Dans la valise à scandale, la CIA, Chavez et une jolie douanière
« Los Secretos de la Valija » (« Les Secrets de la valise »), enquête du journaliste argentin Hugo Alconada, éclaire d'un jour nouveau d'une affaire que les Argentins surnomment le « Valijagate » et les Vénézuéliens le « Maletinazo ». Le « scandale de la valise » commence le 4 août 2007, quand un avion affrété par la compagnie Energia Argentina SA (Enarsa) se pose sur l'aéroport Aeroparque de Buenos Aires.
Il arrive de l'aéroport de Maiquetia, proche de Caracas. A son bord se trouvent huit passagers dont trois responsables de la compagnie nationale du pétrole du Venezuela, la PDVSA, et un homme d'affaires à la fois citoyen des Etats-Unis et du Venezuela : Guido Antonini Wilson.
Quand Antonini se présente à la douane, une fonctionnaire nommée Maria del Lujan Telpuk passe au scanner sa valise, et y décèle des petits rectangles denses et réguliers. Elle l'ouvre et découvre 790 550 dollars, en coupures de 50 dollars.
La douanière en profite pour entamer une carrière de starlette
La seule à en avoir tiré profit, jusqu'à présent, est la jolie douanière argentine, désormais connue comme « la Telpuk ». Elle a profité de sa célébrité soudaine pour poser nue pour l'édition locale de Playboy et entamer une carrière de starlette.
Mais pour les relations entre les deux pays, cette affaire est assez malvenue. Elle intervient un mois après que 64 000 dollars en cash ont été découverts dans la salle de bains de la ministre argentine de l'Economie -un scandale logiquement baptisé « Toiletgate » - et deux jours avant une visite à Buenos Aires du président Hugo Chavez.
Elle arrive, enfin, en pleine campagne électorale de l'épouse de Kirchner, Cristina Fernandez de Kirchner, qui brigue la succession de son mari et sera élue en octobre. L'argent de la valise, on le verra, aurait été destiné à financer sa campagne.
L'incident, dans les tous premiers jours, n'est pas connu par la presse. Antonini n'a eu pour seul souci à l'aéroport que de signer une déclaration reconnaissant avoir commis une infraction. L'argent est mis sous séquestre en attendant qu'il règle une amende équivalente à 50% de la somme incriminée.
Victoria Bereziuk, une fonctionnaire argentine qui a voyagé avec lui dans l'avion, affirme qu'il est présent, deux jours après leur arrivée, à la Casa Rosada, à l'occasion d'une réception en l'honneur de Chavez (le secrétaire général de la présidence argentine démentira cette information).
Antonini quitte l'Argentine discrètement, quelques jours plus tard, sans réclamer la moitié des 800 000 dollars, et rentre aux Etats-Unis.
De retour aux Etats-Unis, Antonini se confie au FBI
La presse argentine révèle alors l'histoire. Nestor Kirchner affirme vouloir faire toute la vérité sur l'affaire et déclare : « J'ai les mains propres. »
Les autorités vénézuéliennes, pour leur part, déclarent n'avoir rien fait dont elles devraient s'excuser. La justice argentine évoque une inculpation pour blanchiment d'argent et lance, le 14 aout, un mandat d'arrêt international contre Antonini.
Arrivé en Floride, Antonini contacte le FBI, la police fédérale des Etats-Unis, selon le procureur adjoint Thomas Mulvihill, qui a instruit l'affaire.
Antonini est filmé, avec son accord, et ses conversations sont enregistrées par le FBI quand des émissaires de Caracas entrent en contact avec lui. Ces émissaires sont au nombre de cinq, et quatre d'entre eux seront arrêtés à Miami, en décembre 2007.
Ils sont accusés d'avoir agi sur le sol des Etats-Unis comme agents d'un gouvernement étranger, en l'occurrence celui du Venezuela, sans s'être au préalable enregistrés auprès des autorités fédérales. Il s'agit d'un crime passible d'une peine maximale de quinze ans de prison.
800 000 dollars de contribution secrète de Chavez à la campagne de Kirchner ?
