12/05/2009 à 14h56

Et si on généralisait l'aide psychologique aux salariés ?

Andrea Paracchini | Reporters d'Espoirs


Traders à la bourse de New York en novembre 2008 (Brendan McDermid/Reuters).

Fin 2008, l’Ifop sort son Baromètre du bien-être psychologique au travail (commandé par Malakoff Médéric et Psya, un cabinet de gestion des risques psychosociaux). Dans l’étude, on apprend que 38% des DRH et 72% des employés (d’entreprises de 50 à 249 salariés) estiment que les problèmes de troubles psychologiques au travail sont en augmentation. Ces données témoignent d’une situation fragilisée et de plus en plus précaire pour les salariés français. Avec la crise, il est possible que ce malaise s’accentue.

L’idée

Les Programmes d’aide aux employés (PAE)

Derrière cette appellation assez vague et peu connue, se cachent des dispositifs concrets. Nés dans les années 1940 en Amérique du Nord pour répondre à des problématiques grandissantes d’abus d’alcool, les PAE ont, par la suite, élargi leur champ d’action.

Aujourd’hui, dans la « littérature scientifique », on définit un PAE comme étant un « programme systématique et planifié en vue d’assurer une assistance professionnelle aux employés qui éprouvent des problèmes liés à l’abus d’alcool ou de drogues, qui sont affectés par des troubles d’ordre émotif ou qui traversent une période de crise (matrimoniale, familiale, financière ou légale) dont l’effet est de perturber leur rendement au travail ».

Dans la plupart des cas, le PAE prend la forme d’un service d’écoute et de conseil gratuit, anonyme et accessible en dehors des horaires de travail, voire 24h/24, 7j/7, par les salariés et les membres de leur famille. Son objectif : permettre au salarié de faire un point sur sa situation grâce à un suivi de courte durée par un spécialiste des problématiques psychosociales.

Comment la mettre en pratique

Des PAE clé en main ou à la carte

Au Québec, berceau des PAE, ces dispositifs sont tout à fait classiques : « 90% des grandes entreprises nord-américaines proposent un PAE », explique Brigitte Vaudolon, spécialiste au sein du cabinet français AxisMundi et présidente du forum européen des programmes d’aide aux employés (Employee assistance european forum, EAEF). Dans la très grande majorité des cas, il s’agit d’un PAE en externe, géré par un cabinet de conseil rémunéré par l’entreprise. Il est accessible par téléphone et les consultations peuvent se faire en vis-à-vis (mais ce n’est pas la règle).

En France, des cabinets tels qu’AxisMundi, Psya, Stimulus ou la filiale française du groupe Icas offrent ce genre de services mais leur nombre reste limité.

En retard dans le domaine, la France accueille pourtant deux initiatives pionnières en ce qui concerne les PAE en interne ou mixtes.

Chez Fleury Michon, un service de conseil social est présent au sein de l’entreprise depuis sa création. Animé par une équipe de trois salariés, il offre aux employés un accompagnement pour toute la durée de leur vie, y compris après le départ à la retraite. Certes, le modèle « en interne » pourrait faire douter sur la confidentialité de ce PAE mais Michel Gauducheau, à la tête du service depuis 1997, est rassurant :

« Je donne des conseils sur les problèmes mais aussi sur les projets personnels ou familiaux. C’est pour ça que personne ne se sent stigmatisé si on le voit frapper à ma porte. »

Autre exemple dans le Var. Là, un service d’aide sociale mutualisée est proposé depuis 1937 à toutes les entreprises adhérentes à l’Union patronale du département. Un pool de quinze assistantes sociales reparties sur le territoire, intervient sur des domaines très variés (du suivi des démarches administratives au soutien psychologique) pour les salariés et leurs conjoints.

Rentabilité et efficacité en question

Ces initiatives, en place depuis plus d’une trentaine d’années, sont pourtant très peu connues. En général, quel que soit leur modèle, les PAE n’ont pas bonne presse en France et peinent à essaimer. L’explication tient peut-être de l’efficacité de ce genre de dispositifs et des difficultés à en évaluer l’impact au-delà du nombre de bénéficiaires.

Aux Etats-Unis, l’Employee Assistance Professional Association (EAPA) met en avant plusieurs études ne laissant pas de place au doute. C’est le cas, par exemple, des résultats obtenus par un cabinet externe américain faisant du conseil téléphonique. Il aurait permis une augmentation de productivité d’en moyenne 43% pour 72% des bénéficiaires d’un PAE.

D’autres études arrivent même à chiffrer l’épargne générée par ces programmes et leur retour sur investissement (entre 5 et 10 dollars pour chaque dollar investi). Il est néanmoins extrêmement difficile de généraliser ces résultats et d’évaluer l’indépendance des sources. D’ailleurs, dans le numéro de juillet 2008 du Journal of Employee Assistance, un article pointait du doigt les limites des mesures traditionnelles des PAE et appelait les professionnels à développer des nouveaux systèmes de reporting.

De même, l’Employee Assistance Workgroup, créé en 2007 aux Etats-Unis par le National Business Group on Health, a réclamé dans son rapport final l’adoption de méthodologies et d’outils pour quantifier les effets direct des PAE sur les performances des entreprises et des organisations concernées.

