
Polaroid : come-back de l'argentique, couac du numérique

En 2010, Polaroid remettra en vente des films argentiques, ciblant les photographes passionnés et professionnels. La marque américaine travaillera en partenariat avec The Impossible Project. Un appareil numérique avec mini-imprimante intégrée, le « Polaroid Two » est destiné au grand public.
En mai 2008, Polaroid est en pleine déconfiture. Les 75 salariés du site de production d'Enschede aux Pays-Bas sont remerciés. Quant à l'autre usine, située au Mexique, elle déclare forfait peu de temps après. L'année de ses 60 ans, le Polaroid argentique s'apprête à tirer sa révérence. Jusqu'à l'arrivée d'un Autrichien dans l'affaire.
The Impossible Project : tout un programme
Le jour de la fermeture de l'usine, Florian Kaps, homme d'affaires venu du Tyrol, débarque à Enschede. Son métier : fondateur d'un site de vente en ligne de recharges argentiques Polaroid. Il constate que sa clientèle, composée d'artistes et de professionnels, va bientôt manquer de matériel.
Il rencontre André Bosman, l'ancien directeur de l'usine d'Enschede, et le convainc de relancer la production de cartouches d'ici 2010. Pour ce faire, Florian Kaps investit 1,4 million d'euros et signe un bail d'exploitation de dix ans pour l'usine. Enfin, il embauche dix d'employés néerlandais fraîchement licenciés par Polaroid.
Sa nouvelle « petite entreprise » est née. Son nom : The impossible Project, un patronyme en forme d'hommage à Edwin Land, inventeur du Polaroid : « Ne sous-estimez pas un projet, à moins qu'il soit important et quasi-impossible ». Tout un programme que la start-up applique à la lettre.
« Business is back » à Hong-Kong
Avec un site web vu et vivant, le projet impossible souhaite un partenariat avec Polaroid. Ce qui parvient jusqu'aux oreilles de la marque. Lors du sommet mondial de la marque à Hong-Kong le 13 octobre dernier, Polaroid encourage la production de films SX-70 et 600 avec Impossible.
En 2010, la production d'un million de cartouches est envisagée. En 2011, le triple et dix millions les années suivantes… Quant au tarif d'un paquet de dix photos, il est fixé à 17 euros, moins de deux euros par cliché. Un bon prix comparé au marché actuel.
De son côté, Polaroid arrondira ses fins de mois en rééditant des appareils fétiches comme le Polaroid argentique 1000. Le genre d'objet qui risque de se retrouver chez Colette à 200 euros, avec diamants Swarovzki sur le flash et dragonne en strass Louis Vuitton. D'ailleurs, d'après Michael Meniane, fondateur du site polaroid-passion.com :
« Le but de Polaroid n'est pas de démocratiser l'argentique. »
Car la marque a pensé à un appareil bien plus cher pour un public moins avisé.
Numérique chic : un flop annoncé
Belle histoire que celle du come back de l'argentique. Sauf que depuis dix ans, le grand public est passé au numérique. Il est réputé plus rapide, moins cher et moins encombrant. Polaroid s'est donc essayé à l'entourloupe de la ménagère, loin des aspirations du bobo vintage.

En janvier dernier, la marque a sorti « Polaroid Two », un appareil numérique de cinq millions pixels avec mini-imprimante intégrée. Malgré la carte mémoire SD et un logiciel de modification de l'image, les photos mesurent 5 cm sur 7,5 cm et il n'y a pas de zoom. Un gadget amusant au prix exorbitant de 250 euros. Il faut compter 15 euros pour une recharge de 30 photos. Sans oublier la batterie qu'on change tous les 20 tirages.
Il y a comme un couic. Ne serait-il pas mieux d'acheter un « Pola » argentique, qu'on voit parfois à 5 euros sur E-bay ? Pour Michael Meniane, la version numérique va être un échec :
« On l'a déjà vu avec l'imprimante portative Pogo l'année dernière. Il n'y a pas de clientèle pour ça. »
Selon lui, le flop s'explique par l'image que la marque véhicule :
« Le Polaroid se différencie des autres photos par ses couleurs pleines de charme et un rendu unique. C'est une photo poétique ! Mais aussi une question d'histoire. »
Une histoire qui n'a rien à voir avec le numérique et qui ne concerne pas Monsieur Tout-le-monde.
Récemment, Impossible Project a fait savoir qu'il vise une clientèle « âgée de 27 à 47 ans avec de hauts revenus, vivant principalement aux Etats-Unis et en Europe ». Pour preuve, la seule boutique qui vendra ses cartouches est située à Berlin, dans le quartier branché. Oubliés donc les ados et les retraités. Eux, ils achèteront le Polaroid numérique qui coûte cher. Et puis c'est tout.
