
Polaroid : come-back de l'argentique, couac du numérique

En 2010, Polaroid remettra en vente des films argentiques, ciblant les photographes passionnés et professionnels. La marque américaine travaillera en partenariat avec The Impossible Project. Un appareil numérique avec mini-imprimante intégrée, le « Polaroid Two » est destiné au grand public.
En mai 2008, Polaroid est en pleine déconfiture. Les 75 salariés du site de production d'Enschede aux Pays-Bas sont remerciés. Quant à l'autre usine, située au Mexique, elle déclare forfait peu de temps après. L'année de ses 60 ans, le Polaroid argentique s'apprête à tirer sa révérence. Jusqu'à l'arrivée d'un Autrichien dans l'affaire.
The Impossible Project : tout un programme
Le jour de la fermeture de l'usine, Florian Kaps, homme d'affaires venu du Tyrol, débarque à Enschede. Son métier : fondateur d'un site de vente en ligne de recharges argentiques Polaroid. Il constate que sa clientèle, composée d'artistes et de professionnels, va bientôt manquer de matériel.
Il rencontre André Bosman, l'ancien directeur de l'usine d'Enschede, et le convainc de relancer la production de cartouches d'ici 2010. Pour ce faire, Florian Kaps investit 1,4 million d'euros et signe un bail d'exploitation de dix ans pour l'usine. Enfin, il embauche dix d'employés néerlandais fraîchement licenciés par Polaroid.
Sa nouvelle « petite entreprise » est née. Son nom : The impossible Project, un patronyme en forme d'hommage à Edwin Land, inventeur du Polaroid : « Ne sous-estimez pas un projet, à moins qu'il soit important et quasi-impossible ». Tout un programme que la start-up applique à la lettre.
« Business is back » à Hong-Kong
Avec un site web vu et vivant, le projet impossible souhaite un partenariat avec Polaroid. Ce qui parvient jusqu'aux oreilles de la marque. Lors du sommet mondial de la marque à Hong-Kong le 13 octobre dernier, Polaroid encourage la production de films SX-70 et 600 avec Impossible.
En 2010, la production d'un million de cartouches est envisagée. En 2011, le triple et dix millions les années suivantes… Quant au tarif d'un paquet de dix photos, il est fixé à 17 euros, moins de deux euros par cliché. Un bon prix comparé au marché actuel.
De son côté, Polaroid arrondira ses fins de mois en rééditant des appareils fétiches comme le Polaroid argentique 1000. Le genre d'objet qui risque de se retrouver chez Colette à 200 euros, avec diamants Swarovzki sur le flash et dragonne en strass Louis Vuitton. D'ailleurs, d'après Michael Meniane, fondateur du site polaroid-passion.com :
« Le but de Polaroid n'est pas de démocratiser l'argentique. »
Car la marque a pensé à un appareil bien plus cher pour un public moins avisé.
Numérique chic : un flop annoncé
Belle histoire que celle du come back de l'argentique. Sauf que depuis dix ans, le grand public est passé au numérique. Il est réputé plus rapide, moins cher et moins encombrant. Polaroid s'est donc essayé à l'entourloupe de la ménagère, loin des aspirations du bobo vintage.

En janvier dernier, la marque a sorti « Polaroid Two », un appareil numérique de cinq millions pixels avec mini-imprimante intégrée. Malgré la carte mémoire SD et un logiciel de modification de l'image, les photos mesurent 5 cm sur 7,5 cm et il n'y a pas de zoom. Un gadget amusant au prix exorbitant de 250 euros. Il faut compter 15 euros pour une recharge de 30 photos. Sans oublier la batterie qu'on change tous les 20 tirages.
Il y a comme un couic. Ne serait-il pas mieux d'acheter un « Pola » argentique, qu'on voit parfois à 5 euros sur E-bay ? Pour Michael Meniane, la version numérique va être un échec :
« On l'a déjà vu avec l'imprimante portative Pogo l'année dernière. Il n'y a pas de clientèle pour ça. »
Selon lui, le flop s'explique par l'image que la marque véhicule :
« Le Polaroid se différencie des autres photos par ses couleurs pleines de charme et un rendu unique. C'est une photo poétique ! Mais aussi une question d'histoire. »
Une histoire qui n'a rien à voir avec le numérique et qui ne concerne pas Monsieur Tout-le-monde.
Récemment, Impossible Project a fait savoir qu'il vise une clientèle « âgée de 27 à 47 ans avec de hauts revenus, vivant principalement aux Etats-Unis et en Europe ». Pour preuve, la seule boutique qui vendra ses cartouches est située à Berlin, dans le quartier branché. Oubliés donc les ados et les retraités. Eux, ils achèteront le Polaroid numérique qui coûte cher. Et puis c'est tout.
