Quand les agences d'intérim prêchent l'esprit de mission
Vous ne pouvez pas avoir manqué ces pubs de Manpower : "Un jeune Français a deux fois plus de risque d’être chômeur qu’un jeune Allemand. Et quatre fois plus qu’un jeune Danois. Arrêtons le gâchis. Imaginons de nouvelles solutions, vite." Gros plan sur les efforts entrepris depuis quelques années par les entreprises d’intérim pour acquérir une image d’employeur modèle.
"Dis, raconte-moi l’intérim." Et bien, c’est l’histoire d’un secteur dont les entreprises étaient qualifiées de "nouveaux marchands d’hommes" (par l’économiste Guy Caire en 1973) et qui aujourd’hui se revendique comme "vecteur important d’insertion professionnelle", selon le Prisme, syndicat du secteur. Beau cas de "storytelling", dira-t-on aujourd’hui pour faire mode ; ou plus prosaïquement, bel effort de marketing RH.
A l’origine, un dispositif pour personnes "en difficultés professionnelles"
L’acte fondateur de cette nouvelle histoire a lieu en janvier 2005. La loi Borloo autorise les entreprises d’intérim à réaliser des placements en CDI et CDD ; en septembre de la même année, un accord de branche facilite les embauches de personnes "en difficultés sociales et professionnelles particulières". L’intérim joue désormais un rôle plus large que la gestion des pics d’activité ou le remplacement de salariés absents.
Creyf’s Intérim change son nom en "Start People : agence d’emploi" et Manpower adopte le slogan "créateur de solutions d’emploi". Le syndicat des entreprises de travail temporaire (Sett) voit la lumière et se rebaptise Prisme (professionnels de l’intérim, services et métiers de l’emploi). Un petit film édifiant sur le site illustre cette évolution.
Les entreprises du secteur proposent donc désormais des offres d’emploi en CDD, CDI ou intérim. A la carte. D’ailleurs –l’histoire continue- et si l’intérim était une solution choisie ? Pour la liberté, la diversité des expériences menées, la rémunération plus élevée… Cette tentative de séduction s’adresse en particulier aux cadres. Une population investie avec force par les entreprises de travail temporaire, comme Adecco, qui a créé au début de l’année un réseau "Adecco Experts".
Employeur choisi, donc et même… modèle. C’est le clou de l’histoire. Les intérimaires bénéficient de formation professionnelle, ont accès à une mutuelle et au crédit immobilier par l’intermédiaire du Fonds d’action sociale du travail temporaire (Fastt). Intérimaires sans galère, donc.
Résumons. Vous pensiez qu’intérimaire rimait avec précaire ? Les entreprises de travail temporaire françaises sont à la pointe de "l’innovation sociale", avec "trente cinq accords en vingt ans et le statut de l’intérimaire le plus protecteur d’Europe", selon le Prisme. Elles sont mises en cause, et parfois condamnées pour discrimination raciale ? Elles se dotent d’une charte déontologique, proposent des guides détaillés sur l’attitude à adopter en cas de dérapage du client, bref, s’affichent comme pionnières de la lutte contre les discriminations. Un exemple avec ce spot radio d’Adia.
Le passage "en douceur" des entreprises au "mode projets"
Travailler à coup de missions successives ne vous tente toujours pas ? Pourtant c’est l’avenir, comme le montre l’adoption du CDD "à objet défini" ou l’organisation des entreprises en "mode projet". Bref, c’est un peu comme si les entreprises du travail temporaires nous montraient le chemin d’une flexibilité heureuse, choisie, responsable. "Better work, better life", comme dit le slogan d’Adecco. La critique est systématiquement retournée. C’est beau comme un revers décroisé.
Il existe tout de même quelques études, quelques chiffres qui grippent cette belle histoire. Un document de la Direction de l’animation et de la recherche des études et des statistiques (Dares) notamment, où 75% des intérimaires déclarent qu’ils auraient préféré un CDI. 80% ont recours à ce type de contrat parce qu’ils "ne trouvent pas mieux" et ont besoin d’un revenu rapidement. 87% jugent que leur type de contrat les empêche de faire des projets à long terme.
Il y a aussi des témoignages, comme celui de la journaliste Elsa Fayner ("Et pourtant, je me suis levée tôt", éd. du Panama, 2008), qui s’est immergée trois mois dans le monde du travail précaire. Mais ces témoignages sont peu nombreux. D’après le Fonds professionnel pour l’emploi dans le travail temporaire (FPETT), les intérimaires estiment à 52% que leur situation est une "solution d’attente", 64% pensent qu’elle est "utile mais ne doit pas durer". Il est vrai que l’on n’a pas tellement envie de (se) raconter d’histoires dans ces moments-là.
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Je suis en plein dedans personnellement. malheureusement j’ai un handicap c’est que je n’ai pas de diplômes particuliers. Donc je manutentionne à longueur de contrats dans des usines ou entrepôts… J’aurais bien aimé qu’il y ait une offensive en faveur de la formation professionnelle plutôt que sur les heures sups.
