Et si on développait le tri sélectif des journaux gratuits ?

Des employés municipaux ramassent des exemplaires du quotidien Métro à Marseille en 2002 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Ceux qui ont emprunté dernièrement le métro parisien auront sans doute remarqué un petit « poème » estampillé sur des panneaux à l'intérieur des rames. Il fait partie de la campagne en faveur de la propreté lancée par la RATP sur son réseau.

« Attrapé à la volée,
Feuilleté en vitesse sur le quai,
Lu et relu, même l'édito,
Classique pour le journal du métro !
Mais sur le siège abandonné,
Glissé, tombé, piétiné, déchiqueté,
Eh oui, pour le pauvre journal, la poubelle
Eut été, ô combien, une fin plus belle… »

En effet, avec quatre titres en distribution gratuite cinq jours sur sept, Paris et son métro sont submergés par les journaux : selon l'OJD (association pour le contrôle de la diffusion de la presse) chaque jour, presque deux millions d'exemplaires de gratuits sont distribués.

Les deux titres du groupe Bolloré (DirectMatin et DirectSoir) représentent à eux seuls la moitié de ce chiffre : 954 200 exemplaires. Métro et 20 minutes y contribuent (avec 858 300 copies) auxquels il faut ajouter le petit apport hebdomadaire d'A Nous Paris (294 600), le magazine « tendance » de la RATP.

Voici comment le rendez-vous régulier tant apprécié des voyageurs peut se transformer en une montagne de déchets : 81 tonnes de papier trainent le soir sur les quais et les trottoirs. Un volume important qui pourrait être recyclé.

L'idée

De l'autre côté de la Manche, ce constat s'est déjà traduit par des mesures concrètes. Dans la City of Westminster, important arrondissement de Londres, la mairie a pourvu les gares et les stations de métro de corbeilles de tri, dédiées aux gratuits. La mesure avait été rendue nécessaire dès 2006, date de l'arrivée des gratuits du soir à Westminster.

Malgré cela, la guerre commerciale entre les deux titres principaux, London Lite et thelondonpaper, avait généré une véritable guerre des tirages. Aujourd'hui, une vague d'environ 250 000 exemplaires (à peu près 12 tonnes de papier) se déverse chaque soir sur Westminster.

Trop pour le City Council qui, en janvier 2008, obtient que les éditeurs des deux titres, Newspapers International et Associated Newspapers, acceptent d'installer 56 corbeilles de tri dédiées en renfort des 158 poubelles municipales. Et le tout à leur frais (environ 600 € la corbeille et le coût du traitement et du recyclage), avec interdiction de vendre des espaces publicitaires sur leurs corbeilles.

Dans les quatre sites concernés, les résultats sur les six premiers mois ont été encourageants : 120 tonnes de papier ont été recyclées, allant s'ajouter aux 465 tonnes collectées dans la même période par la ville.

585 tonnes recyclées à Londres

D'ailleurs Londres n'a rien inventé : depuis 2003, 220 bacs de recyclage ont poussé un peu partout dans les 68 stations du métro de Montréal (STM), au Québec. L'initiative a été portée par l'édition locale de Métro (Journal Métro Montréal) : dans chaque station, plusieurs employés du groupe s'occupent de transférer jusqu'à dix fois par jour le contenu des poubelles dans des containers de 30 m3 situées à l'extérieur des stations. Ceux-ci sont vidés une fois par jour par un camion qui passe collecter le papier.

Ainsi en 2007 ont été récupérées plus de 750 tonnes de papier (le journal est diffusé à 160 000 exemplaires, soit 7,7 tonnes de papier par jour). A Montréal aussi, c'est à l'éditeur d'assumer 100% du coût du dispositif.

Pour dresser à la fois un bilan et une comparaison des deux initiatives, on peut estimer que Londres arrive à recycler 585 tonnes de papier sur les 2 880 diffusées (20%) alors que Journal Métro Montréal récupère 40% de ses 1 850 tonnes des journaux.