En tout cas, entre flou et dérives productivistes, le risque est d’oublier qu’un PAE ne devrait pas se substituer à l’amélioration des conditions de travail des employés. Jean-Pierre Brun, directeur exécutif du cabinet Stimulus et ancien directeur de la chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail à l’Université Laval (Québec) est clair sur ce point :

« On a tendance à individualiser les réponses et à déresponsabiliser les entreprises. Or, les PAE ne doivent pas devenir une excuse pour se désintéresser des problèmes des employés. Au
contraire, il faut que les informations qui remontent grâce au PAE permettent d’intervenir sur l’organisation du travail. »

Des doutes sur la possibilité de prévenir le stress

C’est justement sur la capacité des PAE à intervenir à la source, sur les causes du stress, que les syndicats se montrent sceptiques, voir hostiles envers le dispositif. « Les cabinets appartiennent au domaine marchand, coupe court Henry Forest, secrétaire confédéral en charge de la condition de travail à la CFDT, ils profitent du malaise des salariés pour vendre des prestations qui ne répondent guère aux problématiques collectives. » Du côté de la CFTC, Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint, lui fait écho :

« Ce sont le rythme de travail, les horaires atypiques et la “laisse électronique” (portable et mail) qui rendent difficile la conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle et qui causent le stress. »

Pour s’attaquer aux causes, il fait alors appel aux entrepreneurs pour qu’ils arrêtent d’utiliser le stress pour maximiser le rendement de leurs salariés. De son côté, la CFDT soutient l’action des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) au sein des entreprises. Il s’agit pourtant d’un dispositif réservé aux entreprises d’au moins cinquante salariés, les seules d’ailleurs à pouvoir s’offrir les services d’un cabinet externe.

Quant aux PME, elles n’ont souvent même pas de DRH : hors de question donc de mettre en place un PAE en interne, sur le modèle de Fleury Michon, qui demanderait une disponibilité importante de personnel et de financements. « D’où l’intérêt de mutualiser les moyens pour offrir à tous les salariés d’un groupement interprofessionnel un premier niveau d’écoute et d’orientation », explique Jean-Marie Gobbi, directeur de Psya. L’exemple de l’Union patronal du Var pourrait donc faire école.

Quant aux PAE « classiques », entre l’engouement anglo-saxon et le rejet sans appel des syndicats français, leur avenir est plus incertain. Néanmoins, le principe du conseil psychosocial pourrait se démontrer efficace dans d’autres domaines que l’entreprise.

Cela a déjà été le cas en Belgique où une cellule d’aide psychologique aux agriculteurs en difficulté a été ouverte. Dirk Antonissen, directeur du cabinet de conseil ISWLimits et associé de l’EAEF, a collaboré avec l’Université de Liège et plusieurs ministères pour son lancement en 2001. Depuis 2005, le projet continue dans les deux régions fédérales. Agricall, la cellule financée par la région Wallonne, a traité de nombreux cas de surendettement ou de dépression, arrivant ainsi à briser avec succès l’isolement dont les paysans sont souvent victimes.

Photo : des traders à la bourse de New York en novembre 2008 (Brendan McDermid/Reuters).

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  • Cratère
    • Posté à 21h07 le 12/05/2009
    • Internaute 19638

    Réduire les effectifs sans changer la quantité de travail, en d’autres termes, augmenter les cadences pour baisser les coûts... et tant pis si c’est l’humain qui sert d’amortisseur. L’employé n’est qu’un outil comme tant d’autres, il suffit de le remplacer quand il casse. Le problème c’est quand il se suicide sur le lieu du travail, ça fait un peu tache.
    Alors on met en place des cellules pour gérer « le stress », permettant à l’entreprise de se dédouaner en rejetant la faute sur la faiblesse humaine.

    • shillom
      shillom répond à Cratère
      • Posté à 15h35 le 13/05/2009
      • Internaute 22134

      Exact, comme bien souvent l’humanité crée un problème, puis cherche à y trouver une solution sans s’attaquer aux causes. Ces cellules seraient-elles utiles si l’employé était toujours considéré comme un être humain à part entière, et non comme un nième outil de production de richesse ?

      2 points à retenir :
      - Chacun a son approche des problèmes privés voire familiaux, les employeurs doivent comprendre qu’il vaut parfois mieux un employé absent qu’un employé trop préoccupé.
      - Le travail n’est pas une fin en soi, pas plus que l’argent. L’être humain cherche avant tout à se rassurer sur sa situation, et à lier des contacts avec d’autres personnes. L’entreprise permet de pallier au premier aspect, au moins d’un point de vue instantané et financier, mais qu’en est-il du second ?

      A l’heure où le chômage croit plus que jamais, le juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée est-il trouvé ? Est-ce que 35h de travail par semaine ne sont pas trop ? Passer à 30 ou 25 ne résoudrait-il pas de nombreux problèmes ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h08 le 12/05/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Voilà une belle foutaise pour qu’une bande de parasites que sont les psy s’en foutent plein les poches.
    Ce qu’il faut, c’est des putes !
    La plupart des gens sont frustrés, ils labourent bobonne depuis trente ans et n’arrive pas à grimper leurs collègue et se prennent la tête avec ça. Une bonne pipe payée par le patron et hop, en pleine forme.
    Sinon on peut aussi prendre une cuite avec des potes, mais les gens vont être encore plus triste en se rendant compte qu’ils n’ont pas de potes.