Photos : Polaroids (Mocvdleung. Latente. Andrew Mason/Flickr).
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► Traversées mondaines. et frivoles de l'art contemporain.























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à dmso
De DBL8
Retraité | 09H40 | 25/10/2009 |
"Mon propos est de débattre sur l'utilité de ce "nouveau" produit"
Dans ce cas vous avez raison.
à dmso
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 11H14 | 25/10/2009 |
Vous en avez essayé un ? Pour juger de l'utilité, et aussi de sa qualité, encore faut il l'avoir essayer....moi je n'en ai pas. Mais si pour des raisons pratiques l'appareil peut me servir dans mon boulot, j'en acheterai un.
à DBL8
De bjone
dev 3D | 14H28 | 25/10/2009 |
"La douceur de l'argentique n'est pas encore recréé avec le digit."
Bien sûr que si.
"Le piqué, ou est-il ?"
La monté en résolution des APN reflex & moyen format a poussé l'évolution des objectifs.
Ou alors c'était ptet la douceur que vous recherchiez :D
(Enfin on est d'accord pour les compacts....)
"Essayez de faire une photo avec du grain..."
Transformation d'un défaut en qualité.
Photoshop > ajouter grain +30 pour faire plaisir à papy :)
"A trop simplifier, on perd le principal qui fait la photo !"
Nope, au contraire le numérique rajoute des degrés de libertés.
Je raisonne pour un reflex. C'est sûr que les compacts c'est tendance crado/hyper-accentué.
à bjone
De la panthère verte
19H37 | 25/10/2009 |
""La douceur de l'argentique n'est pas encore recréé avec le digit."
Bien sûr que si."
Non elle n'est pas recréée, sauf à retoucher pendant des plombes, les flous ne sont pas les mêmes, on peut préférer ceux du numérique comme on peut choisir de siroter un Fronsac plutôt qu'un Pessac, chacun ses gouts.
Quand à la technique d'ajout de grain, si vous estimez que cela donne un rendu équivalent au grain d'une tri-x ou d'une scala, ça ne m'étonne pas qu'on ait du mal à se mettre d'accord.
à la panthère verte
De bjone
dev 3D | 00H34 | 26/10/2009 |
C'est surtout que le grain est un défaut à la base :/
C'est comme si on essayait d'ajouter du bruit numérique à une photo argentique.
Ou d'ajouter un bruit d'obturateur de reflex sur un compact numérique pour faire style... ( Alors qu'on cherche à avoir les reflexs les plus silencieux possibles :/ )
Bon après des photos abimées ou avec des défauts, c'est marrant, mais en abuser c'est lourd aussi. C'est comme les auvergnats :D
à bjone
De la panthère verte
08H59 | 26/10/2009 |
le grain n'est pas un défaut, mais une composante de la photographie, on peut le rechercher, en abuser ou encore le fuir, il n'y a aucune règle:
si on appliquait votre raisonnement à la peinture, les artistes pointillistes ne vaudraient pas tripette...et ce serait bien dommage...
à la panthère verte
De bjone
dev 3D | 11H35 | 26/10/2009 |
Le grain est un défaut qui viens avec la montée en sensibilité de la pellicule.
Tout comme le bruit numérique viens avec l'augmentation du gain derrière un capteur.
Vous confirmez ce que je pense: passé un certain temps on fini par transformer un défaut type en qualité intrinsèque.
A force de s'habituer à la présence d'un défaut on finit par être gêné lorsqu'il n'est plus là :)
à bjone
De la panthère verte
13H34 | 26/10/2009 |
Vous savez lire ?
Je n'ai jamais dit que j'étais gêné par l'absence de grain, j'ai au contraire dit qu'on peut le rechercher tout autant que le fuir, parfois ça ajoute quelque chose, parfois il faut s'en passer.
C'est le propre de la création que de composer avec des contraintes: en s'en affranchissant ou en les exploitant.
Pour info, le grain est présent à toutes les sensibilités, c'est juste qu'ils sont plus fins avec les sensibilités faibles et que votre œil ne les perçoit pas, c'est pour cela qu'il faut poser plus longtemps à l'exposition. Les films rapides ont des grains plus gros, ils réagissent plus vite, mais sont plus visibles à l'œil.
Rien ne vous empêche de tout mélanger, moi qui étais fan de la Velvia50, j'aimais pourtant utiliser de la delta3200 dans des zones désertiques qui ne manquent pas de soleil: l'effet granuleux était très intéressant.