Comment la mettre en pratique

Mais alors pourquoi Métro Paris n'a pas suivi l'exemple de son cousin québécois ? Si Jeremy Bryant, directeur de la logistique du groupe, ne désavoue pas le travail qui est fait au Québec, il préfère néanmoins aborder d'autres projets pour ce qui concerne la ville de Paris :

« On travaille optimiser la circulation, de telle sorte que plusieurs lecteurs lisent un même exemplaire. »

Quant au « traitement de fin de vie » de chaque copie :

« On pourrait imaginer que chaque matin les lecteurs échangent la copie du jour avec celle de la copie de la veille pour que celle-ci soit recyclée. On éviterait ainsi de faire circuler trop de camions pour vider les poubelles. »

Même son de cloche du côté de DirectMedia, qui détient l'exclusivité pour la distribution de ses gratuits dans les présentoirs placés à l'intérieur des stations du métro. Patrick Lepinay, directeur de la distribution pour DirectSoir et DirectMatin affirme :

« Notre objectif est de faire zéro reliquat. Ensuite, dans les gares, nous ne sommes pas chez nous. C'est donc à la RATP et à la SNCF de récupérer leurs déchets. »

Une argumentation qui n'aurait pourtant pas fonctionné à Montréal. Daniel Barbeau, directeur du Journal Métro de Montréal, avoue :

« Le service de tri et collecte nous a été imposé par la société des transport en contrepartie du droit de diffusion en exclusivité sur son réseau. »

A Paris, surtout ne « pas désorienter les voyageurs »

Pour l'instant, cela n'est pas la façon d'aborder la question chez RATP. La société reconnait néanmoins l'importance du problème, en tête des préoccupations des usagers sur le forum « vous et la RATP ».

Quant aux 1 700 sacs jaunes provisoires, accrochés aux poubelles classiques, ils sont essentiellement là pour familiariser les usagers au tri. Françoise Combelles, chargée de mission énergie, avoue en effet que le système de tri n'est réellement effectif que sur ligne 14 du métro et dans deux gares de banlieue du RER.

« Il ne faut pas désorienter les voyageurs, défend Françoise Combelles. On propose deux collectes, comme à l'extérieur : papier, alu et carton d'un côté, le reste de l'autre. » En attendant que le système soit généralisé à la plupart du réseau… La RATP souhaite en effet s'intégrer au système de tri et collecte mis en place par la ville, pour lequel l'entreprise paye une redevance.

En pratique, des difficultés restent à résoudre. Elles sont liées au fait que partout dans Paris le ramassage du papier se fait deux fois par semaine. La RATP doit donc stocker les déchets pendant plusieurs jours à l'intérieur de ses stations. Or, nombre d'entre elles ne disposent pas de ces espaces.

Les responsables de ce secteur à la mairie de Paris semblent conscients de ces obstacles mais l'augmentation de la fréquence de collecte des bacs jaunes n'est pas prévue pour tout de suite.

François Dagnaud, adjoint au maire et chargé de la propreté et du traitement des déchets ainsi que président du Syctom, syndicat d'agglomération pour le traitement des déchets, rappelle que le tri sélectif est arrivé à Paris en 2002 seulement, avec beaucoup de retard par rapport au reste de la France. « Aujourd'hui ce retard a été rattrapé et on estime collecter 40% du gisement de papier, soit 38 000 tonnes », continue-t-il.

D'ailleurs François Dagnaud connait le cas londonien et précise :

« A Londres c'est un tout autre système de tri et collecte. Là-bas, les gens rapportent leurs déchets dans des points de collecte communs placés le long des rues. Cela permet une collecte plus régulière et fréquente mais se traduit par moins de confort pour les ménages. »

En attendant mieux, triez votre exemplaire à domicile

Mais la vraie différence entre Paris et Londres réside peut-être ailleurs. Il s'agit de Clean Neighbourhoods and Environment Act, une loi, approuvée en 2005, qui entre autres permet aux pouvoirs locaux d'interdire la distribution de publications gratuites là où elles polluent l'environnement.

« Cette loi a été déterminante pour inciter les éditeurs à s'engager volontairement dans la collecte », explique Charles Begley, directeur des relations média du Westminster City Council. En France, en revanche, pas de pressions sur les éditeurs de journaux.

Or, la loi L.541-10-1 du code de l'environnement oblige en effet les émetteurs d'« imprimés papiers gratuits » à participer économiquement au traitement de fin de vie de leurs produits. Problème : les publications de presse, y compris les gratuits, sont dispensées de cette loi.

