilisation qui foutrait le camp.

        remarquez c'est une façon de faire baisser massivement la prise de médicaments pour les nerfs, et les dépressions..

        (ironie)

         
        • sarkhobbit
          sarkhobbit répond à pablico
          • Posté à 15h20 le 18/11/2009

          La censure est active dans le monde de la Rue.
          Honte à vous.

          • pablico
            pablico répond à sarkhobbit
            Sudoku et Nord de face
            • Posté à 16h03 le 18/11/2009
            • Internaute
              Sudoku et Nord de face

            j'ai toujours pensé que la productivité, et la création étaient bridés par les petits chefs..
            la créativité et l'amélioration des gestes du travail et son organisation au petit niveau sont toujours bloqué...

            et l'on fini par asphyxier le processus.

          • utodeb
            utodeb répond à sarkhobbit
            etudiant
            • Posté à 17h14 le 18/11/2009
            • Internaute
              etudiant

            Censure ? ? Tu peux donner quelques précisions ?

        • Unglorious worker
          Unglorious worker répond à pablico
          sceptique à temps partiel
          • Posté à 19h39 le 18/11/2009
          • Internaute
            sceptique à temps partiel

          Ma la France retrouverai un peu de son âme si elle perdait son petit chef (ou son chef petit, comme vous voulez, les deux sont vrais) !

        4 autres commentaires
  • 100 000 d entre nous
    • Posté à 14h09 le 18/11/2009

    Merci pour ce bel article porteur d'espoir.

    Je crois que chaque entreprise est un cas particulier, mais je crois aussi que c'est en replaçant l'humain au centre de l'entreprise que celle-ci progressera dans tous les sens du terme.

    Accordez de l'importance au « petit » personnel et il révèlera sa grandeur. Faire participer tous les membres concernés à la prise de décision permet de bien faire le tour d'un problème et de prendre de meilleures décisions.
    Faire confiance aux gens leur fait pousser des ailes.

  • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
    • Posté à 14h09 le 18/11/2009

    une entreprise sans hiérarchie, c'est un mythe ! ! ! a t-on déja vu une société sans hiérarchie, sans division du travail ? c'est d'ailleurs de la division du travail que nos richesses viennent !

    • Sissi des bois
      • Posté à 15h02 le 18/11/2009
      • Internaute
        ...

      Bonjour,

      Le parallèle est osé entre la société et les entreprises. Se prévaloir de l'inexistence d'une société non hiérarchisée pour déclarer qu'une entreprise sans hiérarchie est impossible c'est aller un peu vite en besogne puisque le mode de nomination de ces hiérarchies n'a rien à voir. Sauf dans une dictature bien sûr ; o)
      De même, l'argument qui identifie ou semble rendre consubstantiel la hiérarchie et la division du travail tombe d'on ne sait ou sur on ne sait quoi. En quoi l'absence de hiérarchie empêche-t-elle la division du travail ? Nous n'allons pas tous faire la même chose sous le prétexte que nous sommes au même niveau, c'est bizarre comme concept puisque la position hiérarchique n'a pas forcément à voir avec la nature du travail a effectuer.

      Là ou je vous rejoins, avec moins de sentences et de points d'exclamation, c'est sur la nécessité d'avoir une direction dans tous les sens du terme.
      Mais la hiérarchie a plusieurs intérêt qu'il est possible de différencier. Une fonction d'organisation du travail et de mise à disposition des conditions nécessaires à l'élaboration de ce travail par d'autres personnes, une fonction de décision qui va orienter la stratégie globale de l'entreprise et à moindre échelle la stratégie d'un service ou d'une unité de production et une fonction de contrôle de ce qui a été effectué in fine.
      De ces trois fonctions les deux premières impliquent une responsabilité de la direction et la dernière n'est pas fondamentale puisqu'elle est parfois déléguée à un service d'audit, voir à une société externe.
      La première peut se reposer sur les individus d'un même niveau pour peu qu'ils se concertent intelligemment mais un arbitrage est parfois nécessaire. Aujourd'hui il est imposé par la hiérarchie, il pourrait l'être autrement, par une décision collective par exemple.
      La seconde, orientation et décision à long terme, est plus problématique puisqu'elle implique une connaissance globale du fonctionnement de l'entreprise ou du service ainsi que des contraintes extérieures à la société comme l'état du marché et de la concurrence. Il est donc possible qu'il faille imposer une direction à des employés dubitatifs sur les raisons de choix dont ils n'ont pas toutes les clefs. Là seul réside le besoin d'un éventuel recours à l'autorité.
      Aujourd'hui cette autorité réside uniquement dans la position hiérarchique imposée. Peut-être y aurait-il des moyens de l'exercer autrement ? C'est la seule pierre d'achoppement à une suppression de la hiérarchie ou du moins à son aplatissement drastique.
      La division du travail contient la réponse puisqu'elle légitime la position de chacun par ses compétences. Mais ça c'est la théorie.
      Dans le monde réel moins les compétences seront en adéquation avec le poste et plus la nécessité d'une hiérarchie se fait sentir.

