Quand les agences d'intérim prêchent l'esprit de mission


Dans un cabinet de services financiers de Neuilly-sur-Seine en 2007 (Olivier Culmann).

Vous ne pouvez pas avoir manqué ces pubs de Manpower : « Un jeune Français a deux fois plus de risque d'être chômeur qu'un jeune Allemand. Et quatre fois plus qu'un jeune Danois. Arrêtons le gâchis. Imaginons de nouvelles solutions, vite. » Gros plan sur les efforts entrepris depuis quelques années par les entreprises d'intérim pour acquérir une image d'employeur modèle.

« Dis, raconte-moi l'intérim. » Et bien, c'est l'histoire d'un secteur dont les entreprises étaient qualifiées de « nouveaux marchands d'hommes » (par l'économiste Guy Caire en 1973) et qui aujourd'hui se revendique comme « vecteur important d'insertion professionnelle », selon le Prisme, syndicat du secteur. Beau cas de « storytelling », dira-t-on aujourd'hui pour faire mode ; ou plus prosaïquement, bel effort de marketing RH.

A l'origine, un dispositif pour personnes « en difficultés professionnelles »

L'acte fondateur de cette nouvelle histoire a lieu en janvier 2005. La loi Borloo autorise les entreprises d'intérim à réaliser des placements en CDI et CDD ; en septembre de la même année, un accord de branche facilite les embauches de personnes « en difficultés sociales et professionnelles particulières ». L'intérim joue désormais un rôle plus large que la gestion des pics d'activité ou le remplacement de salariés absents.

Creyf's Intérim change son nom en « Start People : agence d'emploi » et Manpower adopte le slogan « créateur de solutions d'emploi ». Le syndicat des entreprises de travail temporaire (Sett) voit la lumière et se rebaptise Prisme (professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi). Un petit film édifiant sur le site illustre cette évolution.

Les entreprises du secteur proposent donc désormais des offres d'emploi en CDD, CDI ou intérim. A la carte. D'ailleurs –l'histoire continue- et si l'intérim était une solution choisie ? Pour la liberté, la diversité des expériences menées, la rémunération plus élevée… Cette tentative de séduction s'adresse en particulier aux cadres. Une population investie avec force par les entreprises de travail temporaire, comme Adecco, qui a créé au début de l'année un réseau « Adecco Experts ».

Employeur choisi, donc et même… modèle. C'est le clou de l'histoire. Les intérimaires bénéficient de formation professionnelle, ont accès à une mutuelle et au crédit immobilier par l'intermédiaire du Fonds d'action sociale du travail temporaire (Fastt). Intérimaires sans galère, donc.

Résumons. Vous pensiez qu'intérimaire rimait avec précaire ? Les entreprises de travail temporaire françaises sont à la pointe de « l'innovation sociale », avec « trente cinq accords en vingt ans et le statut de l'intérimaire le plus protecteur d'Europe », selon le Prisme. Elles sont mises en cause, et parfois condamnées pour discrimination raciale ? Elles se dotent d'une charte déontologique, proposent des guides détaillés sur l'attitude à adopter en cas de dérapage du client, bref, s'affichent comme pionnières de la lutte contre les discriminations. Un exemple avec ce spot radio d'Adia.

Le passage « en douceur » des entreprises au « mode projets »

Travailler à coup de missions successives ne vous tente toujours pas ? Pourtant c'est l'avenir, comme le montre l'adoption du CDD « à objet défini » ou l'organisation des entreprises en « mode projet ». Bref, c'est un peu comme si les entreprises du travail temporaires nous montraient le chemin d'une flexibilité heureuse, choisie, responsable. « Better work, better life », comme dit le slogan d'Adecco. La critique est systématiquement retournée. C'est beau comme un revers décroisé.

Il existe tout de même quelques études, quelques chiffres qui grippent cette belle histoire. Un document de la Direction de l'animation et de la recherche des études et des statistiques (Dares) notamment, où 75% des intérimaires déclarent qu'ils auraient préféré un CDI. 80% ont recours à ce type de contrat parce qu'ils « ne trouvent pas mieux » et ont besoin d'un revenu rapidement. 87% jugent que leur type de contrat les empêche de faire des projets à long terme.