    C’est de la grosse connerie cette idée. On ferait mieux de filer le fric qu’on économise en envoyant chier ces charlatans et le filer aux employés, un bon salaire y’a rien de mieux pour le moral.
    Et s’il y a des débiles qui veulent quand même payer un psy, comme d’autres débiles iront faire un loto, tant pis pour eux, mais ils sont libres d’utiliser leur pognon comme bon leur semble.

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à Keldan
      patati et patata
      • Posté à 16h47 le 12/05/2009
      • Internaute 38523
        patati et patata

      « Ce qu’il faut, c’est des putes »

      Il faut arreter la moquette mon ami !

      • Kid_A
        • Posté à 08h24 le 13/05/2009
        • Internaute 9020

        Mais non voyons, il faut relire le Meilleur des mondes.
        Le parfait avenir se présente ainsi :

        SEX, DRUG & JOB !

         
        • Keldan
          Keldan répond à Kid_A
          Now future & karpe diem
          • Posté à 11h47 le 13/05/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Histoire d’éviter de toujours servir ce bouquin à toutes les sauces, parce qu’en réalité il est un peu pourri à cause de sa fin trop naze et de son héros trop débile, on peut aussi citer Un bonheur insoutenable d’Ira Levin. Là au moins le héros n’est pas dégouté de la vie parce que plus personne ne crois en dieu...

        • Jaydi
          Jaydi répond à Kid_A
          Sûr de ne pas être certain
          • Posté à 17h18 le 13/05/2009
          • Internaute 79502
            Sûr de ne pas être certain

          Je dirais même, si vous me permettez

          « Sex, drug & (blow)job »

          Ne me remerciez pas pour ce commentaire constructif.

        2 autres commentaires
    • jukap
      jukap répond à Keldan
      Singe nu
      • Posté à 13h28 le 13/05/2009
      • Internaute 78740
        Singe nu

      Parlez-nous de votre mère, voulez-vous ?

    • shillom
      shillom répond à Keldan
      • Posté à 15h43 le 13/05/2009
      • Internaute 22134

      Beaucoup de provoc mais j’adhère bien à l’idée qui est derrière, n’en déplaise aux braves gens.
      Après tout chacun sa drogue et sa manière de s’évader : sexe, alcool, drogues, médocs, le juste prix, les experts à taiwan, la musique, le cinéma, le jeu....

      Mais par contre attention, un bon salaire a beau être bon pour le moral, il peut pourrir l’esprit très vite et créer une dépendance insoupçonnée... C’est peut-être la pire des drogues en fait, d’où le problème de manque des exploités, dans une société où on nous vend du luxe et de « l’inutile-à-la-mode-qui-semble-si-indispensable » à tous les coins de rues.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 16h11 le 12/05/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Et si on arretait de prendre les salariés pour des merdes infâmes, ca couterait moins cher, nan ?

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à guerzit-
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 20h47 le 12/05/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Plus simple encore :
      - Si on ne créait pas artificiellement des besoins ou des problèmes aux gens dont on ne souhaite que pomper l’énergie et le sang sans vouloir leur octroyer la moindre liberté...
      On n’aurait pas à se soucier de leur stess.

      Retour aux 35 h qui permet un minimum de vie de famille
      Obligation de salaire digne, permettant à chacun une vie normale.

      Les gens n’ont pas besoin de Rolex pour « réussir leur vie »
      ° Ils ont juste besoin de respect, de dignité, de reconnaissance !

      Et après, Basta : les Psy >>>> au boulot aussi !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h25 le 12/05/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    D’un point de vue de démonstration par l’absurde cynique et nonobstant les souffrances individuelles, je trouve plutôt rassurant que de plus en plus de salariés pètent les plombs à tous les niveaux de la hiérarchie .

    Pour accepter sans broncher un monde du travail devenu aussi imbécile, contre productif, violent , mal récompensé et ennuyeux à chier, il faut vraiment être sadique , masochiste ,gravement schizophrène ou posséder un très solide sens de l’humour ou de la dérision ou une grande passion pour la théorie des jeux ou du chaos .

    Vous n’êtes que des parasites cautères sur les jambes de bois, les psys .Et ce n’est pas vous qui résoudrez les nouveaux hyper malaises dans la civilisation , bien au contraire...

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 23h41 le 12/05/2009
      • Internaute 71957
        nc

      Ca, c’est clair.

      Accident d’avion, le journaliste annonce l’envoi d’une cellule de soutien psychologique, on se dit ouf, tout va bien...

      La prochaine fois que je trouve de la bouffe périmée dans mon frigo, j’exige une cellule de soutien psychologique. C’est mon droit citoyen...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h48 le 13/05/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Bravo Hulk !
        Hier matin, une mouche est tombée dans mon café, et j’en ai été malade toute une journée....et j’ai donc exigé un soutien, tout comme toi :

        ° Une Psy a débarqué, et mon problême a été résolu.
        Je dois éviter de prendre le café à l’extérieur, et il m’a été demandé pour éviter la récidive de « condamner » mon balcon !

        Depuis, je me sens mieux...
        La Psy aussi, qui est repartie avec un chèque de 70 € pr 1 heure !