Bonjour Asse42, vous pouvez faire une demande de prise en charge d’un congé individuel de formation intérimaire auprès du FAFTT (Fonds d’assurance formation du Travail Temporaire), c’est l’équivalent du FONGECIF pour les CDD. Le dossier est examiné par cet organisme sous réserve que vous ayez effectué un certain nbre d’heures en tant qu’intérimaire (de mémoire ça doit être 1600hres les 18 derniers mois). Votre agence d’interim est obligée de vous accorder l’autorisation d’absence. Une fois déposé votre dossier est examiné en commission paritaire, et 1 dossier sur 2 est accepté. Vous pouvez prendre contact avec le FAFTT qui vous enverra la docucu et le dossier de CIF a motiver. Le FAFTT s’adresse en priorité aux personnes qui n’ont pas de diplômes particuliers.
Vous aurez plus d’informations sur leur site FAF.TT.
Bon courage
je souscrits à ce que vous dites. Pour Asse42 (vive le foot ?) je rajoute que, ce qui est intéressant, c’est que vous touchez votre salaire le temps de la formation. Le coût lui-même de la formation est pris en charge par le FAFTT
Précarité, urgence financière, aucun projet à long terme possible… ce n’est pas grave, tant que les sociétés d’intérim font des bénéfices et distribuent des dividendes aux associés politiques.
C’est la voie de l’avenir. Une partie de la solution. Oubliez la sécurité d’emploi qui est un anachronisme ridicule et néfaste. Le défi politique a relever, c’est la sécurité totale du revenu et la gestion universelle des plans de carrière. (Pour une discussion de fond sur le sujet, voir le lien)
http://nouvellesociete.org/701.html
Pierre JC Allard
L’Interim etait aussi pour moi une autre approche du travail, avant que je ne signe un CDI.
En effet, l’Interim m’a permis de trouver du travail juste apres mon BTS, ce qui etait presque impossible en CDI (ou alors au SMIC) car dans ma branche l’experience est primordiale. De plus cela m’a permis de faire des missions dans differentes boites et differents postes, et surtout dans mon cas avec des periodes « chomées » longues pour partir en vacances.
Le fait d’etre mieux payé en interim me permettait aussi de pouvoir arreter de bosser pendant un ou deux mois pour profiter de mon droit a la paresse!
Depuis deux ans, je suis en CDI (en travaillant au même poste qu’en interim), super je perd casiment 200 euros de salaire (en enlevent les conges), n’ai droit qu’a 5 semaines de conges et n’a eu aucune augmentation! (En interim au fur et a mesure que l’experience montait, le salaire suivait…)
Au final, et dans mon cas (pas de credit, ni BMW dans le garage ni ecran plat dans le salon, pas de gamins et une consomation moderee) l’interim etait au debut la seule solution mais est devenu plus tard un choix!
Je precise que j’ai signé mon CDI car le poste que j’avais en interim m’interressait et que c’etait le seul moyen de le concerver. J’ai aujourd’hui fait le tour du poste, et je pense demissionner pour retourner en interim…
« ……pas de credit, ni BMW dans le garage ni ecran plat dans le salon, pas de gamins….. »
« pas de gamins » n’est à mon avis pas à mettre au même niveau que « pas de BMW dans le garage » et peut-être explique votre choix de retour prochain à l’intérim qui présente peut-être l’inconvénient d’une obligation de mobilité fréquente peu compatible avec la vie de famille.
L’intérim est une solution originale qui ne doit pas cependant être généralisée sinon elle finirait par perdre tout son intérêt!
Question dont je n’ai pas la réponse: quelles cotisations « retraite » au regard de la rémunération effective en intérim?
Vous avez raison entre l’essence et l’assurance de la BMW, elle coute plus chere que le gamin…mais le gamin represente quand meme un sacre budget!
Ence qui concerne l’obligation de mobilité, en ce qui me concerne, elle etait plutot reduite, je changeait de site mais aufinal pas besoin de « demenager » non plus.
En revanche, je suis tout a fait d’accord avec vous sur le fait qu’il faille que l’interim reste exceptionnel au niveau de l’emploi et il faudrait qu’elle soit choisie.
Enfin et pour repondre a votre question, je crois savoir qu’au niveau des cotisations retraite, l’interim ne change pas grand chose (a verifier)…de toutes facons au train ou vont les choses (ajout d’un an de cotisation tous les deux ans) et vu que j’ai meme pas 30 ans, les pensions de retraite j’y crois pas trop!
Peu nombreux ? Il suffirait de chercher pour les trouver, ces témoignages ma chère, et j’ai idée que votre quête a pris fin rapidement faute de courage !
1 million d’intérimaires par an et vous nous racontez ici sur ce media en ligne que vous n’avez pu collecter aucun témoignage édifiant, autre que la publication de ces statistiques ?