Il y a aussi des témoignages, comme celui de la journaliste Elsa Fayner (« Et pourtant, je me suis levée tôt », éd. du Panama, 2008), qui s'est immergée trois mois dans le monde du travail précaire. Mais ces témoignages sont peu nombreux. D'après le Fonds professionnel pour l'emploi dans le travail temporaire (FPETT), les intérimaires estiment à 52% que leur situation est une « solution d'attente », 64% pensent qu'elle est « utile mais ne doit pas durer ». Il est vrai que l'on n'a pas tellement envie de (se) raconter d'histoires dans ces moments-là.

56 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Asse42

De Asse42

Royalais | 14H42 | 09/06/2008 | Permalien

Je suis en plein dedans personnellement. malheureusement j'ai un handicap c'est que je n'ai pas de diplômes particuliers. Donc je manutentionne à longueur de contrats dans des usines ou entrepôts… J'aurais bien aimé qu'il y ait une offensive en faveur de la formation professionnelle plutôt que sur les heures sups.

Portrait de moré

à Asse42 Portrait de Asse42 De moré

traitement des sols | 17H14 | 09/06/2008 | Permalien

Bonjour Asse42, vous pouvez faire une demande de prise en charge d'un congé individuel de formation intérimaire auprès du FAFTT (Fonds d'assurance formation du Travail Temporaire), c'est l'équivalent du FONGECIF pour les CDD. Le dossier est examiné par cet organisme sous réserve que vous ayez effectué un certain nbre d'heures en tant qu'intérimaire (de mémoire ça doit être 1600hres les 18 derniers mois). Votre agence d'interim est obligée de vous accorder l'autorisation d'absence. Une fois déposé votre dossier est examiné en commission paritaire, et 1 dossier sur 2 est accepté. Vous pouvez prendre contact avec le FAFTT qui vous enverra la docucu et le dossier de CIF a motiver. Le FAFTT s'adresse en priorité aux personnes qui n'ont pas de diplômes particuliers.
Vous aurez plus d'informations sur leur site FAF.TT.
Bon courage

Portrait de caro

à moré Portrait de moré De caro

délinquante avérée | 18H44 | 09/06/2008 | Permalien

je souscrits à ce que vous dites. Pour Asse42 (vive le foot ? ) je rajoute que, ce qui est intéressant, c'est que vous touchez votre salaire le temps de la formation. Le coût lui-même de la formation est pris en charge par le FAFTT

Portrait de Triquoise

De Triquoise

rouge de honte | 14H46 | 09/06/2008 | Permalien

Précarité, urgence financière, aucun projet à long terme possible… ce n'est pas grave, tant que les sociétés d'intérim font des bénéfices et distribuent des dividendes aux associés politiques.

Portrait de pierrejcallard

à Triquoise Portrait de Triquoise De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 15H50 | 10/06/2008 | Permalien

C'est la voie de l'avenir. Une partie de la solution. Oubliez la sécurité d'emploi qui est un anachronisme ridicule et néfaste. Le défi politique a relever, c'est la sécurité totale du revenu et la gestion universelle des plans de carrière. (Pour une discussion de fond sur le sujet, voir le lien)

http://nouvellesociete.org/701.html

Pierre JC Allard

Portrait de r_v

De r_v

15H02 | 09/06/2008 | Permalien

L'Interim etait aussi pour moi une autre approche du travail, avant que je ne signe un CDI.

En effet, l'Interim m'a permis de trouver du travail juste apres mon BTS, ce qui etait presque impossible en CDI (ou alors au SMIC) car dans ma branche l'experience est primordiale. De plus cela m'a permis de faire des missions dans differentes boites et differents postes, et surtout dans mon cas avec des periodes « chomées » longues pour partir en vacances.
Le fait d'etre mieux payé en interim me permettait aussi de pouvoir arreter de bosser pendant un ou deux mois pour profiter de mon droit a la paresse !

Depuis deux ans, je suis en CDI (en travaillant au même poste qu'en interim), super je perd casiment 200 euros de salaire (en enlevent les conges), n'ai droit qu'a 5 semaines de conges et n'a eu aucune augmentation ! (En interim au fur et a mesure que l'experience montait, le salaire suivait…)

Au final, et dans mon cas (pas de credit, ni BMW dans le garage ni ecran plat dans le salon, pas de gamins et une consomation moderee) l'interim etait au debut la seule solution mais est devenu plus tard un choix !

