L’entreprise, une amie qui vous veut du bien

Longtemps confiné dans le secret du cabinet du médecin du travail, le stress a fait une entrée fracassante dans les bureaux des DRH et des dirigeants. Au-delà de ce zoom médiatique sur les risques psychosociaux, la santé physique des salariés, leur bien-être général, font aujourd’hui partie des préoccupations affichées par les dirigeants. L’entreprise s’est-elle transformée en Big Mother watching for you ?
Traumatisés par les récentes vagues de suicides, les managers scrutent le visage de leurs collaborateurs, à la recherche de signaux de détresse. Les entreprises qui en ont les moyens s’offrent les services de psychologues en ligne, réalisent des audits sur le climat interne ou créent des observatoires des conditions de travail. Pour les cabinets spécialisés, comme l’Ifas ou Stimulus, les missions pleuvent ; derrière les enjeux de santé se trouve aussi un business du stress.
Cette soudaine activité masque un certain désarroi : les chefs d’entreprise sont démunis sur les solutions à mettre en œuvre pour lutter contre le stress, pourtant dénoncé depuis longtemps comme » le problème de santé le plus répandu dans le monde du travail » par l’Agence européenne de santé et de sécurité au travail. Par rapport au Canada, à la Grande Bretagne et aux inévitables pays scandinaves, la France est en retard ; au royaume du stress (11000 suicides par an, toutes causes confondues), rien ne presse.
En Grande-Bretagne notamment, la Health Safety Commission met à disposition du chef d’entreprise toute une panoplie d’outils pour établir un diagnostic de la santé mentale de ses troupes et enclencher le cas échéant des actions correctives. Une revue de stress pragmatique, aux antipodes des hésitations françaises devant un problème qui se développe « à la frontière entre la sphère privée et la sphère sociale " , et pour lequel " les facteurs de causes et d’effets se croisent à l’infini » , comme le soulignent Patrick Légeron et Philippe Nasse dans leur rapport.
Les entreprises veulent des esprits sains dans des corps sains
Les dirigeants français qui commencent à peine à se sentir concernés par le problème n’en sont pas encore à maîtriser leur questionnaire Karasek sur le bout des doigts et à appliquer une logique de prévention des risques psychosociaux. Par contre, soucieux du bon état physique de leurs troupes, ils mettent en œuvre des actions de santé préventives dans d’autres domaines. Vous êtes fumeur ? Vous voilà fortement encouragé par votre entreprise à suivre une formation pour arrêter. Grâce au DIF, dites non à la cigarette ! La méthode Allen Carr fait un tabac dans les milieux professionnels. Au grand désespoir des choco-addicts, les paniers de fruits remplacent les distributeurs de barres chocolatées. Les cantines d’entreprise se mettent au bio. Les pots de départ sont sans alcool : nul doute, on trinque vraiment à la santé des salariés.
Bien sûr, on est encore loin d’une situation à l’américaine, où les entreprises qui offrent une couverture santé à leurs salariés les mettent au régime pour diminuer le… poids de ces dépenses. En France, il s’agit d’abord de se conformer à la loi : l’employeur a l’obligation de protéger la santé physique et mentale de ses salariés et doit pour cela évaluer a priori les risques professionnels. Cet enjeu juridique peut ensuite se transformer en contrainte économique, y compris pour les risques psychosociaux. En reconnaissant des suicides comme accidents du travail, les Caisses primaires d’assurance maladie ouvrent la porte à des indemnisations pour les ayants droits.
Au-delà de ces différentes contraintes, l’entreprise préfère avoir des salariés bien-portants, détendus, heureux. Le calcul est simple : » On constate que le bien-être et l’épanouissement des salariés sont des facteurs de plus en plus importants pour l’efficacité de l’entreprise » , peut-on lire sur le site jaimemaboite.com, lancé par Sophie de Menthon, présidente de l’association patronale Ethic.
Dans une logique de réconciliation des Français avec l’entreprise chère à Laurence Parisot, il s’agit de mettre en œuvre des mesures tous azimuts pour que les salariés, du moins certains d’entre eux, se sentent bien : conciergerie d’entreprise, locaux gais et conviviaux, challenges sportifs entre collègues, cours de cuisine avec des grands chefs pour cadres dirigeants (dont on se demande quand ils auront le temps de mettre ce savoir en pratique). Le » must » : cette entreprise japonaise qui accorde un jour de congés en cas de rupture sentimentale (et plus on est âgé, plus on a de jours de récupération : enfin une mesure de management des seniors).
