25/09/2011 à 10h37

Ces proprios forcés de combler les trous du gruyère parisien



Explication du phénomène d’effondrement du sous-sol dû aux carrières (source IGC)

Emmanuel est consterné. Il croyait avoir enfin trouvé la maison idéale dans le XIXe, près des Buttes Chaumont. « Je comptais ajouter une verrière, mais je viens d’apprendre que le bâtiment est au dessus d’une ancienne carrière. » Pour faire ses travaux, il sera d’abord obligé de consolider le sous-sol. Montant annoncé : 80 000 euros supplémentaires sur sa facture.

Emmanuel n’est pas le seul à ressortir perplexe de la permanence de l’Inspection générale des carrières (IGC), place Denfert-Rochereau, à Paris. Ce vendredi matin, ils sont une vingtaine à venir consulter les cartes qui recensent les carrières du sous-sol francilien. L’IGC traite près de 4 000 demandes par an.

« La majorité des gens ne savent pas que plus de 40% de la capitale repose sur d’anciennes carrières », note Dominique Richet, technicienne à l’IGC qui assure l’accueil du public :

« Ils sont pourtant informés lorsqu’ils achètent : un document qui indique la présence ou non de carrière est systématiquement fourni. Mais il peut être noyé dans la paperasse et on ne leur explique pas toujours l’incidence de cette information. »

Selon le code civil, le propriétaire du sol est aussi responsable de son sous-sol : c’est à lui de se prémunir contre les risques et de payer la facture. Un détail qui refait surface lorsqu’il veut obtenir un permis de construire ou que l’immeuble s’abîme... voire s’effondre.


Effondrement d’un quartier de Clamart en 1961 

Certains accidents spectaculaires ont marqué les Parisiens. Le 1er juin 1961, à Clamart, six hectares de carrières souterraines de craie cèdent à la suite de fortes pluies. Bilan : 21 morts, 45 blessés, 273 sinistrés, 23 immeubles et six rues rayées de la carte.

Le 22 décembre 1995, rue Papillon dans le IXe, deux immeubles s’affaissent ; ils étaient situés au dessus du chantier de la ligne E du RER. L’enquête conclut au concours de problèmes géologiques et humains.

Dans la nuit du 14 au 15 février 2003, dans le XIIIe arrondissement, la cour de l’école Auguste-Perret s’effondre. En cause, la rupture de la voûte du tunnel de la ligne Météor, alors en construction.

La RATP invoque la fragilité du terrain, mais reconnaît des lacunes dans les études du sous-sol et dans la surveillance du chantier.

Surveiller les galeries souterraines et la dissolution du gypse

Une nouvelle catastrophe pourrait-elle surprendre Paris ? « Nul ne peut le prédire, mais ces accidents sont exceptionnels », relativise Xavier Piccino, adjoint à l’IGC. « On recense à Paris une dizaine d’incidents par an liés à la dégradation des anciennes galeries, dont un effondrement. Les neuf autres provoquent des affaissements, des fissurations... »

Depuis sa création en 1777, cette administration surveille chaque année les 300 kilomètres de galeries souterraines de Paris, les cartographies, et sécurise au besoin certaines parties du domaine public. Le montant de ces travaux oscille entre trois et six millions d’euros par an.

Elle garde aussi un œil sur un phénomène naturel
qui touche la moitié nord de Paris : la dissolution du
gypse
. Présente en profondeur sous forme de poches, cette roche est
soluble dans l’eau. Les vides créés peuvent provoquer des effondrements
souterrains. (Voir la carte)


Carte des zones de carrières à Paris (source IGC)

L’IGC conseille aussi les particuliers. Mais la note reste à la charge des propriétaires qui petit à petit, comblent le vide. Des travaux colossaux puisqu’il faut parfois injecter du ciment ou implanter des pieux à plus de 30 mètres pour renforcer le sous-sol. Et une facture astronomique : entre 40 000 et 200 000 euros. Cher mais obligatoire pour obtenir un permis de construire.

En cas d’effondrement, la somme est aussi à la charge des propriétaires, car les problèmes liés aux carrières ne sont pas reconnus « catastrophe naturelle ».

