
Turquie – UE : quatre raisons pour refuser l'intégration
Jose Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne vient de passer trois jours en Turquie. Discours devant le Parlement avec citation du général de Gaulle, entrevue très privée avec le Premier ministre Recep Tayip Erdogan, discours à Santralistanbul, musée d'art moderne installé dans une ancienne usine d'électricité… Autant d'occasions de rappeler que l'UE était déterminée à poursuivre les négociations en vue de l'adhésion de la Turquie, dans le respect de la démocratie et de la laïcité et sans tolérer les dérives fondamentalistes.
Selon Jose Manuel Barroso, les trois meilleurs atouts de ce pays sont le succès de l'union douanière en place, l'importance de son armée et son potentiel énergétique (projet Nabucco).
Et… ? C'est tout ? Succès de l'union douanière ? Votre téléviseur « made in Turkey » est fabriqué par Vestel, votre machine à laver peut sortir des ateliers Beko, votre Renault a été montée à Bursa, vous recevez votre chaîne préférée via le satellite TürkSat et le complexe sportif de votre commune a été construit par Enka : est-ce suffisant pour intégrer la Turquie ? Non.
Son importance militaire ? Seconde armée de l'Otan en nombre avec un effectif de près d'un 800 000 soldats (professionnels, conscrits et réservistes confondus), la Turquie est surtout une puissance militaire aux avant-postes d'une région dangereusement instable. L'Union n'est militairement pas crédible sur la scène mondiale, donc intégrer la Turquie la renforcerait en effet dans un domaine décisif pour s'affirmer comme une grande puissance. Mais cet argument militaire est largement insuffisant pour créer une dynamique d'intégration.
Son importance énergétique ? La Turquie n'a pas de ressources naturelles en hydrocarbures mais les conduites du projet Nabucco vont bientôt la traverser de part en part pour acheminer le gaz azéri vers l'Europe Occidentale. La Turquie a-t-elle l'opportunité de vendre ce gaz à un autre client que l'Union ? Non, ce projet a été conçu pour garantir l'approvisionnement de l'Union en gaz d'Asie Centrale et que la Turquie soit ou non membre de l'Union ne changera pas cet acquis. Donc faux argument.
Pour l'UE, l'intégration est-elle acquise ? Non. L'Union ne s'est pas engagée sur une date, José Manuel Barroso n'a pas dévoilé ses convictions profondes sur l'aboutissement de ce projet et l'intégration est toujours conditionnée aux progrès que doit réaliser la Turquie.
En France, cette intégration fédère toujours une majorité d'opinions défavorables. Pour ma part, j'y suis favorable.
Alors, au lieu de rédiger un énième article d'arguments pro-Turquie, je vous propose le chemin inverse : identifier quatre obstacles, perçus comme insurmontables, à l'intégration de la Turquie dans l'Union, avant de lancer le débat sur Rue89 dans les jours à venir. Par exemple :
- Istanbul et sa movida sont européennes mais pas l'Anatolie et ses traditions,
- La Turquie est un pays musulman qui s'islamise et perd sa laïcité,
- La Turquie n'est pas démocratique, les droits de l'Homme et du citoyen n'y sont pas respectés,
- La Turquie n'a pas reconnu le génocide des Arméniens.
Alors, vrai obstacle ou idée reçue ?
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De Bardamu
difficile | 11H15 | 20/04/2008 |
« Istanbul et sa movida sont européennes », il faut quand même le dire vite.
La Turquie ne fait pas partie de l'Europe, c'est tout.
Personne n'aurait l'idée saugrenue de faire entrer dans l'UE le Canada ou l'Australie, avec qui nous partageons pourtant les mêmes racines culturelles.
Alors pourquoi la Turquie ?
à Bardamu
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 13H27 | 20/04/2008 |
La géographie déjà , même si c'est une petite partie du pays, la Turquie est en partie européenne. D'ailleurs existe-t'il d'autre pays au monde qui s'entendent sur 2 continents de manière continue.
