Turcs et Kurdes (1/2) : quand Erdogan ravive les tensions
Dans un contexte de regain de violences qui a fait plusieurs morts dans les communautés turques et kurdes depuis quelques semaines, la petite phrase lâchée par le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan le 3 novembre dernier lors d'un discours devant les membres de son parti à Hakkari, ville du pays kurde située à la frontière de l'Irak, n'a fait que jeter de l'huile sur un feu qui couve toujours et n'en est que plus dangereux :
« Qu'avons-nous donc dit ? Nous avons dit “une nation, un drapeau, une patrie et un Etat'. Ils y sont opposés. Et bien ceux qui ne sont pas d'accord devraient partir ! ”
Installés dans les hauts plateaux qui séparent la Perse de l'Anatolie, les Kurdes rejoignent l'Empire ottoman dès le XVIe siècle et jouent le rôle de zone tampon entre les empires rivaux perse et ottoman. Le Kurdistan, entité politique au XIIe, désigne ensuite un ensemble géographique uni par sa langue et sa culture, morcelé en une multitude de principautés et de fiefs.
Une identité kurde complètement niée
Rangée au côté de l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman est démembré dans le cadre du traité de Sèvres (1920). Ce traité prévoit la création d'une Arménie et d'un Kurdistan indépendants.
Après une guerre d'indépendance victorieuse conduite par Mustafa Kemal Atatürk, ce traité est enterré et remplacé par la traité de Lausanne (1923) qui stipule que les détroits du Bosphore et des Dardanelles ne sont plus internationaux. La Turquie retrouve la plus grande partie de son territoire et l'Histoire moderne referme la brève parenthèse de l'Arménie et du Kurdistan indépendants.
Les Kurdes sont disséminés dans quatre pays (Turquie, Iran, Syrie et Irak) et les révoltes durement réprimées des Kurdes de Turquie en 1925, 1930 et 1936 ne changent pas ce nouvel ordre.
Les élites kurdes sont intégrées dans le nouvel Etat et donnent de brillants hommes politiques contemporains comme Hikmet Cetin, ministre des Affaires Etrangères et président du Parlement, Kamran Inan, ministre des Affaires Etrangères ou encore Turgut Özal, Kurde par sa mère, président de la République de 1983 à 1993.
Mais l'identité kurde est niée par les fondements même de la république de Turquie, qui s'organise autour de l'Etat-nation turc. Leur langue est interdite d'impression, de diffusion et d'enseignement. Sans industrie, agraire, la région ne se développe pas et connaît un fort exode rural vers Istanbul et les pays occidentaux, exode qu'accentue le développement depuis 1984 de la guerre civile entre l'armée turque et le PKK d'Abdullah Öcalan. La région passe sous contrôle de l'armée et l'état d'exception est déclaré de 1987 à 2002.
44 000 morts depuis 1984
La lourde poigne des militaires arrivés au pouvoir par un coup d'Etat en 1980 provoque un sursaut identitaire et donne au PKK, parti des travailleurs du Kurdistan, une large assise populaire. Mais il commet deux erreurs qui l'amènent à abandonner la lutte armée vers la fin des années 1990 : d'inspiration marxiste-léniniste, il espère un soutien de l'URSS… qui ne viendra jamais. Il met en place une organisation très autoritaire, basée sur le culte du chef, qui ne prend pas en compte les structures sociales traditionnelles.
A ce jour, le PKK est sur la liste noire internationale des organisations terroristes. Abdullah Öcalan est arrêté et condamné à mort en 1999 mais sa peine est commuée en prison à vie sous la pression internationale.
Depuis 1984, 44 000 personnes sont mortes, 3 000 villages ont été rasés et ce conflit continue d'éprouver durement les deux communautés. Il représente la menace la plus grave pour la vie démocratique du pays.