Il me souvient que j’avais transmis à Rue89 des bulletins de paye étayant la différence notable et sensible de cotisations entre un agent SNCF syndiqué qui prétendait cotiser à lui seul pour sa retraite et un salarié du privé, les miens. Intérimaire ça a dû jeter un froid. Bulletins de paye jamais publiés en droit de réponse.
Cachez ces précaires que nous ne saurions voir. Mais parlons-en, ça meuble la Une.
Parce que, ce dont vous auriez pu parler dans votre article, à défaut d’étaler complaisamment quelques témoignages, c’est de la révision de la directive sur l’aménagement du temps de travail, qui concerne de plein fouet les intérimaires :
« Le projet de loi sur les intérimaires prévoit, dès le premier jour de travail, un même traitement entre intérimaires et employés permanents. Sauf si les partenaires sociaux concluent un accord national sur « un délai de grâce » supérieur, comme c’est désormais le cas au Royaume-Uni. »
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35769383@7-37,0.html
Intérimaire, pas un statut, vraiment … Mais alors, comment et pourquoi 2 poids 2 mesures ?
Des vessies pour des lanternes, avec le concours applique et honereux des agences de com, l’ideologie coca-cola continue a irriguer les cervelles serviles: horreurs economiques transcendees en valeurs positives…
Ah, le bon temps du plein emploi ou l’on pouvait casser la gueule a son patron et etre reembauche le jour d’apres dans la meme rue… c’etait ca la liberte. Ce que l’on nous vend desormais, c’est de l’asservissement sous anesthesiant mediatique: soyez heureux d’etre precaire, nous garantissons la stabilite de votre precarite.
Chez Adia, c’est 440 agences qui n’ont sans doute pas résolu le problème des « senior » et qui évite donc d’en parler en termes de discrimination dans leur beau spot bien propre !!
Bon personnellement je travaille en société de service donc thématique proche… et je dois bien avouer que pour moi le recours à la main d’oeuvre externe par les entreprises sur des projets longs est, n’y allons pas par quatre chemins, catastrophique : je passe mon temps à atterrir sur des missions où je dois colmater les fuites laissés ou rajoutés par les 40 prestataires précédents qui tous ont plus ou moins essayé de comprendre ce qu’avaient voulu faire leurs prédécesseurs avant d’apporter leurs rustines-modifications tant bien que mal.
Au final :
- il n’y a plus aucune maitrise du produit en interne, et dans le pire des cas (en étant honnête le cas normal…) aucune doc ou trace écrite, ni historique précis du projet
- on se retrouve face à des projets qui s’apparente à des édifices branlants sans cesse colmaté par des dizaines de personnes chacune avec leur vision, réparations comblant tant bien que mal les précédentes réparations ou pire s’arqueboutant les unes sur les autres pour tenir le bousier.
L’entreprise se retrouve donc dans le meilleur des cas avec un produit ‘fini’ sur lequel elle n’a aucune compétence en interne, obligé d’engager en permanence des prestas s’autoformant à la va-vite en essayant de comprendre comment le truc marche pour finir le produit, puis pendant des années, pour assurer sa maintenance.
Quand en plus on rajoute que ce mode de développement est désormais majoritaire dans les grosses sociétés et dans des secteurs aussi crucial que les transports, la banque, les assurances ou l’énergie…
résumons le tout avec une blague qui circulait à un moment en tant que « 10 faits qui font de vous un ingénieur »
« je ne prends plus l’avion depuis que je sais que j’ai appris en stage que c’était des stagiaires aussi perdus que mois qui avait écrit les specs »
eh ouais…
quand en plus on ajoute que ce marasme se combine à des branlettes mentales permanentes de la part des mêmes boites et des SSII dans le genre « charte de qualité projet », « normes de développement » « planning projet » etc… reste plus qu’à en rire.
Temoignage interressant… et pas rassurant, ethique du pire, du n’importe quoi n’importe comment…
Dans mon boulot, dans ma vie, je defends l’idee saugrenue que le temps passe a faire quelque chose influe directement sur la qualite de ce quelque chose: c’est apparement une idee anachronique… qui ne colle pas avec la logique manageuriale des cadres HEC de ces boites d’Interim. Une racaille qui a pousse dans l’ombre de nos politicards veroles, et qui a largement sa part de responsabilite dans la degradation des conditions de travail et des normes de qualite. Les ptits cons…
Quant aux journaleux, maintenant, il n’est pas rare qu’on leur demande un bac + 5… quand c’est pour recopier ce que font les autres, je ne vois pas l’utilité.
A côté de cela, alors que je n’ai eu 45 ans qu’hier, j’ai été contacté il y a plus de six mois par une agence d’intérim spécialisée dans les « seniors », qui cherchait des « hommes d’expérience » pour remplir ses fichiers et me demandait un CV plus développé que ce qui traîne de-ci, de-là, parfois d’ailleurs à tort (je suis dans un annuaire de spécialistes en menuiserie et déco et je n’ai jamais rédigé une ligne là-dessus !)
