
Et si on partait en congé de solidarité ?

La solidarité internationale est dans l'air du temps et pas seulement chez les jeunes ! Beaucoup de gens s'y intéressent, notamment dans le monde de l'entreprise qui accepte aujourd'hui plus facilement de soutenir les employés qui partent en congés de solidarité. Mais comment faire quand on n'est pas un pro de l'humanitaire ? Zoom sur des intermédiaires qui se chargent de faire correspondre compétences et besoins.
L'idée
Dans l'entreprise, peu de gens savent qu'ils ont droit, quel que soit leur poste, à un congé sans solde d'une période de quinze jours à six mois pour participer à des missions de solidarité à l'étranger.
Les conditions ? Justifier de plus d'un an d'ancienneté et s'engager à partir via une organisation à but humanitaire habilitée par le ministère des Affaires étrangères.
La garantie ? Un statut juridique : le CSI, Congé de solidarité internationale, qui impose de retrouver son emploi malgré la suspension du contrat de travail, ou tout du moins un poste similaire à niveau égal de rémunération. Seulement voilà, selon Jean-Michel Bourreau, responsable du mécénat de compétences à l'Association française des volontaires du progrès (AFVP) :
« Il y a un trop grand manque de visibilité sur les perspectives du retour, auquel s'ajoute la question du financement. Durant son absence, le volontaire n'est pas payé et si son entreprise peut décider de le soutenir financièrement, rien ne l'y oblige non plus. »
Cela revient à laisser la personne s'occuper, seule, de trouver les fonds nécessaires à ses frais de voyage et de séjour. Sans compter qu'il lui appartient aussi d'identifier sa mission. Tout ceci fait que depuis 1995, date de naissance du CSI, peu de gens sont partis sous ce statut, lui préférant des formules plus adaptées à leurs contraintes professionnelles et familiales, mais aussi plus encadrées. C'est ce que l'ONG Planète Urgence a été la première à proposer, dès 1999, avec les « congés solidaires ».
Comment la mettre en pratique ?
Les congés solidaires sont des missions « clés en mains » d'une durée moyenne de quinze jours, prévues sur les congés payés des salariés et financées par l'employeur. Leur lancement est né d'un double constat comme l'explique Caroline Lacoëntre, responsable des partenariats congés solidaires chez Planète Urgence :
« Le fondateur, Hervé Dubois, un ancien de Médecins du monde, a constaté que beaucoup de gens en activité souhaitaient pouvoir se rendre utiles sur des projets humanitaires sans pour autant être experts logisticiens ou médicaux, ni s'engager sur des périodes trop longues. D'un autre côté, les entreprises, elles, n'intervenaient dans le champ de la solidarité internationale que comme de simples bailleurs de fonds.
L'idée a donc été de créer des synergies avec ces dernières pour permettre à leurs salariés de partir travailler sur des projets déjà montés par des structures de pays du Sud. »
Une démarche qui semble bien fonctionner avec, rien que sur l'année 2008, l'envoi de 800 volontaires, principalement en Afrique, dont les deux tiers ont été financés par leur entreprise. Planète propose aujourd'hui plus de 200 annonces de postes émanant d'associations, écoles, bibliothèques et autres acteurs locaux pour des interventions axées sur trois domaines : mécénat et transferts de compétences, animation socio-éducative et protection de l'environnement.
Le concept a depuis fait boule de neige, et d'autres acteurs reconnus du volontariat tels l'AFVP, la Guilde européenne du raid, ou encore Coup de pouce humanitaire développent ce type de missions selon des principes et modalités différentes.
Le principe, schématisé, est le suivant : si une entreprise a un partenariat avec une ONG d'envoi, elle s'engage à financer le départ de son employé à hauteur de 2 000 euros en moyenne, desquels 60% peuvent être défiscalisés. Cette somme permet de couvrir la formation pré-départ et les frais de vie sur place du volontaire. Transport et vaccins restent généralement à la charge du bénévole qui pourra ensuite les déduire de ses impôts l'année suivante, à hauteur de 66 %.
Ces facilités financières, Géraldine, responsable RH dans une grande banque, n'aurait jamais pu s'en passer. En 2007-2008, la politique de développement durable de son entreprise évolue et un partenariat est conclu avec Planète Urgence. Après deux entretiens passés en interne, elle est sélectionnée :
« Dès ce moment, l'entreprise n'intervient plus. C'est Planète qui m'a accompagnée dans ma réflexion au départ et dans le choix de la mission. »
Au bout de quelques mois de concertation et avec l'accord de l'association d'accueil, Géraldine part finalement à Bamako, au Mali. Elle y dispense en août 2008 une formation de deux semaines en management auprès d'une dizaine de dirigeants de petites entreprises du bâtiment.