      On pourrait résumer cela par une sentence sans pitié en disant que la hiérarchie s'impose pour maintenir la cohésion par l'autorité afin de palier à l'incompétence de certains éléments de la chaîne. Et comme le maillon le plus faible en donne la résistance, il faut une poigne de fer permanente pour éviter l'éclatement.
      Le théorème de Peter et ses corolaires sont une bonne source d'inspiration pour ce type de réflexion.

      • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        • Posté à 17h30 le 18/11/2009

        les gens veulent la hiérarchie pour la simple et bonne raison qu'ils en reconnaissent les bienfaits ou alors parce qu'ils ne désirent pas avoir de responsabilités collectives. une entreprise sans hiérachie c'est impossible, car sans hiérarchie pas de direction, sauf dans les utopies les plus optimistes. Moins on adhère au réel, plus on rêve de révolution disait l'autre !

        => milgram, la soumission a l'autorité
        => la boétie, la servitude volontaire

         
        • Sissi des bois
          • Posté à 13h07 le 20/11/2009
          • Internaute
            ...

          Décidément vous êtes un sentencieux qui ne semblait pas avoir lu La Boétie ni étudié les expériences de Milgram.

          Les raisons que vous avancez n'ont rien à voir avec celles que La Boétie présente dans son ouvrage. C'est même une curieuse trahison de sa pensé puisqu'il ne reconnait aucun bienfait à la domination, et partant, ne risque pas d'admettre que l'esclave se soumet parce qu'il est convaincu de l'intérêt de se soumettre. A tel point qu'il considère que l'homme éclairé refusera de plier.
          Il aborde la rétribution de la soumission par l'octroi d'honneur et de richesse mais cela concerne une petite frange de la population qui exercera ensuite une partie de la domination. Cela n'a rien à voir avec les prétendus bienfaits dont vous nous parlez ou avec un refus de responsabilités collectives.
          Il s'agit d'abêtissement par diversion (panem et circenses) et de servitude héritée qui est acceptée comme naturelle par des individus ignorant ce qu'est la liberté puisqu'ils ne l'ont jamais connue.

          Pour Milgram c'est aussi bizarre puisque ses expériences étudient le moment de la rupture de l'autorité lorsque les tensions morales d'un individu le poussent à se soustraire à cette autorité par la désobéissance. Les personnes étudiées ne se soumettent pas parce qu'elles ne désirent pas avoir de responsabilités mais parce qu'elle reconnaissent l'autorité qui les pousse à effectuer des actes en opposition avec leurs désirs.

        1 autres commentaires
    • NonooStar
      • Posté à 15h59 le 18/11/2009
      • Internaute
        Informaticien

      Votre post est assez amusant dans le style « raccourci saisissant ».

      Utiliser une virgule pour juxtaposer hiérarchie et division du travail ne démontre en rien que la hiérarchie est nécessaire à une division du travail. En somme, vous dites que la division du travail est nécessaire (oui, bravo ! ! ) et rien en ce qui concerne la hiérarchie.

      En outre, j'aurais pour ma part tendance à penser que la division du travail est plus efficace lorsqu'elle ne vient pas de la hiérarchie, mais lorsqu'elle est comprise et acceptée par l'ensemble des personnes.

      • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        • Posté à 17h32 le 18/11/2009

        la division du travail est un fait depuis la sédentarisation de l'homme. de plus notre civilisation industrielle s'organise, pour produire bcp, selon une hiérarchie verticale. d'elle, nous avons récolté ce fameux 20 eme siecle ou l'enrichissement d'une partie des catégiories populaires fut considérable et inédit (avec développement d'une classe moyenne etc...)