L'élection en avril 2007 de vingt députés kurdes au Parlement après 15 ans d'absence avait ouvert de nouvelles perspectives de règlement politique qui s'inscrivaient dans la lancée des réformes adoptées dans le cadre des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE (édition et publication en kurde, reconnaissance du partie kurde DTP comme une composante de la vie politique…).
Or, on assiste depuis un an à une recrudescence des accrochages et un sérieux doute est permis quant à l'efficacité de la réponse militaire qui a été mise en place.
La reprise des violences dans le Sud-Est
Le mois d'octobre fut particulièrement meurtrier. Un poste militaire tout proche de la frontière irakienne est attaqué par des membres infiltrés du PKK : 40 morts. Un bus transportant des policiers en formation est mitraillé à Diyarbakir : cinq morts.
Le même jour, une jeune femme “enceinte” est arrêtée à Sisli, au cœur d'Istanbul. Elle transportait 9 kilos d'explosifs, 15 détonateurs et un interrupteur manuel. Des rumeurs annoncent qu'Abdullah Öcalan est maltraité par ses gardiens. Des manifestations éclatent spontanément et les heurts avec la police se multiplient. Bilan : un mort et plusieurs blessés dans de nombreuses villes du Sud-Est.
Le pays est à cran et l'armée réclame de plus grandes marges de manœuvre. Par 511 voix contre 18 il y a un mois, le Parlement a prolongé d'une année supplémentaire l'autorisation de mener des opérations en Irak contre le PKK.
Cependant, la pression demeure. Les partis d'opposition réclament des mesures plus radicales comme l'établissement d'une zone tampon avec tous les risques que cela implique, l'armée demande plus de moyens juridiques comme le droit de mener des perquisitions sans autorisation du procureur, l'allongement des périodes de détention, etc.
Mais comment répondre aux attentats sans violer les obligations imposées par la feuille de route européenne ?
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De photosieste
à l'Est | 13H03 | 13/11/2008 |
« Mais il commet deux erreurs qui l'amènent à abandonner la lutte armée vers la fin des années 1990 : d'inspiration marxiste-léniniste, il espère un soutien de l'URSS… qui ne viendra jamais. Il met en place une organisation très autoritaire, basée sur le culte du chef, qui ne prend pas en compte les structures sociales traditionnelles. »
En ce qui concerne la non prise en compte des structures sociales traditionnelles.
Le tribalisme est utilisé par l'état turc, pour lutter contre le PKK.
Ceux qui sont appelés « gardiens de villages », autrement dit des chefs de clans utilisant l'état turc pour conserver leur main mise sur leur société (via armement, argent, soutien militaire, etc.), c'est du moins mon interprétation,
échappent parfois au contrôle des préfets ou sous préfets en lien avec eux. Mais l'armée à besoin d'eux comme indic.
Le fait intéressant est que le système de clan est patriarcal et tiens souvent les femmes, dans des conditions sociales pas terribles, tandis que le PKK leur offre une possibilité d'émancipation.
Un excellent documentaire à été réalisé sur le sujet : « Les femmes du Mont Ararat ».
Qui doit être difficile à trouver à Istanbul : )
Il ne faut pas non plus oublier les cas de TORTURE AVERES (et pas uniquement du passage à tabac) de la part des autorités militaires sur les prisonniers, ainsi que l'isolement carcéral.
Une association, Tayad Komite, se bat contre ça.
Personnellement, je sais que régulièrement, je doit faire un travail de mémoire pour que mon cerveau n'occulte pas ce fait.
Autre chose, les déplacements de population et destructions de villages continuent.
Site d'information indépendant (ils sont rares ! ) sur la Turquie :
http://www.info-turk.be/
« > HPG : 148 Turkish soldiers Died in War in October »
le HPG est la/une des( ? ) branche active et militaire du PKK.
complément photographique :
http://www.photosieste.com/photosieste%20V.2/Reportages.html
http://www.photoblog.com/photosieste
De photosieste
à l'Est | 13H53 | 13/11/2008 |
Juste une précision sur le contexte.