« Je n'étais pas experte du BTP mais j'ai apporté des connaissances sur les questions qui avaient été formulées dans mes objectifs de départ sur, par exemple, la gestion et la fidélisation du personnel, la conduite d'entretiens. Je n'ai pas eu de surprise sur le terrain… »
Evaluée tout le long du séjour par des responsables locaux de l'ONG, mais aussi par ses apprenants, elle s'est sentie « utile et fière d'avoir su gagner la confiance de [son] groupe ». Prête à repartir, elle sait que son entreprise ne la financera pas une seconde fois pour favoriser ceux qui n'ont pas encore tenté l'expérience. « Mais je sais que je recommencerai autrement … ».
Ce que je peux faire
Selon Jean-Michel Bourreau, de l'AFVP, « il ne faut pas croire que les congés de solidarité sont globalement soutenus. Beaucoup d'entreprises ne sont absolument pas sensibles au développement durable. » Et dans bien des cas, les salariés n'osent pas en faire la demande de peur du jugement porté sur eux.
Aussi, pour partir malgré tout et pallier les difficultés financières que pose la démarche, des alternatives existent.
Développement sans frontières (DSF) est une jeune ONG qui s'est ainsi spécialisée dans l'accompagnement à la recherche de dons et de subventions pour des volontariats de quinze jours à un an (elle propose 400 offres de postes dans le monde qui lui parviennent de son réseau de partenaires et voyageurs).
La Guilde européenne du raid permet quant à elle, via son programme Cosame, à une dizaine d'artisans français qualifiés de s'investir chaque année dans des missions de soutien aux artisans et micro-entrepreneurs du Sud. De quelques semaines à plusieurs mois, les bénévoles sont logés et nourris par les associations d'accueil qui prennent en charge une partie du billet. « L'investissement reste important et peu se le permettent en période de crise », précise Cécile de Vilnet, coordinatrice du programme à la Guilde.
Partir semble donc toujours possible, à condition d'être motivé. L'important étant pour Jean-Michel Bourreau « de se méfier des tâches qui aboutissent à substituer aux compétences locales du Sud des bénévoles venus du Nord » :
« Nous n'envoyons qu'une quinzaine de volontaires par an dans le cadre de demandes très précises dont on sait que la réalisation implique un coût trop important pour les associations locales. »
Et d'ajouter : « Une mission courte de deux semaines peut avoir un véritable impact dans la mesure où elle est suivie et évaluée sur le long terme. »
Photo : Une Soudanaise regarde atterrir un avion d'aide humanitaire à Akuem en 2005 (David Mwangi/Reuters).
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De Badgud
Athée | 17H24 | 19/07/2009 |
Je n'aime pas ce genre d'initiative. L'humanitaire pourrait être une source de revenus pour de nombreux jeunes et à la place on envoie des employés qui souhaitent juste soulager leur conscience.
Vu le nombre de jeunes cherchant un job ou ayant un job sous qualifié en attendant d'avoir mieux, il y aurait largement de quoi faire. De plus, il y en aurait pas mal qui serait prêt à partir un an voir plus si la paye suit. Ce qui aurait un impact bien plus important que des personnes qui partent seulement 2 semaines.
Il faut croire que tout est fait pour que le chômage continue de monter …
à Badgud
De tintouin
10H09 | 20/07/2009 |
Bravo ! ! !
L'humanitaire cynique dans toute sa splendeur : aider les autres pour résoudre nos problèmes « locaux » de chômage des jeunes ! ! !
Même Sarko n'aurait pas osé. Et pourtant c'est un culotté…
L'intérêt majeur lorsqu'on fait de l'humanitaire, n'est pas d'apporter des sacs de riz à la mode Kouchner sur une plage somalienne. Pour faire cela, en effet un jeune non qualifé fait très bien l'affaire…
L'intérêt est de donner aux actifs des pays en cours de développement, le savoir et les compétences pour qu'ils soient eux-mêmes les acteurs de leur développement.
L'Education et la Formation sont capitales.
Les besoins en formateurs qualifiés et expérimentés dans leur domaine professionnel sont énormes.
Je doute que des jeunes malgré toute leur bonne volonté, puissent apporter ces qualifications et cette expérience.