L'une de ces personnes, Moises Maionica, un avocat vénézuélien, plaide coupable et déclare que les 800 000 dollars trouvées dans la valise d'Antonini à Buenos Aires étaient une contribution secrète du Venezuela à la campagne électorale de Cristina de Kirchner.
Deux autres émissaires, deux hommes d'affaires vénézuéliens nommés Carlos Kauffman et Franklin Duran, plaident non coupables, de même qu'un citoyen uruguayen, Rodolfo Wanseele. Un cinquième suspect échappe aux autorités américaines. Il est identifié par le FBI comme un agent des services secrets vénézuéliens, le DISIP, nommé Antonio José Canchica Gomez.
Tous sont bien venus à Miami et ont eu des conversations -enregistrées par le FBI- avec Antonini. Duran aurait confirmé, au cours d'une d'entre elles, l'origine de l'argent et sa destination. Canchica, quant à lui, aurait proposé à Antonini 2 millions de dollars pour son silence tandis qu'il lui était suggéré de rester tranquille afin qu'il n'arrive rien à ses enfants.
Une « opération poubelle » de la CIA dirigée contre Chavez ?
Une autre hypothèse est avancée par Kirchner et Chavez : le Valijagate n'aurait été qu'une « opération poubelle », pour reprendre les termes de Cristina Fernandez de Kirchner, un complot « d'amateurs », une conspiration ourdie par la CIA, affirme Chavez, afin de déstabiliser le président bolivarien et de provoquer des dissensions entre les deux « pays amis » que sont l'Argentine et le Venezuela.
Le ministère des Affaires étrangères américain affirme n'avoir été informé de l'enquête judiciaire de Miami qu'une fois celle-ci ouverte.
En mars et avril 2008, Kauffman et Wanseele décident finalement de plaider coupables. En décembre 2008, le premier est condamné à quinze de prison, le deuxième à trente-quatre mois et Maionica à deux ans. Le 17 mars 2009, enfin, Duran, qui n'avait pas plaidé coupable, est condamné à quatre ans.
Selon l'auteur des « Secrets de la Valise », ces 800 000 dollars en cash ne sont pas grand-chose à coté des sommes dépensées par Hugo Chavez un an plus tôt.
Alconada évoque dans son livre les allées et venues menées durant l'année 2006 par des émissaires du président vénézuélien à travers le monde afin de convaincre de nombreux pays de voter en faveur de la république bolivarienne lorsque le siège « latino-américain » des membres non permanents du conseil de sécurité de l'ONU, alors occupé par l'Argentine, sera libéré, en janvier 2007.
Parmi ces émissaires, deux hommes d'affaires : Carlos Kauffman et Franklin Duran. Malgré ce lobbying, le siège « latino-américain » du conseil de sécurité est finalement attribué, pour la période 2007-2008, au Panama.
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De kevangel
Chercheur | 13H08 | 04/11/2009 |
J'ai lu l'article en entier avant de voir le nom de l'auteur. Mais j'aurais pu le deviner rien qu'a la teneur de l'article.
Encore le grand mechant Chavez qui manipule les elections dans les pays voisins et essaye de modifier les votes de l'ONU. Heureusement que les gentils USA veillent a la defense de la liberte.
C'est drole quand on y pense, parce que les USA vous croyez qu'ils n'essaient pas d'intervenir dans les elcetions des pays voisins (et meme a l'autre bout du monde). Et bien sur les USA ne font jamais de lobbying a l'ONU, c'est juste que tous les pays sont toujours d'accord avec eux et votent comme les USA le veulent, le lobbying n'a rien a voir:
C'est marrant, le monde selon Michel Faure ca ressemble beaucoup au monde selon Mc Carthy, sauf que c'est 50 ans plus tard.
à kevangel
De JP_JP
13H15 | 04/11/2009 |
j'allais écrire exactement la même chose.
michel faure et hugues serraf même combat.
pitoyables !