Ce sujet est tellement délicat, que j'ai souvent envie de dire « parlons de paix, et non de guerre, de choses qui unissent et non pas de faits qui divisent ».
Ceci dit, il y a une réalité derrière, et en dehors du cercle relativement restreint turco-kurde ou les avis sont généralement bien tranchés, la guerre civile parait être comme un « conflit oublié » dans les medias ou l'opinion, qui apporte « bon mois, mauvais mois » sa 30aine de victimes directes, sauf peut être en dehors de la « trêve hivernale ».
A chaque fois que je m'exprime sur le sujet, j'ai l'impression de remuer le couteau dans la plaie, je me dis que je ferais mieux de laisser couler le temps, seul capable de cicatriser les blessures.
Mais cette guerre dure depuis trop longtemps, et le ras-le-bol ainsi que la sensation de hurler dans le vide (lorsque le iconos ou éditeurs me disent « mais qui est-ce que ça va intéresser, la question kurde ? »)
Tout cela s'oppose peut être à la sagesse…
De TonyMo
Français at War | 19H03 | 13/11/2008 |
Marie Antide, je me permet de vous poser cette question depuis le temps que je lis vos textes sur Rue89.
« Une identité kurde complètement niée », un turque vous dira le Kurdistan n'existe pas c'est une invention des occidentaux pour diviser La Turquie … blablabla…
Vous vous sentez plus proche des Turques ou des Kurdes ?
« Ne me dites pas ni l'un ni l'autre » parceque cette question nous permet de lire vos textes.
« Moi je me sens plus proche des Turcs mais ils ne respectent pas les Droit l'homme ».
De Marie Antide (auteur)
Cadre en entreprise | 21H03 | 13/11/2008 |
TonyMo, Quand je suis arrivée en Turquie, je n'avais qu'un visa de touriste. Alors au bout de 3 mois, j'ai passé un week-end en Grèce puis suis revenue. Il était tard, au poste frontière, le douanier a vu que j'étais française. Il m'a demandé, le tampon d'entrée au-dessus de mon passeport, « et que pensez-vous de Mme Mitterrand ? » … (Si vous vous souvenez, elle avait fait des déclarations très pro-kurdes qui avaient ulcéré la population turque). Ce visa, il me le fallait alors j'ai bredouillé quelque chose avec un air pas du tout solidaire … et il a tamponné mon passeport. Pour plusieurs raisons, je n'ai jamais oublié cette anecdote. L'une d'elles est que j'ai senti combien ce sujet était à fleur de peau pour beaucoup.
Les années 90 ont été des années de plomb sur ce sujet. Mais ce n'est pas le cas des années 2000. Il n'est plus tabou.
Maintenant, pour répondre à votre question : je ne parle pas un seul mot de kurde et n'ai traversé le pays kurde qu'en touriste. Tous mes amis sont turcs. Et je suis donc bien plus proche des turcs. Amicalement, Marie
à Marie Antide
De TonyMo
Français at War | 22H14 | 13/11/2008 |
Je vous remercie pour votre réponse, ce qui rend tous vos articles intellectuellement honnête. Car les journalistes Français n'assument pas leur opinion alors qu'un même sujet est abordé différemment selon ex : « le Figaro ou Libération ».
à Marie Antide
De yoruk
au fil de l'eau | 12H38 | 14/11/2008 |
MarieAntide, juste un témoignage…
Il y a 4 ans un de mes amis fut reçu très officiellement par les Sahil Guvenlik (garde côtes) de Kalkan, en remerciement d'un courrier de félicitation que mon ami avait expédié à leur direction générale à Ankara (Les Sahil Guvenlik avaient parfaitement géré le déséchouage de son voilier à Kalkan).
L'officier commandant la base de Kalkan lui posa la même question que votre douanier, sur la position de Mme Mitterrand sur le problème kurde.