à tintouin
De Badgud
Athée | 11H51 | 20/07/2009 |
Je pense que Sarko aime ces congés solidarités, faire bosser des gens pour pas une thune, c'est son rêve et c'est exactement ce que propose cette solution.
Les jeunes sont qualifiés, ils leur manquent juste l'expérience. Les étudiants d'école d'ingénieurs ou de grandes écoles ne trouvent plus aussi facilement du boulot qu'avant. L'expérience s'acquière très rapidement, en un mois c'est bon.
Je ne vois pas en quoi donner du boulot aux jeunes dans l'humanitaire est un problème. Souvent, ils sont plus libres que les personnes plus âgés et ils ont envie d'évoluer et d'acquérir de l'expérience.
Mais bon, si ça peut vous rassurer ce n'est surement pas ce gouvernement qui approuverait cette solution.
L'organisme civi, (http://www.civiweb.com/) qui permet aux jeunes qualifiés de bosser à l'étranger pour des multinationales afin d'engraisser les actionnaires, existe. Je connais 2 personnes qui ont eu leur premier job avec civi, ils sortaient tout les 2 d'une école d'ingénieur, on est loin du simple porteur de sac de riz (un a été envoyé en Allemagne, l'autre en Afrique, ils n'ont pas choisi leurs destinations, on aurait pu les envoyer n'importe ou).
Tout est une question de priorité …
à Badgud
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 16H07 | 20/07/2009 |
Ils n'ont pas choisi leur destination ? ? ? ? Je pense que vous commettez une erreur. La destination est écrite dans l'ordre de mission de VIE. Par contre je suis d'accord avec vous sur le fait que de partir deux semaines n'apporte peut être pas grand chose.
à Faboun
De Badgud
Athée | 21H40 | 20/07/2009 |
VIE demande les préférences du candidat, mais rien ne les oblige de les prendre en compte. La personne qui est partie en Afrique n'a pas du tout choisi sa destination, ce continent n'était pas dans ces préférences.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 17H37 | 19/07/2009 |
De h2b1
Retraité & Bénévole | 17H43 | 19/07/2009 |
Retraité, je n'ai aucun intérêt financier (sinon de dépenser de l'argent, dont 66% me sont remboursés (donc restent à ma charge : 34% du billet d'avion + frais de visas + frais d'aéroport + frais d'accès + dons et cadeaux en espèces).
Je suis outré par ces pseudos associations qui envoient des « employés » ou autres « donateurs » compter les bêtes sauvages à l'occasion d'un safari, payé à 66 % par nos impôts ! ! ! !
C'est absolument inadmissible ! ! !
En effet, notre petite association (exemple entre 1.000) va dans la jungle, 4 heures de 4x4 non climatisé, prêté par le président, bénévole, bien sûr, de l'association. Nous scolarisons des enfants orphelins au Burkina Faso.
Point de retour sinon l'exquise amabilité et amitié des populations. Des résultats (disons 100 % savent lire, écrire et compter ; 90% ont leur C.E.P. ; 50% terminent la 3ème et le BEPC (possibilité d'accéder aux concours d'Etat) ; 20% vont jusqu'au BAC, 10% l'obtiennent et peuvent aller à l'Université)
En plus nous faisons du micro crédit (mini : 95 % remboursés) les femmes ont un statut social équivalent aux hommes.
Animaux sauvages = 0 (le dernier lion a été tué il y a 50 ans
Oiseaux = peut… trop peu et il n'est pas nécessaire de les compter… sinon ceux qui, survivants.. font le délice des familles dont les enfants les ont tirés à la fronde.
Amitié = 150 % impossible à compter
Bonne bouffe = 0 (du TÔ… 365 jours par an ! ! ! (nous essayons d'amener de Ouagadougou des légumes ! )
Mais nous avons eu le plaisir de voir quelques personnes durant nos séjours (1 mois en Novembre/Décembre pour les paiements des écoles, car comme nous sommes connus, on nous fait « crédit » jusqu'à notre arrivée pour nos élèves (la scolarité est chère, sauf pour les enfants du primaire (ce qui nous permet de donner des sacs de riz et de maïs aux familles/ tuteurs, les aidant en cela, et les incitant à envoyer leurs enfants à l'école))…
Ils amenaient 10 livres dans leur valise, c'étaient des … solidaires !
Bravo, c'est mieux que rien, mais c'est bien cher payé une solidarité de façade ! ! !