Je precise que j'ai signé mon CDI car le poste que j'avais en interim m'interressait et que c'etait le seul moyen de le concerver. J'ai aujourd'hui fait le tour du poste, et je pense demissionner pour retourner en interim…

Portrait de papy55

à r_v Portrait de r_v De papy55

prof. en province | 19H47 | 09/06/2008 | Permalien

 »……pas de credit, ni BMW dans le garage ni ecran plat dans le salon, pas de gamins….. »
« pas de gamins » n'est à mon avis pas à mettre au même niveau que « pas de BMW dans le garage » et peut-être explique votre choix de retour prochain à l'intérim qui présente peut-être l'inconvénient d'une obligation de mobilité fréquente peu compatible avec la vie de famille.
L'intérim est une solution originale qui ne doit pas cependant être généralisée sinon elle finirait par perdre tout son intérêt !
Question dont je n'ai pas la réponse : quelles cotisations « retraite » au regard de la rémunération effective en intérim ?

Portrait de r_v

à papy55 Portrait de papy55 De r_v

07H36 | 10/06/2008 | Permalien

Vous avez raison entre l'essence et l'assurance de la BMW, elle coute plus chere que le gamin…mais le gamin represente quand meme un sacre budget !
Ence qui concerne l'obligation de mobilité, en ce qui me concerne, elle etait plutot reduite, je changeait de site mais aufinal pas besoin de « demenager » non plus.
En revanche, je suis tout a fait d'accord avec vous sur le fait qu'il faille que l'interim reste exceptionnel au niveau de l'emploi et il faudrait qu'elle soit choisie.
Enfin et pour repondre a votre question, je crois savoir qu'au niveau des cotisations retraite, l'interim ne change pas grand chose (a verifier)…de toutes facons au train ou vont les choses (ajout d'un an de cotisation tous les deux ans) et vu que j'ai meme pas 30 ans, les pensions de retraite j'y crois pas trop !

Portrait de internaute112007

De internaute112007

07H13 | 10/06/2008 | Permalien

Peu nombreux ? Il suffirait de chercher pour les trouver, ces témoignages ma chère, et j'ai idée que votre quête a pris fin rapidement faute de courage !

1 million d'intérimaires par an et vous nous racontez ici sur ce media en ligne que vous n'avez pu collecter aucun témoignage édifiant, autre que la publication de ces statistiques ?

Il me souvient que j'avais transmis à Rue89 des bulletins de paye étayant la différence notable et sensible de cotisations entre un agent SNCF syndiqué qui prétendait cotiser à lui seul pour sa retraite et un salarié du privé, les miens. Intérimaire ça a dû jeter un froid. Bulletins de paye jamais publiés en droit de réponse.

Cachez ces précaires que nous ne saurions voir. Mais parlons-en, ça meuble la Une.

Parce que, ce dont vous auriez pu parler dans votre article, à défaut d'étaler complaisamment quelques témoignages, c'est de la révision de la directive sur l'aménagement du temps de travail, qui concerne de plein fouet les intérimaires :

« Le projet de loi sur les intérimaires prévoit, dès le premier jour de travail, un même traitement entre intérimaires et employés permanents. Sauf si les partenaires sociaux concluent un accord national sur “un délai de grâce” supérieur, comme c'est désormais le cas au Royaume-Uni. »

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35769383@7-37,0.html

Intérimaire, pas un statut, vraiment … Mais alors, comment et pourquoi 2 poids 2 mesures ?

Portrait de Un compte supprime

De Un compte supprime

nc | 15H41 | 09/06/2008 | Permalien

Des vessies pour des lanternes, avec le concours applique et honereux des agences de com, l'ideologie coca-cola continue a irriguer les cervelles serviles : horreurs economiques transcendees en valeurs positives…

Ah, le bon temps du plein emploi ou l'on pouvait casser la gueule a son patron et etre reembauche le jour d'apres dans la meme rue… c'etait ca la liberte. Ce que l'on nous vend desormais, c'est de l'asservissement sous anesthesiant mediatique : soyez heureux d'etre precaire, nous garantissons la stabilite de votre precarite.