En l'occurrence, il ne pouvait s'agir de pression, n'est ce pas. Il s'agissait tout juste d'une interrogation légitime… Et la réponse de mon ami a satisfait tout le monde : « Mme Mitterrand est une personne privée, on a pas à commenter une déclaration privée qui n'engage que la personne qui la donne'.
Vu d'ici (Finike, gros bourg agricole, loin de tout), on n'a pas l'impression que les kurdes posent un problème crucial. Ils sont intégrés et reconnus. On n'a vraiment pas le sentiment qu'ils posent plus de problèmes que les corses, les basques ou les catalans…
Maintenant, il est fort possible que les kurdes soient pris en otages d'intérêts politico économiques qui les dépassent. Qui a intérêt à affaiblir la Turquie ? ? ? A qui cela profite t il ? ? ? Grattez un peu sur les zones pétrolières de Mossoul, et surtout sur les énormes réserves d'eau de cette région, réserves pouvant devenir une arme décisive pour toute la région du Tige et de l'Euphrate… et l'on peu avoir quelques éléments de réponse sur l'exacerbation de la passion nationaliste kurde…
C“est pas nouveau, souvenez vous de la façon dont les britanniques, les russes et les français ont enflammé le nationalisme religieux grec, au 19ème siècle. Le but était d'affaiblir l'empire ottoman, et de récupérer la maîtrise des détroits, de sécuriser la route des indes… Mme Mitterrand n'a rien inventé, V Hugo et Delacroix l'avaient précédée… (il serait intéressant de revenir sur les ‘massacres’ Chios et de Psara…)
De Erdelan
maçon | 00H39 | 14/11/2008 |
Plus récemment, le gouvernement turc continue les provocations :
« La cérémonie de commémoration organisée le 10 novembre à l'Ambassade de Turquie(en Belgique) à l'occasion du 70ème anniversaire de la mort d'Atatürk, fondateur de la République turque, a été marquée d'un discours chauvin du Ministre de la défense nationale, Vecdi Gönül.
Lors de la cérémonie déroulée en présence de l'ambassadeur Fuat Tanlay, des attachés militaires et religieux, des représentants d'associations pro-gouvernementales et des hommes d'affaires turcs en Belgique ainsi que du représentant de la communauté turque de Chypre, le ministre turc de la défense nationale Vecdi Gönül a fait des éloges à la politique de déportation des Grecs et Arméniens de Turquie organisée au début de la République. Il a affirmé que la création d'une nation turque aurait été possible grâce à cette politique ordonnée par Atatürk. »
Beaucoup en turquie ou en Europe (moi compris) attendaient de l'AKP des réformes démocratiques urgentes, et tombent sans arrêt de haut depuis un an.
Je rajoute que le parti kurde est menacé d'interdiction et que les provocations d'erdogan participent au retour de la violence au kurdistan.
Le silence des médias ici est assourdissant, merci pour cet article.
De LaPaz
technicien | 02H53 | 14/11/2008 |
C'est sûr, sous le régime du PKK, les femmes sont émancipées, se sont même elles qui servent de bombe humaine, un petit peu de drogue, fait maison, pour se donner du courage et boom émancipée et libre, heu enfin désorganisée.
Concernant la question kurde en Turquie, le problème n'est évidemment pas que les Kurdes parlent leur langue ou vivent leur culture, mais qu'elles servent de projet séparatiste, en France l'affaire des « langue régionales » a fait tout un vacarme politique cet été alors qu'il n y a pas de mouvements séparatistes ici, en effet, si les Bretons ou les Catalans commettaient des attentats dans l'objectif d'imposer une politique séparatiste, les réactions françaises n'auraient pas été différentes de celles de la Turquie, qui, quoiqu'on dise en France, sont modérées.