    • jukap
      jukap répond à Numerosix
      Singe nu
      • Posté à 14h08 le 13/05/2009
      • Internaute 78740
        Singe nu

      Il y a de mon point de vue deux perspectives face aux maux que vous décrivez :
      - l’une est révolutionnaire : on attend que tout se casse la gueule voire on tape dans le tas jusqu’à ce qu’il cède - et tant pis pour ceux qui souffrent aujourd’hui, dommages collatéraux sans doute-, dans l’espoir qu’on sera parmi les survivants lors du « jour meilleur »
      - l’autre évolutionnaire : on essaie de faire ce qu’on peut tant qu’on est en vie, sachant que, puisqu’on est à l’intérieur d’un monde imparfait (puisque non-moi), il n’existera que des alliances de forces positives permettant progressivement de faire infléchir UNE PARTIE du reste.

      Je suis dans la catégorie de ceux qui ne peuvent souscrire à une démonstration « nonobstant les souffrances individuelles » ; à ce titre, je suis devenu un de ceux que vous appeler « parasite », et je SAIS, par le quotidien de mon activité, que j’ai aidé des gens, et que je continue à le faire. J’espère que ceux là pourront au moins vivre maintenant plutôt que de continuer à peiner dans leur coin sans autre soutien que des médocs, la perspective du suicide, ou des personnes qui leur disent que ce sont des victimes du système comme idées compensatrices.

      Là où je vous demande donc, s’il vous plaît, de faire un premier distingo, c’est entre certains « psys » qui viendraient effectivement profiter d’une plaie sociale et la sucer pour s’en repaître plus que pour la cautériser, et ceux qui travaillent avec les gens pour qu’ils retrouvent une dignité ou quelquefois tout simplement une identité : merci d’avance de penser à cela, car c’est parfois vraiment difficile dans le quotidien de l’hôpital de ramener cette notion d’humain, particulièrement quant on se fait rabattre de la sorte dans un panier fourre-tout et négatif tenant lieu d’inconscient collectif.

      Par ailleurs, si vous pouvez un peu prolonger votre pensée, avant de juger de l’inefficacité ad hoc d’un dispositif d’aide, veuillez s’il vous plaît attendre que ceux qui sont concernés puissent s’exprimer. Je pense comme vous que les risques de dérive, de paravent, de fausse excuse collective, ou de « cautères sur des jambes de bois » peut exister, mais attendez au moins d’avoir des retours d’usagers, ou de savoir qui fait quoi et comment avant de vous prononcer, non ? De mon côté, je connais des collègues en entreprises qui ont, eux aussi, aidé des personnes, très concrètement, et fait avancer tout aussi concrètement des dispositifs techniques ou des méthodes de gestion du personnel inhumaines. Ce n’est donc pas inutile, et surtout ça ne se passe pas tel que vous semblez l’imaginer vu vos propos : d’une part, les gens touchés par leurs conditions de travail ne voient quelquefois simplement plus qu’elles ont des choix possibles, et que la vie est une chose ouverte ; d’autre part, recréer une alliance direction-salariés demande du temps, et peut aussi se vectoriser, au moins en partie, par ce travail-là, avec de vrais bénéfices durables. Il s’agit d’un travail de conscience et d’autonomie de pensée, comme toujours dans notre métier, et malgré des abus possibles (comme dans tout autre corps de métier), croyez le ou non, il y a une majorité de « psys » qui sont réellement des gens simples, et de bien.

      • Numerosix
        Numerosix répond à jukap
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 21h00 le 13/05/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Désolé , je maintiens ce que j’ai écrit . « Nonobstant la souffrance » c’est juste pour la démonstration théorique , bien sur. Puisque vous prétendez être un bon psy , vous avez compris que je ne suis pas forcément un monstre insensible .Et que mon comportement dans l’entreprise est peut-être aussi respectueuse de la souffrance individuelle des autres ( voire aussi efficace ) que la votre. Allez savoir .. Hé hé ..

        Quant a vous , vous êtes peut-être un type formidable d’humanité . Je n’en sais rien . Ce que je sais , c’est qu’il existe des poissons volants, mais que ce n’est pas la majorité du genre . .

        Cordialement .

         
        • jukap
          jukap répond à Numerosix
          Singe nu
          • Posté à 10h06 le 15/05/2009
          • Internaute 78740
            Singe nu

          « Quant a vous , vous êtes peut-être un type formidable d’humanité . Je n’en sais rien . Ce que je sais , c’est qu’il existe des poissons volants, mais que ce n’est pas la majorité du genre . . »

          Je suis certain que vous ne savez ni l’un, ni l’autre...

          « mon comportement dans l’entreprise est peut-être aussi respectueuse de la souffrance individuelle des autres ( voire aussi efficace ) que la votre »

          Ca, c’est bien possible, et c’est tout ce que je souhaite. Malheureusement, d’une part certaines difficultés peuvent se cristalliser justement parce qu’elles ne sortent pas du cercle employés-direction, du milieu qui la génère. D’autre part, s’il s’agit d’actions d’envergure, quelqu’un (ou une équipe) engagé(e) à pour ce poste spécifique existera en tant « qu’institution », validée ou décriée finalement peu importe : cela a le mérite de créer un chaînage employé-direction par ce maillon symbolique manquant, plutôt que le maintien en clans opposés par essence.

          Bref, je ne présume en rien du résultat, ou de la récupération éventuelle, mais renvoyer la chose avant même de la tester dans les oubliettes sous prétexte que ce ne serait qu’une manipulation de plus est de mon point de vue contre-productif, de quelque côté que l’on se place, si l’on souhaite limiter, pour quelque raison que ce soit, certaines souffrances au travail.

