
Réponses à ceux qui ne veulent pas de la Turquie en Europe (4/4)
Dernier volet de la série sur les idées reçues concernant la Turquie et les obstacles à son adhésion à l'Union européenne, l'analyse de la place et des formes de l'islam dans cette société laïque.

La population turque n'est pas un « bloc » musulman car l'islam turc n'est pas homogène
Les sunnites représentent 70% à 75% des musulmans et l'on y distingue deux groupes :
- les tenants d'un islam traditionnel, légaliste et souvent lié au pouvoir,
- les tenants d'un islam mystique et spiritualiste, qui se retrouvent dans tout l'éventail de sensibilités des confréries (tarikat) qui définissent le soufisme. Les derviches tourneurs (mevlevi) sont les plus connus en Occident grâce à leur pratique de la danse comme expression de leurs prières.
Le musulman soufi va plus loin dans la quête individuelle de spiritualité que le musulman sunnite orthodoxe, plus communautariste et légaliste dans sa pratique religieuse.
L'autre grand groupe qui définit l'islam turc est l'alévisme, confession hétérodoxe pratiquée par les Turcs mais aussi les Kurdes et dans les Balkans. Très attachés à la laïcité, les Alévis ne reconnaissent pas les sept piliers de l'islam et pratiquent l'égalité entre hommes et femmes. Celles-ci ne sont pas voilées et sont présentes aux côtés des hommes lors des cérémonies religieuses. Une femme peut être guide spirituel de la communauté (ana).
Considérés comme de « mauvais musulmans » par les sunnites orthodoxes, les alévis ont été victimes de discriminations quand ce ne sont pas de pogroms. Ainsi, à Sivas en 1993, un hôtel où s'étaient réunis des intellectuels et artistes alévis est incendié et 36 d'entre eux meurent dans les flammes. Aujourd'hui, les divers courants alévis revendiquent plus ouvertement une identité distincte et demandent que leur culte soit traité sur un pied d'égalité avec l'islam sunnite, et les autorités sont obligées de tenir compte de cette nouvelle donne.
La laïcité doit être réformée
Fait rare dans un pays musulman, il existe en Turquie un espace laïc qui est né avec la République en 1923. Imposée au forceps à une société où le sens du sacré et la religiosité ont toujours été forts, la laïcité, autoritaire, a eu le mérite de créer un espace politique débarrassé de religion. Mais Ali Kazancigil, dans « Idées Reçues : La Turquie » (éd. Le Cavalier Bleu), nuance : « Les élites kémalistes qui ont porté [la laïcité] n'ont pas mesuré la profondeur de l'enracinement de l'islam chez les Turcs en tant que croyance et culture. En revanche, les formations politiques conservatrices qui ont exercé le pouvoir depuis 1950, ont compris qu'à moins de concilier la laïcité et l'islam, il n'y aurait pas de démocratie. »
Aujourd'hui, la laïcité turque, mélange de laïcité à la française (séparation constitutionnelle de l'Etat et de la religion) et de gestion du religieux chez les Ottomans (type cesaro-papiste, l'Etat contrôle la sphère religieuse) a besoin d'être réformée :
- l'Etat intervient dans l'interprétation de l'islam : la direction des Affaires religieuses est aux mains non pas par un haut fonctionnaire mais d'un dignitaire musulman sunnite (mufti). Elle intervient dans le culte, notamment en rédigeant le prêche lu dans les mosquées le vendredi ;
- l'Etat entretient des relations inégales et discriminatoires avec les différents cultes : les mosquées sont entretenues par l'Etat, mais aucun fond n'est disponible pour les églises, les synagogues et les « cemevi », lieux de culte des alévis ;
- l'Etat finance la formation des imams mais n'autorise pas la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki (Istanbul), fermé en 1971 et indispensable à la formation du clergé. Cette requête de Bartholomé Ier, patriarche œcuménique d'Istanbul, est soutenue par l'Union européenne qui a fait de cette question un test de l'engagement de la Turquie en faveur de la liberté religieuse ;
- la carte d'identité porte mention de la religion ;
- les cours de religion sur l'islam sunnite sont obligatoires, depuis que la junte militaire les a réintroduits dans le cursus scolaire en 1982.
