
Visa pour l'image : vingt ans et toutes ses dents contre la presse

Pour ses vingt ans, le festival du photojournalisme Visa pour l'Image, à Perpignan, n'a pas changé de ligne éditoriale. Depuis deux décennies, de magnifiques et paisibles espaces (anciens couvents), abritent de longues files de photographies sur lesquelles massacres alternent avec catastrophes. Si quelqu'un doutait encore que notre monde fut une vallée de larmes, prière de faire un détour par Perpignan.
Inventé par Michel Decron, rédacteur en chef de Photo, débuté sous le mandat municipal du sénateur Paul Alduy (droite), poursuivi par le fils sénateur Jean-Paul Alduy (UMP), ce festival international du photojournalisme est conduit depuis sa création par Jean-François Leroy. Il avance principalement sur deux rails : ceux de la nostalgie et de la déploration.
La nostalgie, c'est celle du reportage « à la papa », à la Capa, lorsque la guerre était tout aussi dangereuse mais plus simple, la photo, elle seule, vecteur rapide d'information visuelle via les grands magazines, de Life à Paris-Match. Ces bonnes Trente glorieuses, quand, dans nos sociétés, nous sortions pour acheter et rapporter dans les foyers les « nouvelles » alors que la télévision n'y était pas encore entrée.
Témoin de cette nostalgie, l'affiche de Visa qui reprend le célèbre cliché fait par Joël Rosenthal lors de la prise par les marines US de l'île d'Iwo Jima le 23 février 1945. En 1991, c'était la même.
(On notera aujourd'hui que flottent sur le fronton du siège de Visa les couleurs de la firme japonaise Canon, principale partenaire du festival. Son premier sponsor, la société Kodak, étant tombée aux champs du numérique…).
Autres témoins de cette permanence nostalgique, les inévitables images des guerres du Vietnam, de Corée, etc. Cette année, le choix s'est porté sur David Douglas Duncan (par ailleurs, le meilleur chroniqueur de Picasso à cette époque) et Horst Faas.
Il y a deux sortes de déplorations à Visa pour l'image. Celle que ces photos de sang et de larmes provoque au premier degré sur le spectateur, le conduisant au max de la compassion et celle, revenant en incantation, sur la presse-qui-ne-fait-pas-son-travail et la malédiction de la « pipolisation ».
On tente souvent de définir la différence entre photojournalisme et photojournalisme ; l'écart entre les clichés assommants (le coup de l'émotion), et les récits photographiques non moins risqués pour l'opérateur mais générateurs d'informations saisies dans leur contexte sous les propres formes de l'événement et perçues par une singularité photographique.
En clair, il y a à Perpignan des images caricaturales, spectaculaires, celles des derniers prix du World Press Photo mais aussi un sujet-étude de Christian Poveda, de grande qualité documentaire, sur les mœurs violentes des « maras », gangs d'Amérique centrale, et les exceptionnels documents d'actualité de l'Agence Noor.
Les unes et les autres voisinent à parité, en ligne. C'est la formule.
A Visa pour l'image, il ne saurait y avoir de hiérarchie scénographique (donc journalistique) ni dans les contenus exposés, excepté de très limitées tentatives, peu probantes, de jonction avec la photographie plasticienne ni entre les photographes.
Cet alignement « égalitaire », lissé, d'environ mille huit cents « cadres » a une raison d'être : « le malheur au malheur ressemble », et seul doit émerger en son milieu le photojournaliste. C'est le dernier héros à l'ancienne. Il n'y a pas, comme on le sait, entre les héros, de comparaison. Seules des récompenses (les prix Visa) les salueront.
Sauf que le héros a beaucoup d'ennuis. Il fait partie d'une corporation qui, depuis les années quatre vingt a vu ses espaces se réduire en peau de chagrin. On ne va pas le répéter. A Visa, on le rabâche. Et de dénoncer « La Presse ». Curieusement, une bonne partie visée, voire accusée pour sa légèreté rédactionnelle (euphémisme) se trouve partenaire fidèle de Visa pour l'image. Il y a vingt ans déjà.