La photo ne se limite pas à l'approche du club f/64, aussi respectable soit-elle !
à la panthère verte
De Lictor
informaticien | 12H07 | 26/10/2009 |
Tout le monde n'a pas forcément envie du grain de la Tri-X... Personnellement, je n'ai jamais été un fan, un argentique, j'étais abonné à la TMax, pas au Tri-X. Et comme j'étais abonné à la TMax 3200, le grain ne me manque pas vraiment...
Si je veux du grain en numérique, je travaille à 3200 ISO en coupant la réduction du bruit (je ne l'active de toute façon presque jamais). On retrouve ainsi une forme de grain, qui n'est pas celui de l'argentique, mais qui a une personnalité propre...
Si on veut un grain typé, il y a maintenant des logiciels qui ne se contentent pas de rajouter du bruit (comme Photoshop), mais qui font une simulation de films vintage. DxO fait ça très bien avec le filmpack, mais on trouve également ça à la concurrence (RealGrain et autre).
Mais pour moi, ça reste un effet spécial : ça a son usage dans certains cas, mais utilisé systématiquement, ça tourne au tic. C'est comme la désaturation partielle ou le rajout de bords façon agrandisseur, la frontière entre le choix artistique et le mauvais goût est parfois ténue...
De Lemim
(Photographe Polaroid) | 09H47 | 25/10/2009 |
Bonjour à tous,
Je me permets d'intervenir sur vos critiques en matière de qualité photo Polaroid.
Allez faire un tour sur http://www.polaroid-passion.com et regardez la galerie photo, vous comprendrez que les photographes Polaroid (argentique) ne pratiquent pas pour la qualité des images, mais pour les émotions que permet d'exprimer ce procédé : dramatique, poétique, mélancolique... unique !
L'instantané offre toute une gamme de couleurs, textures physique (à travers différent type de film) et non numérique, chaque photo est unique, ceux qui connaissent comprendront bien de quoi je vous parle.
En tout cas, je vous invite, sans faire de publicité ou autre, a essayer au moins une fois dans votre vie, car le plaisir que procure l'apparition de l'image, le touché, les couleurs, l'odeur... sur l'instant, est vraiment sympathique.
Sur ce bonnes photos à tous, numérique ou argentique, de toute manière, l'essentiel est de se faire plaisir dans ce que l'on aime : la photo !
à Lemim
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 11H13 | 25/10/2009 |
Ce genre de rendu, vous pouvez parfaitement l'obtenir avec un reflex numérique et photoshop, ou même sans photoshop. La qualité des photos présentées est effectivement très médiocre, certaines sont sur-exposées, d'autres sous-esposées, floues...mais qui vous empêche de faire une qualité médiocre avec même le meilleur des appareils si vous le souhaitez? En plus, le côté "on voit sa photo immédiatement" est beaucoup moins intéressant maintenant que nous avons un bel écran sur l'appareil numérique avec la possibilité de zoomer sur la photo de toute façon.
à Di
De Lemim
(Photographe Polaroid) | 11H45 | 25/10/2009 |
En effet, on peu tout reproduire avec le numérique, mais qu'elle est l'intérêt ? Là, dans le cas du Polaroid, c'est un peu comme si vous disiez à un artiste peintre : lâche tes pinceaux et prends une tablette graphique, tu feras exactement la même chose !
Il faut bien comprendre que le Polaroid est principalement utilisé par des personnes qui cherche à travailler avec ce procédé, des artistes photographe, ils ne l'utilisent pas par dépit du numérique. Certains d'entre eux font aussi du numérique, ne l'oublions pas, mais pour d'autres travaux, d'autres sujets...
Si vous souhaitez en découvrir d'avantage, allez faire un tour sur ce site, il y a de magnifiques œuvres qui sont tout simplement scannés, sans retouche : http://www.polanoid.net
Michael
www.polaroid-passion.com
à Lemim
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 15H15 | 25/10/2009 |
Je comprends que certains artistes aiment cet outil, et c'est tant mieux pour eux s'ils pourront continuer à s'exprimer avec. Cependant, pour le grand public, le Polaroïd est beaucoup trop cher à l'utilisation et ne pourra jamais être un concurrent sérieux du numérique. Quant à la tablette graphique, faut être drôlement fort pour concurrencer les pinceaux... ;-)
à Di
De Lemim
(Photographe Polaroid) | 18H31 | 25/10/2009 |
Héhé, le coup de la palette graphique et le peintre c'était pour donner un exemple bien entendu !