De Enki 9562
Alchimiste | 18H27 | 19/07/2009 |
La solidarité internationale est dans l'air du temps.
Ainsi, à l'heure où l'on remplit des camps et des charters, où l'on xénophobise à tour de bras à l'exception des médecins africains que l'on débauche, on peut partir en vacance visiter les zoos de la misère, nourrir quelques affamés et en ramener des cartes postales de bonne conscience.
Dans les années 80/90, l'action solidaire internationale a effectué la difficile mutation de la professionnalisation des bonnes âmes, du passage du caritatif paternaliste à la coopération fraternelle. Retour à la case départ, et votre dette au FMI n'est pas annulée.
On espérait que cette mode américaine n'atteindrait pas nos rives, raté. On fait mieux, on lui donne un statut et un financement public (oui, une défiscalisation est un financement public).
Le charity-business est le cancer du développement solidaire, voici le charity-tourisme, charity-washing à l'instar du greenwashing. Tendance.
Chaque professionnel de l'humanitaire a deux métiers : Sa compétence technique (santé, agronomie, éducation, technologie, logistique, etc) et l'humanitaire en lui même. Le métier de l'humanitaire est fait de connaissance du terrain, et de connaissance du métier qui commençait seulement à laisser les rènes de l'action à ses intéressés, et à les traiter en égaux.
… à acheter leur café au vrai prix de leur travail…
Oh ! Il y aura de belles histoires, des coups de mains salutaires, et des sourires. Une chance pour beaucoup de bonnes choses qui mettront des bonnes volonté en oeuvre.
Il y aura aussi des maïtres-maçons qui seront surpris qu'un coûteux ciment venu en container sponsorisé fasse des bizarreries, des enseignants qui ne comprendront pas pourquoi les élèves ne comprennent pas, des donneurs de leçons qui se feront taper dessus, des génies qui passeront quelques semaines à occuper un lit d'hopital. Ce ne sera pas le plus grave, juste du gâchis de moyens comme prix de quelques leçon pas inutiles.
Mais il y aura aussi Nestlé qui continuera de pousser des mères qui n'ont accès qu'à une eau insalubre à s'abonner au lait en poudre pour bébé, grâce à la solidarité internationale de ses salariés, par exemple ; ce genre de bonnes volontés.
Les comités d'entreprises d'Areva, Elf et consorts vont cartonner.
C'est un bon outil pour ne pas perdre le contact avec les continents perdus. En gestion d'entreprise aussi, voila un bon outil de communication et de flexibilité : Un joli petit congé sans solde volontaire.
On fait des choses bien dans l'humanitaire, on a fait des progrès, et il y a des gens dans les pays les moins avançés qui commençent à s'entraider entre pays voisins ou pas. On pourrait penser à devenir d'humanitaires juste… humanistes. On commence à savoir faire les choses bien, dans l'humanitaire : On les fait bien quand ça n'a rien d'extraordinaire.
à Enki
De Flo_
Etudiant | 18H56 | 19/07/2009 |
Partir 2 semaines (ce qui est souvent le cas) en humanitaire, cela s'apparente plus à du tourisme qu'à autre chose.
Pour comprendre, il faut du temps, afin de perdre notre vision occidentale.
Les gens deviennent cons ici, insolents, parce qu'ils savent que blancs=argent. Et si tu ne sors pas en voiture, les gamins te courent après tout cela parce qu'un jour des européens étaient venus distribué des livres et des cahiers aux gosses.
Je ne dis pas qu'il faut rien faire, mais 2 semaines, c'est absurde.
à Flo_
De Enki
9562
Alchimiste | 19H23 | 19/07/2009 |
Oui, avec quelques jours de formation…
Il faut des mois d'immersion, souvent, pour comprendre le terrain, et acquérir la transculturalité nécessaire à toute action.
… je ne fais pas de lien entre le fait qu'un donneur de leçons se fasse taper dessus, et la confiscation d'un lit d'hopital…écrit trop vite, c'est une image dans le premier cas.
Sur dix qui partent trop vite, j'en compte un qui pète les plombs et un truc qui va du palu à l'intoxication alimentaire. On sous-estime souvent le coût de notre accueil.
à Enki
De marchenchuches
Ouvreur d'huitres au Niger | 05H59 | 20/07/2009 |
J'abonde….
Il faut combien de temps à un marseillais pour se sentir à l'aise à Dunkerque,ou l'inverse ?