Le rêve des entreprises d’intérim c’est d’arriver à centraliser en leur sein toutes les ressources humaines.
La gestion totale de l’emploi est leur but.
Les entreprises classiques, réduites à leur direction, devraient faire appel à l’intérim pour tous les postes.
Ces entreprises d’intérim sont la création de financiers désireux de faire prospérer leurs capitaux. Et les employés de ces entreprises sont aussi des intérimaires.
Une autre façon de faire de l’argent avec son capital sans travailler.
Rendement garanti à deux chiffres.
Strictement aucun rapport et dénoué de la moindre compréhension de comment marche une entreprise.
Dénoué? C’est français ça?
Quant à la compréhension du fonctionnement d’une entreprise, vous reviendrez me voir quand vous aurez comme moi 40 ans de « boite », et pas n’importe laquelle.
Effectivement, c’est du français; surprenant de ne pas connaître ce mot après 40 ans dans « pas n’importe laquelle » boite.
Et sur la compréhension d’une entreprise, même avec ma modeste expérience je remarque bien que le savoir dans une entreprise est essentiel et que celles qui ne font QUE sous traiter et externaliser ne réussissent pas sur le long terme pke justement elles perdent leur connaissance et c’est bien pour ça qu’elles ne le font pas!!!
Mais je remarque que votre expérience ne compense pas votre votre démagogie, votre peur du monde actuel et des grands méchants patrons, mais ce n’est pas grave!
un lacet peut être dénoué… Dans votre cas c’est dénué que vous auriez dû employer.
Et sur la compréhension d’une entreprise, même avec ma modeste expérience je remarque bien que le savoir dans une entreprise est essentiel et que celles qui ne font QUE sous traiter et externaliser ne réussissent pas sur le long terme pke justement elles perdent leur connaissance et c’est bien pour ça qu’elles ne le font pas!!!
C’est sans compter sur la pression des actionnaires qui se fichent bien de l’avenir et de leurs salariés. Pour réduire la masse salariale externalise tout ce qu’on peut, la boite fait des profits pendant 2-3 ans, le court de l’action monte, on revend tout en faisant de gros bénéfices et on se moque pas mal de la boite ensuite.
…et dénuder pour mettre à nous ?
A ASSE intérimaire: Mon fils n’avait que des contrats de manutentionnaire en intérim, depuis le mois d’août. Et là Manpower vient de lui proposer une formation de cariste/préparateur de commandes/magasinier sur 5 semaines. A la fin de la formation, il aura des contrôles et le niveau de la formation s’il réussit ses tests. Ensuite, tout en restant intérimaire dans un premier temps (6 mois) il devrait pouvoir avoir un CDI dans une boîte qui est déjà prête à le prendre…
J’avoue que depuis, ma vision des boîtes d’intérim, notamment Manpower, a évolué en sachant que la formation est prise en charge par la boîte d’intérim…!
http://phil195829.overblog.com
On en reparle dans 6 mois ?
l’intérim emploie des gens au smic et dans des missions temporaires , comment dans ce cas un intérimaire peut il se projeter dans l’avenir ;
il est condamné au hlm aux voitures d’occases parceque les sociétés de crédits ne se précipitent pas pour leur prêter , il est vrai aussi que sur 12 mois un intérimaire travaille a plein temps 9 mois , non l’intérim peut etre un dépannage , la manière d’acquérire une expérience professionelle mais un aucun cas être un statut social.
C’est vraiment un problème de rouler dans une voiture d’occasion?
Actuellement, c’est peut-être effectivement un problème si il s’agit d’une occasion déjà ancienne: pollution, consommation élevée, fiabilité aléatoire…!
Effectivement, vu comme ça.. .
Vue d’une grande entreprise de transport :
Je ne sais pas très bien comment font les autres mais voici un exemple concret.
Dans le cadre des emplois non qualifié, nous faisons appel a l’intérim dans les cas suivants :
- support ponctuel à la surcharge de travail (très court)
- remplacement du personnel en congé (quelques semaines)
- remplacement du personnel en maladie et accident du travail (de quelques semaine à quelques mois)
- et enfin le support structurel (contrat longue durée).
Dans ce dernier cas, on ouvre par exemple un poste pour tester un nouveau process ou remplacer un départ à la retraite …
Problème, plus nous recevons d’intérimaires et plus la culture de l’entreprise s’épuise. Le travail est bien fait certe, mais le coeur n’y est pas.
En fait, on peut comprendre que la précarisation limite l’investissement de soi-même dans une boite ou l’on a strictement aucune appartenance, aucune possibilité d’évoluer.
Par ailleurs, les salariés de l’entreprise demandent que l’on embauche plus de ressources en propre pour faire des équipes plus cohérentes et plus solides.
