22/09/2010 à 11h20

Derrière la lutte antitabac, l'omniprésence des labos


Médecins, experts, gouvernement incitent à la consommation de substituts nicotiniques. Les politiques de santé publique sont sous l’influence de l’industrie pharmaceutique.

« Faites-vous aider ! Appelez le 39 89, Tabac Info Service. Vous serez mis en rapport avec un tabacologue et à vous la fin de la cigarette. »

Depuis 1976 et la loi Veil, la lutte contre le tabagisme est une des priorités des politiques de santé publique. Site du gouvernement, brochures de Tabac info service et recommandations de l’INPES pour les praticiens : les substituts nicotiniques sont partout. Des mesures en contradiction avec les dernières découvertes sur le rôle de la nicotine dans la dépendance.

Les liens étroits entre assos, experts et labos

En 2007, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’encadrement des programmes d’accompagnement financés par les entreprises pharmaceutiques, a marqué les esprits.

Remis au ministère de la Santé en août 2007, il n’est rendu public qu’en février 2008 sur un forum d’échanges médicaux comme Atoute.org et repris dans quelques revues médicales ou sites d’associations (Prescire, Formindep).

Les auteurs y dénoncent « l’emprise de l’industrie pharmaceutique sur quasiment l’ensemble du système de santé ». Les labos sont partout : expérimentation des médicaments, formation des médecins, financement d’associations de malades.

L’industrie du sevrage en est le parfait exemple. Le Comité national contre le tabagisme (CNCT), l’Alliance contre le tabac ou encore l’Office français du tabac (OFT) ont des liens plus ou moins directs avec les laboratoires. Le cas le plus flagrant reste la Ligue contre le cancer, qui a refusé de nous répondre. Ses partenaires : les labos Sanofi et Novartis.

« Des liens commerciaux plutôt que scientifiques »

Robert Molimard, médecin, chercheur sur le tabac depuis vingt-cinq ans et fondateur du diplôme universitaire de tabacologie de Paris, en témoigne :

« J’ai fondé la Société de tabacologie, devenue Société française de tabacologie il y a vingt ans. Je l’ai quitté le jour où l’industrie pharmaceutique s’y est introduite. Ses nouveaux responsables choisissaient de tisser des liens commerciaux plutôt que scientifiques. »

Les associations ne sont pas les seules à avoir des liens avec les laboratoires. Le milieu médical est en première ligne. Selon l’Ordre des médecins, en février 2010, « 85% des essais cliniques étaient financés par l’industrie pharmaceutique ». Ce qui est en soi logique. Mais ce qu’il y a derrière l’est moins.

Claude Béraud, médecin et ancien vice-président de la commission de transparence de l’Afssaps, résume bien la situation :

« La recherche fonctionne ainsi : des spécialistes testent une molécule en service hospitalier à la demande et sur financement des labos. L’un d’eux rédige une note. Il devient la caution scientifique du médicament qui en est issu dans les médias et auprès des politiques. »

Argent liquide, voyages et hôtels de luxe pour les experts

Jusque-là rien d’anormal. Chez le géant GSK, numéro 2 des patchs nicotiniques en France et numéro 2 de l’industrie pharmaceutique mondiale, Anne Mallet, directrice marketing pour la marque Niquitin reconnaît sans souci faire appel à une petite dizaine d’experts du tabac en France.

Sauf qu’il y a des contreparties. Si GSK reconnaît rémunérer ces chercheurs à la mission, les avantages ne s’arrêtent pas là, selon Claude Béraud :

« Je ne l’ai pas vu de mes yeux, mais certains touchent de la main à la main des sommes de plusieurs milliers d’euros. Sans compter les voyages et les hôtels de luxe pour ces VRP du médicament dans le monde »

De quoi douter de l’objectivité et de la fiabilité des essais financés par les laboratoires. C’est ce que pointe, en 2009, le documentaire « Les Médicamenteurs », de Stéphane Horel, Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux. (Voir la vidéo)

Dautzenberg, roi du mélange des genres

Selon un rapport de la commission des affaires sociales de novembre 2005, plus d’un expert sur deux auprès de l’Afssaps (organisme public) travaillait avec l’industrie pharmaceutique.

Icône du mélange des genres dans la lutte anti-tabac : le professeur Bertrand Dautzenberg. Pneumologue à l’hôpital Pitié-Salpétrière, enseignant à Paris-VI, expert pour la laboratoire Pfizer, il préside aussi l’Office français du tabac (OFT), association reconnue d’intérêt général dans la prévention du tabagisme.

Troublante coïncidence, le Champix de Pfizer, défendu par Dautzenberg, est lancé en 2007, année où la cigarette est bannie des lieux publics.

Mais le cumul ne s’arrête pas là. Au même moment, il dirige la revue Sevrage tabagique pratique (publiée par la société Mediquid), dont l’unique annonceur et donc financeur officiel est la marque Nicorette, commercialisée par... Pfizer. Pourtant, pour Dautzenberg, le conflit d’intérêts ne se pose pas :

« Le laboratoire nous a toujours laissés totalement indépendants (et nous le remercions). Enfin, indépendants à 98%. Nous ne parlions pas de leurs produits négativement, sauf dans le cas des effets secondaires. »

« Je lutte contre l’industrie des croque-morts »

Rares sont les spécialistes osant déclarer publiquement leurs liens avec les labos lorsqu’ils interviennent comme caution scientifique pour les institutions publiques, obligatoire depuis la loi Kouchner de 2002 sur le droit des malades.