à kevangel
De Yann Guégan
Rue89 | 14H08 | 04/11/2009 |
Heu, il me semble au contraire que Michel Faure évoque tous les scénarios possibles dans cette sombre affaire... Les chavistes sont décidément bien chatouilleux :-)
à Yann Guégan
De asozial
bobo et fier de l'être | 14H46 | 04/11/2009 |
parce qu'on n'a le choix qu'entre américanolâtre et chaviste ?
à asozial
De Yann Guégan
Rue89 | 15H46 | 04/11/2009 |
Quand est-ce que j'ai écrit ça ?
De JP_JP
16H12 | 04/11/2009 |
Même si je suis intéressé et regarde d'un bon oeil les évolutions politiques de l'Amérique Latine - ma famille en Bolivie me rapporte régulièrement les améliorations de vie du peuple depuis l'élection d'Evo Morales- je ne suis pas porteur d'oeillères.
Michel Faure n'évoque pas des scénarios possibles, Michel Faure à chacun de ces articles cherche à apporter le discrédit des politiques nouvelles mises en place en mettant en cause les élus porteurs de ces nouveaux espoirs.
Pas un seul article attestant des améliorations apportées à la vie des gens. La scolarisation ? La médecine qui devient de plus en plus accessible ?
2 actions pourtant fort symboliques ! et il y en a d'autres ...
Non, cet "amoureux du sud" ne cherche qu'à utiliser le moindre argument à ses fins de dénigrement.
Pas chatouilleux, juste un peu agacé.
à kevangel
De Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
nc | 16H44 | 04/11/2009 |
oui c'est un coup d'arnaque d'obama ou de son administration pro bushiennne , surtout que le coup d'état du Honduras a du mal a passe , c'est sur que la CIA a de plus en plus de mal a faire ce qu'elle veut ,comme disait je sais plus qu' il n 'y a qu'au usa qu'il ne risque pas d'avoir un coup d'état puisqu'il n'y a pas d'ambassade américaine .je suis pro Chavez et fier de l'être .si seulement y avait des socialistes comme lui en France , j'irais voter .
Chavez : Discours à l'ALBA 1/2 Sous-titré fr
envoyé par librepenseur007. - L'actualité du moment en vidéo.
Chavez : Discours à l'ALBA 2/2 Sous-titré fr
envoyé par librepenseur007. - L'info internationale vidéo.
De Contestatairieux
(un de ces fameux travailleurs pauv... | 13H20 | 04/11/2009 |
Toutes les douanières sont aussi "perspicaces" ? Vite, Rue89, prêtez-moi 800 000 dollars !
De Hatamoto
13H30 | 04/11/2009 |
Moi je me ferais bien fouiller par la douanière.
Faut que j'ailles en argentine ...
à Hatamoto
De DBL8
Retraité | 13H48 | 04/11/2009 |
Elle est peut-être sado-maso ?
Faut aimer !
à Hatamoto
De kawaayi
"fatties will be eaten first" | 13H54 | 04/11/2009 |
Attend de voir ses gants de velours...
De fidal
guide de tourisme | 13H33 | 04/11/2009 |
On peut ne pas aimer Chavez mais le prendre pour un con au poin d'insinuer quil se servirait d'une Cie aérienne argentine pour
refourguer 800 000 dollards en chash.....en Argentine!
Mème les mafias ouzbèques ou albanaises font mieux.....
Franchement ms.faure,nous sommes en 2009,plus en 1965
et OSS 117 "c'était des romans,pas pour de vrai".
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 13H37 | 04/11/2009 |
Un gabeloute poser nue !
Quel manque de pudeur et d'absence de dignité.
Heureusement qu'en France nous disposons d'une icône infroissable en la personne de la prude Carlita !
à Waldeck
De DBL8
Retraité | 13H49 | 04/11/2009 |
Sûr qu'elle n'aurait pas osé !
M d R !!
De Shix
Madteam since 2010 | 14H13 | 04/11/2009 |
C'est d'un ridicule !
Sérieusement, le Vénézuela c'est si catastrophique qu'ils ne peuvent pas faire de virements ? Ils sont obligés de fourguer des valises avec des liasses de billets comme ne le font même plus les films de gangsters US depuis 20 ans ?!