Ondoient sur le fronton du quartier général de Visa les oriflammes de Match, Photo, Elle, Choc, bref, le fleuron de Hachette Filipacchi média, (filiale Lagardère)…
En 2001 s'ouvre un colloque pour politiquement atténuer l'image du festival, alors soutenu exclusivement par les institutions territoriales de droite, pour en réduire le déficit de discours, pour en amoindrir la réputation d'un festival d'images à dominante trash.
La crise du journalisme, en boucle
Sept ans de réflexion plus tard, et malgré la venue du Monde Diplomatique, des philosophes, des sociologues, des universitaires, etc., les motifs du colloque restent les mêmes : crise de l'information, crise du journalisme, crise du photojournalisme, utilisation de l'image, etc.
S'il y a un échec de Visa, en tant que festival majeur et reconnu internationalement, c'est de n'avoir pas pu peser sur la loi du marché (mais n'était-ce pas convenu d'avance ? ) tandis que la loi du marché pèse toujours sur Visa.
S'il y a un succès sûr de Visa pour l'image, c'est d'avoir fait de Perpignan le centre où se rencontre mondialement la profession liée à la presse illustrée, un salon commercial d'agences, avec quelques défections cette année (dont Magnum), et une manifestation populaire fréquentée par des milliers de visiteurs.

Photos : en Irak (Kozyrev/Noor). Prise par les marines US de l'île d'Iwo Jima le 23 février 1945 (Joël Rosenthal). Guerre de Corée (David Douglas Duncan). Guerre du Vietnam (Horst Faas). Membres des « maras », gangs d'Amérique centrale (Christian Poveda). En Afghanistan, sur la route de la soie (Stanley Greene/Noor). Au festival Visa pour l'image 2008, à Perpignan (Pomme Célarié).
► Visa pour l'image Festival international de photojournalisme - du 30 août au 14 septembre 2008, à Perpignan.
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► Traversées mondaines. et frivoles de l'art contemporain.




















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De Emilienne
Assistante de vice scolaire | 15H41 | 07/09/2008 |
Oui et ainsi un pot de fleurs fait office de barrière aux quelques curieux qui voudraient se perdre loin du festival, dans ces rues tortueuses de la ville (avec ses maisons habitées en état d'insalubrité avancé).
Et peut-être sommes-nous à rien d'une réalité plus complexe en sachant cela : ce festival plein de fric à l'image subversive d'horreur et de dignité humaine prenant place dans une ville délabrée et trahie
(on n'oublie pas les bulletins de vote dans les chaussettes…)
De unagi
Fatalitas | 16H33 | 07/09/2008 |
Bonjour,
Pourriez vous développer « S'il y a un échec de Visa,… c'est de n'avoir pas pu peser sur la loi du marché ».
A mon sens c'est une critique que l'on peut calquer sur des festivals majeurs, je ne parle pas de photographie.
Dans quelle mesure est ce le festival de Cannes qui pèse sur le marché ou le marché qui pèse sur le Festival de Cannes.
Certaines palmes d'or sont atypiques et des choix contestés sont récompensées ; L'échec est peut être plus du fait d'un milieu asphyxié, qui dans le choix des expositions perpétue un « succès » iconographique jusqu'à la caricature. Le photo journalisme est jeune et les gloires des années 70/80 sont un des couvercles du milieu.
J'ai été très surpris il y a quelques années du dynamisme de la photographie en Suisse ou en Italie.
Pratique non dogmatique ou rôle de la Presse primordial pour relayer les recherches et les engagements photographiques ? Quel peut être la marge de progression d'un réalisateur sans public ?
En 2002 j'ai décidé de m'écarter de la photo et des photographes, à cause de Perpignan je n'ai pas pu ;
La première soirée de projection un dimanche ou un lundi soir était extraordinaire, pas mal de reportages de l'agence Vu, j'étais vaincu par la qualité l'intelligence de ce qui était montré.
Il faut aller à Perpignan, toutes les expos sont gratuites au public, les conférences aussi, et vous verrez les images que vous ne voyez plus dans la presse.
Vous parlez de reportage à la papa, il ne reste plus qu'à tuer le père.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H05 | 07/09/2008 |
Jean-François Leroy est dans la déploration. C'est vrai.
Mais il s'agit aussi d'une lutte que tous les citoyens
éclairés devraient mener sans relâche.