Celui qui prétend être à l'aise et efficace à Bobo Dioulasso (on y parle français) en moins de trois semaines est un sacré menteur.
Au Jebel Mara, seuls certains parlent anglais.
Quinze jours n'ont de sens que pour l'action d'un hyper expert absolument indispensable, dont la venue est préparée et attendue par un un comité d'accueil local.
J'amalgame avec l'autre fil sur le même sujet, ou il était question de « En passant par la Lorraine »
Etre reçu , comme touriste/ami, par cent gamins qui chantent « La Paimpolaise », dans un premier temps çà fait plaisir (je suis breton, ils ne le savaient pas), mais dans un second temps, çà fait très froid dans le dos.
Ces humanitaires à la petite quinzaine, se sont ils posé la question de savoir ce qu'ils amènent ? Si ce n'est pas un « cadeau » empoisonné ?
à Flo_
De toratora
16H29 | 20/07/2009 |
2 semaines c'est absurde. 2 ans aussi. Le nombre de projet qui sont formatés sur 2 ans et qui se cassent la gueule dès qu'ils terminent se comptent à la pelle.
Si on parle de l'Afrique, je pense que si on veut vraiment faire qqchose c'est ici en France qu'il faut travailler. Avec des assos comme Survie pour enfin se debarraser des dictacteurs soutenus par la france. Tous les problemes viennent de là.
Enfin c'est mon avis…
De bastadeboludos
commentjecomprendspas | 19H18 | 19/07/2009 |
Il faut arreter le mythe. Il y a bien plus de demande dans l'humanitaire que d'offres disponibles… pour les destinations exotiques.
D'ailleurs la plupart des gens prennent cela (consciemment ou inconsciemment) pour des vacances. Et pendant ce temps les restau du coeur de chez eux galèrent pour trouver du monde
De tvargentine
20H44 | 19/07/2009 |
Il est ecrit « Selon Jean-Michel Bourreau, de l'AFVP, “ il ne faut pas croire que les congés de solidarité sont globalement soutenus. Beaucoup d'entreprises ne sont absolument pas sensibles au développement durable. ” »
Non,les entreprises ainsi que les citoyens ne sont pas des imbéciles.
Nous avons compris que des « associations-bizness » cherchent à faire du pogon avec la bétise des gens naîfs qui pensent déverser en 15 jours la science infuse à des « pauvres africains »
Comme OBAMA et Sarkozy ont dit, « que les africains se prennent en main »
Au lieu de tomber dans le tribualisme et les coutûmes d'une autre époque il est temps de se développer car nous voyons que lorsque des chinois s'installent en Afrique ou ailleurs,ils arrivent à développer du bizness.
C'est une question de volonté et de travail
Quand à la bizness charity c'est vraiment pitoyable que cette mesure ait pu etre votée par des députés
EN plus quand je lis « Géraldine Chauminot, responsable RH à la Banque postale, n'aurait jamais pu s'en passer. Elle voulait partir une première fois en congé de solidarité en 2005, “ sa direction n'était pas très réceptive ” »
Et quand je pense que ma candidature d'autodidacte informaticien a été refusé par ce con pour un poste d'informaticien correspondant à mes compétences techniques tout simplement par ce que je n'ai pas le bac,cela démontre bien une forme de racisme de cette caste de catho réactionnaire qui n'aiment pas les français et vont en Afrique « déverser la connaissance » à tout ces africains…un peu comme au temps des colonies françaises !
Les africains doivent bien rigoler de ces imbéciles de « blancs »
http://www.tvargentine.com
De le soudanais
ici et là | 21H10 | 19/07/2009 |
Et on arrêtait d'avoir mauvaise conscience… ?
Franchement je ne vais pas me répandre, déjà fait sur l'article qui couvrait le même sujet dans les semaines passées.
http://eco.rue89.com/2009/07/10/conges-solidaires-osez-les-sejours-human…
à le soudanais
De EulChe
Humaniste hère | 23H11 | 19/07/2009 |
Pas mieux.
Deux articles en peu de temps sur le même sujet, très criticable d'ailleurs, qui citent tous deux les mêmes organismes qui surfent sur la mauvaise conscience de certains…
Et pendant ce temps là on ne parle pas des humanitaires professionnels récemment kidnappés au Kénya et transférés en Somalie…
à EulChe
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 23H19 | 19/07/2009 |
C'est le volet 2 de la saga : « Les Bronzés de l'humanitaire font du ski dans l'Himalaya »
à Numerosix
De EulChe
Humaniste hère | 23H24 | 19/07/2009 |
et le troisième volet se passe au club med de dakar, et la boucle sera bouclée ?
