A Visa pour l'image, les tristes jouets d'une ouvrière chinoise

Chine, les oubliés de la croissance (Samuel Bollendorf/L'Oeil public).

Visa pour l'image, le grand rendez-vous annuel du photojournalisme à Perpignan, se tient jusqu'au 16 septembre. Parmi les expositions remarquées cette année, le travail de Samuel Bollendorf, du collectif L'Oeil public :

« Pour un euro par semaine, cette Chinoise travaille dans une fabrique de jouets. C'est une “mingong” : les mingongs sont des ouvriers migrants à l'intérieur de leur propre pays, sans permis de travail, pour gagner à peine de quoi vivre.

“Elle fait partie des millions de paysans qui fuient les campagnes dévastées par les pollutions industrielles et vivent au dessous du seuil de pauvreté. Les mines de charbons, les grands travaux, les fabrique du monde entier profitent de cette main d'oeuvre taillable et corvéable à merci...”

Chine, les oubliés de la croissance exposition de Samuel Bollendorf, du collectif “L'Oeil public” (commande du Centre national des arts plastiques) - Couvent des Minimes, Visa pour l'image, Perpignan - jusqu'au 16 septembre - plan.


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Seb Linck
14H20 10/09/2007

triste voie dans laquelle s’engage le monde…

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
02H15 11/09/2007

Il faut arrêtez de d’écrire n’importe quoi ! y a personne en Chine qui gagne un Euro par semaine ou voir par jour!
Pour un ouvrier sans qualification, le salaire minimum imposé par le gouvernement est de 6.5 Rmb (05.5 Euro) par heure dans les provinces les moins développés.

 
Roland Nord
12H50 11/09/2007

Ah, voilà que la propagande du pouvoir Chinois s’infiltre sur un forum de « Rue 89 ».
Et à vous, ça vous fait quoi de dire de telles âneries ? est-ce par ignorance ou par idéologie ?

 
icare | Peut ont faire confiance a un Journalist...
17H35 12/09/2007

Roland

Je suis resté en chine de 1993 a 1995 et je vie ici depuis mai 2000. Alors svp je sais de quoi je parle, la plupart du temps je vie avec les ouvriers chinois et je n’ai pas mon cul a Pékin ou Shanghai, et je ne voyage pas en Chine comme certain (pour ne pas le nommer) avec MON guide.

Donc a mon avis c’est toi a qui on lave le cerveau avec cette propagande anti chinoise a la mode.

Si il y a des dérapages c’est comme dans tout les pays du monde n’y plus n’y moins .

Je reviens d’un tout petit village, Xunwu, Jianxi province, et je peux te dire que même dans les boites 100% chinoise, personne ne travail a moins de 38 rmb par jour, pour 8 heures de travail quotidien et chaque heure sup est payée 5 rmb. Cela fait du 4 euro par jour, on est loin du 1 euro par semaine dont l’article parle !

 
Roland Nord
15H46 10/09/2007

« Quand la Chine s’éveillera »… Cela fait des dizaines d’années qu’on en parle.

Alors oui, aujourd’hui elle s’éveille. Economiquement. Globalement… oui.
Mais la vie de la majorité des individus, elle, poursuit son sommeil dans le dédale de cauchemars quotidiens orchestrés par une minorité opprimante.
Les mingongs, mis sur le devant de la scène de Visa, sont émouvants (j’ai vu l’expo). Leurs visages sont graves mais aussi malheureusement résignés.
La démocratie, chaque jour bafouée en Chine, n’est pas pour demain. Les droits de l’Homme sont ignorés (sauf bien sûr dans les discours).
Et les occidentaux dans tout ça ?
Eh bien, ils s’attristent, le temps d’une exposition photo et puis ils reviennent vite au miraculeux marché économique que représente la Chine pour l’occident. Ou bien ils fantasment sur les fabuleux jeux olympiques où les performances (?) de nos athlètes occulteront les questions sur la misère, la démocratie, les mingongs…
Combien de journalistes occidentaux auront le courage de mettre clairement en parallèle des Jeux, cette misère humaine, sociale ? En vérité, combien auraient-ils de lecteurs, auditeurs, téléspectateurs plus intéressés par les conditions de vie (de mort ?) de centaines de millions d’êtres humains que par le comptage d’épicier des médailles ?
Ah bien sûr, aujourd’hui, les médias se font effectivement l’écho de la qualité et de la sécurité des jouets fabriqués en Chine et commercialisés chez nous. Et c’est tant mieux.
Mais combien de médias de la presse dite libre sensibilisent réellement aux heures de grande écoute, aux conditions de vie de ces pauvres gens ?

Quand l’occident aura-t-il le courage de s’éveiller et de partager ? ….

 
antoinelecanut
13H27 11/09/2007