
Et si nos villes éteignaient la lumière ?

Les étoiles en voie de disparition ? Telle est la crainte de nombreux astronomes qui pointent du doigt la pollution lumineuse. Un terme peu connu qui désigne les conséquences néfastes de l'éclairage artificiel sur l'environnement.
L'idée
Les halos lumineux au-dessus des villes progressent d'environ 5% par an en Europe et masquent aujourd'hui la vision de 90% des étoiles dans les métropoles. Rien qu'en France, le nombre de points lumineux a augmenté de 30% en dix ans. Désormais, seul un petit triangle dans le Quercy et une partie de la Corse ne sont pas envahis par les lumières de la ville.
Pourtant de nombreuses solutions existent pour réduire l'éclairage nocturne. Extinction des lampadaires la nuit, contrôle de l'intensité lumineuse selon les besoins, utilisation de lampes économes au plan énergétique…
L'application de ces mesures, actuellement à l'étude dans le projet de loi relatif au Grenelle de l'environnement, auraient de nombreuses retombées positives : réduction de la facture pour les communes, l'éclairage public représentant aujourd'hui 48% de leur budget électricité ; lutte contre les changements climatiques car, avec 119 grammes de CO2 rejetés par kwh consommés, l'éclairage contribue au réchauffement de la planète ; préservation des écosystèmes puisque la pollution lumineuse participe à l'extinction de nombreuses espèces, comme les papillons nocturnes.
Comment la mettre en pratique
La dernière innovation en date, Dial4light, vient d'outre-Rhin. La bourgade allemande de Dörentrup, 8 500 habitants, éteint chaque soir, à 21 heures, les lampadaires de ses rues les moins empruntées. Une fois passé le couvre-feu, les noctambules peuvent rallumer la lumière d'un simple coup de fil.
En pratique, les habitants doivent indiquer leur itinéraire par appel ou par sms, grâce à une série de code fournie sur le site de Dial4light. En quelques secondes, les rues s'éclairent pour une durée de quinze minutes, au coût d'un appel classique. En huit mois d'utilisation, Dörentrup annonce avoir réalisé une économie de près de 25% sur sa facture électrique.
« Pour lutter contre la pollution lumineuse, ce système est très intéressant mais encore difficilement appliquable en France, explique Christophe Martin-Brisset, vice-président de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN). En effet, sur 36 700 communes, seul un millier éteignent l'éclairage la nuit. »
Tous dans la nuit noire ?
Premier frein à l'extinction des feux : la sécurité, souvent évoquée par les élus. Un argument qui ne tient pas pour Bernard Bonsens, ancien conseiller municipal de Moncé-en-Belin (72), 3 500 habitants, en charge du dossier :
« Dans les petites communes, il est très facile d'éteindre l'éclairage. Nous pratiquons l'extinction nocturne depuis plus de dix ans et la seule doléance que nous avons reçue est celle d'une personne qui avait du mal à trouver sa serrure dans l'obscurité. »
Cependant, plonger les plus grandes agglomérations dans le noir reste de l'ordre de l'impossible. Même si des mesures simples peuvent être d'ores et déjà appliquées. « Certaines grandes villes, comme Toulouse et Lille, ont décidé de ne plus éclairer les monuments. On pourrait pousser la pratique plus loin en éteignant les périphéries et les quartiers peu fréquentés après 22 heures, par exemple », reprend Christophe Martin-Brisset.
Oslo peut également servir d'exemple : aux heures creuses de la nuit, la capitale norvégienne baisse la tension lumineuse de ses lampadaires et donc leur intensité. Une sorte de variateur géant appliqué à la ville qui permettrait de diminuer la consommation d'électricité de 62%.
En route vers les étoiles
Si le chemin vers la Voie lactée reste long, la prise de conscience est réelle dans l'Hexagone. Dernièrement, les astronomes de l'observatoire du Pic du Midi, dans les Pyrénées, sont partis en guerre contre la pollution lumineuse qui peu à peu grignote leur ciel.