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 23H26 | 19/07/2009 |
Ah ben c'est un vrai business, le congé humanitaire. Lerma n'a pas complètement tort là-dessus (uniquement là-dessus, d'ailleurs : -).
J'étais tombé il y a deux ans sur un site dont j'ai oublié le nom, d'une asso 1901 française qui organisait ce genre de voyages au Laddakh (province tibétaine de l'Inde) : 2200 € les quinze jours.
Putain d'arnaque : pour le même prix, t'as une semaine de rab chez n'importe quel autre voyagiste. Et qu'est-ce que tu veux aller aider en deux semaines ?
C'est n'importe quoi, ce truc.
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 23H26 | 19/07/2009 |
Le congé solidaire ce n'est pas pour venir en aide aux pouilleux qui puent du bout du monde. C'est pour se faire une expérience excitante et un sentiment de supériorité personnel. Au mieux c'est pour se faire du bien au moral.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 23H34 | 19/07/2009 |
à EulChe
De le soudanais
ici et là | 16H07 | 20/07/2009 |
En parler ou pas, c'est un choix stratégique.
Les pontes de la rue Niepce ont décidé de ne pas médiatiser ces prises d'otages, franchement après ce qui vient de se passer ce week-end et les 8 mois d'attente pour ceux de Dhursa, je ne sais que penser…
Les journaux français ne donnaient pas les nationalités de ceux de Mandera, la BBC ou El Jazeera si.
à le soudanais
De EulChe
Humaniste hère | 21H25 | 20/07/2009 |
Je ne parle pas d'en faire des tonnes, je pense en effet qu'une trop grosse mediatisation n'est pas bonne dans ce genre de cas en général.
Pour autant il y a eu des dépêches annonçant ces kidnappings et il serait de bon ton, au moins de les annoncer. Certes, le fait que l'ONG en question ait refusé de communiquer et ait demandé de ne pas la citer (faut dire qu'ils cumulent depuis 2 ans…) est un frein.
Mais lire ce genre d'article alors qu'il n'y a même pas une ligne sur des professionnels qui vivent des chose nettement plus grave c'est quand même légèrement énervant…
à EulChe
De le soudanais
ici et là | 09H00 | 21/07/2009 |
Tu as quelques - trop rares il est vrai - articles sous le tag « humanitaire » dans la Rue (http://www.rue89.com/tag/humanitaire)
Franchement, on n'est jamais mieux servis que par soit même. DIY my friend : )
à le soudanais
De EulChe
Humaniste hère | 09H20 | 21/07/2009 |
Je me souviens avoir lu quelque chose par le passé en effet.. ; -))
Dommage, lorsque j'avais plein de truc à écrire, la rue n'existait pas. Nul doute qu'une telle période reviendra un jour.
D'ailleurs je vais rejoindre le tuniso-burundais d'ici la fin de la semaine, il aura surement des histoires ; -))
à EulChe
De le soudanais
ici et là | 10H57 | 21/07/2009 |
En ce moment le Tchadien-tunisio-burundais a surtout des problèmes de transit, il rentre juste d'une mission terrain, et il n'est pas trop habitué à la vie en brousse : ))
à le soudanais
De EulChe
Humaniste hère | 11H36 | 21/07/2009 |
ouais apparemment il a du mal à se remettre des Without Fecal Places hors capitale… : -))
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 23H54 | 19/07/2009 |
bonsoir,
oui , bonne idée partir à l'étranger attraper la grippe machin chose ! ou leur donner ne soyons pas avare !
super idée ! c'est la nouvelle façon que les nazis ont trouvé pour épurer l'espèce ? ? ? ? ou quoi ?
salut !
De General Subverciòn
kouign aman délocalisé | 00H33 | 20/07/2009 |
y'en a même des qui font dans « l'humanitaire » en entreprise genre Blackwater ou équivalent en Irak et en Afghanistan pour le prix d'une éventuelle naturalisation américaine ou une carte verte et reviennent dans un costard en sapin…Les états occidentaux foutent la merde partout ? Qu'îls se la ramassent eux-même,on leur finance déjà l'armement avec les impôts,c'est largement suffisant.
De isaway
bloggeuse en résistance | 08H11 | 20/07/2009 |
C'est HERVE Dubois qui va être content d'être rebaptisé R'né !