Portrait de Alexad

De Alexad

15H51 | 09/06/2008 | Permalien

Chez Adia, c'est 440 agences qui n'ont sans doute pas résolu le problème des « senior » et qui évite donc d'en parler en termes de discrimination dans leur beau spot bien propre ! !

Portrait de Tyb

De Tyb

(par ici, par là) | 16H19 | 09/06/2008 | Permalien

Bon personnellement je travaille en société de service donc thématique proche… et je dois bien avouer que pour moi le recours à la main d'oeuvre externe par les entreprises sur des projets longs est, n'y allons pas par quatre chemins, catastrophique : je passe mon temps à atterrir sur des missions où je dois colmater les fuites laissés ou rajoutés par les 40 prestataires précédents qui tous ont plus ou moins essayé de comprendre ce qu'avaient voulu faire leurs prédécesseurs avant d'apporter leurs rustines-modifications tant bien que mal.
Au final :
- il n'y a plus aucune maitrise du produit en interne, et dans le pire des cas (en étant honnête le cas normal…) aucune doc ou trace écrite, ni historique précis du projet
- on se retrouve face à des projets qui s'apparente à des édifices branlants sans cesse colmaté par des dizaines de personnes chacune avec leur vision, réparations comblant tant bien que mal les précédentes réparations ou pire s'arqueboutant les unes sur les autres pour tenir le bousier.

L'entreprise se retrouve donc dans le meilleur des cas avec un produit « fini » sur lequel elle n'a aucune compétence en interne, obligé d'engager en permanence des prestas s'autoformant à la va-vite en essayant de comprendre comment le truc marche pour finir le produit, puis pendant des années, pour assurer sa maintenance.

Quand en plus on rajoute que ce mode de développement est désormais majoritaire dans les grosses sociétés et dans des secteurs aussi crucial que les transports, la banque, les assurances ou l'énergie…

résumons le tout avec une blague qui circulait à un moment en tant que « 10 faits qui font de vous un ingénieur »

« je ne prends plus l'avion depuis que je sais que j'ai appris en stage que c'était des stagiaires aussi perdus que mois qui avait écrit les specs »

eh ouais…

quand en plus on ajoute que ce marasme se combine à des branlettes mentales permanentes de la part des mêmes boites et des SSII dans le genre « charte de qualité projet », « normes de développement » « planning projet » etc… reste plus qu'à en rire.

Portrait de Un compte supprime

à Tyb Portrait de Tyb De Un compte supprime

nc | 02H58 | 10/06/2008 | Permalien

Temoignage interressant… et pas rassurant, ethique du pire, du n'importe quoi n'importe comment…

Dans mon boulot, dans ma vie, je defends l'idee saugrenue que le temps passe a faire quelque chose influe directement sur la qualite de ce quelque chose : c'est apparement une idee anachronique… qui ne colle pas avec la logique manageuriale des cadres HEC de ces boites d'Interim. Une racaille qui a pousse dans l'ombre de nos politicards veroles, et qui a largement sa part de responsabilite dans la degradation des conditions de travail et des normes de qualite. Les ptits cons…

Portrait de Courageux anonyme

à Un compte supprime Portrait de Un compte supprime De existe

13H01 | 10/06/2008 | Permalien

Les informaticiens n'ont strictement aucune maîtrise sur les activités de leur secteur, ce sont toujours les commerciaux qui le dirigent, et c'est bien là que le bât blesse. Mais ceux-ci ne sortent pas tous de grandes écoles de commerce, loin s'en faut.

Pour commencer, le métier de la vente obéit à une loi générale en contradiction totale avec celle qui régit les autres domaines de compétences, à savoir : le meilleur vendeur est le moins instruit. En effet, plus vous êtes intelligent, plus vous doutez, et plus vous êtes instruit ou informé, plus vous avez matière à alimenter vos doutes. Or, un vendeur qui doute de ses arguments n'arrivera jamais à convaincre aucun client de leur bien-fondé. Pour convaincre, il faut d'abord être convaincu, peu importe l'argument. Donc, le meilleur vendeur frise la débilité mentale et n'a généralement pas fait d'études ou très peu (c'est comme en politique…).