En attendant que la situation évolue, mieux vaut alors suivre l'une des consignes suggérées par la RATP dans sa campagne « Propreté, on a tous un rôle à jouer » : ramener chez soi la copie de son journal pour la trier avec les autres déchets ménagers.

A lire sur Rue89
Tous les articles sur les déchets
Tous les articles sur la RATP

A lire ailleurs sur le Web :
Une discussion sur le recyclage sur le forum Vous et la RATP.net

Photo : des employés municipaux ramassent des exemplaires du quotidien Métro à Marseille en 2002 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Modification, 11/02/09 : formulation de la citation de Jeremy Bryant.

67 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de bcgh75

à Putt Bill Portrait de Putt Bill De bcgh75

Jaurès is not dead | 16H31 | 11/02/2009 | Permalien

CQFD

Portrait de volfonisenior

à Putt Bill Portrait de Putt Bill De volfonisenior

audiovisuel | 18H04 | 11/02/2009 | Permalien

D'accord avec bcgh75, vu le niveau de ton argumentation le mieux aurait été d'éviter de parler de l'étendue de la connerie humaine, mais bon ça te passera avec la fin de la puberté.

Portrait de Carvalho

De Carvalho

militant associatif à Paris | 12H57 | 11/02/2009 | Permalien

A Madrid, des présentoirs vides sont à disposition du public pour déposer les gratuits. Cela permet aux suivants, plutôt que de piocher un nouvel exemplaire, de prendre ceux déposés par les précédents voyageurs.
Ce système de réutilisation devrait déjà être mis en place, avec comme incidence un nombre de lecteurs plus importants, et logiquement un tirage moindre…

Portrait de manu.lille

à Carvalho Portrait de Carvalho De manu.lille

Ecolo chef d'entreprise | 13H12 | 11/02/2009 | Permalien

Mais, en france, la publicité est vendue sur la base du tirage, pas du lectorat. Donc il faut imprimer, quitte à jetter des exemplaires neufs, non lus, qui partent au recyclage dès la sortie de l'imprimerie ! ! !

Personnellement, les journaux gratuits, mais aussi les payants, je les garde avec moi jusqu'à ce que je trouve une poubelle destinée au tri sélectif.
Là ou je bosse, le tri sélectif est que très mal organisé, aussi je trie, et je jette chez moi, dans une ville voisine.
c'est juste une histoire d'organisation.

cdlt

Portrait de JP_JP

De JP_JP

13H05 | 11/02/2009 | Permalien

Et si on boycottait les gratuits ?
que des avantages.

Portrait de Beretman

De Beretman

ou la joie de vivre | 13H16 | 11/02/2009 | Permalien

Ces journaux sont gratuits pour leurs lecteurs car payés par la Pub.
Les publicités sont une source inépuisable de pollutions :
. lors de leur fabrication : transport et fabrication puis utilisation de papier et d'encres
. lors de leur distribution : transport
. lors de leur « utilisation » : essentiellement pollution visuelle
. après leur lecture : déchets abandonnés
. lors de leur collecte : transport
. lors de leur destruction ou de leur recyclage : énergie, gaz à effets de serre
Résistons à l'Agression Pubilicitaire permanente !

Portrait de kkadim

à Beretman Portrait de Beretman De kkadim

service public rhone alpes | 07H23 | 12/02/2009 | Permalien

et qui paye la pub…………. nous.

Portrait de Bruno_Rabatjoietv

De Bruno_Rabatjoietv

- | 13H18 | 11/02/2009 | Permalien

Moi ce qui m'inquiète c'est que cet article traite des journaux gratuits comme si ça avait toujours existé et que ce soit un document primordial.

Certes c'est une presse gratuite, pratique donc pour ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter un journal.

Mais voilà c'est une surconsommation et pollution (+ excuse à détruire des arbres) énorme !

Tout ce papier ! ! ! C'est faramineux si on le multiplie par le nombre de grandes villes qui se sont mises au « METRO » ou « 20 MINUTES » ! !

Y a 10 ans ça existait pas et on n'en mourrait pas ? !