Le professeur Bertrand Dautzenberg est toujours présenté sur le site Tabac.gouv.fr comme président de l’OFT, sans aucune mention de ses autres collaborations. Il reconnaît que les rapports avec l’industrie ne sont pas toujours bien vus :

« On a du mal à comprendre que je défende un médicament. Mais je lutte contre l’industrie des croque-morts. Et j’ai toujours refusé d’être payé. »

Autre problème de taille, l’absence de vigilance des organismes institutionnels. Ces derniers publient les déclarations d’intérêts des experts qui travaillent à la fois pour eux et pour des laboratoires. C’est le cas par exemple de l’Afssaps ou de la Haute autorité de santé (HAS).

Sur le site de cette dernière, peu de déclarations de ce type. Pour le Dr Dautzenberg, quatre conflits d’intérêt sont mentionnés pour l’année 2007, mais aucune évocation de sa collaboration au magazine Sevrage tabagique pratique.

Lobby contre lobby

L’argument béton du lobby anti-tabac pour justifier sa dépendance aux labos, c’est d’accuser l’Etat : en l’absence de fonds publics pour la formation et la recherche, il faut trouver de l’argent quelque part. Peut-être, mais le doute sur les substituts vendus par les labos n’en est que renforcé.

Pour Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT) et de l’Alliance contre le tabac, dont Bertrand Dautzenberg est un membre éminent, le lien de l’Etat avec l’industrie du tabac est le fond du problème.

Si depuis la privatisation d’Altadis, ex-Seita, sa présence est moins voyante, il continue d’encaisser un pactole avec les taxes sur la vente de cigarettes : 9,2 milliards d’euros (dont 720 millions d’euros directement affectés au budget de l’Etat), selon la commission de comptes de la Sécurité sociale en 2008. Plus 2,4 milliards d’euros de TVA.

On comprend mieux que la lutte anti-tabac ne soit pas la priorité de l’Etat. Yves Martinet va plus loin :

« Les cigarettiers sont partout dans la vie institutionnelle. Même parmi le personnel politique. Frédéric Lefebvre a créé un cabinet de conseil en lobbying, Pic Conseils. Parmi ses clients : les fabricants de tabac.

En 2010, Jean-Dominique Comolli, président du conseil d’administration d’Altadis, est aussi à la tête de l’Agence des participations de l’Etat. »

« On reçoit des fax de Pfizer ou GSK pour nous dire quoi voter »

Ce que ne disent pas les anti-tabac, c’est que leur lobby et celui des labos utilisent les mêmes moyens pour infiltrer le monde politique. Boîtes de lobbying, invitations dans des lieux chics (le restaurant Chez Françoise notamment) ou financement de soirées déguisées.

L’ancien député européen vert Didier Claude Rod a subi des pressions directes à Bruxelles :

« On reçoit des fax provenant de Pfizer ou GSK nous indiquant si il faut voter pour ou contre tel amendement. »

Mais là encore quelles contreparties ? Financières, intérêts locaux et notoriété. Yves Bur, chef de file de la commission des affaires sociales, député UMP de Bas-Rhin, symbole de la lutte anti-tabac, est très clair :

« Les laboratoires sont créateurs de richesses, il ne faut pas les diaboliser. Ils assurent 100 000 emplois en France. Après, tout est question d’éthique et de distance. »

Quand Pfizer invite politiques et journalistes en Irlande...

De distance, le député n’en aurait-il pas manqué en 2005 en emmenant journalistes et politiques en Irlande et en Italie aux frais de Pfizer et GSK pour préparer l’interdiction de fumer dans les lieux publics ?

Oui, mais voilà, Pfizer a une usine dans le Bas-Rhin. Jean-Pierre Door, député UMP du Loiret, « a tout intérêt pour être réélu à être du côté des laboratoires », selon une source proche du dossier. Et pour cause, Sanofi Aventis a investi plus de 20 millions d’euros en trois ans sur son site d’Amilly (Loiret).

Les députés de la majorité ne sont pas les seuls à bénéficier du système, explique une députée sous couvert d’anonymat. Assistants parlementaires de gauche comme de droite sont conviés régulièrement à des pseudos-formations sur le système de santé, organisées, par exemple, par la société de lobbying Nile Consulting, laquelle est dirigée par d’anciens attachés parlementaires et d’ex-salariés de GSK. CQFD.

Travail législatif et remboursements Sécu

Plus grave, ces lobbies pèsent sur la définition des politiques publiques en France. Robert Molimard est formel : le rapport sur le tabagisme passif publié sous l’égide de l’Institut national contre le cancer (INCA) a été truqué. Il dénombrait 5 863 décès par tabagisme passif en France, deux fois plus que dans les autres études.

« En lisant ce rapport, j’ai compris qu’ils avaient intégré des fumeurs actifs dans le calcul des fumeurs passifs ! »

Et c’est en s’appuyant sur ce texte que les défenseurs anti-tabac ont fait voter la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics !

Peu efficaces, les substituts sont pourtant remboursés par la Sécu

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les ministres européens de la Santé ont pris connaissance de cette étude lors d’une conférence à Luxembourg en juin 2005, qui avaient pour sponsors... Pfizer et GSK. Philippe Even, pneumologue réputé, aujourd’hui à la retraite, et pionnier de la lutte anti-tabac va dans le même sens :

« Aucune étude indépendante n’a jamais prouvé l’existence de la nocivité du tabagisme passif. »

Avec les dernières découvertes sur la nicotine du Pr. Jean-Pol Tassin, tous les doutes sont permis. La sécurité sociale rembourse par exemple des substituts nicotiniques à hauteur de 50 euros par an et par fumeur, alors qu’ils sont inefficaces. « Un pillage éhonté qui va à l’encontre de la loi, qui interdit la publicité de médicaments remboursés par la Sécurité sociale », s’indigne Robert Molimard.