Ensuite, le meilleur vendeur de savonnettes qui soit peut être parfaitement inapte à assurer la fonction de commercial en SSII, car dans ce cadre-là, il ne s'agit plus de vendre des objets, mais des hommes et des femmes. L'exercice requiert une mentalité spéciale, celle que nécessitent également le proxénétisme et les autres trafics d'êtres humains. Tous les commerciaux ne l'ont pas.

C'est pourquoi les informaticiens appellent à juste titre les spécialistes qui les encadrent et gèrent leurs « carrières » des « marchands de viande ».

Voir ici :

http://www.marianne2.fr/Voyage-chez-les-marchands-de-viande-de-l-informa…

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 20H28 | 10/06/2008 | Permalien

Quant aux journaleux, maintenant, il n'est pas rare qu'on leur demande un bac + 5… quand c'est pour recopier ce que font les autres, je ne vois pas l'utilité.

A côté de cela, alors que je n'ai eu 45 ans qu'hier, j'ai été contacté il y a plus de six mois par une agence d'intérim spécialisée dans les « seniors », qui cherchait des « hommes d'expérience » pour remplir ses fichiers et me demandait un CV plus développé que ce qui traîne de-ci, de-là, parfois d'ailleurs à tort (je suis dans un annuaire de spécialistes en menuiserie et déco et je n'ai jamais rédigé une ligne là-dessus ! )

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 16H47 | 09/06/2008 | Permalien

Le rêve des entreprises d'intérim c'est d'arriver à centraliser en leur sein toutes les ressources humaines.
La gestion totale de l'emploi est leur but.
Les entreprises classiques, réduites à leur direction, devraient faire appel à l'intérim pour tous les postes.

Ces entreprises d'intérim sont la création de financiers désireux de faire prospérer leurs capitaux. Et les employés de ces entreprises sont aussi des intérimaires.

Une autre façon de faire de l'argent avec son capital sans travailler.

Rendement garanti à deux chiffres.

Portrait de gabriel12

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De gabriel12

Etudiant en finance | 19H19 | 09/06/2008 | Permalien

Strictement aucun rapport et dénoué de la moindre compréhension de comment marche une entreprise.

Portrait de Servais-Jean

à gabriel12 Portrait de gabriel12 De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 21H01 | 09/06/2008 | Permalien

Dénoué ? C'est français ça ?
Quant à la compréhension du fonctionnement d'une entreprise, vous reviendrez me voir quand vous aurez comme moi 40 ans de « boite », et pas n'importe laquelle.

Portrait de gabriel12

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De gabriel12

Etudiant en finance | 22H27 | 09/06/2008 | Permalien

Effectivement, c'est du français ; surprenant de ne pas connaître ce mot après 40 ans dans « pas n'importe laquelle » boite.
Et sur la compréhension d'une entreprise, même avec ma modeste expérience je remarque bien que le savoir dans une entreprise est essentiel et que celles qui ne font QUE sous traiter et externaliser ne réussissent pas sur le long terme pke justement elles perdent leur connaissance et c'est bien pour ça qu'elles ne le font pas ! ! !
Mais je remarque que votre expérience ne compense pas votre votre démagogie, votre peur du monde actuel et des grands méchants patrons, mais ce n'est pas grave !

Portrait de Souris_Verte

à gabriel12 Portrait de gabriel12 De Souris_Verte

aux aguets | 16H21 | 10/06/2008 | Permalien

un lacet peut être dénoué… Dans votre cas c'est dénué que vous auriez dû employer.

Portrait de lmartelli

à gabriel12 Portrait de gabriel12 De lmartelli

Paris | 21H23 | 10/06/2008 | Permalien

Et sur la compréhension d'une entreprise, même avec ma modeste expérience je remarque bien que le savoir dans une entreprise est essentiel et que celles qui ne font QUE sous traiter et externaliser ne réussissent pas sur le long terme pke justement elles perdent leur connaissance et c'est bien pour ça qu'elles ne le font pas ! ! !