Le pire c'est que ces presses sont diffusées dans des grandes villes, donc là où des gens ont un accès facile à internet, ou à la maison ou au travail.

Alors une telle diffusion de papier, destruction d'arbres etc tout çà pour seulement quelques personnes qui n'ont pas internet pour s'intéresser à l'actualité je trouve que c'est un sacré gaspillage !

Moi qui suis dans une grande ville sans « METRO » ni « 20 MINUTES » bah je vais sur leur site internet, car comble de la chose, ils ont en parallèle la même actu sur leur site. Et même quand je travaillais à Paris j'allais sur internet lire leur site.

Donc, un tric sélectif des gratuits : OUI forcément ! ! C'est obligatoire même ! !
Mais que la réflexion se porte plutôt sur le bénéfice : environnement / pollution / gaspillage.

On arrête pas de bassiner le citoyen de mettre des ampoules basse consommation, de faire attention à l'eau qui coule et bla bla bla.
Mais à côté on a des grandes villes fournies à outrance de papiers gratuits consommateurs de bois, et d'eau (même quand c'est avec du papier recyclé).

Y a 10 ans pas de « METRO » et du style, et franchement j'étais pas moins cultivé ou informé. Ca ne m'empêchait pas de dormir.

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 14H00 | 11/02/2009 | Permalien

Directement à la poubelle ?

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de Dadavid

De Dadavid

14H02 | 11/02/2009 | Permalien

Je sais pas a Paris, mais ici a Londres pas besoin de prendre les journaux qu'on nous tends, il suffis de monter dans le bus/tube pour en recuperer. Reste que si certaines personnes laissent leur journal dans le but d'etre reutilise (en le repliant bien, c'est plus agreable), d'autre ne font que s'en debarasser en le laissant tel quel, voir chiffone.

J'avoue ne pas recycler mais juste laisser le journal de cette facon. Au final, j'espere qu'apres avoir reutilise de nombreuses fois ces journeaux sont trie, etant donne que ca doit bien faire 90% des detritus laisse par les usagers.

Si on veut mon avis a 2 sous, des agents des differents gratuits devraient s'occuper de justement netoyer les bus de tous ces gratuits et les recycler. J'ai pas envis que le prix de leur polution se retrouve dans mon abonement.

Portrait de kkadim

à Dadavid Portrait de Dadavid De kkadim

service public rhone alpes | 07H27 | 12/02/2009 | Permalien

mais moi je pratique la chose lorsque je voyage en train : je laisse la revue ou le journal (non gratuit), sur mon siége pour en faire profiter un éventuel autre voyageur, plutot que la poubelle.
et pense bientot peut être faire la même chose avec des livres de poches ( plutot que de les laisser moisir sur une étagére ).

Portrait de slackerbitch

De slackerbitch

Homme qui doute | 14H03 | 11/02/2009 | Permalien

J'ai bossé 1 an sur Lille, en me rendant au boulot en train + metro. Au début je ne connaissais pas ces gratuits, puis j'ai vite vu que leur contenu était dénué de tout intérêt …
La question à se poser n'est pas comment les recycler, mais est-il vraiment utile de les éditer ? ? ? Le seul but de ces journaux est de caser de la publicité !
Usagers, refusez les gratuits ! Prenez un bon livre de votre bibliothèque (ou un mauvais, de toute façon on ne le sais qu'à posteriori ! )

http://antipub.org/

Portrait de Chuck Norris

De Chuck Norris

14H10 | 11/02/2009 | Permalien

Petite précision : comme un riverain l'a mentionné, ce problème ne se pose pas qu'à Paris… A Lille, depuis au moins un ou deux ans (à vue de nez), des messages de Transpole sont affichés et des poubelles en carton « spécial journaux gratuits » se trouvent dans toutes les stations de métro. Je ne sais pas avec certitude ce que ça donne au niveau traitement et recyclage, mais l'initiative est ancienne.