Sérieux ça gonfle un peu ces attaques foireuses ! Bon et admettons que ce soit vrai ! Chavez est un méchant c'est noté ! Et la CIA au Nicaragua avec les contras c'était des valises de 800 000 dollars qu'ils envoyaient c'était des anges ? J'aimerais bien savoir combien ont payé les contribuables US pour tuer des opposants, truquer des élections, inciter des populations etc à travers le monde ? A quand un véritable article là dessus plutôt qu'une ridicule affaire de valises issue d'un mauvais film d'espionnage des années 60 ?
De David Servenay
Rue89 | 16H21 | 04/11/2009 |
Sans préjuger des mobiles de ce (curieux) transport de fonds, c'est un grand classique des opérations de financement politique : la coupure physique, comme l'appelait Alfred Sirven.
Dans la pratique, cela revient à faire en sorte de passer par une bonne vieille valise de cash au moment où vous remettez l'argent à ses bénéficiaires. Deux avantages à cela :
- le corrompu se souviendra toujours de la main et du regard de celui qui l'a nourrit
- une valise de billets ne parle pas, contrairement à n'importe quelle transaction bancaire que nos outils techniques modernes peuvent facilement retracées
Donc, si les protagonistes se font prendre, ils auront la possibilité de mentir. Simple, non ? Un peu mauvais film des années 60, je vous l'accorde, mais on n'a rien inventé de plus efficace, croyez-en l'expérience des intermédiaires qui en ont fait profession.
à David Servenay
De JahRastafari
16H38 | 04/11/2009 |
Certes très juste.
Faisons l'hypothèse de la véracité du scénarion prôné par le FBI, Clarin, Globovision (et accessoirement Michel ?).
Ainsi donc notre ami Antonini est mandaté par Chavez. Une question surgit alors :
Pourquoi avoir choisi lui comme "émissaire" (cf. mon post un peu plus bas qui délégitime quelque peu cette hypothétique hypothèse) ?
Pourquoi le même jour que l'arrivée de Chavez quand tous les feux médiatiques sont braqués sur lui et Kirschner ?
Pourquoi ne pas utiliser une valise diplomatique ?
à David Servenay
De o_b
SDF | 16H46 | 04/11/2009 |
"une valise de billets ne parle pas, contrairement à n'importe quelle transaction bancaire que nos outils techniques modernes peuvent facilement retracées"
évoquer la prétendue traçabilité des transactions financières pour justifier ce délire journaleux est aberrant.
à David Servenay
De kevangel
Chercheur | 10H11 | 05/11/2009 |
Si vous voulez faire un virement en totale opacite, bien sur que c'est possible. Il suffit d'ouvrir un compte non publie chez Clearstream.
Mais chut ! Il faut pas le dire, sinon on risque de se faire incendier par des journaux comme Le Monde. Serieux, vous croyez vraiment que les terroriste et les mafieux recoivent tout leur argent en liquide ? On est au 21eme siecle.
à David Servenay
De Pas lolo
fasciné | 06H04 | 06/11/2009 |
Sans préjuger de la validité de votre explication, ça n'explique toujours pas pourquoi Chavez ne serait pas passé par la valise diplomatique, pour faire entrer le cash en argentine. Le gout du risque?
Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi la valise est scannée, à la douane. En général, ils se contentent d'ouvrir les bagages. Le scan, c'est au départ, question de sécurité.
Enfin, financer un parti politique ou des opposants, ça peut se faire plus simplement. Suffit de fonder une ONG de défense ou promotion de la démocratie. On colle à sa tête un ancien directeur des services secrets ou de la police politique (sais pas si ils ont un équivalent des RG ou du FBI au venezuela), et on la dote généreusement par des fonds gouvernementaux ou provenant de corporations promouvant le développement durable, genre pétroliers ou fabricants d'armes.
Un bureau local dans le pays à promouvoir, et le tour est joué.
Mais Chavez lui, il préfère envoyer un mec avec 800kUSD dans un bagage à main pour lui faire passer une frontière.
