Les labos pharmaceutiques s'entichent de vaccins pas très au point
La délivrance pour les accros au tabac est peut-être proche. Des chercheurs travaillent sur un vaccin libérant de la dépendance à la nicotine. Le principe : la nicotine, couplée à une protéine virale, stimule le système immunitaire. Notre organisme produit alors des anticorps. Ces derniers empêchent par la suite la nicotine d’exciter nos neurones.
Et nous voilà privés du plaisir de fumer. Ce qui entraine la fin de la dépendance... en théorie.
La piste d’un vaccin contre les dépendances n’est pas nouvelle. Aux Etats-Unis, le chercheur Thomas Kosten travaille depuis quinze ans sur un vaccin anti-cocaïne. Mais dans un entretien à USA Today, il déplore le manque d’intérêt des laboratoires pharmaceutiques. La raison : l’addiction à cette substance concerne une petite minorité de la population, et un tel vaccin ne serait guère lucratif.
En revanche, avec des millions de fumeurs dans le monde, le succès serait assuré pour un vaccin anti-nicotine. Les industries pharmaceutiques ont flairé le bon filon. Trois laboratoires se sont lancés dans cette course au vaccin : le britannique Xenova, le suisse Cytos Biotechnology et l’américain Nabi. Alors que les recherches des deux premiers stagnent, outre-Atlantique, on ne chôme pas.
En novembre 2009, GSK, deuxième laboratoire pharmaceutique mondial, a conclu un accord de licence avec Nabi afin d’obtenir l’exclusivité de leur vaccin NicVax pour une somme de 40 millions de dollars. Nabi pourrait toucher par la suite un pactole de 500 millions de dollars pour le développement et les ventes du vaccin.
Résultats décevants pour le vaccin à 500 millions de dollars
Alors, que vaut ce vaccin à un demi-milliard de dollars ? L’étude de phase II, effectuée sur 301 fumeurs a montré un taux de réussite modeste de 16% à douze mois, contre 6% pour le placebo. Rien de transcendant, les substituts nicotiniques ont des taux de réussite comparables. Les résultats de la phase III, réalisée sur 2 000 fumeurs, seront révélés fin 2011, début 2012.
Nabi affirme que le vaccin entraîne très peu d’effets secondaires, principalement des maux de tête, des sueurs froides. Environ 10% des patients ont eu de la fièvre ou des nausées. Le professeur Jean-Michel Scherrmann, chercheur à l’Inserm et au CNRS confirme :
« Il n’y a pas plus d’effets secondaires que pour des vaccins traditionnels. Les résultats ne sont pas impressionnants, mais le vaccin est bien toléré. »
Plutôt qu’un vaccin, une sorte de « patch longue durée »
Pour parvenir à ces chiffres, les injections ont dû être renouvelées six fois sur l’année car les anticorps ont une durée de vie de quelques mois. On est donc loin du vaccin qui vous libère en une prise, mais plutôt dans la catégorie « patch longue durée ».
Pour le professeur suisse Jacques Cornuz qui a travaillé sur le projet pour la firme Cytos, c’est davantage une arme contre la rechute pour les anciens fumeurs :
« Le terme vaccin est inapproprié. Je parlerais plutôt d’une immunisation partielle. »
Une idée partagée par le professeur Jean-Michel Scherrmann :
« Aujourd’hui, on ne peut pas vacciner définitivement contre les drogues. Il faut juste voir ce vaccin comme un palliatif. »
Une possible utilisation préventive ?
D’aucuns ont envisagé un usage préventif. Dans un entretien accordé à l’INPES, Jacques Le Houezec, vice-président du Comité national contre le tabagisme (CNCT), a évoqué la perspective d’immuniser les adolescents non-fumeurs contre la cigarette.
Le vaccin ne serait plus une aide au sevrage ou une arme contre la rechute, mais un outil de prévention pour empêcher une hypothétique addiction. Ce qui pose un problème éthique majeur pour le chercheur Jean-Michel Scherrmann. Fumer n’est pas une maladie, mais un comportement « à risques ».
- Sur Rue89Méthodes pour stopper la cigarette : on vous enfume !
- Sur nabi.comLe site du vaccin Nicvax
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Now future & karpe diem
Now future & karpe diem
Non non non, être drogué c’est une terrible maladie, donc on pourra rester chez nous en touchant le fric de la Sécu. Et comme c’est une méchante maladie, on sera même plus responsable devant un juge.
Enfin faut pas être bien malin pour savoir que leur truc ne servira absolument à rien. Sauf pour ceux qui ont vraiment peur des piqouses : D
On peut se faire vacciner contre la clope, mais sans piqure, juste avec un putain d’endoctrinement constant. Comme il fut un temps où on endoctrinait les gens pour les faire fumer.




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