Un regain de religiosité plus qu'une montée de l'islamisme
L'arrivée au pouvoir du l'AKP, en 2002 puis en 2007, n'a pas sonné le glas de cette laïcité. Qu'il ait été élu par 47% des votants peut signifier que la majorité est devenue plus conservatrice sur les sujets de sociétés mais pas forcément plus islamique ni anti-laïque. Mais son conservatisme inquiète, surtout les femmes qui craignent d'être les premières victimes d'un éventuel retour vers des valeurs plus patriarcales.
Autre exemple, celui de l'augmentation des lieux où l'alcool est interdit. Est-il vraiment le reflet de cette « pression sociale », concept utilisé par les adversaires de l'AKP pour dénoncer la montée de l'islamisation ou est-ce tout simplement le reflet d'une société conservatrice dans sa grande majorité que ces mêmes adversaires n'ont jamais daigné prendre en compte ? Prenons l'exemple des « Tigres anatoliens ». Ces entrepreneurs d'Anatolie (Kayseri) ont fait fortune et contribuent de manière significative aux exportations de meubles et textiles. Ils prônent des valeurs suffisamment conservatrices et puritaines pour être surnommés « les calvinistes de l'islam ». Kayseri, leur capitale, est une des villes les mieux organisées et les plus sûres de Turquie, où femmes voilées et non voilées se promènent dans la rue sans être inquiétées. La polémique sur l'interdiction de l'AKP ? Elle doit se régler rapidement car elle affecterait durablement les affaires ; la prière cinq fois par jour ? Mustafa Boydak, président de la Chambre de Commerce de Kayseri, explique goguenard que « cela ne prend pas plus de vingt minutes, ce qui au final ne coûte pas très cher » (article du Courrier International cité en référence).
L'arrivée au pouvoir de l'AKP est donc le signe que l'islam turc est en train d'harmoniser son projet politique dans le cadre d'un Etat laïque et dans un pays où sécularisation et individualisation continuent de progresser, étroitement liées à l'urbanisation (70% de la population). Cette situation est complètement inédite dans l'Histoire et mérite d'être considérée avec une grande attention.
► Lire aussi :
Reçues : La Turquie de A. Kazancigil - 128p. - éd. du Cavalier Bleu - 9,50€ - paru en Mars 2008.
La Turquie, de l'Empire Ottoman à la République d'Atatürk de Th. Zarcone - 152p. - éd. Découvertes Gallimard – paru en Mai 2005.
La Turquie moderne et l'Islam de Th. Zarcone – 309p. – éd Flammarion, paru en mars 2004.
Turquie : la prière, les affaires, la prière par Ahmet Altan, Courrier International n° 913 du 30 avril.
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De Bardamu
difficile | 20H31 | 08/05/2008 |
A vrai dire, je suis un peu perplexe : cherchez-vous à défendre la Turquie ou à nous montrer que décidément ce pays n'a rien à faire en Europe ?
Vous nous décrivez un pays si intolérant que les musulmans sunnites ne peuvent supporter… d'autres musulmans, les alévis, au point d'en faire parfois des barbecues…
On se croirait revenu en France au temps des guerres de religion et de la révocation de l'Edit de nantes !
De plus, très franchement, quand vous donnez à un de vos paragraphes le titre « Un regain de religiosité plus qu'une montée de l'islamisme », si j'étais discourtois, je vous accuserais de sodomiser allègrement les diptères…
Comme ce n'est pas le cas, disons que la nuance entre « regain de religiosité » et « montée de l'islamisme », dans un pays musulman, ne saute pas aux yeux…
à Bardamu
De pierrot111
00H31 | 09/05/2008 |
Pas tant pour répondre à Bardamu qui a raison,
mais pour demander pourquoi personne n'a l'air de se soucier de Chypre, vous êtes tous là à discuter des frontières spirituelles, géographiques de l'Europe des réalités de la Turquie qui est certainement un pays « fascinant » comme on a pu le lire dans les commentaires…
Mais la Turquie est aussi un pays qui veut entrer dans l'Union Européenne, ALORS QUE SON ARMEE OCCUPE UN AUTRE PAYS EUROPEEN : CHYPRE, et ça, c'est pas une « idée reçue »…
Rappeler d'ailleurs au passage que la solution du problème chypriote est aussi une condition préliminaire à l'entrée de la Turquie dans l'UE et que tant Chypre que la Grèce (qui s'est dite favorable à l'entrée contrairement à une autre idée reçue) disposent aussi d'un droit de Veto sur la question…
« j'espère de tout cœur que vos articles auront ouverts les yeux de certains sur ce pays passionnant et fascinant qu'est la Turquie. »
à pierrot111
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur | 07H23 | 09/05/2008 |
Argument bidon. La véritable question à propos de Chypre, est : comment admettre que Chypre est dans l'Europe si la partie turque n'y est pas, et finalement pas toute la Turquie. Sachant que si Chypre est grecque, pourquoi n'est elle pas intégrée dans la Grèce ? Mais j'ai déjà développé tout ça dans « La Turquie est-elle ou non dans l'Europe ? Quelques éléments de réponse » (http://www.exergue.com/h/2005-05/turquie/geo-turquie.html) et « L'Europe sans la Turquie n'est pas l'Europe » (http://www.exergue.com/h/2007-02/tt/euroturquie01.html)
et même :
http://www.exergue.com/h/2007-06/tt/breves0706.html
et je considère la question comme définitivement réglée.