Photos : Polaroids (Mocvdleung. Latente. Andrew Mason/Flickr).
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► Traversées mondaines. et frivoles de l'art contemporain.






















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à Lictor
De GASTAUD
photographe | 08H35 | 28/10/2009 |
Nous en reparlerons lorsque vous aurez 40 ans d'archives.
Les gens pourrait vous croire!
à Scotian
De Connard le Barban
fonctionnaire nanti comme il y en a... | 11H24 | 25/10/2009 |
Votre confiance marquée au numérique est touchante ! Vous êtes vous posé la question sur les écrits ? Pourquoi croyez vous que les "papiers" officiels sont obligatoirement édités et archivés sur papier ? Mais parce que ce support est aujourd'hui encore beaucoup plus fiable et durable que les supports numériques ! Je crains que les défenseurs de l'argentique n'aient encore raison pendant de nombreuses années pour ce qui est de la conservation.
à Connard le Barban
De bjone
dev 3D | 14H12 | 25/10/2009 |
"Pourquoi croyez vous que les "papiers" officiels sont obligatoirement édités et archivés sur papier ?"
Parce que certaines personnes/décideurs sont psycho-rigides après 20 ans de pratiques uniformes.
Exemple:
J'ai voulu envoyer un scan couleur 300dpi à une administration.
On m'a répondu qu'ils voulaient un fax, que c'était plus sûr au niveau falsification du document.
Mouaaaaaaaaaaahahahaha
à Connard le Barban
De Photine
14H22 | 25/10/2009 |
Pourquoi croyez vous que les "papiers" officiels sont obligatoirement édités et archivés sur papier ?
Les "papiers" officiels ne sont plus obligatoirement édités et archivés. C'est prévu dans le code civil (article 1316 et s). Mais effectivement, l'administration a dû mal avec cette information. La conservation sur support dématérialisé pose des problèmes mais présente des avantages (place, indexation, etc).
à GASTAUD
De Sexus Empiricus
22H11 | 24/10/2009 |
J'ai souvent entendu cet argument catastrophique, non pas de l'archivage proprement dit, mais de la conservation des données. (L'archivage de diapos anciennes est une corvée, la conservation parfois encore plus compliquée: snif.)
Où va se loger, d'ailleurs, à quoi tient la fiabilité? Que je sache, il n'a jamais été dit que les matériaux de support étaient éternels, ni que les constructeurs de matériel assuraient la compatibilité de leur système au-delà de 10 ans. À l'obsolescence programmée des standards (vrais ou faux) d'industrie, il faut encore ajouter les conditions de dépôt, etc.
Ce come-back de l'argentique me fait, à tort sans doute, le même effet qu'une annonce du genre: "le come-back des carrosses". Le marketing et le marché s'accommodent de n'importe quel projet, pourvu qu'il soit vendeur.
à Sexus Empiricus
De Intendant Zonard
23H15 | 24/10/2009 |
Sur le problème très précis des standards, il y a une réponse : le Logiciel Libre. Les sources des logiciels étant publiées, il restera toujours possible, même dans 150 ans, de "refaire" un logiciel obsolète sur un ordinateur récent... si on a conservé les sources en plus des données, bien entendu !
En revanche, les utilisateurs de Microsoft et autres logiciels privateurs, eux, doivent renoncer à plus de cinq ans de pérennité certaine de l'usabilité de leurs données.
à Intendant Zonard
De bjone
dev 3D | 02H28 | 25/10/2009 |
1 - Il parlait des standards matériels (format pelloche, bandes magnétique)
2 - Ce qui fait la pérennité des données c'est que la description du format des données soit public, pas que le source des application générant ou manipulant les données soit ouvert.
RAB d'avoir le source d'Openbidule ou de MS Trucmuche si le format des données est carré.
Ca suffit amplement.
Si pour interpréter un format, tu dois faire de l'ingénierie inverse sur du source (ouvert ou pas) c'est qu'il y a un problème de spécifications à la base.
à Intendant Zonard
De Lictor
informaticien | 11H41 | 26/10/2009 |
C'est un faux débat, l'Open Source est très bien, mais inutile dans ce cas! Inutile, parce qu'il est inutile de vouloir refaire un logiciel à l'identique. Ce qui est important, c'est uniquement de pouvoir relire les données produites par un logiciel.
Donc, pas besoin d'Open Source dans ce cas. Il est largement suffisant que le format de donnée soit normalisé voire public. Après, peu importe qu'il ait été créé par un logiciel propriétaire ou libre, il sera de toute façon identique.