A Belleville : « Nous en avons pour un million d’euros »

« Pour une même surface et un projet de construction identique, le coût de comblement d’une carrière peut varier du simple au double », explique Guillaume Douheret, responsable des questions de confortement chez Solétenche Bachy. Tout dépend de la profondeur de la galerie, la hauteur de vide, la nature du sol, la technique employée...

« J’ai eu le cas d’un particulier qui avait un budget de 100 000 euros pour construire une maison. Il en aurait eu pour 100 000 euros de plus en consolidations. Il a abandonné. »

Cette habitante du 50 rue de Belleville, elle, n’a pas eu le choix. « Nous en avons pour un million d’euros », soupire-t-elle. A partager entre les 15 copropriétaires. Ici, les immenses fissures sont dues aux dix mètres de remblais sur lesquels repose l’immeuble et qui se sont tassés au fil du temps. Mais aussi aux fuites d’eau sous les caves, qui ont fragilisé ces matériaux.

Selon Georges Lamm, architecte spécialisé dans la copropriété, « un bâtiment sur deux possède des canalisations qui ne sont pas étanches alors qu’il repose sur un terrain sensible ».

Ici, il faudra reprendre toutes les fondations. La facture s’élève à 50 000 euros pour cette enseignante d’une cinquantaine d’années, propriétaire d’un 32 mètres carrés. Certains voisins devront payer jusqu’à 200 000 euros.

« L’assurance ne donne rien, car il ne s’agit pas d’un accident. Je vais rogner sur mes économies... »

► Article initialement publié le 03/06/2011.

Aller plus loin
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  • Cataphile
    • Posté à 22h35 le 04/06/2011
    • Internaute 158933

    Lorsqu’on voit ce qu’il a sous nos pieds !

    Lien

  • jeffouletofou
    jeffouletofou
    cddiste
    • Posté à 10h52 le 25/09/2011
    • Internaute 43444
      cddiste

    « La majorité des gens ne savent pas que plus de 40% de la capitale repose sur d’anciennes carrières », »

    faut quand meme etre con lors de l’achat d’un bien immo de ne pas verifier si il y a dans l’environnement proche du bien des soucis de ce genre.

    je ne comprendrai jamais tout ces blaireaux.

    toutes les infos sont sur le net, que se soit radioactivite naturel, dechetterie radioactive, zone sismique etc etc etc

    • Pi.K
      Pi.K répond à jeffouletofou
      Vilain Parisien
      • Posté à 11h11 le 25/09/2011
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Bonjour,

      Avant de continuer cette conversation, je vous prie de me fournir les informations suivantes :

      *Nom ; nom marital ; nom d’usage ;
      *Prénom ; seconds prénoms ; prénom d’usage ;
      *Lignée parentale complète jusqu’au troisième degré ;
      *Parentèle complète jusqu’au troisième degré, y compris alliances ;
      *Données biométriques : taille, couleur des yeux et image de l’iris, empreintes digitales ;
      *Masse corporelle ; taux de cholestérol ; tension artérielle ; groupe sanguin ;
      *Taille de pantalon : FR, IT, UK, US ; taille de veston : id. ;
      *Tour de tête en cm et pouces ;
      *Marque et modèle de votre téléviseur ;
      *Forme du pied : romain, grec, égyptien ;
      *Thé ou café ;
      *Diplômes obtenus depuis le baccalauréat et les institutions les ayant délivrés ;
      *Type de logement ; surface complète ; surface Loi Carrez ; surface du terrain ;
      *Fumeur ou non-fumeur ;
      *Gallimard ou Palgrave Macmillan ;
      *Nutella ou confiture ;
      *Somme des carrés des entiers de 1 à votre taille en centimètres ;
      *Slip ou caleçon ;
      *Mes hommages à madame.

      Merci de votre compréhension.

    • A déménagé le 05-02-2012
      • Posté à 11h33 le 25/09/2011
      • Internaute 84960
        non connue

      je ne comprendrai jamais tout ces blaireaux.

      Oui, mais vous, vous êtes si intelligent...

      • jeffouletofou
        • Posté à 11h40 le 25/09/2011
        • Internaute 43444
          cddiste

        rien a voir avec l’intelligence, simplement on achete pas une maison comme on achete une baguette......