        boire ou conduire il faut chosiir

         
        • jck
          • Posté à 18h39 le 18/11/2009
          • Internaute

          On entre dans une phase de rendement décroissant de la division du travail, c'est à dire que plus de division de travail = de moins en moins de production en plus. Maintenant le progrès technique (l'outil informatique par exemple) fait que l'optimum est atteint quand chaque travailleur à une approche plus transversale. Un cadre ne va pas demander à un employé de calculer un amortissement alors qu'Excel le fait en moins de temps qu'il ne le faut pour formuler la demande. Il ne va pas dicter et faire envoyer son courrier alors qu'il aurait déjà envoyer le mail... etc... le progrès technique déplace l'optimum il va falloir de plus en plus de culture générale et de moins en moins d'ultra-spécialisation.
          Google l'a bien compris avec un seul échelon hiérarchique (70 vice-présidents) pour 20000 employés ! L'organisation des équipes se faisant au jour le jour selon les projets.

        1 autres commentaires
    • stephaneerard
      • Posté à 18h47 le 18/11/2009
      • Internaute
        développeur MDD

      Pourriez-vous définir « richesse », s'il vous plait ? : -)
      C'est assez « fourre-tout » quand dit en 3 lignes ; -)

    • toukostyle
      • Posté à 15h24 le 19/11/2009

      Bien sûr qu'on l'a déjà vu,en Espagne début 50,des boîtes gérées par les seuls travailleurs,sans des connards assis à leur bureau à vous reluquer pour savoir si vous êtes allés pisser sur le temps de travail ou si vous avez bien tenu la cadence pour votre salaire foireux,quand ces feignasses de la « direction“empoche un max.
      Cette manière de fonctionner dans ces coopératives faisait d'ailleurs tellement peur au capitalisme de masse,qu'on s'est vite empressé de mettre fin à ce nouveau concept d'entreprise par tous les moyens.

  • jpouille
    jpouille
    En crise
    • Posté à 14h22 le 18/11/2009
    • Internaute
      En crise

    Je ne sais pas pourquoi, mais je me dois de faire des comparaisons avec nos voisins britanniques.
    Alors en UK, la hiérarchie est une entité dont on ne sent pas le poids. On tutoie son patron, on l'appelle par son prénom et, le plus important, il nous invite souvent à boire une pinte après le taf, mieux, il va demander a tous et toutes, le vendredi soir, de venir boire un coup et de parler de tout et de rien. Cela permet aux employés d'exposer des idées, trouver de nouvelles solutions et de créer une communication claire et efficace aux niveaux des différents départements. Je trouve cela logique, très pragmatique et en avance sur ce que j'ai connu en France (qui a mon avis a 40 ans de retard en la matière). Je sais qu'en France on aime bien être le boss, se sentir omnipotent, quasi intouchable et décider sans demander ni a son équipe ni aux salaries ce qu'ils en pensent. Il y a cette esprit d'élitisme en France qui par sa nature est une forme de ségrégation sociale. Nous en sommes au moyen âge avec le seigneur dans son fief… Il n'y a qu'à voir notre président ou a l'époque Juppé qui se prenait pour dieu le père. I'm having a laugh.
    Remarquez, cela fait 8 ans que je suis parti, les choses ont peut être changées ou évoluées. J'ai fait cette analyse sur la base de témoignages de français qui ont bosse en France en entreprise et qui voient la différence en UK.
    Sans parler d'amis beurs qui ont du quitter la France pour trouver des boulots en UK comme développeurs ou web designer dans des compagnies comme Microsoft, sun micro, cisco systeme etc…. En France, leur profil passait pas, en UK, il passe a merveille et tout le monde est content. Sans la récession, ce serait toujours un miracle.

    • MagnusMaximus
      MagnusMaximus répond à jpouille
      • Posté à 16h37 le 18/11/2009

      Vous arrivez à tutoyer en anglais vous ? Entre « you » et « you » je ne vois pas de différence. A moins que vous n'employez « thou », mais vous seriez bien moyen-âgeux ...

    • Cataphractaire
      Cataphractaire répond à jpouille
      Keodedour ar bed
      • Posté à 16h47 le 18/11/2009
      • Internaute
        Keodedour ar bed

      On dit thou à son patron ?

      O, perfect man thou are my favourite idol !
      Can I be, in thour office, a docile doll ?

      • Deamon7
        Deamon7 répond à Cataphractaire
        Petit agité
        • Posté à 17h14 le 18/11/2009
        • Petit agité

        ça se conjugue « Thou art », « are » est pour le pluriel.

        Par exemple si je veux dire « Thou are doltish dunce » c'est incorrect, il faut dire « Thou art doltish dunce »

    • kkadim
      kkadim répond à jpouille
      • Posté à 17h33 le 18/11/2009

      oui, certes...
      mais in fine je ne fais pas la différence entre « je vous licencie » et « je te licencie ».