L'objectif : faire du site « la première réserve de ciel étoilé européenne », en obtenant le label de l'International Dark-Sky Association (IDA), qui permettrait de créer une zone de protection sur un rayon de 50 à 100 km autour de l'observatoire. Sébastien Vauclair, vice-président de l'association Pirene, à l'origine du projet, s'insurge :
« Au fur et à mesure des années, on a vu le ciel disparaître derrière les lumières de Tarbes et même Barcelone désormais. Pour obtenir le label de l'IDA, les collectivités locales, dont la ville de Toulouse et de Bagnères-de- Bigorre, se sont engagées à réduire considérablement leurs émanations lumineuses. »
Pour la région Midi-Pyrénées, l'intérêt du projet est également économique. Explications de Martin Malvy, président de la région :
« Beaucoup de collectivités sont actuellement amenées à revoir leur parc électrique. En choisissant de nouveaux appareils d'éclairage qui ne gaspillent pas l'énergie, une ville comme Toulouse peut réduire de moitié les dépenses publiques dans ce domaine. »
De son côté et à l'occasion, en 2009, de l'année mondiale de l'astronomie, l'ANPCEN lance un concours « Villes et villages étoilés ». A la manière des « Villes et villages fleuris », il récompense les mairies qui œuvrent pour protéger l'environnement nocturne. Elles se verront attribuer une à cinq étoiles en fonction des efforts fournis.
Il ne suffit donc pas de grand-chose pour que réapparaissent les constellations : installer des lampes basses consommations, changer les têtes des lampadaires pour renvoyer toutes les lumières vers le sol ou encore cesser l'illumination des monuments après 23 heures.
Ce que je peux faire
Une façade de mairie éclairée toute la nuit, des illuminations de Noël installées de novembre à janvier… La gestion des éclairages publics laisse parfois perplexe. Les citoyens ne doivent alors pas hésiter à rencontrer leur adjoint à l'environnement. Conseil de Christophe Martin-Brisset :
« Il faut commencer doucement, d'abord demander à installer des ampoules qui consomment moins, puis évoquer la question de l'extinction nocturne. Les élus doivent sentir qu'il y a une demande de la part de la population. »
Et, dans chaque département, les correspondants locaux de l'ANPCEN peuvent également aider et conseiller les citadins en manque d'étoiles.
Photo : Shanghaï, la nuit, en mars 2009 (Aly Song/Reuters).
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à screugneugneux
De compte sup le 26.08.09
10H59 | 30/06/2009 |
Screugneugneu je suis totalement d'accord avec vous. malheureusement l'humain est un être futile qui voit son intérêt uniquement dans ce qui lui procure un plaisir direct et instantané.
oui je suis méchante. en matière de nature je suis méchante je sais. mais je ne m'en excuserai pas.
à screugneugneux
De jmax
11H19 | 30/06/2009 |
de toute façon, la centrale produit jour et nuit et la nuit, on a des millions de KW/h à ne pas savoir quoi en faire. Tant qu'on n'aura pas de batteries supraconductrices pour stocker cette énergie, elle est en abondance et gaspillable
à jmax
De compte sup le 26.08.09
11H33 | 30/06/2009 |
=) oui mais pas forcément en illuminant le ciel et nos amis les moustiques. sinon on peut aussi chauffer, ce serait rigolo de chauffer les villes en été non ? peut être que ça réduirait le réchauffement climatique. qui sait =) bon j'arrête d'être vilaine =)
à compte sup le 26.08.09
De jmax
13H18 | 30/06/2009 |
tu peux en faire tout ce que tu veux, l'important étant de la disperser. Le plus intelligent est encore de pomper l'eau des lacs la nuit pour la monter afin qu'elle redescende le jour mais il semble que tout ce qui pouvait être équipé l'a déjà été
à jmax
De Enki
Alchimiste | 14H45 | 30/06/2009 |
Le stockage gravitationnel de l'énergie est une bonne piste, une autre est le stockage thermique.
Le mieux serait le stockage de potentiel inter-process conjuguant solaire thermique-digesteur-eaux chaudes domestiques (chauffage, eau chaude sanitaire et vapeur)-moteur stirling et vapeur, etc… Sans doute trop long pour développer ici.