Mis à jour le 22/9 à 12h01. Retrait du nom de deux cabinets cités dans l’article, leur lien avec les lobbys concernés n’ayant pas été confirmé.

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  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 14h47 le 22/09/2010
    • Expert 24356
      Chercheur

    « Frédéric Lefebvre a créé un cabinet de conseil en lobbying, Pic Conseils. Parmi ses clients : les fabricants de tabac. »

    Voilà la meilleure raison pour arreter de fumer qui ait jamais existé : pour chaque cigarette fumée, vous enrichissez Frédéric Lefebvre !

    • pablico
      pablico répond à kevangel
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h22 le 24/09/2010
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      les besoins créaient les outils, et les outils génèrent de l’argent...

      c’est vieux comme le monde.

    • foutard
      foutard répond à kevangel
      voudrait bien gagner un peu
      • Posté à 15h11 le 24/09/2010
      • Internaute 28406
        voudrait bien gagner un peu

      IL n’est pas necessaire d’arreter de fumer , avec la competence de fredo
      ils vont prendre le bouillon !

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 14h55 le 22/09/2010
    • Expert 24356
      Chercheur

    Ce que j’ai du mal à comprendre dans cet article, c’est ce qu’on reproche aux labos exactement. Si les médecins et chercheurs ont des conflits d’intérets avec les labos, ce ne serait pas à l’ordre des médecins ou à l’état d’y mettre un terme ? Les industries pharmaceutiques ont obligation légale de faire tester leurs produits par des chercheurs et médecins, comment pourraient-ils controler les autres casquettes de ces collaborateurs ?
    Le problème serait de demander à l’etat de faire appliquer la loi sur l’obligation de déclarer ses conflits d’intérets. Mais étant donné que nos gouvernants ont eux-memes des tas de conflits d’intérets, ils sont mals placés pour donner des lecons. Mais je vois toujours pas comment les entreprises privées pourraient faire le ménage elles-memes dans le fonctionnement de l’etat, d’autant que ce n’est pas leur role.

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à kevangel
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 16h17 le 22/09/2010
      • Journaliste 125341

      Bonjour
      Dans l’article, il y a un lien sur un colloque tenu par l’ordre des médecins sur la question des conflits d’intérêt. Certains membres de l’ordre présents au colloque pointent effectivement qu’il y a un problème. Comme quoi la question a été soulevée. Reste à trouver une solution ! !
      Il est du pouvoir de l’Etat de regarder de plus près les conflits d’intérêts des experts. Mais le problème est que l’Etat prend pour caution scientifique dans des institutions ou dans des commissions parlementaires ces mêmes experts. Car ces derniers apparaissent comme les seuls spécialistes des médicaments. Comme l’explique le documentaire Medicamenteurs et certains spécialistes comme le professeur Even, si un expert explique qu’un médicament n’est pas efficace, il ne sera pas écouté par le laboratoire et son étude ne sera pas publiée. Et il ne deviendra pas caution scientifique pour l’Etat ! Une de mes sources m’a expliqué que si un jour, une personne décide de faire le ménage dans les conflits d’intérêt susévoqués, des personnes des services de l’Etat seraient concernées par le ménage.
      Il faut savoir aussi que j’ai contacté le ministère de la Santé sur ce sujet, car certains interlocuteurs du dossier nous ont dit qu’il y avait peut-être des réflexions en cours. Je n’ai jamais été rappelée.

      • kevangel
        kevangel répond à Barbara Leblanc
        Chercheur
        • Posté à 19h12 le 22/09/2010
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Comme l’explique le documentaire Medicamenteurs et certains spécialistes comme le professeur Even, si un expert explique qu’un médicament n’est pas efficace, il ne sera pas écouté par le laboratoire et son étude ne sera pas publiée. »

        Je ne comprends pas très bien dans quel cadre un « expert » affirme que le médicament n’est pas efficace. En général, l’efficacité est mesurée par des tests cliniques sur des milliers de personnes dans le monde, et les données sont publiques. Donc, à moins de montrer que les statistiques sont truquées (avez-vous un exemple ?), je ne vois pas vraiment comment un expert pourrait démontrer l’innefficacité du médicament. Ou alors il fait les test lui-meme de son coté ? Mais est-ce qu’il dispose de milliers de cobayes (il faut savoir que ces tests coutent des dizaines de millions d’euros pour chaque médicament) ?

        Sinon, pour le reste de votre commentaire, ca confirme ce que je disais : c’est bien à l’état de chasser les conflits d’intérets. Parce que dans l’article, on a l’impression que c’est la faute des labos si les experts cumulent plusieurs fonctions.