    • jpouille
      jpouille répond à jpouille
      En crise
      • Posté à 17h53 le 18/11/2009
      • Internaute
        En crise

      il vole tres haut le niveau sur ce forum

      • zorbek
        zorbek répond à jpouille
        • Posté à 06h48 le 19/11/2009
        • Internaute

        C'est dommage, et ca explique un peu l'étendue du problème, problème que l'on peut sans aucun doute retrouver derrière les suicidés de France Telecom. En fait, les vérités simples que vous énoncez vont tellement à l'encontre des idées reçues qu'elles en deviennent inaudibles. Et le pire la dedans, c'est que si je n'avais pas eu un parcours professionnel similaire au votre, je ne suis pas certain que je vous aurais compris.

        Merci en tous les cas pour votre contribution, qui à mon avis mériterait bien un article.

  • Wallabys
    • Posté à 14h31 le 18/11/2009
    • Internaute
      V

    9a ne s'appellerait pas l'anarcho-syndicalisme à la manière de l'expérience Espagnole d'an-vant et pendant la guerre civile ?

  • LienRag
    • Posté à 14h31 le 18/11/2009
    • Internaute

    Un vieux slogan disait « les patrons ont besoin des ouvriers - les ouvriers n'ont pas besoin des patrons ». Cela ne répond-il pas à votre remarque de conclusion ?

  • Fondriest
    • Posté à 14h34 le 18/11/2009

    « Je crois que l'homme est bon ! Il n'est donc ni voleur, ni fainéant »

    ==> L'homme n'est ni bon, ni mauvais (ce sont des jugements de morale assez inutiles). Il est surtout égoïste... Je ne crois pas qu'on parvienne à mettre en place une organisation efficace du travail si on perd ça de vue.

    • Crepitus
      Crepitus répond à Fondriest
      Retraité
      • Posté à 16h20 le 18/11/2009
      • Internaute
        Retraité

      L'homme est égoïste ? Voir, ne serait-ce pas dans les zones les plus sinistrées économiquement qu'il y aurait le plus de solidarité ? Bien sûr, cette solidarité aura forcément des limites. Je crains, d'un point de vue moral, que plus l'on est pauvre, plus l'on est solidaire. Ceci étant dit sans angélisme aucun.

      • Fondriest
        Fondriest répond à Crepitus
        • Posté à 17h20 le 18/11/2009

        Vous évoquez une solidarité liée aux nécessités de la survie à court terme, donc finalement très égoïste. Evidemment, des règles sociales peuvent codifier cette solidarité (pour qu'elle soit rendue plus efficace) et créer une morale qui légitime cette organisation sociale solidaire. Mais cette solidarité ne résiste que rarement à une amélioration des conditions de vie.

        Sinon, qu'on ne soit pas trop sévère avec la fainéantise : le désir de restreindre ses efforts est un puissant moteur du progrès technique.

         
        • Sissi des bois
          Sissi des bois répond à Fondriest
          ...
          • Posté à 13h36 le 20/11/2009
          • Internaute
            ...

          C'est plutôt le contraire en fait.
          C'est l'absence de solidarité, voir la trahison qui est une projection à court terme. Sur le long terme, et sans entrer dans une morale qui viendrait orienter la société vers la solidarité, la supériorité de la solidarité sur son absence est indéniable puisque le long terme dépasse la survit de l'individu.
          Vaut-il mieux laisser à ses descendants un bon pécule dans un monde instable et concurrentiel ou peu de chose dans un monde très majoritairement solidaire ?
          On peut en discuter mais je pense la seconde solution bien plus stable.

          Quand vous parlez d'une solidarité qui s'effrite en cas d'amélioration des conditions de vie vous avez peut-être raison mais peu importe. Le vrai soucis c'est que vous en déduisez le fait que c'est l'égoïsme qui en est le résultat car la solidarité n'est plus nécessaire pour survivre.
          C'est faux bien sûr. La solidarité est absolument nécessaire puisque les interactions et imbrications des relations entre les hommes vont s'intensifier. Les hommes vont se spécialiser, et donc être de plus en plus dépendant de l'activité des autres et de l'orientation de la société en général.
          Le problème c'est que plus la société solidaire grossit, plus les richesses s'accumulent pendant que les raisons premières de leurs création (la collaboration) s'estompent dans la complexité et plus la trahison devient rentable. Mais toujours sur le court terme.