         
        • keupon79
          keupon79 répond à jeffouletofou
          Syndicaliste Informaticien ex (...)
          • Posté à 19h37 le 25/09/2011
          • Internaute 127803
            Syndicaliste Informaticien ex (...)

          CQFD :)

        1 autres commentaires
      • jeffouletofou
        • Posté à 11h55 le 25/09/2011
        • Internaute 43444
          cddiste

        « ► Article initialement publié le 03/06/2011. »

        tiens il faut en plus comble les vides sur la rue avec de vieux articles.

         
        • Sébounet
          Sébounet répond à jeffouletofou
          Null
          • Posté à 12h12 le 25/09/2011
          • Internaute 131965
            Null

          L’honnêteté et la transparence voudrait que ça soit explicité sur une vente... Même si je te rejoins un peu sur le point des vérifications, disons, que certains sont moins scrupuleux/attentif que d’autres.

          • jeffouletofou
            jeffouletofou répond à Sébounet
            cddiste
            • Posté à 12h31 le 25/09/2011
            • Internaute 43444
              cddiste

            dans se cas, une annonce ressemblerai a un livre de 50 pages (jabuse un peu)

            avec le radon, zone sismique, dechet radioactif, arsenic de leau, aluminium de leau, seveso, termite, amiante, champignon lignivore, ancienne champignonnière, ancienne mine de ceci ou cela, zone inondable, zone urbaine sensible, ville ayant contracte des emprunts toxique etc etc

            liste non exhaustive ni limitative personne n’acheterai plus rien.

            remarquez, se serai une bonne occasion pour les vendeurs d’arreter de prendre les acheteurs pour des pigeons et de faire redescendre les prix de l’immo a leur juste prix.

            • Sébounet
              Sébounet répond à jeffouletofou
              Null
              • Posté à 12h40 le 25/09/2011
              • Internaute 131965
                Null

              Oui, ça devrait être obligatoire. Un document explicitant sur une page ou deux, ou trois ... l’ensemble des points négatifs relatifs au bien. D’autant que ces documents sont trouvables et « libre » d’accès. C’est vrai aussi que les notaires ne sont soumis qu’à une obligation de moyen ... le travail ne consistant qu’à se montrer sa tête et empocher, au passage, un (juteux) %...

          • Guyd77
            Guyd77 répond à Sébounet
            le passant qui passe
            • Posté à 18h09 le 25/09/2011
            • Internaute 36702
              le passant qui passe

            Je connais un endroit à côté de chez moi qui est en zone inondable. Lorsque c’était de son ressort, la DDE refusait systématiquement les permis de construire ce qui n’empêchaient pas des gens d’installer de chalets et caravanes sur cales. A chaque inondation ils allaient manifester à la mairie demandant que des digues soient construites.

            Lorsque les permis de construire ont été délivrés par les mairies, la zone est devenue constructible (avec pas mal de restrictions : maisons sur pilotis, pas de pièces à vivre au rez de chaussée, etc.). Beaucoup en ont profité pour vendre car sachant le risque encouru qu’ils avaient expérimentés depuis de nombreuses années. Les vendeurs et les agences ne précisaient pas les contraintes puisqu’ils vendaient du terrain « constructible » (et pas une construction).
            J’ai un ami qui cherchait un terrain à construire à cette époque et on lui a proposé un de ces terrains en été bien sur. Comme il fait semblant d’être intéressé, l’agence ne lui a parlé des contraintes mais seulement d’un avantage : le prix était de 20% moins cher que les autres terrains de la région.

            De nos jours la loi oblige ce genre d’information de la part du vendeur.

            • Sébounet
              Sébounet répond à Guyd77
              Null
              • Posté à 18h21 le 25/09/2011
              • Internaute 131965
                Null

              Oui, c’est un dol. C’est malheureusement, des fois, assez difficile (et lent) à faire reconnaître ça par la justice. Comme l’étiquetage, je pense que la transparence devrait être de mise. Là, en l’occurrence, il y’a une faute de la mairie. Je pense aussi que compte tenu des honoraires du notaire, ça devrait lui incomber. :)

        5 autres commentaires
      • Buse
        Buse répond à A déménagé le 05-02-2012
        Motard
        • Posté à 12h32 le 26/09/2011
        • Internaute 112084
          Motard

        Perso, avant d’acheter mon terrain, j’ai verifier à la mairie, a la DDE et au cadastre les risques encourus...