         
        • Barbara Leblanc
          Barbara Leblanc répond à kevangel
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 21h44 le 22/09/2010
          • Journaliste 125341

          Un expert qui va rapporter des tests négatifs concernant un médicament verra son étude laissée de côté. Non je n’ai pas de preuve concrète, je n’ai pas d’études le prouvant, mais plusieurs spécialistes du milieu m’ont clairement rapporté cete situation.
          Je n’ai jamais dit que l’Etat n’était pour rien dans tout cela, mais puisque les laboratoires sont aussi présents sous forme de lobbies auprès des politiques ils influencent là encore la vision de l’Etat concernant les conflits d’intérêt

        • yomfreedom
          yomfreedom répond à kevangel
          étudiant
          • Posté à 22h10 le 22/09/2010
          • Internaute 113021
            étudiant

          bonsoir,

          je ne sais pas exactement dans quel domaine vous êtes chercheur mais vous n’êtes sûrement pas sans ignorer que lors des essais cliniques (et donc la parution des articles médicaux dans les revues spécialisées), les chercheurs doivent suivre la structure IMRAD (I = Introduction, M=méthodes, R= Résulats A = and ! ! ! , D= Discussion) et les experts choisissent eux mêmes la question à laquelle doit répondre l’étude , en fixant eux mêmes les seuils d’efficacité qu’ils jugent acceptables. De plus, ils choisissent les patients qui correspondsnt aux critères qui les arrangent le plus ; on sait bien que les patients de ces études sont des patients « idéaux » dans le sens où ils ne doivent introduire aucun biais et donc être des « patients sains ! ! ! ». Ainsi selon la formulation de la question, selon les taux d’efficacité choisis, selon les patients sélectionnés et selon les protocoles employés, une étude peut se révéler quasiment inutile (à l’extrême on pourrait avoir une étude démontrant que 100% des patients atteints de mélanomes cutanés ont une peau ! ! ! ! OK c’est poussé à l’extrême mais c’est l’idée.). Donc oui un expert peut reprendre des études déjà réalisées et montrer que les critères retenus ne répondent à aucun résultat clinique probant, ou montrer qu’il existe des biais (de sélection ou autre), ou bien encore, parfois, que les chiffres ne correspondent pas ( en effet les résultats sont présentés sous forme de texte et de tableaux et il peut arriver que les 2 ne correspondent pas).
          Pour finir, lorsqu’on parle d’études (ou d’essais cliniques) réalisées sur des milliers de patients, il faut savoir que ces études démontrent une efficacité minimale : ainsi, lorqu’une molécule est « nouvelle » et beaucoup plus efficace que le traitement de référence, il ne suffit que de quelques dizaines de patients pour montrer son efficacité supérieure ; cependant, lorsque le gain d’efficacité est minimale, il faut « rentrer » beaucoup de patients dans l’étude pour trouver un résultats « significatif ».

          Voili voilou.

          YF.

        3 autres commentaires
  • Mikaël Cabon
    Mikaël Cabon
    Journaliste
    • Posté à 17h57 le 22/09/2010
    • Journaliste 54688
      Journaliste

    Le gros problème dans l’histoire ce sont les liens entre les chercheurs référents et les labos pharmaceutiques. Un, ils sont difficiles à trouver, beaucoup de scientifiques ne respectant pas les obligations de déclaration de ces liens, ou alors avec beaucoup de retard. Deux, aucune sanction n’est mise en oeuvre dans ce cadre.

    Lien

  • Hugandco
    Hugandco
    concerné
    • Posté à 20h57 le 22/09/2010
    • Internaute 125623
      concerné

    D’accord avec MCABON.
    Mais moi ce qui me fout les boules en plus de ces conflits d’intérêts pas déclarés, (ça ne vous rappelle rien dans l’actualité ? ? ? ? ? ? ? ? Si, si cherchez, vous y êtes presque...), c’est que NOTRE santé dont l’Etat français est censé s’occuper (je paie des impôts) dépende des labos pharmaceutiques. Après l’exemple grandeur nature de l’arnaque avec le vaccin contre la grippe H1N1, on apprend maintenant dans ce papier que tous les trucs qu’ils nous vendent et que l’Etat nous conseille d’acheter c’est bidon ?
    Et que ces braves gens, toubibs, chercheurs, politiques se font des bouffes, des voyages de VIP, des soirées entre potes pour mieux nous vendre leur camelote ? Sans compter le fric qui doit circuler et les renvois d’ascenseurs ! ! ! Question. Côté socialo, vous avez pas des noms, du type Le Bur ? ? ? Ou alors ils sont blanc bleu les socialistes ? ? ? ? ?
    En tout cas, bravo pour les infos !

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à Hugandco
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 21h48 le 22/09/2010
      • Journaliste 125341

      Comme je l’ai écrit, et selon plusieurs sources, les politiques de la majorité ne sont pas les seuls à profiter du système. Cependant, mes sources ont des soupçons très forts et quelques preuves mais ne peuvent pas se permettre de donner des noms sans davantage de preuves.

      • Hugandco
        Hugandco répond à Barbara Leblanc
        concerné
        • Posté à 09h52 le 23/09/2010
        • Internaute 125623
          concerné

        Merci pour votre réponse. C’est tout à votre honneur. Mais vous savez si on attend des preuves sur tout, on ne fait jamais rien ! Regardez par exemple, comment a procédé Mediapart avec les écoutes de Liliane B. enregistrées clandestinement !
        En tout cas, j’ai appris plein de trucs.

         
        • Barbara Leblanc
          Barbara Leblanc répond à Hugandco
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 11h58 le 23/09/2010
          • Journaliste 125341

          C’est bien pour cela que nous n’avons pas hésité à publier le papier ! !

        1 autres commentaires
    • kevangel
      kevangel répond à Hugandco
      Chercheur
      • Posté à 12h44 le 24/09/2010
      • Expert 24356
        Chercheur

      « c’est que NOTRE santé dont l’Etat français est censé s’occuper (je paie des impôts) dépende des labos pharmaceutiques. »

      Comment voulez-vous que votre santé ne dépende pas des labos ? Vous voulez vous soigner sans médicaments ?