          Au final, c'est la méconnaissance crasse du fonctionnement de la société qui fait oublier à quel point nous dépendons de la survit de l'autre, pas l'égoïsme supposé de l'individu qui n'est que l'exemple que vous avez devant les yeux car il résulte lui-aussi d'une morale qui s'est d'ailleurs bien illustrée dans le sport il y a quelques jours.

        1 autres commentaires
  • Lauremelodye
    • Posté à 14h38 le 18/11/2009

    Avec cette solution on arrive d'un seul coup d'un seul à réduire de 50% les effectifs de l'administration
    lol !

  • Repie.
    Repie.
    accorhédoniste sur Internet
    • Posté à 14h39 le 18/11/2009
    • Internaute
      accorhédoniste sur Internet

    Je ne trouve pas souvent des exemples concrets de l'anarchie en action et capable de produire autant de richesse que le capitalisme (et plus de bonheur ? ). Merci pour celui là.

    • toukostyle
      toukostyle répond à Repie.
      • Posté à 15h35 le 19/11/2009

      C'est justement aujourd'hui qu'il conviendrait d'expérimenter une vision radicalement différente,et l'anarchie est une solution qui n'est pas moins interessante que les autres.
      Seulement,tout est fait pour étouffer toutes tentatives d'un réel et profond changement,et ce, à droite comme à gauche.
      On crèvera avec ce système bâtard car il fait la fortune d'un petit nombre(à l'echelle de la population mondiale),et que ce petit nombre n'a aucune envie de partager quoi que ce soit avec ceux qui leur procurent cette richesse obscène.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h43 le 18/11/2009
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Hé oui, dans l'idéal un patron n'est qu'un type comme les autres dont le boulot est d'avoir une vue stratégique et déterminer les orientations politiques. Et donc dans cette charmante utopie ce mec se pointerait en disant qu'il a fait son taf, qu'il a toutes les analyses et telles conclusions sur les choix à faire, que ses collègues appliqueraient en toute confiance.

    Sauf que l'anarchie ne peut pas sortir du cadre du doux rêve, car pour cela il faut que les gens soient capables de réfléchir au lieu de gambader avec le reste du troupeau.
    Malheureusement, si je doute fortement que par nature l'homme soit bon, je sais que par nature l'homme est con !

    • hallucine
      hallucine répond à Keldan
      • Posté à 16h10 le 18/11/2009

      Je travaille dans un cadre comme ça (une coopérative sans hiérarchie) et, c'est plutôt sympa : -)

      La boite a une trentaine d'années, moi ça fait 10 ans que j'y suis et je ne suis pas prête de partir

      Pour répondre à certains, nous n'avons pas de direction, ce qui pose effectivement quelques problèmes lors des recrutements notamment ou pour certaines tâches collectives mais ça se gère, c'est un peu comme en famille ; on rediscute les règles régulièrement.

    • la panthère verte
      • Posté à 11h08 le 19/11/2009
      • Internaute

      « l'anarchie ne peut pas sortir du cadre du doux rêve, car pour cela il faut que les gens soient capables de réfléchir(...)je sais que par nature l'homme est con ! »

      Et c'est bien là le problème : à force de prendre les gens pour des cons, il ne faut pas s'étonner qu'ils le deviennent.

  • ostia
    ostia
    inadapté
    • Posté à 14h51 le 18/11/2009
    • Internaute
      inadapté
  • Carlito_Gaucho-
    • Posté à 14h59 le 18/11/2009

    les patrons sont tout simplement inutiles a la bonne marche d une entreprise, puisque par definition ils ne produisent rien

    et ne me parlez pas de responsabilite
    si les patrons etaient responsables on aurait pas besoin des syndicats

    c est un avis tres capitaliste et non communiste

    ici je defend la rentabilite d une entreprise

    pour un patron, tu peux embaucher une dizaine de vendeurs/employes voir plus

    • MagnusMaximus
      • Posté à 16h44 le 18/11/2009

      Jamais entendu parler de la « main visible » du manager ?
      Tout le monde ne produit pas dans une entreprise. Il y en a qui vendent, qui inventent, qui maintiennent, et même des qui organisent.