Il n'y a aucune complaisance à avoir envers une presse servile qui nous gave d'inepties, qui gomme la réalité au profit de feuilletons pour midinettes, qui participe de cette gigantesque entreprise d'endormissement des consciences.
La déploration de Jean-François Leroy est une colère que tous les métiers de l'information devraient partager. Il fait partie de ces voix qu'on n'entend pas assez.
Et en plus du son, à Perpignan on a les images des informations auxquelles on a échappé.
Que Jean-François Leroy garde bien tous ses crocs.
à Jonas2
De unagi
Fatalitas | 18H36 | 07/09/2008 |
et en même temps jean françois Leroy émarge dans le groupe de presse le plus servile.
à Jonas2
De theking
libre penseur | 00H52 | 08/09/2008 |
Ses crocs ne sont-ils pas plutôt ceux des intérêts qu'il sert, Paris Match et les superbes images exposés de simples faire valoir ?
la photo de la montre du soldat français tué en Afghanistan et publié par Paris Matche, l'un des principaux sponsors de visa n'est ce pas révélateur de collusions cachées ?
à Jonas2
De theking
libre penseur | 00H53 | 08/09/2008 |
Ses crocs ne sont-ils pas plutôt ceux des intérêts qu'il sert, Paris Match et les superbes images exposées, de simples faire valoir ?
la photo de la montre du soldat français tué en Afghanistan et publié par Paris Matche l'un des principaux sponsors de visa, n'est ce pas révélateur ?
De theking
libre penseur | 19H03 | 07/09/2008 |
Visa pour le fric et pour un dictateur ?
Jean-françois LEROY est un donneur de leçons qui ne supporte pas la contradiction. Anti-Sarkosiste de salon cela ne l'empêche pas de soutenir toujours le sénateur-maire UMP de Perpignan auquel il rend hommage, ce dernier faisant par ailleurs l'objet d'une plainte en justice pour fraude électorale. Il est vrai que la ville de Perpignan soutien financièrement le festival…
Donneur de leçons, « défenseur du photojournaliste » mais sans avoir publier une seule photo ou un seul article de sa vie… amusant non ? L'agression verbale de l'équipe de france 3 ( JT pays catalan site FR3 mercredi 4 ) qui osait lui poser une question dérangeante est aussi révélatrice du personnage. Enfin, il est intéressant de savoir que les centaines de jeunes photoreporters free lance désargentés qui viennent à Perpignan doivent payer 60 euros pour le droit d'entrée et un badge au service de presse. enfin, Visa sponsorisé par Paris Match et Canon n'est qu'un faire valoir de l'industrie des appareils photos et le tremplin de la presse caniveau.
De michel 13
| 23H19 | 07/09/2008 |
Je trouve cet article très dur vis à vis d'un festival qui n'a pas d'égal en France et qui est fréquenté par un public qui, à mon avis, a un point de vue souvent différent du vôtre. A quand un article sur les RIP d'Arles ? Ce serait amusant de comparer vos 2 réactions.
A vous lire, j'ai le sentiment que vous vous sentez frustré par le type d'images exposé à Perpignan. Pourquoi ? Ce n'est ni Voici, ni Gala, etc.
à michel 13
De Louis Mesplé
(auteur)
Consultant photo | 10H18 | 08/09/2008 |
Cher Michel,
Si cela peut vous amuser, vous allez trouver en cliquant sur la rubrique photo ou sur le blog « On est là….“la série faite sur les RIP d'Arles (avec et par les étudiants de l'Ecole de Photo d'Arles).
Et relisez le texte, je ne suis pas ‘frustré par le type d'images exposé à Perpignan’, mais critique, à leurs mises en scènes, (si l'on peut dire) à des fins volontairement spectaculaires et moralistes, entre autres…
à Louis Mesplé
De michel 13
| 12H12 | 08/09/2008 |
Louis, merci pour votre info sur les RIP, article qui aurait pu concerner les expos des années précédentes. Avec mon petit regard d'amateur, je trouve que les RIP s'essoufflent depuis plusieurs années car on n'y découvre rien de vraiment nouveau. D'ailleurs, dorénavant je me contente de quelques expos, alors qu'auparavant je voulais tout voir. A dire vrai, je n'étais pas du tout persuasé que C. Lacroix allait amener un plus aux RIP 2008. C'est un peu décevant car il semblerait que même des grands noms de la photo se contentent de montrer des photos qui ne présentent qu'un intérêt relatif.