à Jacques BOLO
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 08H05 | 09/05/2008 |
Argument bidon.
La souveraineté est reconnue à la République de Chypre sur l'ensemble de son territoire, l'ensemble de son territoire comprenant la partie actuellement occupée par la Turquie. Que cette souveraineté ne puisse pas s'y exercer est une autre chose.
Autrement dit, la partie occupée de Chypre fait bel et bien partie de l'Union européenne, puisque aucun état de l'Union européenne n'a reconnu la RTCN (autoproclamée et reconnu par la seule Turquie).
La revendication en faveur de l'union de Chypre avec la Grèce (enosis) n'est plus que marginale et pour ainsi dire résiduelle à Chypre.
Vous avez le droit de considérer n'importe quelle question comme définitivement réglée : dût votre considérable modestie en souffrir, ça risque bien de n'être pas suffisant.
à thierry reboud
De Peureux anonyme
09H12 | 09/05/2008 |
Regardez un peu une carte de géographie.
Si Chypre est dans l'Europe, comment la Turquie n'y serait elle pas ?
Ce qui, in fine, est la question posée !
à Peureux anonyme
De Mon-Al
roturière :-) | 09H39 | 09/05/2008 |
Vous avez bien raison de rester peureux et anonyme car une question pareille mérite une bonne fessée : la Turquie n'est pas géographiquement en Europe car les 9/10 de son territoire sont en Asie… mineure, mais Asie tout de même ! ! ! Chypre est une ile, les eaux qui l'entoure sont territoriales, donc Chypriotes, jusqu'à ce qu'elles deviennent internationales.
Voilà in fine la réponse donnée. !
à Mon-Al
De Peureux anonyme
14H17 | 09/05/2008 |
? ? ? ? ?
Le Japon étant un ensemble d'iles (comme Chypre en est une), entourées d'eaux « territoriales » elles aussi ( ? ? ), doit il être considéré comme en Europe, (à l'instar de Chypre) ?
à Peureux anonyme
De Mon-Al
roturière :-) | 14H32 | 09/05/2008 |
Décidément, vous n'êtes guère doué en géographie : le Japon est situé BEAUCOUP plus à droite sur une mappemonde, loin loin très loin de l'Europe !
Bon, mais je pense que vous faites du deuxième degré… du moins je l'espère pour vous. Lol
à Mon-Al
De Peureux anonyme
15H15 | 09/05/2008 |
Moi, je trouve l'Europe très à droite !
à Peureux anonyme
De sefero49
Soldat mugissant | 16H36 | 09/05/2008 |
Si on élargi ce raisonnement, oui, le Japon est en Europe.
Je m'explique : La Russie qui a une part géographique en Europe peut donc être considérée comme européenne dans son ensemble, donc, les iles au nord du Japon sont en Europe et donc le Japon est en Europe.
Pourquoi pas ! ! !
mais, toute plaisanterie mise à part, je n'ai rien contre la Turquie qui est et a été un grand pays, mais n'a jamais été ni par sa géographie, ni par sa culture, un pays européen.
à Mon-Al
De SiDi
Kitten ! | 14H22 | 09/05/2008 |
Donc une île d'amérique du sud serait légitimement dans l'Europe parce qu'elle est entourée d'eaux (territoriales, sans blague ! ) ?
à SiDi
De Mon-Al
roturière :-) | 14H33 | 09/05/2008 |
Même réponse : l'Amérique c'est très loin très loin à gauche sur une mappemonde ! ! ! En Europe, l'Amérique du Sud ? ? ? Ouais, pourquoi pas après tout. MDR
à Mon-Al
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H42 | 09/05/2008 |
La Guyane et Ariane…
à Mon-Al
De Peureux anonyme
15H17 | 09/05/2008 |
Trouver l'Amérique à gauche ?
