
Et si ma Ville passait au commerce équitable ?
Des collectivités utilisent la commande publique pour imposer l'utilisation de produits favorisant les producteurs du Sud.

Depuis quelques années, le commerce équitable connaît un essor sans précédent, permettant d'aider les petits producteurs et travailleurs des pays du Sud à vivre plus dignement de leur travail (même si, pour beaucoup, ce n'est pas encore la panacée ! ). Ainsi, le chiffre d'affaires mondial du marché du commerce équitable a atteint 2,4 milliards d'euros en 2007, soit une hausse de 48% par rapport à 2001. Une donnée à relativiser puisque cela équivaut à… moins de 0,1% du chiffre d'affaires du commerce mondial ! Différents facteurs expliquent ce phénomène. Parmi eux, le fait que le café ou la banane labellisés sont essentiellement des produits de consommation domestique. Un des moyens pour doper les échanges équitables est donc d'intégrer ces produits à des marchés réclamant des volumes importants. En France, l'achat public représente 15% du PIB. D'où l'idée qu'ont eu certaines collectivités d'utiliser la commande publique pour imposer l'utilisation des produits frappés du label en forme de ying-yang vert et bleu.
L'idée
« Le café, le thé ou les jus du service du protocole sont équitables. Nous intégrons également ce genre de produits dans la restauration scolaire », explique Guylaine Gouzou-Testud, adjointe au maire de Lyon chargée de l'économie sociale et solidaire et du développement durable. Pionnière, la capitale des Gaules est entrée dans la démarche en 2005. Même volonté à Tours, qui a lancé des appels d'offres intégrant des produits du commerce équitable pour un montant de 30 000 € en 2008, contre 12 500 € en 2007 et 800 € en 2006. Un dernier exemple, à l'échelle régionale : les tee-shirts à l'effigie du conseil régional Pays de la Loire sont désormais confectionné avec du coton bio et équitable. Un budget annuel moyen de 30 000 €.
Comment la mettre en pratique ?
Expliquer et convaincre Tout le monde ne voit pas en effet le commerce équitable d'un très bon œil. Selon Florence Fresnaud, chargée de mission développement durable à la communauté d'agglomération Tours Plus :
« Tours est la capitale d'une région très portée sur le bio, le slow-food et qui accueille l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation (IEHCA). Il a donc fallu rassurer nos producteurs locaux, qui voyaient le commerce équitable comme un nouveau concurrent. »
D'où la présence, dans toutes les réceptions de la mairie, d'un jus d'orange équitable et d'un jus de pommes de Touraine. Plus largement, le sujet est encore loin de faire l'unanimité : comment être sûr que des bonnes conditions de travail sont garanties, que le producteur touche un salaire juste ? Pourquoi Alter Eco, Lobodis, Malongo ou Ethiquable travaillent-ils avec la grande distribution ? Et pourquoi Minga ou Artisans du Monde le refusent-ils ? Max Havelaar est-il un label fiable ? etc. Des débats qui exigent des collectivités qu'elles sensibilisent tous les acteurs de leur territoire, directeurs et agents des services de la ville compris.
Veiller à la traçabilité des produits Principal point d'achoppement de ces débats : le prix des produits équitables, généralement plus élevé que celui des produits « classiques ». Cela ne se vérifie pas systématiquement : certaines dosettes de café sont même moins chères ! Un surcoût acceptable… à condition de le justifier. Or, c'est là que, parfois, le bât blesse : « Il n'est pas toujours aisé de savoir à quoi a servi ce surcoût : à la construction d'une école ? d'un puits ? d'un dispensaire ? Il faut veiller à avoir une vraie traçabilité, qui fait souvent défaut », déplore Florent Solier, directeur de la commande publique à la mairie de Nantes. Un appel à la prudence salutaire, pour ne pas perdre de vue la « valeur sociale ajoutée » du commerce équitable.
Communiquer auprès des fournisseurs Rares sont les fournisseurs capables de répondre parfaitement à un appel d'offres intégrant des produits du commerce équitable. D'où la nécessité de les informer en amont, pour qu'ils aient le temps de s'adapter.