Ensuite la Turquie a été construite par Ataturk pour être européenne, passage de l'alphabet arabe au notre, de même pour les chiffres. Structure politique reprenant les notres, les lois laiques sont d'ailleurs bien plus fortes que les nôtres (quelles soient respectées est un autre problèmes). Abandon de traditions Ottomanes pour adopter les européennes, intégration de très nombreux mots anglais, français et allemands dans la langue turque.
Pour finir car ce sont nos meilleurs ennemies depuis toujours comme on pu l'être les anglais et à moindre mesures les allemands.
à dulconte
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 16H05 | 20/04/2008 |
Depuis que François Ier s'est allié avec Soliman Ier (le magnifique) pour faire barrage à Charles Quint tous les Rois de France ont continué à considérer la Turquie comme un pays allié, et cela pratiquement jusqu'à la révolution française.Le dernier traité signé entre la France et la Turquie date de 1740.
En outre un simple coup d'oeil sur un atlas permet de voir que la Russie entoure la Turquie sur toute sa façade Est.
D'où la question : La Russie est-elle européenne ?
Question subsidiaire : L'Europe est une création de l'esprit et n'a donc rien d'intangible, pourquoi donc vouloir se limiter à la géographie actuelle ?
à Servais-Jean
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 16H47 | 20/04/2008 |
L'Europe est une création de l'esprit
Oui l'Europe n'est effectivement qu'une division assez arbitraire de l'Asie. J'avais failli aborder le thème.
Je crois que pour la Russie, qui a une très grande partie de son territoire en Asie, la question ne se pose car les Russes sont majoritairement chrétiens.
Pour l'extension de l'Europe, déjà que nous réussissions à faire l'Europe politique à 25. Après, je ne vois aucun soucis à ce qu'elle s'étende au-delà de ces limites historiques (Arctique, mer du Nord, Atlantique, Méditerranée, Bosphore, mer Noire, Oural).
à dulconte
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 17H15 | 20/04/2008 |
Je viens de me replonger dans l'histoire universelle de la Pléïade pour ce qui concerne le « génocide » arménien. Les historiens parlent de l'envahissement de l'Arménie mais comme il n'y a pas eu de volonté délibérée d'extermination d'un peuple, ils n'emploient pas le mot de génocide.
D'autre part l'empire ottoman s'étendait sur tout le pourtour méditerranéen hormis l'Italie,la France et l'Espagne, ce qui explique les traités qui furent signés par la France depuis François 1er.
Des siècles durant l'empire ottoman possédait la moitié de l'europe
à Servais-Jean
De Unstern
21H27 | 20/04/2008 |
@ Servais-Jean
Quoique toujours utile, l » « Histoire universelle » publiée dans l » « Encyclopédie de la Pléiade » est déjà fort ancienne et, à plus d'un égard, dépassée.
Les recherches sur le génocide arménien, en particulier, ont entre-temps enregistré des progrès et des découvertes considérables, dont cette publication — et pour cause — ne tient aucun compte.
En particulier, on sait aujourd'hui que les officiers turcs avaient reçu des ordres précis visant à l'extermination des Arméniens.
à Unstern
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 07H04 | 21/04/2008 |
Unstern
Effectivement ma documentation date un peu, mais je n'ai trouvé que cet ouvrage de référence.
En outre comme j'aime bien me faire ma propre opinion je n'ai rien trouvé de sérieux qui concerne ce génocide.
Il me semble que le travail des historiens n'est pas encore terminé.
Quant aux prises de position des politiques je préfère ne pas en parler, « le rôle positif de la colonisation » les ayant complètement discrédités à mes yeux.
à dulconte
De Sacha25
09H11 | 21/04/2008 |
Très exact
Et il faut définir si l'Histoire que nous voulons léguer, c'est celle que nous transmettent quelques « savants » ou celle que nous voulons fabriquer
à Servais-Jean
De Louis Gohier
Robespierriste | 09H56 | 21/04/2008 |
Je réponds à votre commentaire, mais ma réponse est valable pour nombre d'autres.
La nature européenne d'Istambul et plus généralement de la Turquie se discute à l'aune de plusieurs critères.