A cette reflexion, le paquebot bouge et enfin on embauche en CDD nos intérimaires. A terme, les contrats passent en CDI.
Surprise malgré tout : Beaucoup de nos interimaires ne veulent pas intégrer l’entreprise.
A cela 2 raisons : d’une part le salaire est plus élevé (comprenant la mensualisation des congés et la prime de précarité) et d’autre part, l’intérimaire est libre de prendre ses congés à tout moment.
« Avec l’intérim la culture d’entreprise s’épuise et le coeur n’y est pas.
Ce sont deux paramètres qui ne sont pas chiffrables donc qui doivent être écartés. C’est ce que pensent les managers de ces sociétés.
Ils ne demandent que la force de travail, les sentiments, pour eux, n’existent pas.
Tant que nous n’accepterons pas cette évidence rien ne sera possible pour l’amélioration de nos conditions de vie.
Un autre regard sur l’intérim:
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http://www.missioninterimshow.blogspot.com/
Un esprit de mission ou de démission?

Après l’immigration jetable, bienvenue dans le travail jetable:
un contrat toutes les deux semaines sur 6 mois qui c’est qui s’y retrouve le plus: le patron!!!
http://kprodukt.blogspot.com
ça me fait penser à Total qui fait de la pub pour l’environnement, alors qu’il vend de la pollution.
On vit vraiment une époque où la communication prime sur l’action.
Avant de crier que l’intérim est la panacée, je me demande ce que je préfèrerais pour mes fils… et curieusement, ce n’est pas l’intérim.
Alors comment se fait-il que cette notion du travail qui devrait rester marginale devient pratiquement la norme ?
Parce que ça profite toujours aux mêmes, ceux qui veulent que la flexibilité ou la flexsécurité (peut importe son nom) s’impose à tous (sauf à eux) parce que ça les arrange, eux.
La technique de comm ? On montre quelques gagnants du CDI via l’intérim (comme le loto), on prétend que leur liberté est plus grande alors qu’il payent leur dépendance au prix de leurs repères professionnel et personnel à long terme et enfin, on leur dit que leur situation est meilleure que s’ils étaient au chômage.
Quand cesserons-nous le nivellement par le bas ?
J’y suis restée cinq ans en intérim entre 2001 et 2006, suite au ralentissement économique après l’attentat des Twin Towers : tous les grands groupes avaient gelé leurs embauches.
Je déplore leurs pubs scandaleuses vous faisant croire qu’ils vont vous faire évoluer, oui, en slalom entre les diverses enseignes, à la pêche aux missions.
Je n’ai toujours pas compris, ni mes amies intérimaires, comment ils géraient leurs fichiers. Il suffit de pointer le nez au bon moment : « c’est tout ! ». Vous leur téléphonez à la recherche d’une mission qui vous permettra de surnager et vous tombez sur la voix mélancolique d’une standardiste qui vous dit : « c’est calme ! »…
Ou vous avez un bon chargé de mission qui vous suit bien, mais comme ils changent tous les deux ans, tout est à refaire, et ce n’est plus une question de compétences, mais de coup de coeur.
Je ne parlerai pas non plus des salaires qui ne correspondent pas à celui de la personne remplacée… L’intérim est un miroir aux alouettes, sauf pour ceux qui débutent… L’expérience n’est pas valorisée, avec ou sans expérience, même tarif…
Il est quelquefois des entreprises qui ont un peu plus de conscience, mais en général, ces agences vous vendent comme des pièces de charcuterie au meilleur tarif, tant pis pour vous, si vous ne bouclez pas les fins de mois : l’important, c’est que le client soit content, et vous, vous avez intérêt quoi qu’il arrive à garder le sourire ! Sinon, gare…
Et je ne parle pas des « fausses offres » diffusées par l’ANPE avec des conditions et salaires attractifs pour des postes qui n’ont jamais existé, rien que pour attirer le chaland et refaire leur fichier… J’ai pas lu tout l’artice (because match de foot !), mais j’ai pas fini de « cracher ma valda ».
Envoies moi un CV détaillé ,j’aurais peut être une mission pour toi :-))))))
@ Magenta :
Je crains le pire, mais toi aussi, tu peux t’attendre au pire !
Bon, les bleus sont dans la « gadoue »… PPDA exit…
Les groupies de mon « oeil bleu » veulent monter une association de « ceux qui écoutent »… Pas de bol, tout faux, c’est une de mes qualités « essentielles », plus que ma virginité que j’ai dû perdre sur un tatami !
Et heureusement parallèlement, des juristes alimentent mon dossier sur l’organisation du temps de travail…
La fin de ma « valda » (en travers de la gorge) pour demain… Je lirai quand même plus l’article avant… parce que je risque malgré mes remarques pertinentes et même « top », de me retrouver encore dans les « inutiles » ou les « nazes ». Cela pas question ! Bigre, bigre !