        C’est clair que ne pas verifier ce genre d’infos, c’est bien des blaireaux !

        On balance pas autant d’argent sans verifier !

    • Eliott
      Eliott répond à jeffouletofou
      • Posté à 16h52 le 25/09/2011
      • Internaute 24550

      Si tout le monde avait votre raisonnement, la moitié de Paris ne serait pas construite, tout comme la majorité des villes entourant Paris qui sont pour la majorité construite sur des carrières...

    • stpatrickun
      stpatrickun répond à jeffouletofou
      Informaticien
      • Posté à 18h44 le 25/09/2011
      • Internaute 24782
        Informaticien

      Le pb est que ... pour imaginer que Paris repose sur un gruyère , il faut au moins avoir visité les catacombes ! ! !

      personnellement , avant cette visite je ne l’imaginais pas ...
      Comment penser que l’on puisse construire sur un fontis ?

    • septantesix
      septantesix répond à jeffouletofou
      le pote à nonante-huit
      • Posté à 00h51 le 26/09/2011
      • Internaute 126656
        le pote à nonante-huit

      C’est pas des blaireaux, c’est des bobos...et ça change tout ! ! !

      • sigismund
        sigismund répond à septantesix
        autre/ne se prononce pas
        • Posté à 17h29 le 26/09/2011
        • Internaute 910
          autre/ne se prononce pas

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        • septantesix
          septantesix répond à sigismund
          le pote à nonante-huit
          • Posté à 21h20 le 26/09/2011
          • Internaute 126656
            le pote à nonante-huit

          Yessssssss ! ! !

          Alors je continue, ça me motive, les trucs de beaufs...

          • Maxfrerot
            Maxfrerot répond à septantesix
            • Posté à 22h28 le 26/09/2011
            • Internaute 23114

            Ben mon beauf, va rejoindre tes potes sur le figaro.fr, ça nous fera des vacances.

            • septantesix
              septantesix répond à Maxfrerot
              le pote à nonante-huit
              • Posté à 08h37 le 27/09/2011
              • Internaute 126656
                le pote à nonante-huit

              Proposition intéressante...mais je suis trop bien ici, avec tous mes copains dont tu fais désormais partie ! ! !

              Et n’oublies pas ta petite voix pour Marine en 2012...

        3 autres commentaires
  • soloon
    soloon
    _
    • Posté à 11h07 le 25/09/2011
    • Internaute 91630
      _

    8000 € le m² avec la possibilité de repasser à la caisse parceque le terrain est pourrie à la moelle... pauvre riche

    • Lictor
      Lictor répond à soloon
      informaticien
      • Posté à 12h46 le 26/09/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      Le m^2 n’est à ce prix à Paris que dans certains quartiers - par exemple, ça n’est pas encore le cas à Belleville. De plus, il n’a pas toujours été à ce prix là.
      Ainsi, à Paris, vous avez pas mal d’habitants qui viennent en fait des milieux ouvriers et qui ont acheté avant les années 80 à des prix encore raisonnables. Par exemple, je peux vous assurer que la chambre de bonne que ma grand-mère a habité pendant plus de 60 ans dans le 9e ne coûtait pas 8000€ le m^2...

  • papyboomer
    papyboomer
    vivant
    • Posté à 11h11 le 25/09/2011
    • Internaute 65368
      vivant

    Châtillon, Clamart, etc.... sont dans le même cas

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à papyboomer
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 13h50 le 25/09/2011
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Comme la banlieue NE vers Bagnolet et pantin.
      En plus, pour mettre une cerise sur ce gâteau gâteux, il y a sur Romainville un quartier dit des mares en limite de carrières, mais que la municipalité a englobé dans un autre qui s’appelle « les grands champs », c’est beaucoup plus poétique, mais l’eau est toujours là à 1m50 ; d’ailleurs il n’y a pas de cave dans ce quartier à cause de ça ; autrefois tous les pavillons avaient des puits, devinez pourquoi ? !
      Même les anciens du quartier passent pour des neuneu s’ils en parlent !
      -
      Il y a bien de nouveaux proprios qui en font, mais au bout de peu de temps, en général avant que les travaux ne soient finis, c’est devenu une piscine ET, ils mettent des pompent de relevage ! ! !