Regardez ce qui se passe en Irak aujourd'hui, en raison des réactions américaines dues au terrorisme qui a frappé les Etats-Unis : 1 million de morts, ou hier en Algérie où la France n'y a pas été avec le dos de la cuillère : environ 500 000 victimes. Il y a un certain fanatisme kurde aujourd'hui en Turquie qu'il ne faut pas nier (représenté par cet artefact identitaire qu'est le PKK), et dont le projet séparatiste est la fidèle image.
De Erdelan
maçon | 09H54 | 14/11/2008 |
le PKK a renoncé à la création d'un état kurde depuis plusieurs années déjà, renseignez vous.
Quand au fanatisme, regardez plutôt celui des fachos en Turquie, il est beaucoup trop répandu. Regardez celui des jeunes qui ont mis à sac les boutiques appartenant aux kurdes dans la petite ville balnéaire d'Altinova, dans l'indifférence générale.
Vider des villages, torturer les sympatisants ou journalistes, interdire la fête du newroz, incarcérer des manifestants dont un enfant de 13 ans, interdire l'expression en langue kurde,
attiser la haine à la télévision,……………..
J'ai une amie du Dersim dont le grand père était arrêté régulièrement par la police, il revenait et devait garder le lit pendant plus d'une semaine ; la petite à l'époque ne comprenait pas.
Tout cela c'est ce que vous appelez des réactions modérées ?
De LaPaz
technicien | 11H04 | 14/11/2008 |
Prenez Goujerat, là c'est du fanatisme, dont les terroristes du PKK, que vous appelez euphémiquement « sympathisants » (de ce qu'il y a de plus mauvais en l'homme alors), sont porteurs.
Faire exploser une bombe en plein coeur d'Istanbul dans l'objectif de tuer le plus de personnes civiles ou dans les villes touristiques l'été n'a rien à voir avec des demandes identitaires (TRT ouvre une tv en kurde bientôt, la musique kurde fleurit dans les stands etc) mais avec un fanatisme, un racisme anti-turc qui trouve à s'exercer dans le projet séparatiste.
S'il s'était agi de demander des droits particuliers identitaires, les « sympathisants » n'auraient pas tué. Mais, si les Turcs et les Kurdes devaient se séparer, pourquoi pas d'ailleurs, et bien les Kurdes ne doivent pas espérer que se soit à leur avantage, en effet ça serait alors chacun pour soi.
à LaPaz
De Erdelan
maçon | 15H52 | 14/11/2008 |
J » espère bien que turcs et kurdes ne se sépareront pas, parce qu'on ne s'en tirerait pas pour moins qu'une guerre civile et des millions de morts et de déplacés. Par contre vous assimilez les pro PKK et autres manifestants à des terroristes, qui méritent donc d'être torturés c'est ne rien connaitre à la réalité.
Quand à l'attentat de Gungoren que vous citez, contrairement a d'autres, il n'est pas dû au PKK(qui l'a condamné)d'après le chef des services de renseignement allemand (BND), Ernst Uhrlau lui même qui l'aurait attribué plutôt à l'état profond ou à al quaïda.
à Erdelan
De LaPaz
technicien | 22H25 | 14/11/2008 |
J'ai en effet hésité à classer le PKK dans la liste des associations caritatives mais des crimes, au trafic de drogue, du racket, au proxénétisme, du racisme, au nihilisme qui caractérisent votre chère organisation, j'ai finalement opté pour le qualificatif de terroriste.
Rien que ces derniers jours, les militants du PKK ont brûlé un bus bondé de voyageurs, une femme a été arrêtée au moment où elle voulait se faire exploser parmi la population, aujourd'hui encore un fou, pas de Dieu celui-là, mais d'un ethnicisme fou, allait perpétrer un attentat à Izmir, l'été approche et les KKK (autre joli nom du PKK) devrait faire exploser quelques bombes ou brûler les voitures des citoyens turcs, alors oui, une telle soif de sang mérite le qualificatif de terroriste.