C'est déjà le cas de la plupart des formats utilisés en photographie, dont le JPEG, le TIFF... C'est également le cas pour pas mal de formats propriétaires. Par exemple, les PSD ou NEF sont propriétaires, mais suffisemment connus pour être lisibles par des logiciels tiers - y compris Open Source.
Donc, ne t'en fais pas pour les gens sous Windows, nous conservons sans problème nos données. De toute façon, les données sont de moins en moins stockées dans l'OS et de plus en plus stockées dans des clouds. Par exemple, lors de ma dernière mise à jour d'OS (avec reformattage), j'ai été surpris de la quantité ridicule de données à migrer : entre le NAS (qui tourne sous Linux d'ailleurs), les bookmarks via Delicious et les emails sur le net et le reste, je n'ai quasiment plus aucune données à longue durée de vie sur mon PC...
Et tu négliges également les possibilités des émulateurs et virtualiseurs. Pas la peine de chercher à porter un logiciel sur un environnement récent quand il est possible de simuler son environnement d'origine. Par exemple, je ne vais pas m'embêter à porter Ultima IV sous Windows, je vais juste le lancer dans un émulateur Apple II...
à GASTAUD
De Lictor
informaticien | 11H34 | 26/10/2009 |
L'argentique n'est pas immortel non plus... Quand tu parles de conservations à 100 ans, tu parles d'une technologies qui n'a plus rien à voir avec l'argentique "moderne"! Personnellement, j'ai des diapos ou des négatifs couleurs qui au bout de 20 ans sont complètement "passés" et demandent un gros boulot, numérique, de restauration. Et je ne parle même pas de la conservation des polaroïds... Tu ne peux pas comparer la conservation des sels d'argent et celle de la chimie couleur qui est nettement moins stable...
Et pour une photographie que tu juges bien conservée aujourd'hui, combien de milliers détruites dans des caves humides, des incendies, des cambriolages?
Ensuite, tu fais une erreur fondamentale : tu traites le numérique comme si c'était juste une forme d'argentique. Par exemple, tu négliges qu'il n'y a plus de coût de duplication. Certes, un support individuel est fragile, mais une photo numérique n'a aucune raison d'exister sur un support unique. Au contraire, en argentique, une photographie est condamnée à un support physique, négatif ou tirage, parce que chaque reproduction n'est pas neutre. Et le support argentique n'est pas plus éternel que le support numérique : il est vulnérable au feu, au solei, à l'humidité, à la moisissure...
C'est la grande force du numérique : il peut être démultiplier à l'infini.
Par exemple, les photos de familles, l'essentiel de l'activité photographique, sont maintenant démultipliées sur des dizaines de PC dans le monde, sur des dizaines de sites en ligne, de profils Facebook ou autre, dans les caches Google... L'argentique offre la solidité du livre à l'époque des moines copistes, le numérique offre la robustesse de la tradition orale ou de l'imprimerie...
Par exemple, mes photos sont à la fois sur mon PC perso, sur celui du boulot, sur Flickr, sur 2 disques externes, sur un backup en ligne professionnel... Contrairement à mes photos argentiques, elles résisteront à un cambriologage, un incendie...
Même chose pour la possibilité de les relire. Tu supposes là encore que la photo numérique ne peut exister que sous une seule forme. Ce n'est pas le cas.
Mes photos existent simultanément dans trois formats : JPEG (norme internationnale), PSD (Photoshop, norme de fait) et RAW Nikon (format propriétaire). Le JPEG sera toujours lisible.
Même chose pour les logiciels : je n'ai pas besoin d'avoir l'assurance de pouvoir installer les logiciels nécessaire, il me suffit de les virtualiser. Aujourd'hui, je peux lancer Windows 1.0 ou jouer à des jeux Commodore 64 ou autre dans un environnement virtuel. Il y aura toujours cette possibilité demain.
Et même chose également pour le support. Peu importe que les disques durs n'existent plus dans 50 ans, comme beaucoup de gens, j'ai un double stockage : physique et dématérialisé via Internet. En plus, ces transitions sont lentes. Actuellement, je peux toujours lire mes disques durs de 40 Mo (pas Go, Mo) sur mon PC récent.
On peut d'ailleurs retourner la question : dans 50 ans, avec quelle facilité trouvera-t'on encore du papier photo et des agrandisseurs? Même chose aujourd'hui d'ailleurs : j'ai de vieilles photos de familles argentiques en format 110 ou Kodack Disc (les machins des années 80), tu as un agrandisseur qui gère ça?