Si je dis que l'on n'aura pas plus les moyens d'avoir chacun une batterie supraconductrice ou lithium qu'un panneau photovoltaïque, je vais encore me prendre des pierres. J'en ferais bien une collection minéralogique, mais c'est toujours les mêmes…
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 10H51 | 30/06/2009 |
Du Pic du Midi on voit le phare de Biarritz, les villes de Tarbes et Lourdes, mais aussi Toulouse, le halo lumineux de Barcelone, jusqu'aux contreforts urbanisés des Alpes… Une pollution lumineuse qui finirait pour nous faire confondre l'étoile du Berger avec le premier néon venu.
Exagéré ? Sans doute car le Pic emblématique reste malgré tout un lieu encore préservé. À ce titre, il ambitionne plus que jamais le titre de « réserve étoilée », une récompense que seul un endroit au monde, celui du Mont Megantic au Québec, peut à ce jour revendiquer. En n'oubliant pas que la constitution de telles réserves est aussi un des objectifs du Grenelle de l'Environnement
Le 11 juin, la course au label sera officiellement lancée du haut du Pic du Midi par l'astrophysicien Hubert Reeves, connu aussi pour son engagement écologique. Une association baptisée Pyrène (pour Pic du midi REserve nuits étoilés) est chargée de gérer ce projet dont le parrain devrait être justement Hubert Reeves.
De watashi_baka
... | 10H54 | 30/06/2009 |
L'éclairage nocturne c'est bien
-Ca permet de lire chez soit sans allumer les lumières et fait économiser de l'électricité
-Ça empeche de regarder les étoiles et donc fait regardé la route au gens ce qui accroit la sécurité
-Ça fait consommé de l'électricité pour rien donc contribue à la croissance.
-C'est pas bon pour les insectes et bien tant mieux qu'ils crevent ces sal… de moustiques plutot que de venir nous piquer
-Ça perturbe les oiseaux, bien fait pour eux ils avaient qu'a pas chié sur mon 4x4
-Quant aux astronomes que ces gauchistes fonctionnaires payer à rien foutre arretent avec leurs conneries d'étoiles et publient des horoscopes dans gala comme tout le monde !
Bref qu'on pende par les c… ces dangereux gauchistes qui veulent nous priver des bienfaits de l'éclairage public
Ce message était a but ironique
De zzzut
étudiant | 10H57 | 30/06/2009 |
ça n'a l'air de choquer personne que l'on songe à éteindre l'éclairage public dans les quartiers les moins fréquentés et que l'on exige du piéton qu'il paie un appel ou un sms pour y voir clair dans l'espace public ! mais on marche sur la tête !
les économies d'énergie, je veux bien, mais pas au prix de l'égalité des citoyens, de la formation de ghettos sombres pcq déjà moins fréquentés (selon quels critères ? ) et de l'obligation d'être sckotché à son téléphone pour y voir clair !
qu'on commence déjà par éteindre les vitrines des boutiques, réduire l'intensité de certains éclairages et après on verra.
je préfère payer des impôts et avoir un éclairage public que payer des sms pour 15 mn de lumière.
et puis au delà de la question sécuritaire, c'est quand même agréable de savoir où on marche. appel à tous ceux qui connaissent berlin où on voit pas à trois mètres devant soi dans certaines rues. pas vraiment agréable.
je crois que l'écologie à d'autres priorités que de nous condamner à rester cloitrer la nuit. ça me paraît être vraiment un argument de mauvaise foi pour faire qqs économies.
à zzzut
De compte sup le 26.08.09
11H38 | 30/06/2009 |
hello zzzzut
je ne crois pas non plus que les solutions extrêmes soient les meilleures.
un pdf intéressant (au risque de me répéter sur cette page =) ) sur
ftp : //arche.astro.ulg.ac.be/pub/demoulin/pl/darksky_fev2009.pdf
avec plein plein de liens en pages 17 à 20
à zzzut
De Enki
Alchimiste | 10H26 | 01/07/2009 |
Bien vu, cela pose une vraie question. Si on laisse le marché proposer des solutions écolo-marketisées, alors ce sera lié au business du téléphone, de la vidéosurveillance, voire du radar, etc ; tandis que si on en fait une question de gestion publique, alors il nous reste une chance de raisonner l'éclairage public en le rendant adaptable aux choix démocratiques locaux.