      « on apprend maintenant dans ce papier que tous les trucs qu’ils nous vendent et que l’Etat nous conseille d’acheter c’est bidon »

      Si tous les médicaments sont bidons, comment expliquez-vous que le taux de mortalité du cancer et d’autres maladies autrefois mortelles ait drastiquement chuté depuis un siècle ?
      D’ailleurs ce n’est pas du tout ce qui est dit dans ce papier. La seule information qu’on y trouve est le fait que les experts médecins et chercheurs qui travaillent pour les organismes publics sont empetrés dans des énormes conflits d’intérets.

      • Troll-en-folie
        Troll-en-folie répond à kevangel
        Parano chronique
        • Posté à 13h12 le 24/09/2010
        • Internaute 87214
          Parano chronique

        « comment expliquez-vous que le taux de mortalité du cancer et d’autres maladies autrefois mortelles ait drastiquement chuté »

        Il vaut mieux lire ça qu’être aveugle.

        Non seulement la mortalité par cancer a explosée, contrairement à ce que l’on cherche à nous faire croire (il faut bien justifier les appels aux dons), mais en plus, la France est championne d’Europe.

        50 % de plus que la Suède et 20 % de plus que le Royaume-Uni.

        Une paille !

        Lien

         
        • kevangel
          kevangel répond à Troll-en-folie
          Chercheur
          • Posté à 15h03 le 24/09/2010
          • Expert 24356
            Chercheur

          Vous confondez la mortalité par cancer et le taux de mortalité du cancer, c’est complètement différent.

          Effectivement, le taux de mortalité par cancer a augmenté en France, pour plein de raisons, dont notamment l’augmentation de l’espérance de vie et les pollutions diverses.

          En revanche, la mortalité du cancer (c’est-à-dire le pourcentage de malades qui en meurent) a fortement diminué grace aux médicaments de plus en plus efficaces.

          Pour simplifier, il y a de plus en plus de malades du cancer mais les cancers sont de moins en moins mortels (en moyenne).
          Donc on ne peut pas dire que les médicaments soient inefficaces. Il y a seulement quelques gourous de sectes qui osent affirmer que les médicaments sont inutiles.

          • Troll-en-folie
            Troll-en-folie répond à kevangel
            Parano chronique
            • Posté à 15h22 le 24/09/2010
            • Internaute 87214
              Parano chronique

            « mais les cancers sont de moins en moins mortels (en moyenne). »

            Les statistiques...

            Je me base sur ma famille, mes amis et les familles de mes amis.

            De tous les gens atteints d’un cancer (et ils sont nombreux) seul 2 cas de rémission de quelques années avant rechute fatale.

            Tous les autres sont décédés assez rapidement après avoir subit le calvaire des rayons et de la chimio.

            Que ceux qui ne l’ont pas encore fait, fassent le compte des cancers dans leur entourage et le nombre de guérisons.

            • kevangel
              kevangel répond à Troll-en-folie
              Chercheur
              • Posté à 17h05 le 24/09/2010
              • Expert 24356
                Chercheur

              « Je me base sur ma famille, mes amis et les familles de mes amis. »

              Imaginez si les laboratoires pharmaceutiques faisaient pareil : « on a testé ce médicament sur 3 membres de ma famille et quelques amis, et on peut vous assurer qu’il est super efficace ! »
              Heureusement que les scientifiques ont des méthodes plus sérieuses que les votres...

              Cela dit, si vous préférez ne pas soigner vos maladies pour éviter d’enrichir l’industrie pharmaceutique, libre à vous mais je ne vous garantis pas une espérance de vie record.

        3 autres commentaires
      • Hugandco
        Hugandco répond à kevangel
        concerné
        • Posté à 21h52 le 24/09/2010
        • Internaute 125623
          concerné

        Mais mon vieux, vous ne m’avez pas compris ! Vous faites l’idiot ou quoi ? Vous prenez une phrase sortie du contexte de tout ce que j’ai dit. C’est pas très honnête ça. Vous avez suivi le coup de la grippe cet hiver ? Ca vous a pas choqué, vous ?
        Les labos phamaceutiques veulent vendre toujours plus, toujours plus de fric ! Quitte à vendre des trucs bidons (mon vieux c’est les fameuses gommes et autres dont je parle). Voire dangereux (le Vioxx (anti-inflammatoire retiré du marché au vu de effets secondaires catastrophiques), ça ne vous dit rien non plus ? Et ce n’est qu’un exemple !
        Si j’ai bien compris l’article, mais apparemment vous, vous savez lire, moi pas « D’ailleurs ce n’est pas du tout ce qui est dit dans ce papier », (gonflé, ça mon vieux), le problème c’est quand la recherche n’est pas indépendante, non ? Que les campagnes de l’Etat sur ma santé et la vôtre mon vieux sont sous l’influence de labos qui ont une obsession, le fric. Mais je suis d’accord avec vous, il faut des des médocs, ca c’est bien vu, mon vieux !

         
        • kevangel
          kevangel répond à Hugandco
          Chercheur
          • Posté à 10h11 le 25/09/2010
          • Expert 24356
            Chercheur

          Le but d’une entreprise, c’est de gagner de l’argent. Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant.
          Pour les vaccins de la grippe A, c’est notre gouvernement qui a été incompétent.
          Pour le vioxx, ça ne signifie pas que TOUS les médicaments sont pourris, ce que vous avez dit dans votre commentaire (relisez-vous).