Je suppose que le budget des RIP est conséquent, bien que Arles soit une des villes les plus endettées de France. Seuls les sponsors peuvent permettre aux RIP de tenir. Jusqu'à quand ? Il en va ainsi des grands festivals.
De Lantana
Visiteur. | 00H42 | 08/09/2008 |
Les images présentés à Visa sont superbes mais effectivement, en grattant un peu, on découvre d'étranges pratiques. Festival de photo journalisme dont certaines expositions sont des « commandes » du ministère de la culture et donc gouvernementales ! Ou encore choix éditoriaux limités au seul directeur général très lié à ces riches sponsors, Paris Match entre autre, mais aussi Canon. On présente les horreurs du monde, superbes photos où l'Afrique n'a de visages que guerre civile, sida ou famine. Enfin, le soir on boit du champagne dans les lieux réservés VIP du festival. Libre au commentateur précédent d'être naïf et de s'arrêter aux apparences, mais la réalité est là. Un mélange de superbes images pour questionner le public et de gros intérêts financiers… Enfin l'agression des journalistes de F3 est un signe d'intolérance, comme un masque qui tombe.
De GASTAUD
photographe | 06H53 | 08/09/2008 |
je n'ai ete qu'une seule fois a Perpignan, en 2001, pour decouvrir que les redacteurs, chefs des services photos et autres cadres des journaux tiennent des discours tres sociaux, tres politiquement correctes…autour d'une piscine ou dans un salon avec air conditionne. Le sejour termine et regle par leurs journaux, ils retournent en avion a Paris ou ils continuent de publier les memes nullites tout le long de l'annee, avec un mepris souverain pour les droits sociaux des photographes.
Du cote des photographes, ils sont dans des hotels les moins chers, a faire la queue pour tenter de montrer un travail, pour tenter de participer a une soiree privee. Ils reglent leurs sejours et reprennent le train pour Paris. Le reste de l'annee ils devront accepter des conditions de travail de plus en plus deplorables.
Si Jean-Francois Leroy est si preoccupe par le sort des photographes, pourquoi ne l'ai-t-il pas 12 mois par an ?
PS : j'utilise un clavier QWERTY, d'ou l'absence des accents.
De Jack Sullivan
en boule | 08H27 | 08/09/2008 |
Je le dis tout net, je ne comprends pas très bien cet article, qui dans le même élan décrète le festival indispensable et fait la fine bouche devant ce qu'il montre. Il s'agit après tout de photojournalisme, et quoique la nécessité de témoigner de certaines choses puisse être débattue il est bon justement d'avoir matière à comparer différentes manières de donner à voir l'information ou même simplement des cultures autres.
Je suis cependant d'accord que certains partenariats posent question (mais l'indépendance totale est-elle encore de ce monde ? ).
Petit aparté : je reviens de Perpignan, où je m'étais rendue la dernière fois en 2002. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'audience du festival s'est agrandie… mais que malheureusement, sa logistique n'a pas suivi ! Je ne peux parler là qu'en tant que visiteuse. Les lieux d'exposition sont charmants, pleins d'histoire, et donnent l'occasion de sillonner une partie du centre-ville, bien. Mais l'affluence et l'apathie des jeunes hôtes et hôtesses les surveillant ont comme résultat une surpopulation chronique, surchauffée et pour tout dire dangereuse (risque important de se faire piétiner dans les escaliers étroits du Castillet ! ) devant le moindre cliché. Pas évident d'apprécier les travaux accrochés, et je ne parle même pas de déchiffrer les légendes par-dessus les têtes quasi-collées aux cadres.
On peut se réjouir de l'audience gagnée, et déplorer pour autant de devoir partir au bout d'une heure demie, épuisé et frustré de ne pas avoir tout vu.