D’ailleurs, en raison de mes protestations « virulentes », les Assedics ont fini par me compléter mes salaires de mission jusqu’à mon salaire de référence : cette méthode devait être généralisée, mais à ma connaissance, il n’y a que moi qui en ai bénéficié.
En France, c’est toujours celui qui crie le plus fort qui a raison, c’est bien connu.
Allez Magenta… Publie ton offre d’emploi sur le site que je puisse me rendre compte si elle correspond à mes compétences nombreuses et variées… De toute façon, je suis classée pour l’instant dans les « Invalides » pour une durée indéterminée !
Madame
Je vous remercie de l’intérêt que vous témoignez à ma proposition d’emploi.
Après avoir étudié avec soin votre CV, je regrette de ne pouvoir y donner une suite favorable. Le profil et l’offre ne me semblent pas en adéquation avec mes attentes.
Je vous souhaite tout le succès possible dans votre recherche de partenariat
Sincères salutations.
MAGENTA SA
Même pas vrai ,je veux bien te prendre à l’essai comme stagiaire sans rémunération bien entendu !!!!
@ Magenta :
Tu t’es pris une pastille de « Naze », scélérat !
Tu vois, j’ai ma garde rapprochée…
De toute façon, je suis exceptionnelle, ingérable, caractérielle, passionnelle, bref, un petit « amour de coccinelle » !
Et je suis en stage intensif de requinat !
Les dents de la mer, c’est pour bientôt, un « remake » mieux que Spielberg… J’spère que tu trembles déjà de peur !
Déjà cinq pastilles rouges, avant que je n’ai fini de poster… C’est trop fort la technique !
Qui tire plus vite que son ombre, dans le coin ?
he oui, l’interim ce n’est pas rose. Souvent vous etes un numéro, un cv de plus à placer ici ou là. (j’ai vécu. Plusieurs contrat pour une agence avec qui les echanges se sont limité à mes feuilles de paye et mes relevés d’heure).
Mais ça dépend des agences. Il y a quand même des agences d’interim qui gèrent vraiment bien leur affaire. Il y a quelques années j’avais fait une mission un peu longue en interim. La responsable de mon dossier passait de temps en temps. Prenait le café avec moi, demandait si tout allait bien, discutait avec le client, prenait le temps de me tenir au courant de ce qui se passait à l’agence. Bref, une gestion RH qui consiste juste à « échanger », et que je n’ai retrouvé chez aucun autre employeur par la suite.
Alors oui l’intérim c’est pas génial. Mais parfois ça a quand même ses avantages. Moi ça m’a mis le pied à l’étrier. Parce que la responsable d’agence a forcé la main de mes premiers employeurs. Personne ne voulait embaucher de jeunes sans expérience…
Et entre nous, il vaut parfois mieux bosser pour une agence d’interim que pour une SSII. Tant qu’a être un jour ici, un jour là, au moins en interim vous avez la prime de précarité pour compenser.
Il est intéressant d’observer que ce sont les grands groupes d’intérim qui rachètent actuellement les sociétés de conseil en management (re-organisation, RH, coaching, fusion/acquisitions…) alors qu’il y a aune dizaine d’années ces rachats se faisaient par de grandes SII informatiques.Ce qui veut dire? Puissance actuelle de l’intérim ou tendance sociale à l’organisation d’un salariat par projets/programmes pracaires avec des logiques d’accompagnement « cadrées » et limités dans le temps? Intéressant de voir si la personnalité contemporaine hypermoderne justement ce satisfait de ce mode d’organisation?
Il faut fusionner dès que possible les agences d’intérim avec l’ANPE UNEDIC.Cet objectif doit être prioritaire du programme de gauche .
Leur prise de pouvoir croissante dans plusieurs secteurs effectivement exigeant en flexibilité (BTP, hôpitaux, industries…) se propage comme une trainée de poudre dans des secteurs beaucoup moins exigeants en flexibilité tels la banque, l’ingénierie, l’assurance, qui y voient par ce biais un moyen de ne pas se décider trop vite et de mettre la pression sur les petits nouveaux …
Comme en 1789( rappelons le la révolution fut menée par les bourgeois:les cadres d’ aujourd hui ), la propagation de l’intérim aux cadres dans le cadre des missions va précipiter cette révolution.
En jouant à l’apprenti sorcier , car préférant les grosses marges des contrats pour cadres, l’intérim va tout simplement précariser une part non négligeable des
futurs meneurs…
heu… et comment la gauche va-t-elle s’y prendre pour nationaliser des boîtes d’intérim qui ne sont pas françaises ?
Je suis étudiante en économie-gestion et je m’essaye à l’interim pour financer les études et diverses choses. Pourquoi ? Parce qu’en tant que jeune sans aucune expérience, et sans piston, on ne trouve rien, ou peu, en envoyant ses CV et ses lettres de motivation là où le vent les porte.