Rappelons que, même si le parti des vautours nous prive d'une gestion nationalisée d'EDF, les réseaux électriques appartiennent toujours à nos communes, et que c'est encore nous qui y votons.
De Liger
liger.amsud.net | 11H07 | 30/06/2009 |
Je rappelle que l'éclairage des villes sert souvent à réguler la consommation électrique de manière à ne pas démarrer ou stopper des gros générateurs sans arrêt, tout en assurant une tension de réseau régulée à +/-10%.
Je rappelle aussi que si la consommation électrique moyenne d'un Français baisse pour l'électroménager et l'éclairage, elle augmente pour l'audiovisuel et pour les TIC.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi ? id=3644
à Liger
De Tassin
70606
Inquiet | 14H33 | 02/07/2009 |
Certes mais au lieu de réguler par le haut, il vaudrait mieux réguler par le bas.
Si mes calculs sont bons, le seul boulevard périphérique de Paris consomme à lui seul environ 14 MW ! ! !
Si on compte en moyenne 10h d'éclairage par jour, ça donne 140MWh de consommation quotidienne, 50GWh annuels, et en énergie primaire 130GWh ! !
Une quantité d'énergie équivalente à 13 000 000 L de pétrole…
De Manu de la bas
Altermondialiste light | 11H17 | 30/06/2009 |
Mon grand père disait : la lumière c'est la sécurité. Tout éteindre ne serait pas non plus la solution.
Merci pour ce bel article.
J'attends celui sur la pollution sonore avec impatience.
à Manu de la bas
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H54 | 30/06/2009 |
Et si la lumiere c'etait aussi l'insecurite ?
Apres tout, les agresseurs potentiels beneficcient aussi de la lumiere pour faire leur bouot d'agresseur ?
Moi, je me sens plus en securite dans l'oscurite :
Dans l'obscurite, personne ne me voit. Meme pas les cameras.
Dans le noir, comment le violeur (chacun sait que l'un d'eux se cache derriere chaque poubelle, pret a bondir…) peut il savoir si la personne qui passe est une jeune fille de 50kg ou une armoire a glace de 110kg, ceinture noire de Taekwondo ?
De bleuet1
espère malgré tout | 11H51 | 30/06/2009 |
On pourrait demander aux grandes surfaces de supprimer au moins les 2/3 des lampadaires posés sur leurs parkings, ça ne sert à rien la nuit !
C'est ahurissant de voir ces dizaines de lampadaires dévorateurs d'énergie qui éclairent des places désertées.
Il y a aussi les vitrines de magasins : là c'est du domaine privé, mais qui a besoin de prospecter les prix de l'imobilier à 3h du matin ?
Egalement, les lampadaires sur les voies rapides à l'abord des grandes villes. Ca n'est pas plus utile qu'en pleine campagne, et de toute façon il y a déjà d'autres voitures qui utilisent leur propres phares.
De Rensk
| 11H44 | 30/06/2009 |
Faire plus simple…
En bas des lampadaires vous y ajouter un bouton, ce dernier allume la lampe « pressée » et une autre de chaque côté pendant un certain temps (pensons aux gens ne se déplaçant pas très vite) arrivé dans le noir, pardon « pénombre »… vous appuyiez de nouveau sur le bouton utile à votre déplacement nocturne… La commune n'a pas a savoir qui rentre et à quel heure, il en va de la protection des données privées !
à Rensk
De Enki
Alchimiste | 15H11 | 30/06/2009 |
Encore plus simple, c'est possible ! Capteurs de mouvement et infrarouges permettent d'assurer automatiquement et anonymement un éclairage raisonné partout où il y a quelqu'un, la majeure partie du réseau serait ainsi laissé dans l'obscurité mais il n'y aurait personne pour le voir. Fiat lux !