Souriez, vous travaillez. Bientôt, tout soupçon de mauvaise humeur sera traqué comme oiseau de mauvais augure, annonciateur d’un risque psychosocial pouvant peser sur l’entreprise. Après les gros et les fumeurs, va-t-on vers un bannissement des présumés dépressifs parce qu’ils seraient moins productifs ? Pourtant, le lien entre bonheur et implication au travail est plus complexe qu’il n’y parait : on peut être très impliqué dans son travail tout en étant malheureux ; et l’on peut être parfaitement heureux tout en y étant peu investi, comme le montrait la première édition du Baromètre Ipsos/Accor Services du » bien-être et de la motivation » (sic).
De toute façon, les tentatives de cocooning n’obtiennent pas de résultats probants. » Depuis 2005, tous les indicateurs liés à l’environnement professionnel se dégradent » , peut-on lire dans le dernier baromètre :
» Les conditions de travail, la qualité de vie au travail, l’ambiance de travail, l’accomplissement, la fierté ou la satisfaction professionnelle, tous ces fondamentaux de la relation à l’entreprise perdent entre cinq et dix points en à peine deux ans. »
L’entreprise est une amie qui vous veut du bien. Mais qui, pour le moment, vous fait encore du mal.
- 7062 visites








En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
le stress est le corollaire de la faiblesse psychologique d’une generation qui a peur de Tout.Grandes gueules sur les forum,mais s’ecrasant dans le metro devant un petit loubard .A force d’etre couvée,excusée.on a donné naissance à une generation virtuelle qui ne sait plus affronter les plus petites difficultés de la vie.Courage,fuyons.
Merci docteur pour le diagnostic !
Et comme traitement vous préconisez quoi ?
Entre nous Thiery, et je n’ai pas peur de te le dire ici en face : le ton hystérique que tu emploies pour répondre au précédent post me stresse énormément.
Bon, ça règle pas le problème, mais ça fait du bien de le dire…
Heureux de te faire « du bien »
Attention,ça rend sourd!
Ouais, c’est bien vrai !
Il faut virer les vieux, qui ont peur d’être flexible, peur des changements de méthodes de travail, peur des jeunes et qui regarde leur grande messe tous les soirs sur TF1 en y cherchant leur réconfort ! (ironie inside)
Ce sont justement ceux qui ne regardent pas TF1, qui ont tendance à réfléchir, à se remettre en question, à rester dynamiques, ceux qui ont conservé un esprit critique, se cultivent encore et toujours et qui font bien leur boulot, qu’on torture, dont on se débarrasse qui se suicident ou qui y pensent.
Les paresseux politiquement corrects à profils bas ne sont pas concernés.
CA Not Dead | Glandouilleur Pro 13H47 04/04/200 ///
Et parmi eux, il y a des VIEUX !!
Être vieux c’est de naissance, même VIEUX CON !
Comme le chantait Brassins, ne l’oubliez pas.
Au glandouilleur de 1ère classe
Un jour vous serez « vieux » également, alors votre patron va vous virer car vous aurez peur des changements et peur de ne pas assumer. HA HA ça me fait rire.
Sachez que les « vieux » ont de l’expérience et que ce ne sont pas des petits jeunes qui vont leur faire peur. Un jeune intelligent va puiser sa richesse auprès d’une personne compétente plus âgée. . Comme dis mon mari, mon métier je l’ai appris auprès du chef d’atelier qui a bien voulu m’ apprendre le métier avec patience. Mon mari a fini sa carrière comme chef d’atelier, et après ce fût lui qui enseignait les jeunes. Qu’auraient fait ces jeunes ainsi que mon mari sans une personne expérimentée pour leur apprendre le métier, pour les guider dans leur profession. Eh bien je crois qu’il auraient été virés !
Virés avant d’être vieux. HA HA ….!
A tarpon (PARIS)
Le stress est un problème bien plus profond que cela.
Je ne pense pas que vous soyez stressé dans votre vie professionnelle et cela le prouve lorsque vous dites que l’on ne sait pas affronter les petites difficultés de la vie.
Difficultés ? : qu’elles soient grandes ou petites lorsque vous êtes obligés de bosser pour payer vos factures vous n’avez pas le choix, alors vous dropez !