      • Carlito_Gaucho-
        • Posté à 17h12 le 18/11/2009

        l organisation pour moi appartient a celui qui produit, je veux dire par la que celui qui produit est le plus a meme de savoir qu elle organisation lui convient le mieux, pour etre le plus rentable possible

        le maintien je ne sais pas ce que vous entendez par la

        qd a l inovation et les inventions, rare sont les entreprises qui aujourd hui ne font plus appel a des prestataires de production

        des lors certaines entreprise produisent qd d autres vendent

        et dans ces deux cas, idealement je ne vois pas ou le role du patron est imperatif

         
        • MagnusMaximus
          • Posté à 17h30 le 18/11/2009

          Et qui s'occupe de l'organisation inter-service par exemple ? Parce que ça va bien quand tout le monde fabrique des pistons dans l'entreprise, mais dès qu'il y a un peu d'intégration, c'est de suite plus complexe.
          Le maintien, je ne sais pas non plus, mais la maintenance, vous devez savoir.
          Je pense (d'après leur nom) que les prestataires de production produisent.
          Quant à l'innovation, chez Bouygues Télécom par exemple, ils déposent 1 à 2 nouveaux brevets par mois. Chez EDF ce nombre est au moins 10 fois plus grands (plusieurs centaines par an). Combien de PME ont été construites sur une seule idée originale ?

          Pour ce qui est du patron, croyez-moi, si les gens qui ramassent le pognon pensaient qu'ils pourraient s'en mettre encore plus sans patron et avec un organigramme plat, ce serait déjà fait depuis longtemps.

          • Carlito_Gaucho-
            • Posté à 17h40 le 18/11/2009

            ah parce que selon vous c est le patron qui etablie l organigramme fonctionnel d une entreprise

            et selon vous c est la personne qui egalement fait le lien entre les services

            votre patron doit etre sacrement occupe alors, au four et au moulin

            dans mon entreprise, deuxieme employeur de france, cela ne se passe pas du tout comme cela

            et le salaire de mon patron equivaut a peu pres a 6 fois celui du meilleur commercial qui lui fait rentrer les sous

            apres si vous avez besoin d un baton pour avancer, libre a vous

            l utopie si elle existe elle reside ici : croire que sans guide on est incapable d avancer

            • MagnusMaximus
              • Posté à 17h52 le 18/11/2009

              Déjà, dans une PME tout ce que vous dites est vrai, quoiqu'il vous en déplaise. Enfin dans une grosse entreprise, ceci est vrai, à une autre échelle : quand les employés de Coca France s'entendront sur l'organisation de la production avec les employés de Coca Brésil, il en sera passé de l'eau sous les ponts.
              Le commercial ne fait rentrer les sous que parce qu'il est au bout de la chaîne et que c'est lui qui appuie sur le bouton de la caisse enregistreuse. Les commerciaux se la racontent parce que forcément ils savent exactement combien ils ont rapporté à l'entreprise. C'est d'ailleurs comme ça que les traders négocient leurs bonus. Mais libre à vous de penser qu'ils méritent un gros salaire.
              Enfin, dans beaucoup de grandes entreprises françaises, le PDG n'est pas le plus gros salaire.

              PS : mon patron, c'est moi.

              • Carlito_Gaucho-
                • Posté à 18h07 le 18/11/2009

                les commerciaux concretement sont ceux qui amenent le travail a ceux qui fabriquent le produit

                le biscuit quoi

                des lors forcement ils ont une place autrement plus importante que celle du patron

                j aime bcp l idee de croire que seuls les patrons sont a meme de faire l union entre les diverses entites d une entreprise

                a l heure ou la communication est de plus en plus simple, je peux vous garantir que ce n est pas le travail du patron

                apres je comprend que vous ne conceviez pas un monde sans hierarchie, moi meme je trouve l idee irealisable

                mais pas parce qu utopique

                plutot car je connais le conformisme dans le monde du travail

                et c est desolant, car totalement contre productif

                • MagnusMaximus
                  • Posté à 18h32 le 18/11/2009

                  Désolé mais on n'est visiblement pas du même pas coté des commerciaux : je me place du coté ingénieur (ma formation), et le commercial essaie de vendre le produit que j'ai développé. C'est lui qui a besoin de moi pour travailler. Au contraire de l'ouvrier par exemple, qui ne travaille que s'il y a des commandes.
                  Vous pouvez croire ce que vous voulez, ce ne sont que des croyances. Etant patron moi-même, je peux vous dire que je ne passe pas mes journées à me tourner les pouces. Et je ne pense pas que ce soit le cas des autres PDG, j'en connais quelques autres, et croyais-moi, certains font plus de deux fois les trente-cinq heures par semaine. Ils sont certainement inutiles ...