Je me suis quand même demandé, au niveau juridique, à qui appartiennent ces « journaux » après les avoir pris ? Dans le cas d'un vrai journal, le paiement fait office de transfert de propriété, mais quid des torchons gratuits (qu'on vous propose parfois huit fois sur trois cents mètres quand même) ? ! ?
N'étant pas moi-même juriste, il faudrait voir si il n'est pas possible de considérer que tout ou partie de la responsabilité de ces feuilles de choux est toujours du ressort de leurs éditeurs-bourreurs de cranes…

Dans tous les cas, lire de la publicité, non merci, mais bon courage à ceux qui le distribuent…

Portrait de Yakuza8567

De Yakuza8567

Journaliste en environnement | 15H33 | 11/02/2009 | Permalien

A qui appartiennent les déchets ? Bonne question, surtout dans le cas des imprimés, et des journaux.
En France, la filière des déchets d'imprimés non sollicités est gérée par l'éco-organisme EcoFolio (les emballages cartons et papiers par Eco-emballages, les ampoules basse consommation par Récylum, etc.)

A la base de ces filières : la responsabilité élargie du producteur (REP). Un concept lancé par l'OCDE qui attribue au producteur d'un objet la responsabilité de la « fin de vie » de cet objet (collecte puis « traitement » - réutilisation, recyclage, incinération, enfouissement…) Tout ceci a un coût. Il est payé par le producteur en théorie, mais en réalité par le consommateur. C'est la fameuse « éco-contribution » qu'on peut voir par exemple lors de l'achat d'une télé, d'un frigo… Quelques euros maxi selon sa taille. (plus l'objet sera encombrant, plus l'éco-contribution sera chère, car la collecte et le traitement plus compliqué).

Pour les imprimés non sollicités, c'est pareil. « Problème » (pour les producteurs, pas pour les consommateurs) : le coût est directement payé par le producteur, puisque par définition, un imprimé non sollicité n'est pas « désiré » par le consommateur. Le coût de la filière ne peut pas être répercuté sur le consommateur, puisqu'il n'y a pas d'achat.

Pour l'instant, les annuaires, les prospectus du commerce et de la distribution et la presse gratuite d'annonces sont concernés. La « presse d'information », dont la presse gratuite, sera-t-elle concernée ? Rien n'est moins sûr, elle freine des quatre fers pour ne pas être concernée ! ! Elle n'est déjà pas en bonne santé financière, il y a peu de chances qu'elle accepte de passer à la caisse.

Pour info, les catalogues aurait dû être concernés dès juillet dernier… En décembre, lors de l'examen du projet de loi de finances rectificatives 2009, les députés ont repoussé l'extension de la responsabilité élargie du producteur pour les catalogues à… fin 2009. A ce train, les journaux, s'ils sont concernés un jour, ne seront soumis à la REP qu'à la saint-Glinglin !

Sinon, l'article fait référence au recyclage à Londres… C'est un « échec » pour les éditeurs des gratutis, puisqu'ils s'étaient fixés un objectif de collecte de 400 tonnes de papier. La ville de Londres a donc fait mieux qu'eux…

Portrait de ganima

à Chuck Norris Portrait de Chuck Norris De ganima

chomeur de longue durée furtur trav... | 15H58 | 11/02/2009 | Permalien

bonjour,

moi j'aime bien la pub, ne serais ce que pour etre informée !

ou recevoir, des réduc par exemple !

les journaux une fois utilisés me servent toujours à quelque chose !

n'en déplaisse à tout les écolos à 10 balles, qui voudraient nous appliquer leur dictature liberticide piquée aux suisses facho et aux allemand pas mieux !

y a cas embaucher des gens pour les ramasser ces papiers, si vous créez un poste au smic dans ma ville , je suis candidate pour les ramasser !

c'est ça le developpement et la richesse dans un pays dit développé !

C'est pas filer des amandes pour remplir les caisses, et demander toujours plus de contribution physique aux gens de façon complètement gratuite !

tout travail mèrite salaire et le tri selectif en est un !

Portrait de Lemmy_Nothor

à ganima Portrait de ganima De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 17H23 | 11/02/2009 | Permalien

Ecolos a dix balles ? Attendez, je calcule vite fait, 81 tonnes de papier par jour, 5 jours semaines, multiplié par 52 semaines….tout ça pour que vous puissiez jetter un coup d'oeil sur les ventes d'appareils electro ménagers ? Vous achetez combien de machine a laver par semaine vous ? ? Et des cafetières electriques ? Sans compter les moulinettes, les karchers, et j'en passe….