Le seul pépin, c'est qu'EDF appartient aujourd'hui moins aux citoyens qu'aux actionnaires…
à Enki
De Rensk
| 15H53 | 30/06/2009 |
Et en plus ils viennent dire que l'électricité ne se stocke pas… Qu'il faut faire tourner à plein les barrages et centrales la nuit…
Je me demande pourquoi il y a des voitures électrique… je me demande comment va faire Picard pour faire le tour du monde sans essence…
Mais tu as tord… le renard (ou autre belette) qui passe par là enclenche la lumière alors qu'eux ont n'ont pas besoin (le truffe suffit amplement pour trouver nos déchets de cuisine)
à Rensk
De Enki
Alchimiste | 17H26 | 30/06/2009 |
Objection pertinente, mais qui n'est pas un problème technique, il suffit d'étalonner les matériels.
L'entrée de la maison d'un ami est éclairée de la sorte, et ça ne se déclenche ni aux chiens, ni aux chats, ni aux oiseaux. Pour reprendre une discussion plus haut sur les magasins, c'est également aussi disuasif qu'une alarme.
C'est surtout les centrales nucléaires (et les éoliennes) dont on a du mal à moduler la production sans pertes économiques, pour un barrage, cela ne pose pas de problèmes.
L'électricité se stocke très mal. Quitte à prendre quelques pierres, la voiture électrique est un leurre. L'extraction du lithium nécessaire est un problème politique partout où il y a du lithium (qui n'est pas illimité), la fabrication et le recyclage des batteries est dégueu, et de toute façon, il faudra y mettre de l'électricité nucléaire avec beaucoup de pertes (bonne affaire pour l'actionnaire). Le seul mode de propulsion à énergie renouvelable que je connaisse c'est le biogaz, parce qu'on le produit à partir de nos déchets et de la biomasse sans confisquer les surfaces cultivables comme pour l'éthanol et les oléagineux.
Il y a un moteur intéressant, le flow-air, parce qu'il combine gaz et stockage d'énergie sous forme d'air comprimé (d'où une récupération potentielle de l'energie de freinage possible), mais je crains que l'entreprise qui le développe ne soit pas suffisamment économico-politiquement conforme pour faire un lobbying efficace, bien qu'ayant obtenu le soutien de Tata :
http://www.mdi.lu/
De tous_les_plaisirs
et pas que du chocolat | 12H01 | 30/06/2009 |
Le halo lumineux peut être réduit très facilement, L'éclairage est bien trop puissant sous chaque mat. Pas besoin d'une telle débauche de lux pour se repérer. Le sol est bien souvent très clair et il réfléchi la lumière.
Sol foncé + diminution de l'intensité lumineuse, ça c'est la solution.
Généraliser les balises led (et les catadioptres) au sol + simple éclairage d'ambiance.
à tous_les_plaisirs
De compte sup le 26.08.09
14H37 | 30/06/2009 |
je ne pense pas que peindre les sols en noir soit la solution car ça apporte un autre problème qui est que la lumière du soleil réfléchie va diminuer (diminution de l'effet albedo) et donc le réchauffement va augmenter. d'ailleurs un scientifique de californie, Hashem Akbari avait proposé de peindre tous les toits en blanc !
à compte sup le 26.08.09
De Enki
Alchimiste | 11H26 | 01/07/2009 |
Si l'on récupérait cette énergie thermique, Tous les plaisirs et toi auriez raison tout les deux !
Je me permet de réactualiser ce post, que je crois important bien qu'éloigné du sujet, afin d'éviter de le doubler pour l'éclaircir :
La couleur sombre du macadam en fait un capteur solaire thermique, le vasculariser par des canalisations appropriées (comme pour la géothermie) permettrait d'exploiter cette énergie, tout en refroidissant la route en été, et la maintenir hors gel en hiver. En effet, l'eau chaude est une très bonne façon de stocker l'énergie, et les kilotonnes de sel (chlorure de calcium et non de sodium) que l'on gaspille chaque hiver en est une meilleure encore, car le chlorure de calcium, en piles, permet de stocker chimiquement (mais proprement) de la chaleur d'une saison à l'autre. Une valorisation thermo-énergétique de la route permettrait :
-De rendre son éclairage/balisage autonome en énergie par des pompes à chaleur et/ou des moteurs stirling.