Purement géographiques : Alors Istambul, Ancienne Byzance et Constantinople est bien européenne (avec une petite partie asiatique si l'on pousse le raisonnement jusqu'au bout). La partie orientale, non : c'est l'Asie mineure, comme son nom l'indique elle ne se trouve pas en Europe.
Culturellement, le critère nous pose un vrai problème. S'il paraît évident que nous partageons peu de valeurs communes avec la Turquie, c'est pourtant le pays culturellement non européen qui nous est le plus proche, et cela est du à l'oeuvre peu commune et magnifique d'Ataturk. Le nier serait indigne. Le problème, c'est que cet héritage commun est attaqué de toutes parts et s'amoindri jour après jour, parfois de manière très grave.
Faut-il amarrer la Turquie à l'Europe pour préserver cet acquis unique dans le monde musulman plongé dans l'obscurantisme ou bien ne pas prendre le risque d'introduire le ver dans le fruit si l'on considère que c'est trop tard. Ou que nous n'avons pas les reins assez solides pour le faire : à voir le peu de confiance que l'Europe a en ce moment en sa propre culture, qu'elle dévalorise à tout bout de champs, avec les meilleures ou les plus mauvaises des raisons, c'est plus qu'un débat, un problème.
Reste évidemment l'aspect religieux. Là encore pas de langue de bois. L'Europe a en commun une société sécularisé à partir d'une religion qui a abdiqué l'essentiel de ses aspirations « totalitaires ».
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Islam n'en est pas là.
Enfin, les manoeuvres anglo-saxonnes (US et UK) qui poussent à l'adhésion d'Ankara pour « diluer » un peu plus encore l'europe politique, me font peur. C'est d'ailleurs cette raison qui motive ma désapprobation personnelle à l'adhésion de la Turquie.
désolé d'avoir été si long.
à Louis Gohier
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 06H17 | 22/04/2008 |
Bonjour.
Personnellement, amarrer la Turquie à l'Europe me paraît très judicieux. Je serai en revanche bien plus sceptique à propos de certains pays à l'est de l'Europe, qui font plus que les yeux doux à « l'Allié » de l'autre côté de l'Atlantique. En revanche, il y a peu, la Turquie ne s'est-elle pas permis le luxe de dénier aux US le droit d'utiliser son sol, son air et ses bases pour une opération ? Cela s'appelle une politique forte, ou je ne m'y connais pas. Beaucoup devraient en prendre de la graine. En fait la Turquie pourrait, au contraire de certaines préventions, servir de modèle à bien d'autres pays déjà entrés dans l'Union. Elle pourrait donner un point de départ à une vraie intégration des peuples et politiques européens, chose que ne veulent surtout pas les anglo-saxons, et en particulier les britanniques.
La Turquie s'islamise ? A qui la faute ? Ceux qui font la fine bouche face à son intégration ont logiquement causé une défiance et une crispation, concrétisées par cette élection où des islamistes plutôt modérés malgré tout (il suffit de comparer avec le Wahhabisme pour s'en convaincre) ont pris les rênes de l'Etat. Tendre franchement la main sans arrière-pensées peut considérablement changer une défiance turque qui n'existait guère auparavant.
Quant aux « manoeuvres anglo-saxonnes », la meilleure façon de les faire taire est de quitter l'OTAN et de travailler à une défense européenne tous azimuts, y compris côté ouest. Et selon moi, si l'Europe peut légitimement comprendre la Turquie, la présence d'une Grande-Bretagne qui n'en veut que certains aspects économiques, et pas du tout le reste, est absolument à reconsidérer au plus vite. L'Europe a aujourd'hui pour lisière ouest la Manche et la Mer du Nord.
à dulconte
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H03 | 20/04/2008 |
Sans oublier que la Turquie n'a non seulement abandonée la charia il y a 80 ans maintenant, en 1924, mais en matière de droit civil elle s'est très fortement inspirée du code civil suisse, qui est lui très proche des codes civiles autrichiens et allemands.