Je ne vous suis pas !
à Peureux anonyme
De Mon-Al
roturière :-) | 16H59 | 09/05/2008 |
Bon, j'explique : la France, c'est le milieu, l'Europe, c'est autour, à gauche (tournez un peu les yeux, encore un peu, oui, c'est là ), il y a un continent, partagé en deux : c'est l'Amérique, nord et sud…voilà, vous y êtes ? Bravo, vous êtes arrivé. Pour revenir, faites le chemin contraire.
à Mon-Al
De verseau974
12H44 | 12/05/2008 |
Au fait , petite question sur la géographie : pour quelel raison, l'Europe est elel au milieu des cartes ? Pour quelel raison, la planète est elle représentée avec le continent européen face au regard ? Pour quoi ne pas représenter la belle bleue avec le continent qui a vu naître Homo erectus et Homo Sapiens face à notre regard ? Ou faire figurer en premier , les continents qui ont eu les plus anciennes civilisations connues ? Le plus vieux squelette humain n a t il pas été retrouvé sur le continent africain ? Les civilisations les plus anciennes connues ne sont elles pas les chinoises, tibétaines , nord africaines ? Alors, ma question est : pourquoi toujours l'Europe ou l'Amérique du Nord sur nos cartes ?
à SiDi
De jissé
Ingé retraité | 14H41 | 09/05/2008 |
Sidi.
Les antilles, par exemple (D.O.M.)
Jissé
à Mon-Al
De verseau974
12H48 | 12/05/2008 |
Faut il donc être obligatoirement situé géographiquement sur le continent européen pour en faire partie ? L'île de la Réunion dans l'océan Indien, St Pierre et Miquelon dans l'Atlantique nord , la Guadeloupe et la Martinique plus bas, la Polynésie française………..Je pense que limiter l'espace européen à sa seule condition géographique est…..symptomatique d'une vision du monde étriquée. U ancien 1er ministre français a dit un jour : « le français ne sait pas voir au dela de la ligne blanche des Alpes, de la ligne bleu des Vosges de la ligne vertes des Pyrénées et des cotes bretonnes . Aurait il raison à vous lire les uns et les autres ?
à Peureux anonyme
De compte supprimé
retraité | 14H16 | 09/05/2008 |
Peureux
votre argiment est idiot :
Si la turquie fait partie un jour de l'l'europe , pourquoi ne pasadmette l'Irak ?
et ainsi de suite : tous les pays du mond eseraient dans l'ue
Comme on ledit pour les politiques : il faut croire que la place est bonne ! !
à compte supprimé
De Peureux anonyme
14H26 | 09/05/2008 |
Puisque l'on a admis Chypre, pourquoi ne pas admettre le Liban, la Syrie, la Turquie, Israel, l'Egypte,(+ la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc).
Regardez donc la carte géographique.
Si l'Europe n'est pas comprise comme une entité géographique, mais une culture, des langues et des valeurs communes, alors la Nouvelle Zélande (et les All Blacks), l'Australie (et la Wallabies) doivent être admises d'urgence. Le Canada ne devrait pas tarder.
à Peureux anonyme
De léo solo
14H33 | 09/05/2008 |
La dérive des contients peut à la longue régler géographiquement l'affaire.
Pour le moment nous en sommes à la dérive des arguments.
Bon courage.
Qui aura le mot de la fin ?
à léo solo
De Peureux anonyme
15H14 | 09/05/2008 |
Finalement : c'est quoi l'Europe ?
à Peureux anonyme
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H14 | 09/05/2008 |
On va finir par se mettre d'accord !
Le plus intéressant de toute cette affaire, c'est que ça nous pousse à réfléchir à cette question-là, qui n'a jamais été posée.
La politique étant essentiellement une affaire de choix, je peux envisager n'importe lequel (y compris un choix avec lequel je ne serais pas d'accord), mais il faudrait peut-être commencer par définir ce qu'est ou ce que doit être l'objet Europe.
à thierry reboud
De mister yozo
17H11 | 12/05/2008 |
allons-y !
je suis curieux.
Pour ma part, on peut d'ores et déjà renoncer à discuter d'une définition géographique, sans quoi on peut se disputer pendant des siècles.
Mais je reste définitivement curieux d'une définition de l'Europe par les lecteurs de Rue89.