          Peut-être, pour nous rejoindre, pouvons-nous tous deux postuler que de toutes façons, ces postes/missions ne devraient exister que dans des cadres plus généraux, et avec une durée limitée dans le temps définie en accord avec les « partenaires sociaux », par exemple ?

        1 autres commentaires
      • plumette
        plumette répond à jukap
        • Posté à 08h24 le 14/05/2009
        • Internaute 31563

        Je pense que les psy qui acceptent de se rendre sur le milieu de travail le font pour des raisons lucratives car il existe un vrai marché et que les patrons veulent déposséder les services de santé au travail de leurs prérogatives !
        D’ailleurs si le patron les finance c’est bien parce qu’il souhaite cette pratique. Pour moi de deux choses l’une : ou ces psychologues sont « aussi psy que leurs patients » pour penser qu’ils peuvent aider les personnes qui travaillent à aller mieux sans changer les conditions de travail ou ils sont complices du système pour l’argent tout en se donnant bonne conscience « d’aider des salariés en détresse ». De plus de part leurs formations ils ont tendance à individualiser les problèmes et donc à anéantir l’aspect collectif de la souffrance au travail.
        Si déjà les patrons laissaient les médecins du travail faire ce pour quoi ils sont payés et prendre en compte les solutions proposées par les représentants du personnel en CHSCT sans leur mettre des bâtons dans les roues dès qu’ils le font cela éviterait sans doute de payer des psy et améliorerait les conditions de travail. Il existe plusieurs consultations de souffrance au travail en RP et en France maintenant avec des gens éminemment au courant et formés pour aider les salariés en souffrance.
        Lien
        Vous pouvez y aller en demandant à votre médecin du travail de vous y adresser, s’il ne les connait pas se renseignera, et s’il est « frileux » votre médecin traitant peut vous y adresser aussi si vos problèmes concernent la souffrance au travail. Il me semble aussi qu’on peut prendre un rendez vous de sa propre initiative.
        Ce qui se joue en ce moment avec ce qu’on appelle « les risques psychosociaux » est grave parce que cela représente un marché hyperlucratif pour des escogriffes de tout poil et sans éthique et une manne pour les employeurs qui veulent « individualiser » les problèmes de souffrance au travail et empêcher les professionnels en place dans les entreprise de faire leur travail dérangeant ! Il faut donc être extrêmement vigilant et refuser ces méthodes anglo saxonnes de « gestion des risques au travail ».

         
        • jukap
          jukap répond à plumette
          Singe nu
          • Posté à 10h15 le 15/05/2009
          • Internaute 78740
            Singe nu

          Tout travail mérite salaire.

          Ce que vous dites sur la médecine du travail est juste, cependant, bien peu de médecins du travail peuvent avoir non seulement le temps, la formation nécessaire en dehors d’un faible diagnostic individuel, ou le rôle auprès de la direction que de telles équipes peuvent prendre : après tout, songez que l’employeur considère, à tort ou à raison, que ce sont ses sous à lui que ses employés vont dépenser parce qu’ils vont mal ; Le moment des « comptes » peut ainsi devenir un espace d’échange constructif, plus que l’externalisation totale du problème ou un conflit stérile cristallisant les défenses ou les problèmes de part et d’autre et laissant des dégâts profonds.

          Par ailleurs, ramener de la parole sociale dans une entreprise s’accompagne toujours de bienfaits collatéraux, bien plus importants que vous ne semblez l’imaginer.

          • plumette
            plumette répond à jukap
            • Posté à 11h50 le 15/05/2009
            • Internaute 31563

            Je pense que vous faites erreur quand vous pensez que le médecin du travail n’a pas ni le temps ni la formation ni le rôle auprès des employeurs pour faire changer les conditions de travail et je suis surpris et effrayé qu’en tant que professionnel travaillant dans le milieu du travail vous ignoriez à ce point les rôles et missions du médecin du travail : « éviter toute altération de la santé du fait du travail et être le conseiller de l’employeur, des salariés et des représentants du personnels en ce qui concerne l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail. »

            Il est au contraire habilité de par sa formation de base en spécialité de médecine du travail mais aussi grâce à la formation continue à laquelle la loi l’oblige. Son rôle et ses missions sont clairs et il est très protégé par la règlementation de tout licenciement pour qu’il puisse les mener à bien.

            Quand vous dîtes que le médecin du travail ne peut occuper le rôle nécessaire auprès de l’employeur pour parler des conditions de travail collectivement vous me mettez franchement en colère et vous ne faîtes que confirmer ce que j’ai dit précedemment : c’est que vous prétendez intervenir dans le milieu du travail sans même connaître ni prendre en compte le rôle du médecin du travail qui voie les salariés en visite médicale.

            Il a sans nul doute plus de légitimité que vous à intervenir. Les employeurs l’ont d’ailleurs bien compris qui font appel à des personnes comme vous, au lieu de tenir compte des avis et conseils du médecin du travail de l’entreprise comme la loi les y oblige !

            Vous parlez de « ramener la parole sociale dans une entreprise » mais en qualité de quoi prétendez vous ramener la parole des salariés qui vous auront confiés éventuellement leur souffrance au travail à l’employeur puisqu’à l’heure actuelle la législation n’a pas changé encore et que c’est le rôle du médecin du travail (qu’il assume en CHSCT et lors de l’établissement de la fiche d’établissement où il donne avis et conseils pertinents à l’employeur pour « éviter toute altération de la santé du fait du travail » ).