        1 autres commentaires
  • undeplus
    • Posté à 12h38 le 24/09/2010
    • Internaute 126397

    1)« aucune étude n’a jamais prouvé ... du tabagisme passif »
    sous entendu pour une nocivité de type cancer. Mettons.
    N’empêche dans un monde (occidental ? industrialisé ?) où il y a de plus en plus d’asthmatiques de tout âge (en particulier enfant) et de plus en plus de personnes agées aux capacités respiratoires diminuées, la nocivité même ponctuelle et douloureuse du tabagisme du voisin (entre autres pollutions) n’est plus à démontrer. Faut il faire des lois imposant la politesse de base et la prise en compte d’autrui dans un certain cadre ?
    ben malheureusement de temps en temps : oui.
    2)D’accord des experts soi-disants scientifiques sont ripoux et l’argent domine la cour de quelques mandarins d’industrie. Mais il est bien naif d’avoir pensé autrement et de croire que cela ne se passe que pour l’industrie (du tabac ou) pharmaceutique, surtout quand il y a crise économique. Quand la part du gâteau diminue, ce ne sont pas les plus sages, doux, honnêtes ou compétents qui restent (statistiquement parlant)....ou alors seulement au pays des bisounours.

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à undeplus
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h33 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      Nous n’avons jamais prétendu croire en un monde de bisounours, mais nous pointons un des problèmes qui existent dans notre société. Notre métier est d’informer et je ne suis pas certaine que tout le monde soit au courant de ce problème

      • undeplus
        • Posté à 10h03 le 25/09/2010
        • Internaute 126397

        C’est louable. Et ce n’est qu’encourageable
        Proposition :
        à quand un sujet sur l’effet purement placebo de l’homéopathie ?
        ou encore plus général :
        sur les sommes englouties dans des études/projets scientifiques régionaux, nationaux, « européens » ou internationaux totalement décousus dont chaque étude tombent à l’eau faute de suite dans les idées et faute de liberté de pensée, études cadrées par le double impératif de « trouver » ce qui est espéré (surtout si un industriel est parmi les subventions) et d’utiliser l’« école » du groupe en cours , études qui ne qui ne servent à rien à part faire vivre quelque labos CNRS ou Universitaires -et encore que les CDD qui font le boulot qu’ils peuvent et ceux vraiment en place plus gestionnaires-vendeurs, dès lors, que scientifiques- et où une bande de mandarins se tape sur le ventre en se félicitant et se redistribuant les crédits lors de congrès hors de prix (mais avec force Prix qui n’ont que peu à envier qu’aux critères de distribution de la légion d’honneur) où il y a autant d’échange scientifique que dans un reality show ? Bon d’accord l’enquête est plus difficile et plus opaque peut-être .... et moins grand-public ( ?)

  • Air One
    Air One
    Corsaire de l » espace
    • Posté à 13h18 le 24/09/2010
    • Internaute 84964
      Corsaire de l » espace

    Pour avoir tenté longuement de dialoguer avec elles et leurs représentants, je n’ ai que mépris pour ces associations anti-tabac qui, quand elles ne représentent pas comme il est exposé les intérêts de tel ou tel labo, n’ agissent que dans leur propre intérêt, mû par leur haine du tabac et de ceux qui en consomment.

    Ces gens là n’ ont pas plus d’ intégrité que les marchands de mort qu’ ils dénoncent à l’ année. Tout est dit dans l’ article.

    Dernier exemple en date : les associations françaises applaudissent M. Bloomberg qui a interdit à NY de fumer sur les plages et dans les parcs publics, pourtant en plein air. Or il se trouve que le très civique et soucieux de ses concitoyens Bloomberg est, selon un dossier de l’ expansion.com, un évadé fiscal qui a fait évaporer 400 millions de $ de sa fortune personnelle pour échapper à l’ impôt citoyen tout en augmentant ceux des new-yorkais.

    Fumer une clope, une pipe ou un cigare dans un parc, c’est assurément plus scandaleux que de niquer le fisc et ses compatriotes, à n’ en pas douter.

    Cet article est donc d’ autant plus méritoire que peu de médias vont au fond des choses.

    Lobby contre lobby, gangsters contre voyous...

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à Air One
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h35 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      Merci pour votre contribution. un exemple de plus ...

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 13h32 le 24/09/2010
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    La corruption continue, tout le monde connait les connivences entre les labos, les médecins et les pharmaciens et le pouvoir sur ce sujet comme sur d’autres . ça fait du bien en le lisant, mais ça ne résout rien...comme toujours

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à vieilanarfatigué
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h36 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      Je sais bien mais mon métier n’est pas de résoudre les problèmes mais d’informer...a chacun son métier ..

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à Barbara Leblanc
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 23h14 le 25/09/2010
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Je ne vous visais pas spécialement, c’est bizarre que vous l’ayez pris pour vous. Si , rien qu’en informant vous résolviez tous les problèmes, vous ne seriez pas journaliste , mais Dieu ...tout simplement. non , je déconne mais c’est vrai qu’on doit vous reprocher de n’être qu’observateur, j’ai eu de longues discussions à ce sujet avec des gens de ma famille qui sont journalistes (radio et télé) et je pense que décortiquer , faire des enqu^tes doit vous en apprendre sur ce pauvre monde. Ceci étant , merci et bon courage.