Vous avez internet …..pourquoi ne pas faire votre shopping en ligne ?

Vous trollez très large….

Portrait de Bruno_Rabatjoietv

à ganima Portrait de ganima De Bruno_Rabatjoietv

- | 20H10 | 11/02/2009 | Permalien

Gamina, les écolos à 10 balles vous suggèrent de faire un survol de la forêt d'Amazonie…
Si vous ne savez pas ce à quoi sert cette forêt renseignez vous sur le net.

Revenez ensuite donner un commentaire cohérent vis à vis des diffusions importants de journaux gratuits, multiplié par X villes, multiplié par X pays…

D'ailleurs qui paie pour le nettoyage des lieux publiés salis de tous ces gratuits jetés n'importe où ? L'habitant ? … Si gratuit que çà du coup le journal ou répercuté sur les impôts locaux ? …

Portrait de Lemmy_Nothor

De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 14H32 | 11/02/2009 | Permalien

Bref, il serai plus simple d'interdire carrement ce genre de torchon….ceci après avoir lu les divers commentaires plus haut….

Portrait de superBlairo

De superBlairo

En crise permanente | 14H38 | 11/02/2009 | Permalien

J'ai pas lu…..
Dés que je voit les mots « metro » et « Paris » je ne me sens pas concerné, surtout sur un site qui a vocation a « rayonner » un peu plus loin….

Portrait de Lemmy_Nothor

à superBlairo Portrait de superBlairo De Lemmy_Nothor

The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 15H14 | 11/02/2009 | Permalien

Je suis à Barcelone, c'est kif kif ici…..je crois que cette mode de donner de la pub gratuite existe dans toutes les grandes villes du monde…

Portrait de superBlairo

à Lemmy_Nothor Portrait de Lemmy_Nothor De superBlairo

En crise permanente | 09H39 | 12/02/2009 | Permalien

A la différence, qu'a Barcelone il y a la mer pas loin, et pour emballer le poisson, les journaux c'est pratique !

Portrait de ganima

De ganima

chomeur de longue durée furtur trav... | 15H45 | 11/02/2009 | Permalien

bonjour,

houais, si on demandait aux gens d'etres moins con aussi ! autant avec un peu de chance ça marche !

Portrait de JayGuevara

à ganima Portrait de ganima De JayGuevara

ingénieur environnement | 09H38 | 12/02/2009 | Permalien

Demander aux gens d'être moins cons ? … « Vaste programme » comme dirait l'autre

Portrait de Lairderien

De Lairderien

16H21 | 11/02/2009 | Permalien

A problème simple, solution simple !

Il suffit d'interdire la distribution de ces feuilles de choux, qui ne sont rien d'autres que de la pub, déguisées en journaux (de propagande consumériste et ultralibérale).

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 16H59 | 11/02/2009 | Permalien

Dans le métro et même les jardins publics, il y a de jolis poubelles jaunes pour y balancer tout ce qu'on peut recycler comme à la maison.
C'est encore mieux que de simplement récupérer les journaux, puisqu'on y récupère les canettes, les papiers en tout genre et mêmes les autres journaux.

Bon, pour que ce soit bien efficace, il faudrait un loi qui permettent de coller un grand pain dans la gueule à tous les ploucs qui balancent leur journal par terre ou le pose sur le siège en regardant en l'air, style je l'ai pas jeté je l'ai laissé au prochain… (et ça serait bien aussi de rajouter dans la liste des mecs à qui on peut éclater la gueule les gros porcs qui crachent au milieu du chemin).

Quand au ramassage, qui c'est qui ramasse l'ignoble merde qui s'étale sur le trottoir et les marches quand les journaux se transforme en boue sous l'action de la pluie et des pieds ?

Mais il y a pire que cette couche de journaux sur le sol des wagons, car c'est juste dégueulasse mais pas trop embêtant.
Le pire, c'est les débiles qui les prennent dans les piles, et qui pour ça vont se coller en plein dans le chemin des gens qui arrivent en face. Tous les matins j'y ai le droit, et je ne compte plus le nombre de fois où je me suis fait plaisir en bousculant avec vigueur l'imbécile de service tout en faisant mine de ne pas l'avoir vu.