                  • Oeillet rouge
                    • Posté à 19h21 le 18/11/2009

                    « certains font plus de deux fois les trente-cinq heures par semaine. » Oui mais lorsqu'ils partent en congès, c'est pendant deux voire trois mois et sur un voilier s'il vous plaît... Enfin, cela dépend des individus.

                    Mais à mon sens le problème n'est pas là. A quoi sert un patron en dehors de coordonner voire de galvaniser ses troupes ? A avoir des idées, améliorer un produit, des techniques, les conditions de travail de ses employés - et dans ce cas, il n'est pas le seul à avoir des idées, un collectif peut très bien faire l'affaire d'autant que la confrontation des points de vue est une richesse - ou sert-il à faire un maximum de profit en tirant les coûts - de main d'oeuvre entre autres - au maximum vers le bas, le regard braqué sur les cotations boursières ?

                    Dans ce cas, les ouvriers et employés ainsi que les cadres pourraient très bien se passer d'un individu dont le but ultime est de faire un maximum d'argent pour prendre sa place dans la compétition internationale...

                    Avons-nous besoin de guides et de chantres de la compétition, du chacun pour soi, de la prédation pour avancer et être heureux ? Non ! Non seulement, je ne le pense pas mais je pense au contraire que cette dévotion au chef, au patron est préjudiciable à l'épanouissement et au bonheur des hommes.

                    Les syndicats devraient mettre tout en oeuvre pour que de nouveaux droits soient donnés par la loi aux salariés afin que ces derniers puissent collectivement donner leur avis sur la stratégie de celle-ci et dire par exemple s'ils veulent investir telle somme (produit de leur travail) dans les salaires, dans la modernisation de l'outil de travail ou dans un plan de spéculation boursière à risque pour les emplois, s'ils veulent ou non délocaliser, etc...

                    Si les salariés n'étaient pas persona non grata dans l'élaboration de la stratégie de l'entreprise qu'ils contribuent largement à faire vivre, les licenciements boursiers et les délocalisations seraient probablement beaucoup plus rares et l'utilisation de l'argent tourné probablement beaucoup plus vers la satisfaction du plus grand nombre...

                    Il s'agit de droits nouveaux à conquérir alors que les patrons et ceux du CAC40 en premier lieu encouragés par les financiers nous entraînent dans une folle course aux profits boursiers, course ô combien préjudiciable pour les emplois et le bien-être général des citoyens qui vivent du coup toujours plus dans l'insécurité du lendemain...

                    • MagnusMaximus
                      • Posté à 20h41 le 18/11/2009

                      >>>« certains font plus de deux fois les trente-cinq heures par semaine. » Oui mais lorsqu'ils partent en congès, c'est pendant deux voire trois mois et sur un voilier s'il vous plaît... Enfin, cela dépend des individus.
                      Vous avez bien fait de tempérer votre avis sur la fin, il est évident que quelqu'un qui dort quasiment dans les locaux de son entreprise ne sera aucunement stressé à l'idée de passer 2 ou 3 mois loin de son entreprise ...

                      Et oui, le patron est là pour faire de la rentabilité, désolé de vous décevoir. Ne serait-ce que parce que dans beaucoup de cas, il est fondateur de son entreprise, parfois même actionnaire principal, et qu'il a pris un risque en investissant de l'argent.

                      De plus, que ce soit un collège ou une seule personne, la plus haute autorité de la boite aura toujours le même objectif.
                      Une société est là pour gagner de l'argent. C'est pas une association loi de 1901 à but non lucratif. Après on n'est pas obligé de croire qu'il faut presser les gens comme des citrons pour augmenter la rentabilité. Mais même l'entreprise la plus « sociale » qui soit, qui prend le plus soin de ses employés, ne le fait que parce qu'elle espère en tirer plus de rentabilité. Si vous voulez vous épanouir, vous avez une vie personnelle pour ça.

                      Et puis si on donnait le pouvoir qu'a le patron aux salariés, et qu'on leur demandait comment répartir les bénéfices, ils voteraient illico presto un partage entre les salariés i.e. une augmentation des salaires ...
                      De plus le salarié fait autant vivre l'entreprise que l'entreprise fait vivre le salarié.

                      Vous savez, il y a certes des patrons qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et exagèrent la distribution des profits pour les actionnaires aux dépends du reste, mais il ne faut pas oublier que pour la plupart des patrons, l'entreprise est un peu leur « bébé ». Leur but est avant tout de la pérenniser.