  • papyboomer
    papyboomer
    vivant
    • Posté à 11h11 le 25/09/2011
    • Internaute 65368
      vivant

    Châtillon, Clamart, etc.... sont dans le même cas

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 11h15 le 25/09/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    toutes ces carrières, ces trous, ces catacombes, ces vides sous paris.....
    ce serait tout de meme l’endroit ideal pour stocker les dechets nucléaires
    (puisqu’on nous dit que ce stockage n’est pas dangereux ! !)

    • missl
      missl répond à jyeden
      comme un long dimanche de (...)
      • Posté à 20h02 le 26/09/2011
      • Internaute 134351
        comme un long dimanche de (...)

      En fait le nucléaire est dangereux seulement pour l’organisme fragile des politiciens parisiens :))

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 11h38 le 25/09/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    Encore faudrait-il que les informations concernant ces carrières soient justes pour que les futurs propriétaires agissent en connaissance de cause.

    Ainsi la catastrophe dite « de Clamart » (on va parfois jusqu’à dire du « Petit Clamart » en faisant l’amalgame avec l’attentat contre De Gaulle) s’est en fait déroulée sur le territoire de la commune d’Issy les Moulineaux, où il ne peut jamais rien arriver de mal, spéculation immobilière oblige.

    L’entrée de ces carrières existe toujours avenue de Verdun, et ont longtemps servi de champignonnières, puis de murisserie de bananes et maintenant de cave à vin.

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  • Canonichou
    • Posté à 11h19 le 25/09/2011
    • Internaute 146185
      109

    Tout dépend de votre statut : si vous êtes un particulier vous êtes responsable de votre sous-sol mais si l’on découvre des richesses minières, l’état se réserve le droit de les exploiter à son compte.

    Par contre si vous êtes une multinationale, vous pouvez demander à l’état d’exploiter une ressource minière sous ses terres (exemple au hasard : gaz de schiste), la pollution engendrée sera à la charge de la population…

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Canonichou
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 13h59 le 25/09/2011
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Bien sûr ! !
      Cette bonne blague, vous ne voulez quand même pas que les puent la sueur aient autant d’avantages que les friqués ? ! Déjà qu’ils ont le droit d’avoir une maison, n’en demandez pas trop !
      -
      Vous êtes un petit marrant ou viriez-vous socialo-communiste ?
      Les pauvres qui auraient autant de droits que les gras du bide... incroyable de lire ça un dimanche !

      • Canonichou
        Canonichou répond à Les Grands Champs
        109
        • Posté à 21h11 le 25/09/2011
        • Internaute 146185
          109

        « […] viriez-vous socialo-communiste ? »

        Hého, ’ttention pas d’insultes, hein ! Simplement de gauche…
        Pi d’toutes façons, je demandais rien, j’expliquais.

  • zelectron
    • Posté à 11h24 le 25/09/2011
    • Internaute 12718

    Je croyais que le sous-sol au-delà de 10 mètres appartenait à l’état carrières ou pas ?

    • Wildleech
      Wildleech répond à zelectron
      révolutionnaire en devenir
      • Posté à 11h38 le 25/09/2011
      • Internaute 81842
        révolutionnaire en devenir

      La consolidation de la surface est donc à votre charge.

      • zelectron
        zelectron répond à Wildleech
        • Posté à 13h45 le 25/09/2011
        • Internaute 12718

        comment fait-on pour construire sur le vide qui commence à -10mètres ?

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à zelectron
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 14h01 le 25/09/2011
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          Et la lévitation ?
          Vous n’en avez jamais entendu parler ? !
          Essayez avec Coué, ça peut marcher.
          -
          Lévites-toi... je le veux...