Portrait de Boris lui même

De Boris lui même

Observateur | 18H08 | 11/02/2009 | Permalien

Et si on développait le Tri Sélectif (et le financement de la fin de vie) DE TOUS LES JOURNAUX (sauf rue 89, bien sûr ! )

C'est amusant comme, à la lecture de cet (intéressant) article et de ses nombreux commentaires, il s'avère que personne ne se pose la question des journaux non gratuits, autrement dit payants, soit l'écrasante majorité des journaux qui finissent mal, dans la mauvaise poubelle ou volant dans nos rues au fil du vent !

Car c'est là l'une des bizarreries du formidable principe général de « Responsabilité Elargie des Producteurs », star de Grenelle : il compte une exonération de taille, à savoir la presse quotidienne payante et les magazines, soit la plupart des papiers que nous cotoyons tous les jours. Ils ne cotisent pas à EcoFolio (l'éco-organisme des papiers), ne paient rien pour la fin de vie de leur production et s'en lavent joyeusement les mains, enduites de caractères d'imprimerie fort polluants !

Curieusement, aucun journaliste (de presse payante ou gratuite) ne semble s'en émouvoir, tant il est vrai que les journalistes (et j'en suis un ! ) se sentent souvent peu concernés par les travers de leur propre secteur, y compris ceux qu'ils aiment par ailleurs tant dénoncer…chez les autres.

On nous dira : « ces pauvres journaux, ils ont déjà tellement de problèmes, regardez, ils sont obligés de faire l'aumone de subventions astronomiques à l'Etat » (sans doute pour mieux garantir leur indépendance ? ! ) mais il est douteux qu'il soit souhaitable d'établir un lien entre la santé financière d'un secteur économique et sa contribution au développement durable…ou sinon, en ce moment même, chacun se devrait de faire une grande croix (verte ? ) sur la totalité des efforts en faveur de l'écologie.

Alors s'il vous plaît, monsieurs les journalistes, ou plutôt monsieurs les Directeurs de groupes de presse, à quand un petit effort pour verdir votre propre jardin, plutôt que de lancer des déchets dans ceux de vos voisins ?

Portrait de Beretman

De Beretman

ou la joie de vivre | 18H58 | 11/02/2009 | Permalien

Et si on arrêtait de parler de « tri sélectif » ?
Un tri est une sélection !
Ramassage, récupération, recyclage, collecte, … sélectif (ou ive).
On a le choix, non ?

Portrait de Seamasdubh

De Seamasdubh

Voyageur intersidéral | 20H12 | 11/02/2009 | Permalien

Très étonnant que votre article cite Londres en exemple, et pas Lyon… Un jour les parisiens découvriront la France…

Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 22H28 | 11/02/2009 | Permalien

Pollueurs-payeurs. Que les émetteurs se démerdent avec leurs ordures (dans ce cas précis dans tous les sens du terme).

Je trouve de plus en plus agressif l'appel à une pseudo citoyenneté pour le ramassage et le tri sélectif des déchets. Sur remballages, prolifération des gratuits, production de pseudo biens de consommation à durée de vie volontairement limitée pour entretenir la consommation, etc. sont des conséquences de choix politiques, économiques et industriels qui s'imposent à nous, qui nous racketent y compris indirectement via diverses taxes pour le tri, le ramassage des ordures et leur pseudo recyclages.

Je ne me sens aucunement responsable de ces conneries.

Portrait de jamasvencido

De jamasvencido

equit;bio | 23H32 | 11/02/2009 | Permalien

il n'y a pas une semaine ou je ne retrouve pas un paquet entier de ces journaux gratuits sous blister (100 ) dans les poubelles a proximité de la sortie du metro en bas de chez moi… sans oublier ceux qui sont jettes par poignées … cela va plus vite à distribuer , c'est sur , mais cela a juste la particularité d'eclater les sacs poubelles et de tout rependre sur le sol y compris toute la merde !
Alors quelles sont les coupables ? Les distributeurs payés au smic , ou les responsables de ces memes journaux qui ne font pas le necessaire pour assurer une bonne distribution ?

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