Mais il est vrai que le Polaroid n'est plus pour le grand publique vu les prix pratiqués, mais ceci étant dit, cela fait plus de 60 ans que le procédé est utilisé par des artistes (Warhol pour donner un exemple), c'était même le souhait qu'avait exprimé Edwin Land en 1948 au lancement de son premier appareil instantané.
Bref, moi aussi je fais du numérique, je travail beaucoup avec Photoshop pour mon travail, donc je ne lui jette pas la pierre, juste que c'est pour "moi" deux outils différents.
Petit lien pour illustrer encore la magie du pola tout en gardant en tête que c'est du papier photosensible qui se travail : http://www.polaroid-passion.com/galerie/l-atelierp/index.php
Bonnes photos à tous ;)
à Lemim
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 19H35 | 25/10/2009 |
Merci pour le lien! J'adore la première photo (le gars avec le rouge) - On devrait pouvoir faire ça avec photoshop, avec l'outil densité - et ensuite la bichromie, non?
Je vais m'amuser à l'essayer, en tout cas! ;-)
à Di
De Lemim
(Photographe Polaroid) | 00H00 | 26/10/2009 |
Oui là encore une fois tout est possible en retouche numérique, mais le faire sous Photoshop reviendrait à regarder un numéro de magie dans une émission de télé sans voir le trucage, alors que les spectateurs présent sur le plateaux, eux, voient le trucage (l'image serait donc modifié numériquement pour que ceux qui sont devant le poste de télé ne voient pas le trucage).
Et bien là c'est pareil, ce qui est impressionnant, c'est que tout cela a été orchestré devant l'objectif de l'appareil photo, c'est pas commun et ça demande tout de même de l'imagination.
Un peu comme une scène de théâtre finalement ;)
à Lemim
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 08H45 | 26/10/2009 |
Effectivement, si cet effet est orchestré devant l'objectif et non pas sur le tirage papier encore humide comme je l'avais imaginé, c'est fort! S'agit-il de bouts de filtre couleur dans ce cas? Ah, je sens que je vais m'intéresser de plus près aux artistes du Polaroïd!
à Di
De Lemim
(Photographe Polaroid) | 08H58 | 26/10/2009 |
Et bien là, pour la première photo, le mec avec les faisceaux rouges, cela s'appel du lightpainting.
La technique est de faire une longue exposition dans le noir complet (5/10 secondes environ) et de projeter un faisceaux lumineux rouge sur le visage du sujet et de gribouiller tout autour avec la lampe torche muni d'un filtre rouge.
Cela permet de faire des photos vraiment sympa, ici un petit tuto avec des exemples : http://www.polaroid-passion.com/forum/viewtopic.php?t=1114
Celle-ci est une de mes préféré, très bien orchestré : http://polanoid.net/pix/10034/POLA_10034_12137764371_l.jpg
à Lemim
De xeal
--_-- | 10H09 | 26/10/2009 |
bah oui !
Salut Lemim : )
@+
Alex
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 11H03 | 25/10/2009 |
J'ai quelques vieilles photos prises avec un Polaroid - elles sont loin d'égaler en qualité celles prises avec un vieux Canon argentique de l'époque. Les photos prises avec un Polaroid s'assombrissent et les couleurs disparaissent, la netteté aussi, sans compter que je n'aime pas le petit format imposé. En plus, cela revenait très cher. Rien ne vaut un bon appareil reflex numérique avec photoshop pour le côté créatif. Je peux faire des centaines de photos par jour avec et choisir moi-même celles qui méritent d'être tirées sur papier. C'est bien plus économique. Sans compter qu'avec le reflex numérique, nous pouvons garder le contrôle sur tout - balance des blancs, iso, profondeur de champ... etc.
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 11H25 | 25/10/2009 |
Polaroid, N/B, 1983....
George Segal / Irene Cara....
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 11H32 | 25/10/2009 |
La photo précédente est prise sur un pola professionel......en trente ans elle ne s'est pas du tout abimée.....et elle traine avec une montagne de photos, sans aucun soins particulier...
celle-ci.....est prise avec un pola normal.....
elle a tendance a perdre de ses couleurs....
De alaixih
13H35 | 25/10/2009 |
Le pola est à la photo ce que le mac est à l'informatique un truc de bobos qui se prennent pour des créatifs.
Pour ma part je trouve que les photos n'ont aucun piqué.... Les couleurs font penser à un truc des années 70.
Peut être que les professionnels ont du matos particulier toutefois un argentique standard noir et blanc permet de faire des choses bien plus intéressantes.
J'ai aussi un numérique en réflex... C'est pratique pour partager ses photos. Toutefois personne ne pose la question de savoir combien de temps se conserveront les photos éditées via photos numériques. Cela se conservera combien de temps les photos imprimées via les grossistes de photo numérique ?