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à vieilanarfatigué
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h36 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      Je sais bien mais mon métier n’est pas de résoudre les problèmes mais d’informer...a chacun son métier ..

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à vieilanarfatigué
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h36 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      Je sais bien mais mon métier n’est pas de résoudre les problèmes mais d’informer...a chacun son métier ..

  • ker
    ker
    • Posté à 13h48 le 24/09/2010
    • Internaute 12793

    Tout ce foin pour avoir voulu faire le kakou dans une cours de recreation...
    Les jeunes feraient mieux de se branler et de regarder des films pornos plutot que de se droguer.

  • Naboleon1er
    Naboleon1er
    Dictateur
    • Posté à 13h51 le 24/09/2010
    • Internaute 121218
      Dictateur

    Le faux débat sérieux. La cigarette est le 1er scandal de santé publique en France bien devant l’amiante ! ! C’est la 1ère cause de cancer soit environ 30% des cancers en France...que de vies brisées sans compter le déficit pour l’assurance maladie ! ! !

  • Warzana
    Warzana
    Retraité
    • Posté à 14h25 le 24/09/2010
    • Internaute 94837
      Retraité

    De toutes façons, qu’on fume ou tente d’arrêter de fumer, on enrichit un industriel ou un laboratoire .. l’Etat s’en prend (un max) au passage, et tout le monde est content ! sauf moi .. qui doit raser les murs pour en griller une,

  • brennec
    brennec
    retraité
    • Posté à 14h40 le 24/09/2010
    • Internaute 57326
      retraité

    Politiquement pas correct, ça, comme article. Vous allez avoir les ’défenseurs de la santé publique’ sur le dos. Attention au lynchage.

  • marre.du.pipe.hole
    • Posté à 14h46 le 24/09/2010
    • Internaute 20543

    « dont 720 millions d’euros sont directement affectés aux budget de l’état “

    Je croyais que les recettes engendrées par le tabac , étaient pour la sécu !

  • Caniveau89
    • Posté à 14h59 le 24/09/2010
    • Internaute 26147

    Je vous trouve trop sévère avec les labos et pas assez avec les « experts »...

    Les labos pharmaceutiques sont des entreprises commerciales commes les autres : elles doivent vendre le plus possible pour financer leurs actionnaires et ... la recherche. Aucun secteur n’échappe à cela, c’est lié à notre système libéral qui est comme chacun sait, le pire après tous les autres ! Si des dérapages illégaux ont lieu, il faut les poursuivre et les condamner, comme dans le secteur bancaire, de la téléphonie mobile, etc...

    Quand aux experts, leur position est tout à fait scandaleuse car il s’agit la plupart du temps de fonctionnaires publics ou de la fonction hospitalière. Pourquoi laisse-t-on à un patron français (payé par un hôpital et par l’université) le droit de toucher de l’argent émanant de qui que ce soit d’autre ? On rétorque souvent que les études cliniques ne pourraient avoir lieu, mais il suffirait de payer les hôpitaux et les universités et non les médecins !
    Que diriez vous si un policier décisionnaire de marchés publics pouvait être apointé chez un fabricant de matériel, si un juge allait diner en ville chez des gens qu’il doit juger la semaine prochaine... ?
    C’est pourtant ce que font les experts en santé tous les jours !

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc répond à Caniveau89
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h40 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      J’ai tenté d’expliquer le système. il semble qu’à chaque étape se trouvent plus ou moins directement les laboratoires. Les experts le sont aussi et j’en parle dans mon article. Mais le thème du dossier est l’industrie du sevrage tabagique et l’idée du sujet est venue avant tout de l’implication des laboratoires.

      • Caniveau89
        • Posté à 19h49 le 24/09/2010
        • Internaute 26147

        Je comprends bien votre démarche !

        Effectivement, le « modèle » du marché du tabac est strictement identique à ce qui se passe dans d’autres domaines de la santé (hypertension, maladies digestives, neuropsychiatrie... et tout ce que vous voulez).

        Les sanctions pénales individuelles, ou ordinales (le conseil de l’ordre suit les médecins d’assez près au plan de leurs relatiions avec la pharmacie) sont forcément beaucoup plus efficaces que les sanctions d’entreprises. Il suffit de voir comment nos excellentes banques se prennent de très grosses amendes régulièrement, ce qui ne les empèche nullement de recommencer le lendemain... La pharma est encore plus riche et puissante !
        A mon sens, il faudrait viser les médecins en priorité, mais aujourd’hui le scandale est que rien ne leur interdit de doubler, tripler ou plus, leurs revenus hospitalo-universitaires avec les labos...

  • Zinzinule
    • Posté à 15h24 le 24/09/2010
    • Internaute 30406

    C’est le même problème avec les engrais, les pesticides, les OGM, la nourriture industrielle, les plastiques................vastes sujets sensibles de santé publique...

  • Errante
    Errante
    être humain
    • Posté à 15h28 le 24/09/2010
    • Internaute 122931
      être humain

    Tous ces multiples intérêts, toutes cette activité grouillante autour des fumeurs, c’est vraiment écœurant d’hypocrisie.

    Quand il y a tellement d’intérêts en jeu, en l’occurrence une industrie titanesque, qui voudrait véritablement que les gens arrêtent de fumer sinon eux-mêmes ?
    De ce que j’ai pu constater autour de moi, ceux qui se décident vraiment à arrêter de fumer le font sans autre aide que leur volonté propre, du jour au lendemain.