        • Wildleech
          Wildleech répond à zelectron
          révolutionnaire en devenir
          • Posté à 20h59 le 25/09/2011
          • Internaute 81842
            révolutionnaire en devenir

          Mais puisque l’administration autorise le payement des travaux par les particuliers tout va bien, non ?
          Mais je me demande ce qu’elle décide quand le particulier n’a pas les moyens de consolider et préfère regarder le sol engloutir sa propriété (et peut-être un peu du voisinage en même temps).

        2 autres commentaires
    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à zelectron
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 11h42 le 25/09/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      S’il y a du pétrole, oui !
      mais si ce ne sont que des trous,... ils sont à vous !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h41 le 25/09/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « En cas d’effondrement, la somme est aussi à la charge des propriétaires, car
    les problèmes liés aux carrières ne sont pas reconnus “ catastrophe naturelle ”.

    (à moins bien sur qu’on n’y découvre un trésor, voire du pétrole)
    Dans ce cas, l’Etat reprend ses droits, et en revendique la propriété exclusive.

    Les propriétaires ne sont jamais propriétaires du sous-sol, sauf si
    le sous-sol en question est composé de “trous”... de vent donc !
    La terre stable et riche appartient à l’Etat : Les autres ont des trous.

    Ça fonctionne très bien, le capitalisme immobiier décomplexé :

    Les grands promoteurs mangent le Gruyère, et les acheteurs ont droit aux trous.
    (c’est un partage équitable du fromage, à tout points de vue)

    • stpatrickun
      stpatrickun répond à Yvon le Zébulon
      Informaticien
      • Posté à 18h47 le 25/09/2011
      • Internaute 24782
        Informaticien

      Tout à fait vrai ! ! !
      vous avez raison de le signaler ...

  • A déménagé le 14-08-2012
    • Posté à 12h02 le 25/09/2011
    • Internaute 141405
      non connue

    Les textes en France sont ambiguës. Par principe, le sous sol appartient au proprio. Mais dans les faits, et surtout grâce à l’interprétation possible de textes (Napoléoniens), la richesse pouvant être soutirée du sol « appartient » à l’état.

    Celui-ci, par le biais de décisions gouvernementales et ministérielles pourra octroyer une permission d’exploitation à un tiers dûment mandaté qui aura en charge l’étude, l’exploitation puis la remise en état du terrain après la dite exploitation, pour une durée relativement longue (oups, j’avais lu ça y a bien longtemps) et le cas échéant doit provisionner une garantie de remise en état des lieux et certifier qu’il n’y aura pas de conséquences ultérieures à l’exploitation.

    Dans les faits, l’opacité des lois, les intérêts généraux « Etat » ou particuliers « grande société », font que le citoyen lambda l’a dans le F*** systématiquement.

    Trouvez du pétrole dans votre jardin et vous serez aussi tôt dépossédé de ce « droit de sous sol » au non de l’intérêt général. Pour ce qui est de l’exploitation qui va en suivre, m’est avis que vous avez plus intérêt à vendre qu’a négocier quelques dédommagements pour nuisances durant celle ci, et les conséquences ultérieures.

    D’autres pays, comme les US, respecte le droit de sous sol. Ainsi, trouver un gisement par la bas peut être un joli jackpot ! Mais le manque d’encadrement législatif de ces exploitations « populaires » ne risque t’il pas de créer des catastrophe écologiques à moyen et long terme ?

    Gaz de schiste par exemple, qui sont exploités dans toute l’Amérique du nord, dont le Canada, et pas forcement dans un soucis de respect de l’environnement.

    Pour ce qui est du cas présent, ils l’ont bien dans le F*** le trou du fromage.

    • missl
      missl répond à A déménagé le 14-08-2012
      comme un long dimanche de (...)
      • Posté à 21h03 le 26/09/2011
      • Internaute 134351
        comme un long dimanche de (...)

      « l’étude, l’exploitation puis la remise en état du terrain après la dite exploitation, pour une durée relativement longue »
      il serait donc intéressant d’essayer de retrouver le successeur juridique des exploitants des carrières parisiennes et d’avoir en main les contrats passés par lesdits exploitants

      • A déménagé le 14-08-2012
        A déménagé le 14-08-2012 répond à missl
        non connue
        • Posté à 02h07 le 27/09/2011
        • Internaute 141405
          non connue

        Hum...

        Tu penses qu’il va neiger à Noël ?