                      • Oeillet rouge
                        • Posté à 22h49 le 18/11/2009

                        'il a pris un risque en investissant de l'argent. »
                        D'accord pour le petit patron qui investit quelques milliers d'euros et qui bosse jour et nuit pour éviter de prendre le bouillon face aux multinationales. Mais les gros patrons de très grosses sociétés, actionnaires justement, c'est à dire propriétaires de très confortables portefeuilles d'action qui montent et qui descendent sur les marchés d'action au gré de paris parfois totalement déconnectés de la réalité.

                        Si les gros patrons prennent des risques c'est qu'ils en ont largement les moyens, beaucoup plus en proportion de ce que possède l'ouvrier qui joue au loto chaque semaine. Quant on peut jouer des dizaines voire des centaines de millions d'euros chaque semaine en bourse, on a pas, que je sache, l'angoisse du lendemain, de savoir ce qu'on va donner à manger à ses enfants... Alors le risque, à mon avis, c'est ceux qui en prennent le moins qui en parlent le plus...

                        Ni la compétence d'un homme aussi grande soit elle ni sa fortune personnelle ne justifie qu'il homme reçoive en compensation de son travail des sommes 20 à 30 fois plus élevées que d'autres personnes travaillant tout aussi durement. Surtout quand cette compétence consiste comme vous le dîtes, à faire du profit sur le dos de ceux qui travaillent. Pour réinvestir ces profits non dans l'emploi et le développement de la société mais dans l'achat d'actifs pourris promettant de substantiels dividendes.

                        Mais ce n'est pas grave, les Etats épongent les dettes n'est-ce pas ? ...

                        Allez, par définition, un actionnaire n'est pas un travailleur mais un profiteur. D'où sa proximité avec les patrons et les banquiers... Pouvez-vous me dire à quoi sert un actionnaire, à quoi sert une pompe à fric ?

                        • MagnusMaximus
                          • Posté à 00h29 le 19/11/2009

                          A votre avis qui sont les plus nombreux, les patrons du CAC 40 (qui sont environ 40) ou les petits créateurs de PME ... ?
                          D'ailleurs il est évident que dans mon post précédent, je parle des PME. Personne ne s'est levé un matin en disant : je vais créer une boite du CAC 40 ... toutes les boites sont passées par le stade PME, et leur créateur un jour ou l'autre à connu le stress.

                          D'ailleurs, j'ai 21 ans, je suis toujours étudiant, et je viens de créer une entreprise, et je suis déjà bien endetté, je pense que je sais ce que c'est le risque.

                          Croyez-moi je suis tout à fait d'accord avec le fait que les banquiers ont été scandaleusement sauvés, les actionnaires n'ayant pas joué leur rôle : s'ils sont là pour ramasser les dividendes, ils doivent être là pour éponger les dettes.
                          Je ne parle pas des actionnaires qui ne savent de la société que le cours de son action sur les 3 dernières années (une minorité encore une fois), mais des actionnaires fondateurs, ceux qui ont vraiment pris le risque, et ceux pour qui il est normal que ce risque soit rémunéré.

                          Enfin, il existe des projets que seul quelqu'un d'immensément riche peut financer.

                          PS : Je ne sais pas si vous savez dans quel ordre sont remboursés les gens en cas de faillite d'une boite ?
                          Les employés viennent bien plus tot que les actionnaires (qui sont remboursés en dernier de toute façon, c'est à dire jamais.)

                          • Oeillet rouge
                            • Posté à 08h32 le 19/11/2009

                            A votre avis qui sont les plus nombreux, les patrons du CAC 40 (qui sont environ 40) ou les petits créateurs de PME ... ?

                            Je pense que vous n'avez pas compris le sens de mon post précédent.

                            C'est vrai, je n'ai pas beaucoup de sympathie pour les patrons dont on pourrait se passer je l'ai déjà dit, les responsabilités devant être partagées au sein d'une entreprise.

                            Mais j'en ai encore moins pour les actionnaires qui sont proprement des parasites. Ces derniers apportent de l'argent dîtes-vous... Ils en engloutissent aussi et surtout, même s'ils ne sont pas les créateurs de cette richesse qu'ils dilapident allègremment.

                            On l'a vu, lorsqu'ils perdent, nous payons l'addition, lorsqu'ils gagnent, ils empochent. Votre admiration pour le droit à la propriété passe sous silence l'exploitation dont sont victimes les travailleurs.

                            Vous n'avez toujours pas répondu à ma question : quel est le service rendu à la société, aux hommes en général par les pompes à fric que sont les actionnaires ?

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