Sans expérience donc. On connait le refrain. « Vous avez un très bon bagage mais pas d’expériences, désolés ». Ca pour être désolés… Bref. Les jeunes n’ont pas tellement leurs chances. Il faudrait déjà avoir fait ses preuves et les stages que l’on s’est fatigués à faire ne suffisent jamais.
Mais je m’éloigne du sujet. L’intérim donc. J’ai eu l’occasion de cotoyer de nombreuses personnes au cours de mes missions, et jamais aucune d’entre elle ne m’a dit préférer l’intérim à un contrat déterminé. Alors oui, la paye est peut-être plus élevée mais les missions proposées se ressemblent et certaines sont aussi abrutissantes que leurs précédentes.
Le salaire, c’est une chose. Mais qu’en est-il du moral ? de la culture d’entreprise ? de son intégration dans la société par le travail ? Changer de collègues tous les 4 matins, devoir s’adapter sans cesse à un nouvel environnement, de nouveaux locaux, une nouvelle ambiance… C’est peut-être bien un temps, on acquiert de l’expérience, oui, oui, OUI.
Pourtant, la précarité est bien là. La précarité c’est l’instabilité, c’est un équilibre en faux-semblant. Il est évident que pouvoir s’identifier et s’intégrer dans une entreprise est un facteur de développement de soi et d’épanouissement personnel majeur.
J’ai encore du mal à voir comment l’intérim peut apporter ce genre de choses, pourtant si important !
l’interim je peux en parler je suis inscrit à 10 agences et cela depuis 4 ans et à chaque fois j’ai droit au traditionnel « c’est calme! » et,ce à n’importe quel moment de la journée ; pourtant je possède 4 diplômes (Bacs, DEUG …) . quant aux envois de CVs+lettres de motivation, j’ai arrêté depuis le début de l’année car j’en ai tellement envoyé avant (=réponses négatives si ils répondent!!) alors comment faire pour trouver du boulot !! pub pour l’interim = publicité mensongèere !!
Tout à fait, et en plus, tous les « permanents » pensent qu’on gagne plus en intérim : que nenni ! Il y a 30 ans, oui, c’était l’âge d’or, il y avait même des primes d’été…
Maintenant, avec les binômes, trinômes et quadrinômes, le recours aux intérimaires est exceptionnel… Et puis, les salaires sont tirés vers le bas, en TOUTE ILLEGALITE ! Différence parfois de plus de 1000 euros par mois…
La prime de précarité : du vent ! Bon pour les débutants uniquement, pas les chevronnés… Avant seulement la sélection de l’agence comptait… Maintenant, il faut envoyer le CV, sélection entre plusieurs candidates, quand il ne faut pas passer trois entretiens internes à l’entreprise pour une simple mission de 3 semaines, sans possibilité ultérieure de CDI !
Et puis, nous n’avons plus de prénom, ni de nom : nous devenons « l’intérimaire » ! Les autres ne s’appellent pas « CDI »… Sous-emploi par excellence ! Méconnaissance de ce statut… Mes ex-collègues me disaient devant ma charge grandissante, voire galopante de travail : « oh ne te plains pas, maintenant tu as un CDI, avant tu étais intérimaire ! »… Oui, mais maintenant, je suis INVALIDE ! J’ai tout gagné !!!!
J’ai rencontré des intérimaires heureux !
Si Si ! Avec un téléphone portable toujours ouvert de peur de louper une mission. Je me suis posé la question à l’apparition de ces joués fort coûteux surtout pour une population précaire et pas très fortuné. La réponse est tombé pour être le premier à avoir du boulot.
La formation : les boites d’intérim sont comme les autres soumises à cotisation pour la formation professionnelle.
Les « bénéficiaires » de courte mission ne sont pas « formables ». Vous n’allez pas envoyer un maçon en formation pour une mission d’une semaine ou moins.
Il reste des fonds inutilisés pour les autres et il est même possible pour l’utilisateur final de ne rien payer du tout. Tout le monde est content l’intérimaire qui touche 60% du SMIC (il est en formation) l’organisme de formation, la boite d’intérim, la boite cliente.
J’ai connu des intérimaires « éternellement en formation » donc heureux c’est obligatoire.
La boite d’intérim vous aide à acheter la bagnole d’occase pour aller au boulot vous pouvez obtenir un crédit…………. le taux est juste un peu plus élevé qu’un crédit normal !
Et l’intérim dans la fonction publique ?
Ma factrice est contractuelle depuis plus de 7 ans.
Il ne reste plus que 3 titulaires sur 10 dans le bureau de poste de mon coin.
Pour La Poste, on peut les comprendre pke quand ils embauchent qqun il savent que ils ne pourront jamais s’en séparer! C’est pourquoi si on veut faciliter les embauches, il faut aussi faciliter les licenciements.
Une société d’intérim qui proposait des CDI (soit disant ouverture à l’époque en mode « recrutement CDI » - cela avait toujours existé - la préembauche…), qui m’a riposté un jour : « oh non, nos clients veulent des candidates qui sont déjà en CDI ! ». J’étais alors intérimaire !