Qu'est-ce qu'en dise le Wikipédistes ?
http://en.wikipedia.org/wiki/Europe
Tiens, tiens… on dirais que la Turquie est mentionnée dans la catégorie « transcontinental »
Peut-être qu'il est intéressant qu'il y ait un pays « transcontinental » dans l'union, et peut-être qu'il est aussi intéressant qu'il y ait un pays avec une autre culture, au nom de l'ouverture d'esprit, et des échanges culturel, scientifique, étudiants, commerciaux, et beaucoup d'autres… ?
à Peureux anonyme
De Mon-Al
roturière :-) | 14H36 | 09/05/2008 |
Ouais, et puis en fait dans 50 ou 100 millions d'années, peut-être, si nous échappons au big bang, toutes les terres seront réunies… ah, si tous les gars du monde pouvaient se donner la main …. Alors, pourquoi vouloir que l'UE se situe géographiquement en Europe et non au Japon ou en Amérique du Sud, puisque tout celà est voué à se réunir un jour ? ? ? ? ? ?
à thierry reboud
De firenze1
écrivaillon | 11H29 | 09/05/2008 |
Tout à fait Thierry !
Quand à la Fausse modestie du « môssieur », elle risque de se dégonfler très vite !
Efcharisto !
à Jacques BOLO
De pierrot111
12H07 | 09/05/2008 |
C'est vrai, vous avez raison, mon argument était bidon et la seule vraie question est comment admettre que Chypre est dans l'Europe si la partie turque n'y est pas.
Et pas du tout que le pays est coupé en deux, et la souveraineté d'un pays membre de l'Union européenne bafouée par un pays qui voudrait en faire partie.
Hereusement que vous considérez la question comme définitivement réglée, vraiment, peut être que vous devriez le dire aux chypriotes dont le pays est coupé en deux, et qui eux n'ont pas encore vu la lumière, chypriotes lecteurs de ce site allez lire l'article de Jacques Bolo, en faite tout va bien, puisqu'il vous le dit…
« Sachant que si Chypre est grecque, pourquoi n'est elle pas intégrée dans la Grèce ? »
Très bonne question qui dénote une connaissance profonde la région, vraiment merci.
à pierrot111
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 22H45 | 09/05/2008 |
La scission de Chypre était et demeure la meilleur solution et rien ne devrait s'opposer à ce que la partie grecque s'intègre à la Grece et la partie turque à la Turquie. Il y aurait quelques contentieux privés qui se règleraient vite si on y mettait un peu d'argent. Exemple type d'un faux problème gardé vivace par des fonctionnaires qui en profitent et des intellectuels qui n'y connaissent rien.
http://nouvellesociete.org/5080.html
Pierre JC Allard
à Bardamu
De romain13
01H36 | 09/05/2008 |
» je suis un (…) perplexe (…) vous nous décrivez un pays si intolérant que les musulmans sunnites ne peuvent supporter… d'autres musulmans (…) au point d'en faire parfois des barbecues… »
> Et chez nous il y a des Corses qui mettent des bombes dans les mairies et des Socialistes qui s'engeulent avec les Sarkozistes et même des Mosquées incendiées par des fanatiques d'on ne sait trop quelle religion… pourtant on est en Europe…
> Et en Allemagne ya des fous furieux qui continuent à parader en tenues Nazies et pourtant l'Allemagne est dans l'Europe…
Décidément je ne comprends pas ce qui « vous laisse perplexe », c'est pas parce que c'est des Arabes que leurs disputailles de groupuscuples risquent de mettre le Ouaille en Europe.
De quoi a-t-on peur au juste ?
à romain13
De Philippe3
05H23 | 09/05/2008 |
Moi, j'ai peur de la religion, de toute religion, de la religion pour laquelle on s'est trucidé pendant des siècles, de la religion qui nous a trucidés pendant des siècles, qui nous a fait griller à petit feu, asservis, de la religion qui a toujours soutenu les régimes les plus rétrogrades, de la religion qui est toujours contre la contraception, qui préfère encore voir mourir des millions d'africains plutôt que d'encourager l'usage du préservatif, de la religion qui ose dire aux femmes comment s'habiller, qui va dire aux petites filles qu'elles sont mauvaises si elles font du sport en short comme leurs petits frères, de la religion qu'on a mis des siècles à juguler et qui reprend du poil de la bête, et sans vergogne jette aux orties son récent progressisme de façade au contact de l'Islam.
Le plus petit regain de religiosité me terrorise.