à leconcombrevert
De Louis Gohier
Robespierriste | 10H11 | 21/04/2008 |
Absolument. C'est un bien précieux qu'à là la Turquie. Notre devoir est de les aider à le conserver.
à Louis Gohier
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 09H28 | 22/04/2008 |
Pour aider les Turcs à garder leur législation, je ne vois guère que l'intégration à l'Europe. Il ne faudrait d'ailleurs point tarder : ils commencent à se fatiguer de tant de réticence, et pourraient bien faire cavalier seul, ou s'allier à d'autres pays, bien d'Asie ceux-là. L'Europe politique aurait certainement perdu là une bonne occasion.
à Bardamu
De marmotte64
Super héros | 09H03 | 21/04/2008 |
L'empire romain ne s'est pas arrêté à ce genre de considération
à marmotte64
De Louis Gohier
Robespierriste | 10H13 | 21/04/2008 |
à l'époque la question ne se posait pas de la même manière mon bon :
l'Asie mineure était principalement peuplée de Grecs, voire de Gaulois (Galates). La question « européenne » ne se posait pas !
à Bardamu
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 09H34 | 22/04/2008 |
(à Barmuda)
L'Europe s'arrête à la Manche et à la Mer du Nord. Ce serait un contresens absolu d'y faire entrer le Canada et/ou l'Australie, alors que la Grande-Bretagne ne veut pas faire partie d'une Europe politique, qu'elle a depuis très longtemps combattue au nom de « son » équilibre des forces. Les racines culturelles anglaises sont essentiellement insulaires.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
11H36 | 20/04/2008 |
Istanbul et sa movida sont européennes : Faux !
Géographiquement et démocratiquement, c'est faux. Istanbul se situe bien sur le continent asiatique, la Turquie est asiatique, et sa movida n'est pas européenne. Ce n'est pas parce que des gens se vêtent à l'occidentale qu'ils sont démocratiques et européens.
Comparons la Syrie et la Turquie, les deux pays sont situés sur le plateau asiatique. Les Syriens sont aussi démocratiques que les Turcs, et plus européens qu'eux du fait de leur Histoire, eux sont parfaitement laïques ça ne fait aucun doute. Voulez-vous la Syrie dans l'Europe ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 13H05 | 20/04/2008 |
Istanbul se situe bien sur le continent asiatique, la Turquie est asiatique.
ah
la corne d'or sera ravi de se savoir asiatique tout comme sainte Sophie ou la mosquée Bleue, je ne parle même pas de Galata ou Taksim.
Vous avez été en Turquie et en Syrie pour sortir des énormité pareille ?
à dulconte
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
13H55 | 20/04/2008 |
Oui c'est pour ça que j'en parle ; ) Et vous ?
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 13H59 | 20/04/2008 |
Oui et la Syrie est bien plus différente de la Turquie que la Turquie ne l'est de la Roumanie ou la Bulgarie. Antioche la turque est d'ailleurs la première ville arabe que l'on croise sur le chemin de la Syrie. Le choc culturel s'est produit pour moi dans cette ville, pas en arrivant à Alep.
Soit dit en passant ce sont 4 pays que j'adore.
à dulconte
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
16H51 | 20/04/2008 |
Alors si vous connaissez la Turquie, comme vous le dites, vous savez que ce pays est situé sur la plaque asiatique d'une part, que l'objectif depuis 70 ans de la Turquie c'est de recréer le grand état turc qui irait jusqu'au Turkestan en passant par le Turkmenistan, d'où l'intérêt d'anéantir la province Arménienne. Vous savez en outre que si la Turquie a un orteil sur le continent européen c'est à force de guerres et d'expansion depuis le XIVè siècle, en conséquence elle n'a pas de mal (si je puis dire) à avoir une certaine image en Bulgarie, et qu'elle fut en outre le « siège social » de tous les pays arabes, du Maroc à la Syrie en passant par l'Egypte, mais que finalement dans les moeurs les Syriens sont effectivement bien plus proches des Européens que ne le seront jamais les Turcs.
J'ai bien aimé Alep.