à Lictor
De GASTAUD
photographe | 09H01 | 28/10/2009 |
Tout a fait d'accord: l'argentique n'est pas immortel. Mais il est plus facile de conserver ses films argentiques une soixantaine d'années dans tes conditions de conservations facile à respecter. C'est à dire ni posé dans une boîte ouverte sur un radiateur à côté d'une fenêtre, ni dans une cave humide. Alors que c'est beaucoup plus problématique avec du numérique et beaucoup plus chère.
L'argentique se scanne très bien. Et l'on peut travailler une image sur son ordinateur. Si l'on fait une erreur de manipulation, on a la sécurité de savoir que l'on peut retourner à son archive. Même si l'argentique devient un niche, ce n'est pas grave, puisque l'on peut traiter tous les supports argentique (y compris le super 8 ). Les papiers seront peut être totalement remplacés par des imprimantes! Les tirages existeront toujours.
Les techniques photographiques du 19ème siècle sont toujours utilisées par un petit nombre de photographes au 21 ème siècle.
Chiche d'en faire autant avec le numérique?
De cunégonde
21H51 | 24/10/2009 |
Eh bien , je vais m'en acheter! ou plutôt ce sera mon cadeau de Noël-anniv 2010! dans un an!
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 22H44 | 24/10/2009 |
Polaroïd,ça a toujours été très cher pour du pas terrible au niveau de la qualité...
à General Subverciòn
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 04H41 | 25/10/2009 |
Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites concernant la qualité. Polaroid a aussi une ligne professionnelle qui fait des excellentes photos....et qui durent des années sans aucune altération.
J'ai travaillé avec de nombreux directeurs photos, qui faisaient souvent des tests de lumière en utilisant des polas, et les résultats étaient surprenant.J'ai des boites pleines de polaroids qui doivent bien avoir plus de vingt ans, et qui sont très bien conservées.
Si je me souviens , le modèle de camera était le 600 SE.
à Lemmy_Nothor
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 13H25 | 25/10/2009 |
Pour l'usager lambda, la péloche à développer,c'était quand même plus accessible...
Maintenant le numérique ça fait "cheap" alors on veut se donner de la consistance en achetant de l'obsolète cher parce que ça fait politiquement correct et très branchouille de cracher dans la soupe en disant que c'était mieux avant ...
à General Subverciòn
De la panthère verte
19H18 | 25/10/2009 |
...ou alors on a des gouts en photo qui vont au delà de la photo neutre (et souvent chiante) et on s'intéresse aux appareils atypiques, un appareil est un outil: comme tout les outils vous le choisissez en fonction de ce que vous recherchez.
Heureusement tout le monde ne choisit pas ses outils pour renvoyer une image aux autres de branchitude bon ton, certains les choisissent pour créer des images.
à Lemmy_Nothor
De Lictor
informaticien | 11H56 | 26/10/2009 |
Tout à fait, il faut bien distinguer la gamme amateur et pro chez Polaroïd, parce qu'à part le nom de la marque, elles n'ont pas grand chose à voir..
Par contre, pour le prix, ça reste vrai. Polaroïd, c'était cher, voire très très cher en gamme pro...
De dmso
rêveur | 03H40 | 25/10/2009 |
Années 80-90 : fallait faire moderne
Années 90-2000 : fallait faire vintage
Années 2000-2010 : "moderne-vintage" ? C'est-à-dire des vieilles idées avec un coup de peinture signé Karl Lagerfeld pour la forme et faire vendre...
Tout ça ce ne sont que des modes propagées par la pub. Et ça marche ! Mais passé le moment, bien humain, où on se dit que c'est un bel objet, que c'est original et que ça rappelle le bon vieux temps, il faut bien se rendre à l'évidence. Le numérique est beaucoup plus pratique et de meilleure qualité. On peut "shooter" 50 fois la même chose pour être sûr de trouver les bons paramètres au bout du compte. On peut retoucher par la suite (choisir le noir et blanc, finalement, pour une photo). On peut développer uniquement les clichés intéressants, après re-visionnage chez soi. etc...
Evidemment certains pros (des vrais je veux dire) préfèreront l'argentique pour telle ou telle raison (j'ai travaillé dans un labo de photonique dans ma jeunesse, c'est vrai qu'il peut y en avoir, si on y met le prix). Mais il n'y a aucun rapport entre ça et ce que propose ce produit.
Mais allez-y. Cédez au coup de coeur passager. C'est uniquement là-dessus que comptent les managers et publicitaires de chez Polaroïd : que des gens achètent avant de se rendre compte que ça sert à rien.