            Non le problème n’est pas là Monsieur, il est dans le fait que les employeurs considérant les risques psychosociaux comme un vrai danger car susceptibles de générer beaucoup de déclarations de maladies professionnelles qui leur coûtent extrêmement cher, ne souhaitant pour autant changer leur mode de management et leurs stratégies d’entreprise assèchent le rôle du médecin du travail de l’entreprise en faisant intervenir des psy pour « libérer la parole ».

            Que vous vouliez l’admettre ou non, l’entreprise est un lieu hautement politique, un lieu de rapports de force où le salarié peut faire changer les choses à son profit uniquement parce que la loi existe : médecin du travail, représentants du personnel.

        2 autres commentaires
    • fiff2000
      fiff2000 répond à Numerosix
      homme de main
      • Posté à 20h26 le 13/05/2009
      • Internaute 65916
        homme de main

      Mais si c’est eux, d’ailleurs ils ont pleins de jolies pilules à prescrire pour y arriver.

      • jukap
        jukap répond à fiff2000
        Singe nu
        • Posté à 10h16 le 15/05/2009
        • Internaute 78740
          Singe nu

        Les pilules sont l’apanage des médecins : hors, il s’agit justement dans ce genre d’initiative d’arrêter ce cercle infernal du « tenir bon ».

  • FrC
    FrC
    architecte
    • Posté à 16h25 le 12/05/2009
    • Internaute 70535
      architecte

    « Et si on généralisait l’aide psychologique aux salariés » ?

    Non merci, des entreprises libérées du dictat des actionnaires, des patrons compétents et, des conditions de travail et de rémunération décentes suffiront.

    • Numerosix
      Numerosix répond à FrC
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h28 le 12/05/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Je vois qu’on est tous bien d’accord ..Les psys d’entreprises qui nous lisent vont bientôt avoir besoin d’une aide psychologique..

      • nada
        nada répond à Numerosix
        • Posté à 16h51 le 12/05/2009
        • Internaute 25026

        oui ! c’est moi qui a consolé mon médecin du travail car elettre envoyée

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Numerosix
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 20h42 le 12/05/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Numérosix, ta coccinelle rieuse est toujours de sortie.
        - Méfie toi, car le soir, dans ton « village global », elle pourrait faire de mauvaises rencontres...et pas des moindes !

        - Un psy au détour d’un chemin par exemple !
        ................................................................

        Il y a un gars près de chez moi (propre sur lui, cravate/costard, bien rasé, cheveux poivre et sel, age : environ 50 piges) qui passe trois ou quatre fois par jour en portant un gros, lourd, et massif canapé de velours rouge...et ce comportement m’intriguait.

        - J’ai demandé à mes voisins de qui il pourrait bien s’agir ?
        - C’était un Psy qui faisaient des consultations à domicile.

    • Danielle29
      Danielle29 répond à FrC
      Soutien à amonhumbleavis
      • Posté à 20h52 le 12/05/2009
      • Internaute 30791
        Soutien à amonhumbleavis

      Vous me coupez l’herbe des mots sous le pied ! Très bien dit, rien à ajouter ni à retirer.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h45 le 12/05/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était sur le dos, un dos aussi dur qu’une carapace, et, en relevant un peu la tête, iI vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu’à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu’il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux.

    ON DEMANDE L’AIDE PSYCHOLOGIQUE D’URGENCE !

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à Numerosix
      patati et patata
      • Posté à 16h50 le 12/05/2009
      • Internaute 38523
        patati et patata

      Hé oui numéro6 on vit dans un monde de plus en plus

      Kafkaien.

  • supprimé à la demande du riverain 13 mai
    • Posté à 16h53 le 12/05/2009
    • Internaute 73950
      ....

    Encore une pompe à fric qu’on amorce ?

    • sanxuan
      • Posté à 20h59 le 12/05/2009
      • Internaute 61964
        préretraité

      Pompe à fric ? La bonne question est : « qui a commendité cette enquête ? “ et ‘ dans quel but ?’ L’un des 2 commenditaires est MalakoffMederic dont le patron n’est autre que le frère de qui vous savez et ancien ( ?) haut responsable du Medef...Je doute que ce soit pour faire évoluer, positivement, la société et dénoncer ce qui, en amont, conduit les salariés au stress permanent, à l’angoisse du lendemain, à l’individualisme poussé à l’extreme,..etc. Non, non on ne change pas les causes rassurez vous...on soigne les conséquences... ! ! ! ! Faut pas rêver non plus ! ! ! Et les 6 500 salariés de MalakoffMédéric, ils en pensent quoi ? C’est bien de commander une telle enquête, mais cet employeur de commenditaire est il irréprochable socialement parlant ? ? ...
      Et n’oubliez pas, cet employeur est, avant tout, assureur...et ce mal être salarial a un coût...en matière de frais de santé, d’indemnités journalières, d’invalidité, de décès...son fond de commerce en prend un coup ! ! ! Donc ne vous faites pas d’illusions la démarche est purement mercantile ...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h21 le 12/05/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « ET SI ON GENERALISAIT L’AIDE PSYCHIATRIQUE AUX SALARIES »...et votre titre me fout vraiment en colère !

    ° C’est en effet l’idéal pour le très grand patronat...

    - Transformer tous ceux qui refusent le surmenage qui leur est imposé, en clients potentiels pour des asiles psychiatriques dont les chefs contrôleront eux même la gestion, et d’en faire des dingues.
    Facile, très facile...je crois que vous allez trop loin !
    ............................................................