Quand le coup foire, le mec repart aux US. Mais Chavez se méfie pas et lui envoie 4 ou 5 mecs (seulement) aux US pour discuter le bout de gras. Alors qu'il avait peut être un ou deux attachés culturelles sur place qui aurait pu inviter le gus à boire une bière ou à se taper une pizza. Mais bon, ça aurait été moins drôle, les mecs auraient eu une immunité diplomatique.
Rassurez moi. Y a pas un David Vincent qui traine dans cette histoire?
à Shix
De Rafa
étudiant | 01H00 | 05/11/2009 |
N'attend pas ce genre d'article contre l'impérialisme yankee du piteux michel Faure...
De Lugi
14H13 | 04/11/2009 |
Une remarque juste sur la forme, avant d'attaquer le fond. Je sais bien que je risque d'être mal compris car généralement je suis assez en désaccord sur le fond de vos articles, mais passons.
Vous vous êtes relu ? Relu en s'imaginant dans la peau du mec qui n'y connais rien à l'affaire ?
Cet article a été relu par un éditeur avant d'être mis sur le site ?
Il est juste indigeste et à la limite du compréhensible. Il y manque clairement une étape de contextualisation, de présentation synthétique des faits ainsi que des propos de l'article. Résultat des courses : c'est confus, et j'ai du relire plusieurs fois les premiers paragraphes pour essayer de voir ou vous vouliez en venir. Je suis peut être stupide, mais par rapport aux autres articles de rue 89, bons ou mauvais, je ne suis encore jamais passé par là.
Il faut articuler les différents propos et les regrouper pour éviter de partir dans tout les sens et perdre le lecteur en cours de route
à Lugi
De Giorgio
15H33 | 04/11/2009 |
Tout à fait d'accord avec toi Lugi, cet article est un "salmigondis" je n'ai rien entravé à part que c'est une furieuse embrouille dont on se bat les ....
à Lugi
De Yann Guégan
Rue89 | 17H02 | 04/11/2009 |
J'ai relu et mis en ligne cette note. Je vous accorde que l'affaire est un peu tordue, mais il me semble que le déroulé des faits que fait Michel Faure est compréhensible.
à Yann Guégan
De Lugi
18H14 | 04/11/2009 |
Je m'excuse d'être très critique sur ce coup, je sais c'est pas super sympa de critiquer de la sorte le travail des autres et, n'ayons pas peur des mots, très lâche.
Aussi, c'est avec un plaisir sadique et malsain que je vais en remettre une couche, et je suis bien content que le fait d'être derrière un écran dissimule efficacement le sourire narquois que j'ai aux lèvres.
Je vous accorde que les 2 derniers paragraphes sont intelligibles.
Sur le déroulé des faits je me suis perdu plusieurs fois. De manière systématique au début de chaque paragraphe, et plusieurs fois au milieu.
J'ai relu cet article dans la foulée. J'ai relu les paragraphes dans la foulée. J'ai relu des passages des paragraphes dans la foulée - et ce particulièrement au début.
Au final, de ce que j'ai compris, y'a pas 36 000 fils conducteurs, y'en a 1 (mais ça on le comprend qu'à la fin), et y'a pas tant de ramifications que ça. Rétrospectivement, je pense sincèrement qu'on pouvait faire mieux.
Pour moi ça justifie au moins un feu orange : le manque de clarté de la forme entraine la confusion chez le lecteur. Ca peut relever de la maladresse comme ça peut masquer un manque d'approfondissement de certains aspects du sujet.
Verdict : Les faits rapportés par cet article sont donc sujets à caution, je dois voir d'autres sources pour mettre en perspective, parfaire ma vision du contexte (car pour être honnête, sur le sujet je connaissais rien ou presque). En attendant je me réserve la possibilité de me faire une opinion sur le sujet qu'elle qu'elle soit ultérieurement.
Par rapport à mes attentes usuelles sur ce type d'article, c'est pas la panacée.
à Lugi
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 17H30 | 04/11/2009 |
Moi aussi je suis resté sur ma faim à la lecture de l'article et en cliquant sur les liens.