Quant à la séparation je suis contre aussi, mais il n y a plus vraiment d'alternative, j'espère avoir tort, vous allez bien vous amuser avec le PKK dans ce cas.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 13H01 | 14/11/2008 |
Ce qui va encore me faire rigoler, c'est qu'il y aura bien des gens pour prendre le parti des gentils contre les méchants.
Mais bon, il n'y a pas de gentils…
D'un coté on a les Turcs qui non seulement ont commis des fautes dans le passé, mais surtout qui continuent, alors qu'ils sont censés être civilisés. La méthode qu'ils emploient est un remake de celle utilisé en Israël, et quand on voit le résultat… Turquie, Israël, même problème : des pays évolués qui se comportent comme les barbares qu'ils combattent.
Et traiter une partie de sa population comme des citoyens de seconde zone est toujours une source de problème.
Et surtout c'est très con de se priver d'une partie des ressources de sa population : au lieu d'aller en louzdé en Irak pour leur foutre sur la gueule, s'ils avaient fait copain avec les Kurdes, le Kurdistan irakien, voire iranien, serait quasiment sous leur contrôle.
Et les Kurdes sont aussi graves. Déjà c'est des gros ploucs, coincés dans leur Moyen Age, à lapider les femmes infidèles et autres délires du genre, avec leur tribalisme, leur machisme et leurs superstitions.
Et puis ils font pitié avec cette soit disant « identité », ce sont rien de plus que des nationalistes. Ils ont qu'à la consigner leur langue dans des bouquins que personne ne lira et diffuser leur musique à travers le monde.
Poser des bombes pour lutter contre l'oppression, ça se comprend ; mais pour se revendiquer chef de son bout de montagne et aller à l'encontre de l'union planétaire, c'est minable.
Mais bon, il serait utopique de croire que Turcs et Kurdes pourraient agir intelligemment. Après tout, ce sont des êtres humains comme les autres…
à Keldan
De Erdelan
maçon | 15H56 | 14/11/2008 |
Les kurdes tribaux et lapidateurs des femmes, la musique tourne enboucle depuis 80 ans. Vous saviez que les kurdes avaient des queues au derrière aussi, comme le petit San Goku ?
c'est ce que certains ignorants affirmaient encore il y a une trentaine années.
à Erdelan
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H15 | 14/11/2008 |
….
Les toilettes, s'il vous plait, il faut que je vomisse !
Tu pratique l'humour noir ou tu viens sérieusement nous raconter que les crimes d'honneur ne sont pas des crimes ?
Tiens, histoire de montrer toute l'horreur de tes paroles, je vais juste coller deux petits liens que j'ai cherché rapidement :
http://www.institutkurde.org/afp/archives/060531185248.8avkm9h5.html
http://www.institutkurde.org/afp/archives/080525081219.ekslbd7u.html
Je doute qu'on puisse qualifier le site de l'Insitut Kurde de Paris de bastion de l'idéologie anti-kurde…
Et des histoires comme ça on en trouve suffisamment, et ajoutons à cela que les autorités laissent faire et que les voisins ferment les yeux.
Se faire tabasser par les Turcs n'est en rien une excuse pour tabasser sa femme !
De Erdelan
maçon | 17H07 | 14/11/2008 |
évidemment que taper sa femme devrait être plus sévèrement puni en turquie, et qu'il faut lutter contre les crimes d'honneur, et que ceux qui les commettent sont des ordures qui méritent de finir leur vie en prison et même la falaka.
Je soulignais seulement le fait que stigmatiser les kurdes et en faire une généralité, c'est ce qui se fait depuis trop longtemps.
Les kurdes tueurs de femmes et de chrétiens, les arméniens et les grecs traîtres, les alévis incestueux, les arabes unes race d'esclaves, les occidentaux débauchés………… j'ai pas envie de continuer plus loin ce genre de clichés nauséabonds qui courent encore.
Les kurdes n'ont pas le monopole du machisme, faut arrêter samanyolu aussi.
Ils passent leur temps à se faire traiter de ploucs, la violence symbolique comme on dit.