C'est sans compter sur la pression des actionnaires qui se fichent bien de l'avenir et de leurs salariés. Pour réduire la masse salariale externalise tout ce qu'on peut, la boite fait des profits pendant 2-3 ans, le court de l'action monte, on revend tout en faisant de gros bénéfices et on se moque pas mal de la boite ensuite.

Portrait de Courageux anonyme

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De existe

13H07 | 10/06/2008 | Permalien

Dénouer pour mettre à nu, ben oui, ça se conçoit…

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 20H29 | 10/06/2008 | Permalien

…et dénuder pour mettre à nous ?

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 16H50 | 09/06/2008 | Permalien

A ASSE intérimaire : Mon fils n'avait que des contrats de manutentionnaire en intérim, depuis le mois d'août. Et là Manpower vient de lui proposer une formation de cariste/préparateur de commandes/magasinier sur 5 semaines. A la fin de la formation, il aura des contrôles et le niveau de la formation s'il réussit ses tests. Ensuite, tout en restant intérimaire dans un premier temps (6 mois) il devrait pouvoir avoir un CDI dans une boîte qui est déjà prête à le prendre…

J'avoue que depuis, ma vision des boîtes d'intérim, notamment Manpower, a évolué en sachant que la formation est prise en charge par la boîte d'intérim… !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Ech-picard

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De Ech-picard

21H55 | 09/06/2008 | Permalien

On en reparle dans 6 mois ?

Portrait de dragon29

De dragon29

invalide a douarnenez | 17H27 | 09/06/2008 | Permalien

l'intérim emploie des gens au smic et dans des missions temporaires , comment dans ce cas un intérimaire peut il se projeter dans l'avenir ;
il est condamné au hlm aux voitures d'occases parceque les sociétés de crédits ne se précipitent pas pour leur prêter , il est vrai aussi que sur 12 mois un intérimaire travaille a plein temps 9 mois , non l'intérim peut etre un dépannage , la manière d'acquérire une expérience professionelle mais un aucun cas être un statut social.

Portrait de gabriel12

à dragon29 Portrait de dragon29 De gabriel12

Etudiant en finance | 19H20 | 09/06/2008 | Permalien

C'est vraiment un problème de rouler dans une voiture d'occasion ?

Portrait de papy55

à gabriel12 Portrait de gabriel12 De papy55

prof. en province | 20H07 | 09/06/2008 | Permalien

Actuellement, c'est peut-être effectivement un problème si il s'agit d'une occasion déjà ancienne : pollution, consommation élevée, fiabilité aléatoire… !

Portrait de gabriel12

à papy55 Portrait de papy55 De gabriel12

Etudiant en finance | 22H30 | 09/06/2008 | Permalien

Effectivement, vu comme ça.. .

Portrait de N.MARECHAL

De N.MARECHAL

17H58 | 09/06/2008 | Permalien

Vue d'une grande entreprise de transport :

Je ne sais pas très bien comment font les autres mais voici un exemple concret.

Dans le cadre des emplois non qualifié, nous faisons appel a l'intérim dans les cas suivants :

- support ponctuel à la surcharge de travail (très court)
- remplacement du personnel en congé (quelques semaines)
- remplacement du personnel en maladie et accident du travail (de quelques semaine à quelques mois)
- et enfin le support structurel (contrat longue durée).
Dans ce dernier cas, on ouvre par exemple un poste pour tester un nouveau process ou remplacer un départ à la retraite …

Problème, plus nous recevons d'intérimaires et plus la culture de l'entreprise s'épuise. Le travail est bien fait certe, mais le coeur n'y est pas.

En fait, on peut comprendre que la précarisation limite l'investissement de soi-même dans une boite ou l'on a strictement aucune appartenance, aucune possibilité d'évoluer.

Par ailleurs, les salariés de l'entreprise demandent que l'on embauche plus de ressources en propre pour faire des équipes plus cohérentes et plus solides.

A cette reflexion, le paquebot bouge et enfin on embauche en CDD nos intérimaires. A terme, les contrats passent en CDI.

Surprise malgré tout : Beaucoup de nos interimaires ne veulent pas intégrer l'entreprise.
A cela 2 raisons : d'une part le salaire est plus élevé (comprenant la mensualisation des congés et la prime de précarité) et d'autre part, l'intérimaire est libre de prendre ses congés à tout moment.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code