Vous êtes parisien et bien je puis vous dire : arrêtez de nous faire des queues de poisson en voiture. Vous êtes stressé ? Ah oui pour aller en Week end !
On a eu de tout temps des factures à payer .Le « stress » est un manque de confiance en soie ,parce qu’on ne veut pas affronter le quotidien .en entreprise,c’est le refus des responsabilités .L’etre humain est devenu une loque qui se defoule quand il est caché ,au volant d’une voiture qui va lui permettre de s’enfuir ,devant un clavier,masqué.Aucun courage ,des mauviettes .
Votre monde est vraiment étroit TARPON. Un monde étroit de mec qui plus est ! Quant à votre esprit, ça n’est même pas la peine d’en parler, il va forcément avec le reste.
A tarpon
Le stress est un manque de confiance en soi. Quelle idiotie de votre part. Je suis sûre que vous êtes patron et que vous collaborez avec le MEDEF.
Prenons un exemple si vous le permettez. Une personne dans votre entreprise est en retraite et vous ne remplaçez pas cette personne , alors vous dites à l’un de vos employés : bon aujourd’hui vous accomplissez telles et telles tâches, tâches qui correspondaient auparavant au travail effectué par deux personnes, en l’occurence la personne en retraite et votre employé. Croyez vous que l’employé ne va pas stresser devant un tel labeur ! Alors qu’il connaît son métier ! Moi j’ai connu le stress mais ce n’est pas parce que je n’avais pas confiance en moi mais parce que j’avais trop de travail que je ne pouvais assumer toute seule. Non Monsieur on ne peut pas effectuer le travail de deux personnes sur une seule journée. Ce qui entraîne le stress, pas par manque de confiance, ni pour incompétence mais pour manque de temps. Vous prenez les employés pour des citrons, vous les pressez et quand il n’y a plus de jus vous les jetez ! quelle mentalité. LAMENTABLE !
Le STRESS Monsieur, ce n’est pas un manque de confiance en soi, c’est réaliser que l’on n’aura pas assez de temps pour accomplir le travail demandé, travail que l’employé est plus à même de réaliser que le patron ! mais le patron vous tiens par les couilles puisque les factures qui vous tombent sur le dos eh bien il faut les payer. Allez pressez le citron !
Tarpon, l’Homme Nouveau!!!
« Le "stress" est un manque de confiance en soie ,parce qu’on ne veut pas affronter le quotidien . »
….en soie !!!
Toujours dans la dentelle , le Tarpon , roi de la Toile !
A quand la « reprise » du travail ?
Vous parliez d’une « generation », laquelle?
Avez-vous vu le film de C CHAPLIN : les temps modernes ? Ce film relate les cadences infernales dans les entreprises, le travail à la chaine dans les ateliers de production. Produire, Produire et encore plus.
Mon neveu travaille comme cela à la production. Il recouvre les sièges de voitures de leurs jolies housses. Eh bien le patron vous accorde un temps très minuté, à la seconde près pour recouvrir un siège.
Voilà c’est ça le stress. Produire, produire de plus en plus vite pour la rentabilité et pour remplir les poches du patron. Aucune humanité !
Il est évident que Monsieur TARPON ne connaît pas le stress, mais a-t-il jamais une fois travaillé ?
La question mérite d’être posée…
Monika, il ne faut pas faire attention à ce que dit tarpon, il est toujours comme ça sur tous les sujets.
Et en plus il note toujours naze s’il n’est pas d’accord avec vous. Peut-être qu’il n’aimait pas ses parents ? Allez savoir ! Ou alors il habitait dans une caserne ? Qui sait !
Merci les chats
Je crois plutôt que Tarpon a des oeillères.
Cordialement.
Salut « les chats »
Toujours ce petit trait d’humour qui remet les choses à leur juste place !!!
Franchement TARPON vous n’en loupez pas une.
Ce que vous dites est en parti vrai pour certains, de là à en faire une généralité, il ne faut quand même pas exagérer.
Résumer le stress en 2 lignes, faut le faire !
Et si on suit votre raisonnement, comment expliquer le stress chez des personnes plus mature, donc d’une autre génération que celle dont vous parlez ?
Le stress est provoqué par celui ou celle qui se comporte de manière très autoritaire et injuste, par des situations instables et des sentiments de culpabilité.
Je vous signale aussi qu’on arrive à stresser des personnes qui ne le sont pas, en leur interdisant de plaisanter, de rire ou de parler au travail.