En revanche, comment pouvez-vous nier que Istanbul se situe sur la rive asiatique, ça me laisse songeur tout ça ….
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 17H27 | 20/04/2008 |
Depuis le siège de Vienne l'empire ottoman n'a cessé de s'amenuiser et ce n'est pas votre « orteil » qui prouvera l'expansionnisme turc, il prouvera simplement que vous avez tord d'avancer ce que vous dites.
Quant aux frontières de l'Europe…elles n'existent que dans votre tête et dans celle de quelques géographes obstinés.
à Servais-Jean
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
17H35 | 20/04/2008 |
Je vous sens à bout de vos arguments, revenez quand vous aurez repris quelques forces. Essayez de ménager votre index tant que vous y êtes, le phénomène de notation nuit à la concentration.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 18H09 | 20/04/2008 |
Une partie d'Istanbul est en Asie, mais la partie la plus ancienne, celle de Byzance est en Europe.
La Corne d'or est du mauvais côté du Bosphore ou de la mer de Maramara pour être asiatique, tout comme sainte Sophie. De toute façon ça n'a guère d'importance
j'adore Alep tout comme Damas, mais Istanbul est une des villes exceptionnelles de notre petite planète tout comme Jérusalem, Mexico ou Prague.
Pour le reste je vous laisse à cette vision d'une Turquie ultra-agressive et impérialiste, personnellement je ne l'ai senti que chez quelques ultra-nationalistes. Il y a toujours des français qui considère que l'Italie et l'Allemagne devrait être française.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Calicot Jack
15H45 | 20/04/2008 |
Et en plus ça fait que 4 ou 500 ans qu'ils ont envahi l'empire byzantin,leurs origines : les steppes d'asie centrale,anatolie,caucase,voire plus loin…peuple parfaitement opportuniste , communautariste à outrance , expansionniste avec de forts penchants dominateurs ,et si vous posez la question a un turc moyen,éventuellement ressortissant d'un autre pays vers quelle identité culturelle et ethnique il tend le plus,il vous répondra invariablement : turc
à Calicot Jack
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 16H12 | 20/04/2008 |
Posez la même question à un français ou un anglais dont la famille est installée depuis plusieurs génération par exemple en Argentine, la réponse sera anglais ou français. Certaines familles d'origine anglaise ont toujours l'anglais comme langue maternelle 6-7 générations après leur arrivé dans le pays !
Il est vrai que les francs, les saxons et la grande majorité des peuples européens, ne sont pas des peuples venant du fin fond de l'Asie, ne sont pas des peuples expansionnistes et dominateurs.
Byzance est tombée en 1453, ce qui n'empêche que les Turcs contrôlait une grande partie de l'Anatolie depuis bien plus longtemps que cela. Au moment de la chute de la ville memeth II contrôlait totalement la région, restait à faire tomber la capitale.
Partout dans le moyen-orient si vous rencontrez un Kurde, avant de vous dire bonjours il vous dira je suis Kurde, ensuite bonjour et son nom.
à dulconte
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H24 | 20/04/2008 |
Et c'est grâce au Dôge de Venise que Byzance est tombée pour une sordide histoire de concurrence commerciale.
à leconcombrevert
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 18H13 | 20/04/2008 |
Byzance serait tombé un jour ou l'autre de toute façon ce n'était plus qu'un empire à l'agonie.
La première chute de Byzance a été causée par les croisades(la 4ème si je ne m'abuse) de toute façon et ça a été un sac absolument abominable. Et oui les byzantins avait le défaut d'être orthodoxe.
à dulconte
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H21 | 20/04/2008 |
Je faisais mention de ce détail de l'histoire parce que à mon sens il illustre bien le fait que l'Europe n'a jamais cessée de de tantôt vouloir en quelque sorte rattacher l'Asie Mineure à l'espace culturel et économique européen et de tantôt s'en défaire.
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 11H53 | 20/04/2008 |
J'ai trouvé l'article intéressant, notamment la fin -les quatre arguments « contre » - parce que cela me rappelle un autre pays par certains aspects. Saurez-vous trouver lequel ?