De post-it
collé | 12H20 | 08/09/2008 |
finalement, cé la question de la valeur d'un festival de photojournalisme qui est posée. Car « en dehors de ces usages, les archives visuelles de l'information s'imposent comme un patrimoine. Le problème n'est plus désormais d'en comprendre la signification précise (dans leur contexte d'énociation), mais de célébrer en elles une part de l'histoire colective. Comme si il s'agissait de donner un visage à l'histoire.Ce qui ne veut toutefois pas dire, par l'effet d'un syllogisme, que l'image d'information deviendrait oeuvre d'art par simple dépassement de sa valeur d'usage, tant elle reste le lieu fantasmé d'une découverte de la vérité. »
Je pourrais continuer à citer Michel Poivert(in ArtPress 306)mais je préfère ajouter une petite anecdote.
Cet été ce sont croisés deux images identiques
. Autant dire que c'était la même image, Iwo Jima, lorsque les amerlocs dressent leurs drapeaux sur l'îles. Pourtant elles ne racontaient pas la même chose, l'une annonçait l'anniversaire du 20ème festival de photojournalisme, illustrant justement cette volonté de créditer le commerce de la photo de presse comme bien culturel, faiseur d'histoires, et de l'autre la présentation du stand de painball du camping de Lacanau.
Une image n'est rien, encore faut-il se mettre d'accord sur ce que l'on peut partager, pas grand choses avec ce festival, si ce n'est renoncer à un sens politique et s'échouer dans une sorte de fatum contre lequel rien n'est possible, sinon subir, déplorer et compatir.
De fedaykin
08H33 | 09/09/2008 |
Aaaaahhhhh VISA pour l'image
Né et vivant à Perpignan j'en ai mon saoul de VISA pour l'image
Tout d'abord le contenu : guerre, drogue et prostitution et ce années après années après années…….
Il n'y a a que ça en prendre en photo sur Terre.
On constate des variations certes, une année c'est la Tchétchènie, une autre l'Afghanistan, l'année prochaine ça devrait être la Géorgie.
On peut dire ce qu'on veut mais 20 ans de VISA avec des photos d'enfants morts pendant la guerre, à force ils commencent à tous se ressembler et le message en perd de sa force. Non je suis méchant, les mutants de Tchernobyl étaient différents des autres.
Ensuite le contenant, seul bon point, la réhabilitation des couvent et autres chapelles accueillant le festival. Par contre les quartiers insalubres qui les entourent (sièges des « émeutes » de Perpignan il y a quelques années) eux se délabrent de plus en plus, quand ça s'écroule trop on rase la maison et on installe des poutres métalliques qui doivent soutenir le mur mitoyen histoire de ne pas avoir un effet château de cartes
Enfin la dynamique populationelle, pendant VISA, plus de policiers nationaux circulent en ville, ce n'est pas un mal. Le soucis vient des invités du festivals, ceux qui circulent avec leur badges d'accès autour du cou. Il faudrait leur expliquer que 1 ils ne sont pas en pays conquis et que les règles sont les mêmes pour tout le monde et 2 que se balader au milieu des rues le nez en l'air fait qu'ils risquent de se prendre une voiture dans la face ou d'arriver dans un quartier où ils n'auraient jamais du mettre les pieds et se retrouver plumés.
Le grand bénéfice de VISA est fait par les cafetier, restaurants et autres hôtels qui peuvent prolonger les tarifs ajustés à la période estivale.
Alors VISA pour l'année prochaine ?
Je suis pour mais sous une forme tout à fait différente
à fedaykin
De Mulder
Journaliste | 06H59 | 10/09/2008 |
Il existe des niches d'expressions.
Siné Hebdo, Visa pour l'image et quelques autres.
Visa montre le monde acide tel qu'il est et Siné le montre à travers le prisme de l'humour sulfurique. Les deux vont bien ensemble.
Visa et Siné : Pas encore mort !
Je suis pour !
J'adore les causes perdues…
De a66
étudiante | 09H00 | 13/09/2008 |
Si je peux me permettre…vraiment nases vos commentaires cyniques….Visa permet au « pauvres Perpignanais » et à n'importe qui d'ailleurs de voir des photos de qualité (ah oui y a la guerre partout, vous saviez pas ? …), d'apprendre, de comprendre ce qu'est un point de vue, la subjectivité, le parti pris, le courage d'affirmer ses opinions etc..Libre à vous de ne pas être d'accord, de vivre dans votre rêve, mais le monde tourne existe avec la pub, avec le marché..autant le connaitre, pour mieux le décrier