« Nous avons ainsi choisi de communiquer largement sur l'intégration de produits équitables dans les cahiers des charges des appels d'offres, explique Fabienne Renaud, conseillère déléguée à l'économie sociale et solidaire et à la création d'entreprises. Aux fournisseurs de s'organiser en conséquence. »
Un système qui permet en outre d'inciter les fournisseurs habituels à intégrer des produits équitables pour se conformer à cette nouvelle exigence, plutôt que de les abandonner du jour au lendemain pour s'adresser à des acteurs spécialisés. Le commerce équitable sort ainsi de son costume d'« alternatif » pour pénétrer les marchés « classiques ».
Organiser Là où les Pays de la Loire ont choisi de structurer la demande, la ville de Lyon travaille à organiser les filières. Parce que, comme ailleurs, la plupart des entreprises désireuses de répondre aux appels d'offres sont souvent obligées de courir tous les supermarchés pour trouver le café, le sucre ou les bananes équitables exigées par le cahier des charges. « C'est pourquoi nous encourageons les acteurs du commerce équitable à se regrouper pour répondre ensemble aux appels d'offres », raconte Guylaine Gouzou-Testud. L'adjointe au maire annonce par exemple la création, avec l'appui de la mairie, d'une centrale d'achats équitables, où l'on pourra acheter des gros volumes de produits labellisés. Histoire d'en finir avec les petits packagings et de disposer de grands sacs de 20 kg de sucre ou de chocolat si besoin.
S'adapter L'intégration de produits équitables implique en effet que les fournisseurs puissent s'adapter facilement. Ce qui n'est pas toujours le cas, comme le déplore Florent Solier. Pour lui, ce n'est pas tant l'offre qui pose problème, mais son adaptabilité aux besoins du marché :
« Le riz équitable n'est pas compatible avec les méthodes de cuisson industrielle que nous utilisons pour servir 11 000 repas par jour sur la ville ; et les jus d'orange sont toujours vendus en bouteilles de verre, que nous n'avons pas le droit d'utiliser dans les écoles. »
Des décalages avec la réalité, qui petit à petit se résolvent : récemment, du jus d'orange a été « packagé » en briques. Le « tout équitable » n'est donc pas pour demain, mais les collectivités s'y mettent petit à petit. C'est l'enjeu de la démarche Territoires de commerce équitables, pilotée par Max Havelaar France :
« Nous travaillons actuellement avec seize collectivités pilotes, révèle Joaquin Munoz, directeur général de Max Havelaar France. L'idée de cette campagne est d'inciter les villes, les départements ou les régions à s'engager pour le commerce équitable, notamment via l'achat public. »
En sachant que, si les collectivités s'engagent, l'effet « boule de neige » est garanti : les entreprises et les autres acteurs locaux suivront. Un recueil d'initiatives portées par des collectivités est d'ailleurs en cours de rédaction. Il sera fin prêt pour la Quinzaine du commerce équitable, du 9 au 24 mai 2009.
Photo : Une ferme bio dans les environs de Pékin (David Gray/Reuters).
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De delalo
citoyen outragé | 10H39 | 02/03/2009 |
le vrai commerce equitable ne serait-il pas de pouvoir consommer des produits fabriquer sur place et ce pour chaque habitant de la planète ? ? ? ?
à delalo
De viva zebda
rameur | 12H04 | 02/03/2009 |
bonne idée ,j'habite Tricastin
à delalo
De thierrydelyon
humain | 13H08 | 02/03/2009 |
Dommage alors pour ceux qui habitent dans des zones hostiles, arides…. ?
à thierrydelyon
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 14H00 | 02/03/2009 |
T'as raison, ça me fait bouillir et rebouillir ce manque de discernement !
à delalo
De adrieng
Informaticien libre | 13H26 | 02/03/2009 |
oui c'est sûr, il vaux mieux privilégier le local !