    Je suis révolté par cette seule idée, dont je ne puis même pas comprendre comment elle pourrais vous être venue à l’esprit.
    * seriez vous un proche de Berlusconi...qui demandait aux victimes de ce tremblement de terre de considérer ce pépin passager comme l’offre gratos d’une semaine de camping (par 4°)

    CE QUI EST CERTAIN :
    Aujourd’hui, ceux qui ne plient pas sont des fous (la crise pardi)
    - souvenez vous de la fable de La fontaine : le Chêne et le roseau.
    .............................................................

    Je suis énervé, mais je reviendrais, car ce débat m’insurge.

    • Louve Bleue
      Louve Bleue répond à Yvon le Zébulon
      en survie
      • Posté à 18h58 le 12/05/2009
      • Internaute 35566
        en survie

      Rassurez vous, il n’y a plus de psychiatre ni d’infirmiers psy. ! En tout cas pas assez même pour ne s’occuper que des vrais psychotiques.

      Sachez que cette engeance que vous semblez peu apprécier sont historiquement des foyers de révolutionnaires. Ils ont manifesté pour alerter il y a quelques années, mais tout le monde semble l’ignorer.

      Les « psy. » détestent ce monde absurde, et esclavagiste, en général.
      Il va falloir vous bouger Dur pour vous libérer de vos patrons et surtout de vos propres « démons “ !

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Louve Bleue
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 20h28 le 12/05/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je ne déteste pas d’engence, même si ma phrase est un pléonasme, dans la mesure ou l’engence désiges des gens que l’on considère comme méprisables. Je ne méprise personne !

        Raison de plus pour me sentir révolté par un quelconque projet qui consisterait à tout d’abord jeter les gens au sol, puis faire comme si la société tout d’un coup volait « à son secours ».

        ° Redonner à la fonction son sens initial. Ne pas menacer de prison un prof qui aura fichu une baffe à un môme qui l’insulte, et faire en sorte que les gens vivent en harmonie.
        - Les psys ne sont pas ici désignés comme aide aux victimes, mais comme des « supporters » des malveillances de l’Etat.
        .....il est vrai que c’est un peu leur gagne pain !
        pas de misère, et hop = chômage...et aucun psy pour eux.
        ..........................................................

        Je vous confirme que ce débat me révolte, car j’y lit de l’hypocrisie !

         
        • jukap
          jukap répond à Yvon le Zébulon
          Singe nu
          • Posté à 17h37 le 13/05/2009
          • Internaute 78740
            Singe nu

          Je vous le dis le plus honnêtement du monde : je changerais volontiers de métier si les misères du monde n’existaient plus. Mais ça n’arrivera malheureusement pas, une misère en chassant une autre tel que l’homme est fichu.

          Après, pour l’hypocrisie de ce qui sous-tend à la question de cet article, il me semble que vous faites un procès d’intention (pas forcément mauvaise) basé sur des préjugés (pas forcément faux non plus :). Cependant, songez qu’on peut se dire aussi que si l’on peut craindre un ver dans un bon fruit, il peut également être intéressant d’introduire un traitement dans un arbre contaminé... Pas dit qu’il marche, mais au moins on peut essayer, non ?

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à jukap
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 11h45 le 16/05/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Il y a effectivement beaucoup de traitements possibles...
            pour aider les gens :

            ° A marcher au pas
            ° A fermer leur grande gueule
            ° A accepter l’inacceptable
            ° A ramper
            ° A se mettre au garde à vous

            - Moi, je préfère conserver mon libre arbitre.

        2 autres commentaires
  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 18h42 le 12/05/2009
    • Internaute 24237
      prof. en province

    A défaut d’un autre résultat, cela permettrait de détourner des richesses pécuniaires dues aux salariés vers des cabinets de psychologues privés qui vont sans doute « expliquer » aux salariés : « vous avez un boulot de merde mal payé, arrêtez de boire, vous gagnerez plus en faisant des économies et épanouissez-vous dans votre boulot, vous aurez la satisfaction du travail bien fait ! “
    Accessoirement, ceux qui iront ‘consulter’ seront plus facilement repérés !
    Je ne crois pas beaucoup à ces méthodes !

    • jukap
      jukap répond à papy55
      Singe nu
      • Posté à 17h44 le 13/05/2009
      • Internaute 78740
        Singe nu

      Heureusement, vous n’êtes pas « psy », et vos méthodes ne sont pas employées : d’une part, au pire, quant un psy veut embobiner quelqu’un, il est bien plus subtil ; ensuite, critiquer les entreprises qui prennent un tant soit peu conscience, même « mal », de reconnaître le tort potentiel qu’elles causent à leurs employés et qui s’adressent alors à des gens dont c’est le métier d’accompagner cette démarche, plutôt que celles qui n’en ont rien à faire et qui continueront de toutes façons à traiter leur main d’oeuvre comme une « ressource humaine », il me semble que c’est marcher sur la tête.

      • papy55
        papy55 répond à jukap
        prof. en province
        • Posté à 20h28 le 13/05/2009
        • Internaute 24237
          prof. en province

        Je ne suis pas psy, mais vous n’avez sans doute pas su apprécier le degré de mon propos......quant aux entreprises qui « prennent un tant soit peu conscience, même “ mal ”, de reconnaître le tort potentiel qu’elles causent à leurs employés ».....elles font surtout le constat des conséquences concrètes du mal être de ces employés sur leurs résultats opérationnels !