Batard!
Pour aller dans le sens de Tarpon, je rajouterai que rien n’interdit dans notre beau pays d’être son propre patron .. et échapper ainsi à la dure condition de travailleur salarié …
Mais, là encore, peu de courageux se présenteront
Et nos schizofrènes habituels préferont le salariat protecteur, malgré son corollaire structurel : la perte d’une partie de sa liberté …
Et rassurerez vous Tarpon, prochainement en plus de faire condamner l’Entreprise parce qu’elle « stresse », nos gentils Blogeurs de Rue89 arriveront à faire condamner leurs propres géniteurs car ils prouveront leur responsabilité dans leurs insuccès scolaires, sentimentaux et professionnels
Bref, vive l’irresponsabilité à tous les étages ….
NB : pour l’idée d’être patron, je garantis tout de même un paquet de stress …
NB2 : donc mieux vaut ne pas naître et ainsi s’éviter de souffrir de la vie …
Nécessité faisant loi, on trouve une plus grande proportion de « schizo » (phrènes, et non frènes ou fresnes…) ou de caractériels de tous poils, bref de types complètement frappés, chez les patrons que les salariés, car ces cinglés sont incapables de s’adapter, de s’intégrer, de travailler en équipe, de fonctionner en collectif.
Bravo Existe !!!!
Bien sûr que tous les patrons sont border-line
Bien sûr que tous les salariés sont des gentils saints
Bien sûr que l’autogestion a fait ses preuves
Bien sûr que les patrons sont des parasites …
Bien sûr que le Père Noel existe
Bien sûr que le socialisme est le modèle sociétal idéal
Bien sûr, même si c’est mentir à soi-même
Bien sûr que vous avez raison
Bien sûr que tout autre pensée est intolérable
Bien sûr …
Signé : le gars qui n’est sûr de rien, sauf que tout travail est aliénant ET libérateur
Bref, que la vie est paradoxale et que le manichéisme à 2 sous n’apporte pas beaucoup en sagesse …
Ajustez vos lunettes et évitez de m’affubler de vos défauts.
Je n’ai pas dit que tous les patrons sont « border-line » ou psychopathes, comme vous voudrez, mais qu’ils le sont en plus grande proportion que les salariés.
Ah Oui, le mythe du gentil ouvrier et du méchant patron …
Vive le Père Noël !!!! Votre idole
Le monde du travail ne se réduit pas à l’ouvrier et son patron, lui-même bien souvent ouvrier s’étant mis à son compte.
@Forêt 22,
réactionnaire mais pas conservateur, c’est quoi au juste ? une non-redondance, un non-truisme, une non-contre-vérité (comme on dit chez les socialos…)
je ne suis pas un orateur aussi doué que Victor Hugo (député de la 6e circonscription de Paris) qui, montant à la tribune de l’Assemblée nationale, disait : « Chers confrères, et dans « confrères ", il y a " frères »… », mais je voudrais bien savoir ce qu’il y a dans « mais pas conservateur ».
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
Lisez ou relisez « Eloge de la fuite » d’Henri Laborit (1976) : vous verrez que la fuite est une conduite adéquate de survie quand l’adversité est la plus forte (ce n’a rien à voir avec la lâcheté, qui est une catégorie morale -voire moralisante- et non pas stratégique (cf. aussi la guerre de guérilla). Vous préconisez le suicide social ?
La bonne blague !
J’adore la comm’ d’entreprise : Un beau discours, on dépense un peu de sou (dans la poche d’un copain) pour la forme, on continue comme avant, mais on a abordé le problème donc on le considère comme réglé ! D’ailleurs, ca me rappelle la technique préférée de notre ancien président reprise en coeur par « nico la rupture »….
Vus nous prenez pour des tanches. Ca devient de + en + dur de lire Rue89.
Autre méthode anti-stress :
Des salariés de l’acierie ArcelorMittal de Gandrange ont saccagé le bureau du directeur du site, après un comité d’établissement tenu à Metz vendredi dans la matinée. Les salariés (…) ont vidé le bureau de Bernard Lauprêtre de son mobilier et l’ont jeté par la fenêtre. Auparavant, la CGT avait exigé que M. Lauprêtre vienne rencontrer sur place les salariés. A l’issue de plusieurs échanges téléphoniques, le directeur avait refusé. La direction a confirmé vendredi la fermeture partielle du site de Gandrange lors du comité d’entreprise. AFP
C’est sûr, ils ont dû se sentir bien mieux après cela : cela ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick, mais au moins, ça soulage !