Mais il est dur d'avoir du café ou de la banane en Anjou ; )
à delalo
De Camille Hérin
Dilettante | 15H02 | 02/03/2009 |
A ce propos on peut aussi lire utilement :
Commerce équitable : Pratique néo-coloniale ou extension de la mondialisation ?
http://wellcome.joueb.com/news/commerce-equitable-pratique-neo-coloniale…
à delalo
De Un vieux
retraité | 15H25 | 02/03/2009 |
Au moins, Monsanto n'empoisonnerait que lui-même…
à delalo
De Melinster
Pédant galvanisé | 16H09 | 02/03/2009 |
Bonne remarque.
En fait, ce commerce équitable là existe déjà, et je dirai même qu'il est selon moi le plus prometteur. Malheureusement, c'est aussi le moins médiatisé, on en parle peu. Pourquoi ne parler que du commerce équitable relatif aux pays du tiers monde, alors que cette pratique n'a aucune valeur écologique, et donc un avenir incertain ?
Le commerce équitable local que vous mentionnez est le « vrai » commerce équitable :
- Même réflexion de base : moins d'intermédiaires, un vrai prix pour le producteur.
- Favoriser le développement LOCAL, dans le cas des produits que l'on trouve chez nous. Attention, il s'agit bien de produits adaptés a nos terres, nos climat, et notre savoir faire, pas question d'adapter le vivant a notre environnement (même si dans la réalité c'est déjà le cas)
- Ce commerce équitable là possède une dimension écologique supérieure, le but étant de minimiser les émissions de polluants notamment pendant le transport. En clair, en allant chercher les produits près de chez nous, on pollue moins.
- Commerce équitable veut aussi dire consommer des produits de saison !
- Bien entendu, pour tout ce qui est café ou Cacao par exemple (et en fait de ombreux produits), il faut quand même aller chercher dans les Pays du Sud.
- Pour le moment je suis contre le commerce équitable proposé en grande distribution. Nos chaines de supermarché ne jouent pas le jeu du commerce équitable, mais le jeu de la mode, ce qui est tout à fait contradictoire.
Le but reste de participer au développement des économies agricoles les plus pauvres, mais de façon moins aveugle, plus écologique, sans défavoriser les producteurs locaux.
Il est dommage que l'article ne développe pas plus l'aspect « local » de l'étiquette « équitable », car les associations de commerce équitable ne travaillent pas toujours de la même manière, ni avec les mêmes valeurs (ni à la même échelle). Mais c'est déjà un début !
à Melinster
De asso.astucesdvpt
association pour le développement d... | 19H11 | 02/03/2009 |
« Pourquoi ne parler que du commerce équitable relatif aux pays du tiers monde… »
Mais parce que la notion de « commerce équitable » est née des injustices qui résultaient des échanges nord/sud. Aujourd'hui, les associations, les labels, ont fait que le « commerce équitable » ne désigne QUE les échanges avec les pays « pauvres ». Quant aux échanges locaux, il reste à leur trouver un nom qui pourrait réunir les notion de justice, de respect de l'environnement, de qualité, …
Il faut savoir que chaque association, chaque filière possède son label, ses critères « d'équitabilité », mais ECOCERT, reconnu par beaucoup de consommateur comme sérieux, a lancé un nouveau label (ESR) (voir : http://www.ecocert.fr/-ESR-Equitable-Solidaire-.html)
Même si c'est important de développer les bons rapports avec nos producteurs locaux, il ne faut pas mélanger les deux notions qui sont bien distinctes, la plupart des produits « équitables » ne peuvent pas être produits en France…
Au niveau local, il y a plein d'expériences à encourager : les AMAP, les paniers BIO, (A Toulouse : BIOBOX : http://www.biobox.fr/), et surtout, pour tout le monde : les marchés ! (80% des fruits et légumes sont achetés en grandes surfaces, au détriment des producteurs -faible coût d'achat- et au profit des Hypers - marges énormes-)
Voilà, dans tous les cas, c'est très bien de se poser des questions sur les origines des produits, la justice pour les producteurs, le respect de l'environnement… Ce qui est dommage en revanche, c'est que beaucoup trop de monde se posent ces questions quand ils voient les labels, mais ils ne se posent pas de questions sur la plupart du reste de leurs achats…
Association pour le commerce équitable et le développement durable à Toulouse : association Astuces : http://astucesdvpt.blog4ever.com
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 10H47 | 02/03/2009 |
Je vis à shanghai, j'essaie ! Souhaitez moi bonne chance !