Une photo numérique sur un écran est certes jolie mais imprimée cela donne quoi ?
Enfin le grain d'un argentique en noir et blanc reste inimitable.
à alaixih
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 15H20 | 25/10/2009 |
"Une photo numérique sur un écran est certes jolie mais imprimée cela donne quoi ?"
Ça donne une netteté impressionnante, même en très grand format si votre appareil est bon. Toutes les pubs sur les grands panneaux que vous voyez autour de vous sont des photos numériques.
à alaixih
De Lictor
informaticien | 12H15 | 26/10/2009 |
Imprimé, le numérique donne des résultats nettement meilleurs qu'en argentique - en tout cas en 24x36 ou moyen format. Après, les grands paysagistes américains travaillent encore en argentique, mais eux, ils sont à la chambre avec des négatifs de plusieurs dizaines de centimètres...
Un reflex numérique moderne couplé à du tirage de bonne qualité (imprimante et papier fineart compatible digigraphie par exemple) domine maintenant largement sur l'argentique au niveau qualité, y compris sur de très grands tirages. Pour retrouver une supériorité de l'argentique, il faut passer à de la chambre grand format.
Et c'est encore pire quand on monte en sensibilité... Comparez donc une photos issue d'un D3s à 3200 ISO et la sortie d'une TMax 3200 (qui faisait plutôt 1600 ISO d'ailleurs), vous comprendrez tout de suite. Et encore, je suis gentil, je compare un rendu couleur à une pellicule noir et blanc... En fait, le D3s à 100.000 ISO est très probablement supérieur à la TMax 3200 ISO.
Le seul point où l'argentique reste supérieur, avec le négatif, c'est au niveau de la dynamique (et encore, ça se discute). Mais la dynamique n'est utile que dans des conditions restreintes, en l'occurance le reportage ou la photographie familiale. Et ce sont des conditions où le numérique est supérieur sur tous les autres points...
De paulineeife
paulineeiferman.blogspot.com | 13H41 | 25/10/2009 |
rien ne remplacera un bon vieux polaroid, l'usure des couleurs c'est ce qui rend les photos encore plus belles... le numérique ne pourra jamais faire ca
à paulineeife
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 15H22 | 25/10/2009 |
:-D. Suffit de les désaturer et de les foncer avec photoshop.
à Di
De la panthère verte
19H43 | 25/10/2009 |
"les désaturer" ?!?
les polas désaturent quand ils sont sur-exposés, et inversement...mais des fois c'est le contraire !
les polas, comme la lomographie ont un intêret justement pour le côté imprévisible; c'est pour ça qu'il est vain de les comparer à ce qui se fait en numérique.
à la panthère verte
De Lictor
informaticien | 17H01 | 26/10/2009 |
Ce qui n'empêche pas pour autant de le simuler en numérique... Ca empêche simplement de le faire de manière trivial avec un filtre générique sous Photoshop... L'imprévisible, on sait faire aussi en numérique. ;)
C'est comme pour le grain. Un peut rajouter du bruit dans Photoshop, c'est une approximation assez pauvre du grain argentique. Mais ça n'empêche pas des filtres spécialisées d'exister (RealGrain, DxO Film...) qui sont capables, par simulation, de reproduire des caractéristiques de films argentiques : rendu des couleurs, grain... Avec la possibilité de bénéficier de combinaisons créatives : le rendu de la Tri-X avec le grain de la Scala, le rendu kodachrome avec un grain de TMax 3200...
On a la même chose en son : on peut jouer à l'orgue bontempi avec la synthèse MIDI se sa carte son, comme on peut simuler de manière fine l'électronique analogique d'un Moog ou utiliser de la synthèse physique pour un instrument acoustique. Certes, on est pas 100% semblable à l'original, mais on s'en approche suffisamment pour que les gains sur le plan pratique (facilité d'emploi, possibilités étendues, fiabilité...) en fasse une possibilité attrayante...
Le seul cas où un filtre aura du mal à faire sa simulation, c'est si l'effet doit utiliser des informations qui disparaissent avec le capture de l'image. C'est par exemple le cas de la profondeur. Du coup, il est beaucoup plus difficile de simuler une optique qu'un film. Par exemple, je continue à utiliser un Lensbaby et à fantasmer sur une optique tilt-shift, parce que les approximations numériques ne sont pas du tout convainquante à cause de la perte d'information...
De snoopy34
Consultant en informatique | 16H39 | 25/10/2009 |
Bon site de pola SX 70
http://www.clotildenoblet.com/