    Quand je pense que le marché, bien juteux lui aussi, des psychotropes suit le même schéma sur le dos des dépressifs (sujet brûlant à aborder un jour, ça m’intéresserais une étude là-dessus venant de vous)… C’est à pleurer.

    La misère et la souffrance, c’est tellement lucratif. Vous imaginez le nombre d’industries qui s’écrouleraient si plus personne ne souffrait demain ? La cata…

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 16h21 le 24/09/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)
  • Anonyme

    Ce qui est « plaisant », c’est de lire ce genre d’article à côté d’une pub pour le « nicorette inhaleur » ou un truc dans le même genre (vous savez, les machins violets qui traînaient depuis deux jours avec des gens tirant sur une clope virtuelle oùskyavait pas de nicotine dedans)... C’est dommage, elle a disparu, cette pub, il semble, maintenant on a droit à Peugeot et au toiletteur Purina Procare (soin d’une valeur de 40 euros si on gagne en « cliquant ici », vers la droite, voyez).

    Ah, puis sur la gauche on trouve ça :

    « Annonces Google
    Fumer tue
    Découvrez comment certains ont arrêté de fumer avec leur docteur
    Prevention-Tabac.com
    Fumoirs pour Entreprises
    La réponse au nouveau décret anti-tabac sur le lieu de travail
    Lien
    Espace Cabine pour fumeur
    La solution pour équiper vos locaux de cabines et espaces pour fumeurs
    Lien

    • Barbara Leblanc
      Barbara Leblanc
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 18h41 le 24/09/2010
      • Journaliste 125341

      Je ne maîtrise pas les annonceurs du site ! !

      • Anonyme répond à Barbara Leblanc

        Soit, mais avouez (quand je dis « avouez », ce n’est pas dirigé contre vous, ni d’ailleurs contre personne) que tout cela tourneboule un peu la tête.

        Bon maintenant, j’ai « Tout sur Carla Sarkozy et », « pour célibataire intello » puis « Offre bien être » , comme pubs à gauche.

  • savapété
    savapété
    Terrien Revolté
    • Posté à 17h12 le 24/09/2010
    • Internaute 75763
      Terrien Revolté

    Pour ceux qui en doutaient encore, l’europe c’est la plateforme des Lobbys. L’europe n’est en aucune facon favorable à l’européen mais uniquement à l’entreprise.
    Tant qu’il nous restera un euro dans la poche, les lobbys feront tout pour nous le prendre avec l’aide de l’europe en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes...

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 17h37 le 24/09/2010
    • Internaute 64790
      dilettante

    Je suis un bon citoyen.
    Je crois en l’indépendance et au sens ethique de notre gourvernent.
    Aussi quand celui-ci continue d’accorder des licences de vendre du tabac, je crois que le tabac est bon pour moi, puisque le gouvernement autorise sa vente.
    Bien sûr, le gouvernement dit aussi que fumer tue. Mais ça doit être juste pour nous faire peur.
    J’ai remarqué que ce gouvernement aime nous faire peur.
    Mais je m’en fous. Sarkoléon, y me ferait plutôt rigoler. Ou vomir, plutôt...
    Et pis, les conseils du gouvernement, j’me méfie... J’ai essayé de manger cinq fruits et légumes par jour. Résultat : plus de sous pour acheter mes cigarettes, et une chiasse mémorable. Depuis, j’alterne : une clope, une banane, une clope, une tomate, une clope, un petit pois...
    Avec un verre de vin par repas (un litre par jour, disait le gouvernement, quand j’étais petit, c’est bon pour le travailleur...), et, bien sûr, un p’tit cognac avant d’aller bosser (en voiture, passque encore une fois, entre le gouvernement qui nous encourage à prendre les transports en commun, et le gouvernement qui nous incite par des primes à acheter une auto, tu sais plus quoi faire, alors, bon, tu prends la bagnole, parce que c’est quand même plus confortable...
    J’ai deux enfants, alors je sais plus si je dois en faire un troisième : le gouvernement me dit que oui, parce qu’il pauera en travaillant ma future retraite, mais non, parce qu’il sera au chômage une charge pour la société.
    Alors je baise plus. Mais j’achète des préservatifs quand même, parce que le gouvernement dit que c’est bien. Il dit même que c’est indispensable. Bon.
    Mais desfois j’écoute bien le gouvernement. Par exemple, je paie mes impôts ET je donne des sous à l’UMP.
    Ben oui, comme dirait Frèche, je suis con.
    Mais, putain, ça fait du bien : on est plein, en fait.
    On est majoritaires, même.
    Ben quoi, l’UMP, c’est pas la majorité ?

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 17h42 le 24/09/2010
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    Je ne me souviens pas du nom de la compagnie, mais un des labos qui fabrique les patchs, est aussi une des plus grosses compagnies qui fabriquent les filtres pour les marchands de tabac.....que vous fumiez ou que vous essayez d’arreter...pour eux c’est tout bénef....

    • Numerosix
      Numerosix répond à Lemmy_Nothor
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 17h48 le 24/09/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      oui car eux il n’ y a aucun moyen de les arrêter..
      C’est a cause de ces gens la qu’on fument..

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Numerosix
        Aintgonnaworkformaggiesfarm
        • Posté à 17h57 le 24/09/2010
        • Internaute 12434
          Aintgonnaworkformaggiesfarm

        Non, moi je fume à cause de Catherine....elle fumait des Gauloises sans filtre, et avait toujours un brin de tabac collé sur une dent...je trouvais ça romantique... ; -)

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