Le gag : c’est l’hôpital qui se fiche de la charité : les sociétés d’intérim elles-même renient leur propre job… Elle s’est pris un mail « virulent », le premier moment de surprise passé et j’ai eu pour réponse : « il me semble que vous n’ayez pas compris ce que je vous ai dit ! »… Mais si, si ! J’avais bien compris, hélas !
D’ailleurs, quelle idée de quitter un CDI, pour aller en intérim avant que votre essai ne soit transformé en CDI, si transformation, il y a ?
En plus, indubitablement, le niveau professionnel des intérimaires est supérieur à celui du personnel en fixe, car il faut avoir de la marge pour prendre une mission au pied levé… Surtout en informatique, je me souviens d’un décalage énorme, les formations n’avaient pas eu lieu en interne, alors qu’en tant qu’intérimaires, nous ne sommes que détachées si nous atteignons un certain niveau à leur tests super informatisés (temps de réaction sur la souris : il y avait intérêt que cela clique comme une claque !).
J’ai débuté ma carrière comme intérimaire en 1986, travaillé avec toutes les grandes enseignes de France et de Navarre.
Des SMIC j’en ai connu, des plus hauts, des plus bas, puis je me suis spécialisé dans l’Informatique, tout allait bien sauf que le SMIC me suivait presque toujours.
En 2005, j’ai effectué une mission ou je devais me rendre en Europe, base 35h00, contrat d’un mois renouvelable, heures sup. en plus.
A la même date, ma mère est rentrée en hospitalisation « Fin de vie » et je devais, par tout les moyens conserver cette mission.
Alors j’ai fait le dos rond, des heures et des heures et tout le tralala…
J’ai été payé en correspondance le premier mois puis, mission renouvelée, en fin du deuxième mois mon chef de projet m’avertit qu’il va m’enlever des heures sur le deuxième mois car la facture du premier était trop lourde… sic !
Je me suis retrouvé avec, d’un coté, 45h00 par semaine noté 25h00 et de l’autre mes obligations.
Je suis allé rendre compte de ceci à l’agence d’Intérim ; le gestionnaire de compte à favorisé le client…
En 2007, fin de mission SSII, je suis de nouveau inscrit à l’ANPE.
Depuis lors, je danse la « gigue » face à des interlocuteurs qui mettent en concurrence 300 CV pour une mission d’une heure.
De toutes les manières, chaque fois que je rentre dans une agence je peux danser comme je veux car je n’ai jamais les mêmes interlocuteurs…
Plutôt qu’utiliser du papier comme vecteur de communication, je recommanderais aux boîtes d’Intérims le vent… moins polluant, plus proche des accords du Grenelle de l’Environnement et de notre politique de l’emploi.
Terrible expérience, Jean, que n’accepterions-nous pas pour payer notre loyer, nos autres charges, nous nourrir ?
Ils jouent terriblement là-dessus ! et vu la pénurie de missions, je me demande comment ils vivent ? Sont-ils sponsorisés par les clients qui leur confient la tâche de leur trouver de la main-d’oeuvre à bon marché ?
D’ailleurs moins de pub à la TV, celle de l’intérimaire hyper génial, qui monte dans les arbres pour prise de son de chouettes la nuit, des passionnés d’un autre type : des gens sains, intéressants, intrépides.
J’ai connu le temps où les agences nous suppliaient de ne pas partir en vacances dès le jeudi, car ils avaient plein de missions à pourvoir. C’étaient elles qui nous rappelaient…
Maintenant, il faut être inscrit à 10 agences au moins, et renouveler son stock constamment… Une mission en passe de finir et remitraillage sur le marché de l’emploi envoi de CV, entretiens pour de nouvelles missions, en plus de finir l’actuelle…
Pas du tout tranquillou !
Dans Chantier Interdit au Public, Nicolas Jounin présente l’interim comme l’une des première pourvoyeuse de main d’oeuvre dans le secteur du BTP parisien.
l’interim est selon lui le théâtre de toutes les vexations, de tous les racismes, de tous les chantages…
Et puis, l’interim permet aussi aux entreprises clientes de faire travailler une main d’oeuvre à bon marché, souvent en situation irrégulière, corvéable à merci.
La qualité du travail s’en ressent ainsi que la sécurité des ouvrages construits. la santé des intérimaires et leur sécurité passent au second plan, derrière la rapidité d’exécution…
Bref, l’interim est un univers barbare qui profite du malheur des gens pour satisfaire les impératifs de la libre concurrence. C’est la mise en œuvre non mondialisée de la délocalisation.
Attention cependant : ce livre est l’expression d’un point de vue personnel, basé certes sur une expérience vécue, mais qui ne peut être considéré comme une peinture objective de l’interim. Le sujet mériterait d’être débattu en public. Organisez-nous ça, Rue 89.