
Lang ravi que les Français sortent du « provincialisme étroit »
L'ancien ministre de la Culture Jack Lang était vendredi l'invité surprise du Sziget festival, à Budapest.

- 12936 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque
Au choix, je suis un photographe panoramiste ou bien un panoreporter. 



















7
De skalpa
actif et militant ? | 10H31 | 18/08/2008 |
Comment te dire Jack ?

La province te salue bien !
http://kprodukt.blogspot.com
De aline
10H50 | 18/08/2008 |
Je viens d'apprendre que mon provincialisme était étroit. Je vais avoir du mal à m'en remettre…
De lesuperdidou
Saltimbanque | 10H59 | 18/08/2008 |
N'en déplaise à Jean Giraudoux mais la guerre de l'étroit aura lieu !
De Sam78
parisien | 11H19 | 18/08/2008 |
Bien que la phrase soit très éclairée par le titre de votre article, Lang a tout a fait raison.
Contrairement à bien des pays développés, dans une France centralisée, la Province ne vit pas à la même vitesse culturelle que Paris qui rayonne et surtout est rayonnée par l'extérieur, par ses visiteurs actifs (je ne parle pas des touristes). Désolé, mais il faut l'admettre, c'est un fait.
Et c'est par l'échange régulier enrichi avec l'extérieur qu'on se déjoue de l'étroitesse d'esprit.
Ne vous excitez pas habitants de la Province, c'est comme ça, c'est la réalité.
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H23 | 18/08/2008 |
Mirecourt (Vosges) 6000 habitants pays natal de Jack :
dans le patois de ma province « mirecourt » signifie « courte vue » ; à faire valoir à qui de droit !
De Gina Grimont
12H38 | 18/08/2008 |
@Sam 78
Mais qu'est que tu racontes ? J'ai quitté Paris, avec joie, pour habiter Toulouse, avec joie ! La vie culturelle y est intense (et maintenant que nous avons la Gôôôche à la mairie, ça va être encore mieux ), je suis moi- même dans le milieu artistique et vu la conjoncture catastrophique des métiers culturels, je préfére le vivre à Toulouse où tout se passe à dimension humaine et dans le respect des artistes plutot qu'à Paris, où les artistes n'ont jamais été autant exploités, pressurisés, lessivés ! !
Le gros bizness se passe à Paris, en effet, mais le gros bizness, je m'en fous, je monte mon propre label et encore une fois, le monter à Toulouse est beaucoup plus facile au regard de structures et aides existantes.
Et Nantes, Lille, Lyon ? Pareil, de villes qui bougent, s'autonomisent, font vivre les talents sur place !
Car la politique culturelle de notre gros beauf, Sarko 1er est réduite à peau de chagrin, les DRAC n'ont plus d'argent. Alors se serrer les coudes et stimuler la créativité entre programmateurs ( voir le nombre de petits festivals de qualité artistique faisant la nique aux gros formatés, friqués, chiants), artistes,producteurs est plus chaleureux, plus simple, plus accessible en Province !
J'adore aller à Paris voir mes potes, j'y vois aussi leur misère, leur galère, leur course aux relations publiques, pareil qu'avant, en pire… Paris a été le lieu de départ de nombreuses révolutions et mouvements parallèles (et subversifs ? ). Plus maintenant, cette ville est à la fois trop riche et trop pauvre, coincé entre son exhibition et sa survie pour qu'il s'y passe quelque chose ! Cela viendra de Province, Monsieur le Parisien, on en reparlera !
Une ex-parisienne repentie
De Hemenate
14H03 | 18/08/2008 |
« Contrairement à bien des pays développés, dans une France centralisée, la Province ne vit pas à la même vitesse culturelle que Paris qui rayonne et surtout est rayonnée par l'extérieur, par ses visiteurs actifs (je ne parle pas des touristes). “
J'étais au sziget les deux années précédentes, et d'une part la nationalité la plus représenté était les Français, et sur ces Français un bon 1/3 était Bretons (région métropolitaine la plus éloigné de Budapest pourtant), une autre grosse partie était plutôt du Sud, il me semble n'avoir même pas rencontré un seul Parisien.
Il ne faut pas forcément en faire une généralité, mais c'est mon expérience.
Il est vrai que Paris à une ‘vitesse culturelle’ plus élevée qu'en Province, mais il ne faut pas forcément en tirer des conclusions sur les français à l'étranger.