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 10H53 | 02/03/2009 |
AH oui… bonne chance avec la façon que les Chinois cultivent !
Apparemment ils ne sont pas gêné d'utiliser des engrais … douteux.
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De manusan
10H59 | 02/03/2009 |
je vis à Kunming depuis 6 ans, c'est pas de la chance qu'il te faut, c'est un miracle, prépare ton stock de cierges.
bonne chance quand même.
De Tassin
Inquiet | 10H49 | 02/03/2009 |
L'équitable c'est bien, le local c'est mieux.
à Tassin
De Ryuu
Informaticien parisien | 11H09 | 02/03/2009 |
C'est sur, mais je pense que nous ne sommes pas encore prêt a nous passer de thé / café / chocolat (vu qu'on est pas prêt de produire ça localement)
à Ryuu
De Tassin
Inquiet | 13H30 | 02/03/2009 |
Certes
Mais pour le riz et jus de fruits par contre on a la camargue et les vergers.
à Tassin
De Ryuu
Informaticien parisien | 14H38 | 02/03/2009 |
Pas sûr que la camargue suffise a produire assez de riz pour toute la France, voire toute l'Europe (y-t-il d'autres zones propres a la riziculture en Europe ? )
Et pour ceux qui n'aiment que le riz thai, hein ?
Par contre, je suis totalement d'accord pour les fruits, si on accepte de se passer des fruits exotiques.
à Tassin
De SupercalifragilistiC
J'représente mon cul pas un départe... | 11H28 | 02/03/2009 |
Je suis aussi d'accord. On a développé le commerce équitable parce que les petits producteurs du tiers monde se faisaient acheter leur production par des grandes boites à des prix ridicules et qui revendent tout ça dans des pays riches en se faisant des marges énormes.
Si on consomme la production locale, celle de notre pays, on ne va plus acheter la production de ces petits producteurs, et ils vendront leur production aux consommateurs locaux de leurs pays.
Je sais que c'est un peu plus compliqué que ça, et que le commerce équitable est tout de même une bonne aide, mais elle ne doit pas être la seule…il faut faire en sorte qu'ils ne dépendent pas de notre consommation. On sait très bien que la plupart de leur production n'est pas consommée chez eux, alors qu'à certains endroits ils crèvent de faim en plus…
De plus, le commerce équitable ne change rien au fait qu'il faut transporter toutes ces productions sur des milliers de km…vive la pollution !
à SupercalifragilistiC
De funkystefffff
Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 23H47 | 02/03/2009 |
Qu'un producteur de café ne consomme que du café, en somme… Ouais, moi je bois trois cafés : je vais aux chiottes, j'espère qu'ils ont des intestins en plomb !
à Tassin
De funkystefffff
Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 23H48 | 02/03/2009 |
L'étable c'est bien, le bocal c'est mieux.
(c'est un poisson qui m'a dit ça)
à Tassin
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 03H19 | 03/03/2009 |
Et assez dangereux, voir les pays se refermer ouvre plus facilement à la guerre, le commerce même inéquitable présente l'avantage d'obliger les pays à dialoguer !
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 10H53 | 02/03/2009 |
Que vont devenir les « échanges de petits cadeaux » ?
De ljos
photographe / géologue | 11H01 | 02/03/2009 |
d'accord pour l'équitable (et pourquoi BIO équitable ? puisque ça existe … autant tout changer d'un coup), pour des produits que l'on ne peut pas trouver localement :
- le riz (et encore le riz est également camarguais), le café, le chocolat, les bananes, le coton, le sucre (la betterave … c'est tout sauf une culture écolo), ….