        Mais pour sur, si je devais débourser 100 ou 200 milles € pour un pareille... gouffre, j’irai fouiller bien profond.

  • gwennran
    • Posté à 12h02 le 25/09/2011
    • Internaute 24784

    Comme le dit l’article, les fuites d’eau dans les immeubles parisiens sont légions, personne n’y fait rien, et les immeubles pourrissent. Tout cela ajoute à l’effondrement ou l’affaissement.

    Comment se fait-il qu’on ne puisse pas responsabiliser vraiment les proprios qui n’en ont rien à foutre (puisque leurs fuites cloquent les plafonds de leurs voisins et pas les leurs) ?

    • Canonichou
      Canonichou répond à gwennran
      109
      • Posté à 13h06 le 25/09/2011
      • Internaute 146185
        109

      Il faut expliquer aux proprios qu’il existe des sociétés de gestion de la consommation d’eau qui ont des solutions intéressantes.

      Elles proposent un entretien forfaitaire des arrivées d’eau : un plombier passe une ou deux fois par an dans chaque appartement et entretient robinets et chasses d’eau pour éviter les fuites ; il est possible de faire intervenir ce plombier en dehors des visites régulières si besoin sans frais supplémentaires. Les économies réalisées sur les fuites sont telles que la facture d’eau de l’immeuble baisse de façon très significative. La société de gestion d’eau se paie en empochant une partie des économies réalisées.

      Si vous êtes copropriétaire, vous pouvez le proposez à votre immeuble. Dans le mien c’est l’argument économique qui a convaincu, l’argument écolo n’était qu’un bonus…

      • gwennran
        gwennran répond à Canonichou
        • Posté à 15h23 le 26/09/2011
        • Internaute 24784

        Ah mais effectivement c’est très intéressant !

        Quand j’ai proposé cette idée (sans savoir que des sociétés étaient spécialisées), le syndic m’a répondu qu’on ne pouvait pas obliger un copro à ouvrir sa porte à un plombier mandaté par le syndic (ou syndicat de copro). Et évidemment ce sont ceux là qui en général laissent tout tomber en ruine.

        Vous me dites qu’on peut alors ?

         
        • Canonichou
          Canonichou répond à gwennran
          109
          • Posté à 15h58 le 26/09/2011
          • Internaute 146185
            109

          Oui, on peut ! C’est très long et compliqué mais on peut ! C’est d’ailleurs très bien que ce soit très long et compliqué… Moi non plus, je n’aime pas ouvrir ma porte à n’importe qui.

          En pratique il est exceptionnel que quelqu’un refuse obstinément d’ouvrir sa porte à un plombier qui lui fait économiser de l’argent. Encore faut-il que le gens sachent qu’ils ont affaire à quelqu’un de sérieux. Il faut faire passer l’information, cela ouvre quasiment toutes les portes. Si vraiment il y a un récalcitrant, la société de gestion d’eau va d’abord essayer de le convaincre (quitte à bluffer un peu) et ils se débrouillent bien dans ce domaine ; dans les cas extrêmes il faudra l’intervention du syndic avec des procédures un peu longues. Mais lorsque l’occupant sait que de toutes façons il devra finalement ouvrir, vu l’enjeu dérisoire il cède avant d’en arriver là.

          La vraie difficulté n’est pas là, c’est plutôt que ça représente une (petite) charge de travail supplémentaire pour le syndic sans aucun bénéfice immédiat pour lui. Avec les rares bons syndics, pas de problèmes. Avec les autres, ça peut être plus ou moins difficile. Imposer la mise à l’ordre du jour de l’assemblée générale n’est qu’une formalité mais il peut aussi être nécessaire de prévoir que le conseil syndical (ou même un copropriétaire isolé) s’occupe de négocier, et renégocier à intervalles réguliers, le contrat avec la société de gestion d’eau.

        1 autres commentaires
  • Gelone2010
    Gelone2010
    Sarkophobe
    • Posté à 12h02 le 25/09/2011
    • Internaute 99991
      Sarkophobe

    Ce qui distingue le gruyère AOC du gruyère parisien, c’est que le premier n’a pas de trous. Les trous, c’est l’emmental ! ! ! Qu’on se le dise.

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