Promis, je ne vous prends pas pour des tanches. Expliquez-moi ce qui vous fait dire cela…
Car l’entreprise ne nous veut aucun « bien ». Surtout la grosse. Son but est d’exploiter pour son seul profit (c’est à dire celui de ses actionnaires qui n’en branlent, eux, pas une) Et c’est tout. Si elle est contrainte à s’amender, c’est uniquement si sa productivité en pâtit ou que son image de marque se dégrade. Ca reste à prouver qu’elle le fasse. Et ce n’est pas votre article orienté côté patron qui le fait, convenons-en.
@ Michel5 :
les salariés sont une valeur essentielle de l’entreprise, mais les patrons n’ont toujours pas compris, ils pensent que sans eux, rien ne serait possible !
Ils ont intérêt à ce que leur personnel soit en forme, les malmener, c’est comme vouloir gagner un match de foot avec tous les joueurs qui ont la grippe…
Cependant, ils sont trop jaloux de « leur pouvoir souverain de direction »… et il y a toujours des cadrillons, chefaillons, petits chefs en tous genres qui mettent le boxon avec leurs crocs qui rayent le parquet !
la santé physique des salariés, leur bien-être général, font aujourd’hui partie des préoccupations affichées par les dirigeants…..
hahahahahaha !!!!!!!!
un petit salut au sidérurgiste ( :-( )
HA ha ha !
Jamais rien lu d’ aussi drôle, effectivement …
Robindesfoix, votre rire hystérique camoufle un stress évident ..
hahahahaha…
Ce qu’il faut, c’est que les médecins du travail fasse correctement leur travail !!
Lorsqu’un employé leur parle des conditions de travail, qu’il ne fasse pas comme s’il n’entendait rien.
je n’en ai connu qu’un qui en a eu le courage, il partait à la retraite les mois suivant.
Vous n’êtes pas tombé sur un bon médecin du travail Il n’en avait rien à foutre de votre condition. Moi je suis tombée sur un bon médecin du travail mais c’était pour une autre cause : le harcèlement moral !
Malheureusement trop déprimée je ne l’ai pas consulté en dernier recours mais je suis sûre qu’il aurait fait le nécessaire pour moi et que j’aurais eu gain de cause auprès de mes patrons. Prime de licenciement pour « inaptitude au travail » ce n’est pas négligeable surtout lorsque vous ne vous sentez pas coupable de quoi que ce soit.
et ben,c’est pas de lire rue89 qui va vous arranger!
Qu’il est caustique ce Tarpon, un peu d’encaustique ne nuirait pas !
je suis dans une entreprise où il y a déjà eu 4 suicides en 4 mois à cause des conditions de travail et de la politique de cette boîte. j’ai moi même été confrontée au stress du travail et au harcélement
j’ai vu médecin du travail ( que voulez qu’il fasse, à votre avis qui est son employeur et qui le paie? les dossiers car je ne suis pas la seule sont partis aux oubliettes), j’ai vu la DRH de plusieurs niveaux on se tait c’est comme cela c’est le taylorisùe, on vous change de service en vous mettant au placard en vous disant que finalement c’est bien pour vous vous auriez pu avoir pire, les avocats vous conseillent un licenciement pour inaptitude au poste mais pourquoi dois je me faire licencier si je suis la victime?la sécu refuse que vous prolongiez votre arrêt tout en constatant que vous n’êtes pas apte à travailler, les caisse étant vides et bien seule solution il faut vous faire licencier….et je vous en passe des meilleures
A noter que ce sont pas que les patrons qui sont sources de stress et de harcélement cela peut venir aussi de vos collégues
Nous marchons sur la tête…les bonnes résolutions des entreprises c’est du pipo, elles sont là pour gagner de l’argent à n’importe quel prix
la devise de mon entreprise c’est marche ou créve
alors serai je la 5éme suicidée de l’entreprise
j’attends de voir ce que Xvier bertrand va nous pondre pour nous sortir de là les salariés car on est vraiment mal barrés!!!
je conseille de lire travailler avec des cons et de voir j’ai trés mal au travail
rares sont ceux aujourd’hui qui peuvent affirmer qu’ils sont heureux et épanouis dans leur job
quelle tristesse
Introduits dans le Code du travail par la loi n°2002-73 de Modernisation sociale du 17 janvier 2002, de nouveaux articles visent « les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel » (articles L.122-49 à L.122-54). Ces dispositions précisent qu’aucun salarié ne doit subir de tels agissements, ni être sanctionné pour en avoir témoigné ou les avoir relatés.