-"La seule à en avoir tiré profit, jusqu'à présent, est la jolie douanière argentine, désormais connue comme « la Telpuk ». "
Je pensait en apprendre plus sur la jolie douanière.
A propos, "Telpuk" c'est une contrepèterie de Michel Faure ?
De Lairderien
14H41 | 04/11/2009 |
Zut alors, le méchant dictateur gauchiste Chavez a encore frappé !
Si j'ai bien compris il pique les "bonnes pratiques" américaines pour aider son allié favori en Argentine.
Franchement, c'est vraiment pas bien, il devrait être honteux d'imiter les méthodes US de déstabilisation et de corruption qui sont réservée uniquement à la CIA. C'est totalement déloyal, il doit être poursuivi pour plagiat, non mais !!!
Plus sérieusement, en lisant cet article, par méfiance instinctive du chat échaudé qui craint l'eau froide, j'ai tendance à me demander :
A qui profite le crime ?
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H52 | 04/11/2009 |
Forcément, fallait bien que Chavez accuse la CIA, sinon il passe pour un gros blaireau avec son plan trop pourri, genre amateur qui sait pas y faire.
De toutes manières, je jour où il n'accuse pas la CIA, c'est soit qu'elle est vraiment dans le coup et qu'il a peur, soit qu'il a choppé une extinction de voix.
En plus on sait très bien que Chavez est corrompu, et que Krishner est corrompu. Et voici la preuve irréfutable : ce sont des chefs d'état.
Plutôt que de s'en prendre à la CIA, il ferait mieux de leur demander des cours, car eux savent financer des campagnes électorales à l'étranger sans (trop) se faire griller. Ils manient à tel point cet art que corrompre des hommes politiques... heu non je voulais dire financer des campagnes électorales, est devenu légal dans leur pays.
Non mieux, qu'il demande à Chirac. Lui il est tellement balèze que tout le monde a beau savoir que Bongo lui filait du fric, mais personne ne l'en empêchait, sans même qu'il ait recours à quelque moyen dictatorial.
Ha non bien sur, Chirac est innocent, c'est un complot ourdi par la CIA :D
à Keldan
De Shix
Madteam since 2010 | 16H21 | 04/11/2009 |
La CIA sait faire sans se griller ?
Disons plutôt que les investigations sont moins poussées pour les uns que pour les autres.
à Shix
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H51 | 04/11/2009 |
C'est surtout qu'ils profitent de leur sulfureuse réputation pour ne pas se faire chopper... enfin pas toujours, ça arrive quand même qu'ils se chient en beauté (comme cette histoire de la grippe des cochons cubains :D)
Si la CIA fait un coup foireux à Chavez, celui-ci dira que c'est la CIA comme d'hab, du coup personne ne va vraiment y croire, même si c'est elle qui a monté ça.
Le pire c'est que même si des inspecteurs super objectifs consciencieux et tout ça prouvent que c'est la CIA, vu qu'ils seront aux ordres de Chavez, on pourra pas les croire et on parlera de preuve truquée.
C'est justement ça qui est super balèze, à force de faire des coups foireux ils ont rendus tout le monde parano, et du coup on voit la marque de la bête partout, tellement bien qu'on ne peut plus distinguer la vraie trace des fausses ! Et comme c'est tellement embrouillé, il est impossible de prouver quoi que ce soit, c'est la forêt qui cache l'arbre.
En plus, c'est tellement bien comme système que d'autres l'ont repris au pied de la lettre. Aujourd'hui dès qu'un barbu se fait sauter avec une bombe ou tire dans la foule, on hurle Al Quaeda. Ca devient tellement courant, que n'importe qui s'en réclame et tout le monde l'accuse, à tel point qu'Oussama pourrait bien prendre sa retraite chez Allah qu'on le croirait toujours en pleine activité.
Par contre ça a ses limites, surtout quand ils tombent dans l'excès à cause des politiciens. Si demain Obama se pointe à l'ONU et explique que Chavez a des armes atomiques, photo à l'appui, tout le monde va se foutre de sa gueule, même si les Vénézuéliens en ont vraiment.