-De conserver cette énergie du jour à la nuit, et mieux, de l'été à l'hiver.
-De distribuer l'excédent d'énergie vers les villes, via le chauffage urbain ou le réseau électrique.
-De rendre cette énergie disponible en stations-services pour des véhicules à air comprimé ou flow-air ou au pire, les voitures au lithium (dites électriques).
-De rationnaliser la conjonction des réseaux d'eau, d'électricité, de biogaz et routiers.
-D'y ajouter beaucoup d'éoliennes de taille moyenne plutôt que quelques très grandes qu'il faut desservir au milieu de nulle part, ainsi que de l'équiper de digesteurs nourris par la taille des végetalisations, et les déchets agricoles et dont le biogaz serait exploité localement ou en réseau.
-De limiter considérablement les pertes de l'ensemble du système et de le rationnaliser.
Bref, de faire du réseau routier la base de notre réseau énergétique.
Et de gagner beaucoup d'argent public en renationalisant EDF et les autoroutes et en faisant des DDE des producteurs d'énergie.
à compte sup le 26.08.09
De tous_les_plaisirs
et pas que du chocolat | 15H48 | 30/06/2009 |
Je n'ai pas parlé de peinture noire (lol) mais d'assombrir le sol au pied des mats (herbe, gravier foncé) et surtout de baisser l'intensité lumineuse.
Si vous prenez l'avion de nuit, vous avez du remarquer que c'est bien le sol qui réfléchi la lumière. On est loin d'être ébloui pas les lampes publiques.
à tous_les_plaisirs
De Enki
Alchimiste | 11H23 | 01/07/2009 |
… et donc, pourquoi pas, dans l'hypothèse de routes/capteurs solaires, on améliore le rendement en assombrissant la voie, on améliore le contraste de la signalisation, et donc, on limite l'éclairage nécessaire ainsi que sa réflexion.
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 11H58 | 30/06/2009 |
C'est quand meme fou quand on y pense que les humains, cedant a leur peurs d'espece animale diurne, aient un jour pense que la technologie pourrait tout simplement leur permettre de supprimer la nuit.
Je suis sur que si un jour on pouvait installer un eclairage geant derriere la terre, pour que le soleil brille finalement jour et nuit, certaines personnes applaudiraient.
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 12H23 | 30/06/2009 |
Toulouse et Lille, ont décidé de ne plus éclairer les monuments
Faux : pour Lille ça a duré quelques semaines. Si les deux beffrois et le Palais des Beaux Arts sont effectivement éteints à partir de 22H, d'autres monuments sont de nouveau éclairés toute la nuit depuis mars. Sans parler des vieux lampadaires dans beaucoup de quartiers qui n'éclairent rien mais qui consomment une fortune.
De 3teo
lamda d'en bas | 13H07 | 30/06/2009 |
pourquoi ne pas utiliser l'énergie solaire pour l'éclairage public(villes, autoroutes…) ?
il y a un PME français qui exporte les lampadaires solaires en Afrique
à 3teo
De jmax
13H17 | 30/06/2009 |
parce que ça va te couter une fortune en énergie pour produire tes capteurs solaires (un bon nombre d'années de consommation qui en plus ne vaut pas grand chose car l'électricité de nuit est surabondante)
à 3teo
De watashi_baka
... | 13H50 | 30/06/2009 |
Par ce que quant il y a du soleil on a pas besoin d'éclarage public.
pour mémoire on ne sait toujours pas stocké l'électricité
De taraking
51 ans.mère de 4 enfants que j'aime... | 13H53 | 30/06/2009 |
il y a les lumières visibles…mais il y a aussi toute une maintenance inutiles dans les batiments publics..par exemple, dans les hopitaux,si vous saviez tout se qui reste allumé la nuit…des vestiaires,des cages d'escaliers,des réfectoires,des ordis à gogo…des bataillons de neons,des bureaux..etc,etc..un manque évident de citoyenneté,car il suffit souvent de mettre son doigt sur l'interrupteur…pas concerné..car c'est l'état qui paye…mais l'état c'est nous et l'avenir de nos enfants…