Il appartient au chef d’établissement de prendre toutes les mesures nécessaires à la prévention du harcèlement moral.
En outre, une procédure de médiation peut être engagée par toute personne s’estimant victime de harcèlement moral (article L.122-54).
La loi précise aussi les conditions relatives à la charge de la preuve des agissements constitutifs de harcèlement moral : il appartient au salarié d’établir des faits permettant de présumer qu’il est victime de harcèlement, tandis que le défendeur, au vu de ces éléments, devra apporter la preuve que les agissements en cause ne constituent pas un harcèlement moral (article L.122-52).
D’autre part, les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise peuvent exercer, en faveur du salarié concerné, toutes les actions en justice consécutives à des faits de harcèlement moral, sous réserve de justifier, pour ce faire, de l’accord du salarié (article L.122-53).
Par ailleurs, cette même loi a introduit la répression du harcèlement moral dans le Code pénal (article 222-33-2). Défini dans les mêmes termes que les agissements visés à l’article L.122-49 du Code du travail, le harcèlement est passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 Euros.
Pour en savoir plus, consultez la synthèse INRS « Stress et harcèlement moral. Aperçu réglementaire et jurisprudence ».
Ou introduisez les mots « harcèlement moral » dans votre moteur de recherche.
merci pour toutes ces précisions mais je sais tout cela le pb est que la preuve du harcélement moral est difficile à apporter, recueillir des témoignages c’est difficile d’autant quand on connait l’entreprise dans laquelle je suis. J’ai fait appel aux délégués du personnel qui prêts à m’aider ont enquêté mais quand ils ont compris que ce spersonnes étaient protégées à des niveaux mondiaux, ils ont baissé les bras en me disant que cla était aussi trop dangereux pour moi
c’est digne d’une série de la 4éme dimension et pourtant tellement réel, c’est frustant, je ne peux rien faire
peut être que 2 des suicides vont faire éclater le sacndale de cette boîte car ils ont laissé des lettres inciminant la boîte et les pratiques et la presse s’en est mêlée… affaire à suivre…
En principe, plus ces affaires sont médiatisées et moins elles deviennent dangereuses pour les personnes visées.
Bon courage.
Hélas, Existe, trois fois « hélas » !
Les textes existent, les employeurs les ignorent, et les tribunaux ne les appliquent pas…
Jusqu’à un temps récent, les avocats devaient même suggérer le harcèlement et non procéder le mot « tabou ».
Comment demander une indemnisation en fonction d’un article de loi qu’il n’est pas bon de prononcer ?
Avez-vous vu à Sallanches des sursis de plusieurs mois seulement ?
En revanche, un gosse à qui l’on envoie une « mandale " pour cause d’incorrection, c’est un risque de 5 ans de prison pour un professeur ! (quand j’étais petite les " fessées cul nul » devant toute la classe semblaient normales… Et je ne suis pas si vieille que cela !
Quand on sait ce qu’est vraiment le harcèlement moral, un tableau à l’impressioniste, une petite touche par ci, une petite touche par là, et jour après jour, vous tombez au fond du trou, et le jour où vous réalisez le danger, il est toujours déjà trop tard !
Les syndicats dans le domaine inopérants, plutôt se retourner vers le monde associatif, car il faut de l’écoute et être très spécialisé au niveau juridique.
Les médecins du travail ne devraient plus être salariés. Il était question d’installer des « médiateurs » en interne, le CHSCT devait agir, et rien ne passe, et la liste des morts de désespoir s’allonge jour après jour, avec tous ces morts camouflés dans cette jungle du travail, en profitant de la détresse de la famille éplorée, qui ne connaît pas tous les détails de l’affaire…
L’inaptitude est une bonne solution pour partir au plus vite, mais il faut montrer « patte blanche » devant le Médecin Conseil de la Sécu…
Une seule question : pourquoi est-ce quasiment toujours la victime qui doit partir et pas ces « pourritures » qui continuent à traiter leurs problèmes existentiels en empoisonnant l’existence des autres ? oui pourquoi ?