… mais j'espère qu'ils ne vont pas jusqu'à l'ineptie d'acheter des produits que l'on peut trouver en local ! j'ai vu en supermarché du miel équitable provenant du Pérou … alors que la France est producteur de miels fabuleux … ça sert à quoi ? à part griller des tonnes d'HeL de Pétrole ?
… il serait bien que les collectivités locales découvrent qu'il y a aussi des producteurs locaux … et que eux aussi peuvent profiter d'un commerce « équitable », cf les prix d'achats des grandes surfaces …. les fruits et légumes peuvent être pris à côté, au lieu de les prendre à Rungis, quand on habite dans les Alpes (véridique).
C'est tout un état d'esprit qu'il faut changer …. aider les pays du Sud c'est extra … aider les agriculteurs locaux c'est vital. Et si on peut passer au bio petit à petit … ce serait encore mieux.
à ljos
De Zeloutre
engagée | 12H48 | 02/03/2009 |
Petite info complémentaire sur le miel équitable :
si on importe du miel d'ailleurs alors qu'on en produit en France, c'est que les producteurs français ne produisent pas assez pour répondre à la demande des consommateurs !
Donc ça me semble justement un parfait exemple de consommation responsable : consommer d'abord localement, et importer le surplus nécessaire de manière responsable, via les filières du commerce équitable !
à Zeloutre
De thierrydelyon
humain | 13H09 | 02/03/2009 |
EXACT !
à Zeloutre
De ljos
photographe / géologue | 13H54 | 02/03/2009 |
à moitié d'accord avec ce principe (surtout pour le miel) … on ne produit pas assez ? pas étonnant, chaque année des centaines de ruches disparaissent à cause des pesticides … donc la France en produit de moins en moins.
Donc quelle solution pour palier au manque ? on importe depuis des pays qui se trouvent à 10'000km d'ici … et on continue notre bon lot de pollution massive.
On ne produit pas assez de miels ? alors qu'on trouve une solution pour préserver les ruches françaises … en réduisant les pesticides plutôt qu'en déversant des tonnes de pétrole en transport.
Et comme l'on dit certains, achetons local … et aidons les agriculteurs de ces pays à vendre localement. C'est ahurissant de voir que les poulets européens sont moins chers que les poulets locaux sur les marchés de Dakar !
à Zeloutre
De funkystefffff
Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 23H19 | 02/03/2009 |
Puisqu'on en est dans les petites infos complémentaires, il faudrait aussi préciser que le nombre d'apiculteurs diminue tous les ans (de 2000 à 3000 tous les ans -source UNAF-), notamment dû à la grande distribution qui n'hésite pas à importer des miels moins chers qui viennent de l'étranger et qui se « carrent » pas mal qu'ils soient équitables ou non. Et aussi à cause de la difficulté pour les apiculteurs de trouver des sites « propres » qui ne tuent pas leurs abeilles…
à ljos
De FO le dire
Nantes | 07H50 | 03/03/2009 |
Du miel aux OGM ? C'est un autre problème mais il se pose sérieusement, d'ailleurs les apiculteurs parlent aussi des productions qui baissent à cause des OGM.
De tooms4444
p'tit con | 11H05 | 02/03/2009 |
Pour faire équitable, si on commençait par arrêter la subvention anti-concurrentiel de nos produits exportés ?
Est-il normal, par exemple, que nos tomates soient bradées sur les marchés de Dakar (cf. « we feed the world »), mettant ainsi en péril l'économie locale ?
à tooms4444
De nosil35
en mutation | 17H10 | 02/03/2009 |
Tu oublies que la FNSEA veille ….
Déjà qu'ils ont les OGM (ou plutot le moratoire) en travers de la gorge, sans compter la réformette de la PAC (ou est la rupture de Naboléon ? )…
Local, équitable et si possible BIO. Du bon sens en somme.
De Anthropia
11H08 | 02/03/2009 |
J'avoue que j'aimerais bien passer du café à un produit local, mais je hais la chicorée.
http://anthropia.blogg.org