         
        • jukap
          jukap répond à papy55
          Singe nu
          • Posté à 03h02 le 14/05/2009
          • Internaute 78740
            Singe nu

          Oui, voilà : la conscience doit bien commencer par un bout, non ?

        1 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h47 le 12/05/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Il faut absolument, et ceci n’est pas une supplique...

    Que les gens qui détiennent le pouvoir et le devoir de nous assurer un avenir, ne se prennent pas au jeu ignoble de croire que seule notre mise sous tutelle est supportable pour eux.

    ° De tous temps, on a cherché à neutraliser tous ceux qui avaient une vision d’ l’avenir qui n’allait pas uniquement dans le sens du fric.
    .............................................................

    Aujourd’hui, on laisse entendre que puisque ces gens refusent le diktat, ils pourraient être « assistés »...c’est à dire mis sous contrôle de crétins soudoyés, bien souvent abrutis par des idées fausses de leur compétences...qu’ils ou elle n’ont pas d’ailleurs...

    Je pense que si les politiciens à qui nous confions volontier le pouvoir de décision sur nos destins, s’imaginent en fait nous neutraliser, ils ont d’ores et déjà du souci (du gros) à se faire... !

    - Il y a plus de psy en France que de gens intelligents !
    - Il y a autant de cellules d’aide psy que de pets de travers...
    - Et bientôt, il y aura plus de cons aux commandes que tolérable.

    ° Faites donc gaffe messieurs : vous finirez mal ! c’est sur !

    • jukap
      jukap répond à Yvon le Zébulon
      Singe nu
      • Posté à 17h48 le 13/05/2009
      • Internaute 78740
        Singe nu

      Puisque d’une certaine manière vous me traitez de « crétin soudoyé abruti par une idée fausse de mes compétences », je pense que je peux vous demander quelle expérience personnelle vous avez (je veux dire autre qu’un préjugé d’abruti) pour parler de ma profession ainsi ?

      • Numerosix
        Numerosix répond à jukap
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 08h08 le 14/05/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Une profession de foi ?

         
        • jukap
          jukap répond à Numerosix
          Singe nu
          • Posté à 10h20 le 15/05/2009
          • Internaute 78740
            Singe nu

          Laquelle selon vous ?

        1 autres commentaires
      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à jukap
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h27 le 14/05/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Si vous n’avez pas compris le sens réel de mon propos...
        c’est que vous êtes dans « la fourchette ».

        Votre bonheur, c’est l’impression que l’Etat vous donne de votre indispensabilité, alors qu’en certains cas - elle est douteuse.

        ° Beaucoup de dictatures ont utilisé les psy pour mater les rétifs, et ne venez pas me dire ici que vous ignorez cet état de fait... ! ! !

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Yvon le Zébulon
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h43 le 14/05/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Hin , hin . Bravo , Yvon....

          Non mais !

        • jukap
          jukap répond à Yvon le Zébulon
          Singe nu
          • Posté à 10h19 le 15/05/2009
          • Internaute 78740
            Singe nu

          Devenir insultant ou pire continuer dans la bêtise ne change rien à la chose, vous ne m’avez pas répondu : quelle est votre expérience pour généraliser ainsi ?

        2 autres commentaires
  • Louve Bleue
    Louve Bleue
    en survie
    • Posté à 18h48 le 12/05/2009
    • Internaute 35566
      en survie

    J’hallucine !
    Vous trouvez que c’est un scoop ?
    Jeudi je ferai grève (mais suis déjà réquisitionnée) je suis infirmière psychiatrique. Figurez-vous qu’il y a quelques années le numérus clausus des médecins dont les psychiatres a été drastiquement réduit. Résultat, nous n’avons pas les psy. nécessaires pour aider tous les stressész de la vie, les salariés, etc. Mon métier en outre (la spécialisation) a été supprimée il y a une quinzaine d’années...Quand aux psychologues, il n’y a pas de remboursement sécu, et c’est trop cher pour les smicards...
    Alors bon courage à tous ! D’autant que nous aussi les soignants, on est déjà au bout du rouleau compresseur. Et ils (loi Bachelot) veulent encore supprimer des postes ! ! !
    On va pouvoir crever plus jeunes et ne pas finir à petit feu , maltraités dans une maison de retraite où les soignants qualifiés sont en voie d’extinction.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Louve Bleue
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 21h00 le 12/05/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      @ louve bleue
      Je comprends maintenant pourquoi vous estimez qu’il n’y a pas assez de psy. Vous êtes vous même infirmière en ce milieu.

      Sachez donc que ce n’est pas ma haine des psys qui est en cause, mais la haine contre ceux qui provoque chez les gens des situations de stress (et de chantage, pour les endettés) très perturbantes, pouvant les amener au pire, à savoir le suicide.

      - Comme d’hab, ce n’est guère le problème qui pose problème, c’est la source du problème et sa programmation malfaisante.

      ° En votre qualité, vous êtes exclue de mes critiques et railleries.

    • shillom
      shillom répond à Louve Bleue
      • Posté à 15h51 le 13/05/2009
      • Internaute 22134

      Mais on veut pas de votre aide ici !
      Occupez vous en priorité des patrons avides d’argent et sans scrupules ni éthique, qui précarisent leurs employés ! C’est eux qui ont un souci, pas leur staff !

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