Mais c'est chouette. Vous pourrez vous amuser à trimballer votre papier de développement et vos cartouches d'encre dans votre sac quand vous partirez en vacances. Vous jetterez la moitié des photos car il n'y a pas de raison que vous soyez soudain devenu un génie de la photo grâce à cet appareil.
Et en plus c'est rigolo comme idée au niveau de l'environnement. Mais je conçois, c'est un détail...
à dmso
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 05H01 | 25/10/2009 |
Digitale, argentique ? Travaillant, entre autre, dans le monde de la pub....depuis maintenant trente ans, je peux vous dire que sur plus de mille pubs, je n'en aii jamais vu une seule tournée en digital.
Je ne dis pas que ça sera toujours comme ça, mais en attendant, les pubs films sont gravées sur Arriflex, Panavision et autres appareils 35mm....quant aux pubs photos, Hasselblad, Rolleiflex....toutes du 2 1/4....
Pourquoi ? Question d'éclairage....l'argentique permet aux directeurs photos de créer de plus beaux éclairages....enfin, c'est ce qu'ils disent...
à Lemmy_Nothor
De dmso
rêveur | 07H23 | 25/10/2009 |
Je sais que pour certains professionnels, l'argentique est mieux, pour certaines raisons.
J'ai aussi bien compris que vous vouliez nous faire part de vos connaissances en la matière. Mais vous êtes hors-sujet, désolé.
Feriez-vous vos pubs sur un polaroïd ? Non.
à dmso
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 09H21 | 25/10/2009 |
Pour votre information, je travaille dans le merveilleux monde du film depuis trente ans, et le polaroid sert énormément en pub.....la scripte en utilise un max, ainsi que l'accessoiriste de plateau.....sans compter le trio costume, coiffure, maquillage, qui doit bien passer dix paquets de films par jour de tournage, si ce n'est plus.....je dis en pub, mais pas seulement, sur tous les tournages ...
à Lemmy_Nothor
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H29 | 25/10/2009 |
Et tu utiles toujours autant le Flash, Lemmy ?
à Numerosix
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 11H15 | 25/10/2009 |
Salut Numbère six.....
Je fais aussi pas mal de choses dans la pénombre....;-)
à Lemmy_Nothor
De bjone
dev 3D | 14H23 | 25/10/2009 |
Oui c'est donc un outil de preview à l'arrache.
Bonjour le gaspillage de produits chimiques.
Si c'est juste pour faire du suivi lors de la prod, un compact numérique et une petite imprimante cheap feront l'affaire. (D'autant plus un jpeg est plus facile à filer à des intervenants distants qu'un pola)
Enfin c'est une question de pratiques.
à bjone
De la panthère verte
19H26 | 25/10/2009 |
"Bonjour le gaspillage de produits chimiques."
c'est une excellente remarque, mais je ne suis pas certain quelle soit juste, le numérique est très énergivore: produire un capteur à la durée de vie limité est très couteux en énergie et matières premières (sans oublier les métaux lourds qui s'ajoutent à différents moments de la chaîne), pareil pour votre petite imprimante à sublimation thermique et ses cartouches jetables.... et je ne parle même pas de l'ordinateur indispensable à tout ça.
à la panthère verte
De bjone
dev 3D | 23H15 | 25/10/2009 |
Alors c'est vrai que le coût (energétique & écologique) initial est plus important, mais le coût par tirage est plus bas je pense.
Maintenant pour la durée de vie de l'électronique, les premiers appareils numériques ne sont pas massivement tombés en panne récemment (les réflexs fin 90 début 2000, genre EOS D30 fonctionnent toujours, on a pas encore constaté de durée de vie réduite).
A priori la durée de vie des APN (de qualité) devrait être correctement élevé, par contre les cycles d'obsolescence sont plus courts qu'à l'époque de l'argentique.
Par contre les obturateurs et les moteurs du mirroir dégustent en numérique avec le syndrome de la photo à tout va.
à bjone
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 08H39 | 26/10/2009 |
Les polaroids que l'on prend sur un tournage sont surtout pour des raisons de continuité.....le digital est aussi employé.
Mais la photo, l'objet, est très utile....que ce soit les costumes, coiffure , maquillage.....ils ont tous un anneau de metal, avec toutes les photos de continuité sur eux, accessibles, et ils passent leur temps a les manipuler....c'est pas aussi facile a visionner sur un écran d'appareil photo, donc l'objet physique sera encore utilisé, avec comme back up du digital....ça, c'est quand on a le temps d'aller sur un écran d'ordi pour vérifier que tout est bien....mais on a jamais vraiment le temps de faire ça sur un plateau.
Je me souviens d'une exposition qui avait eu lieu a Beaubourg il y a déjà longtemps.....c'était une expo des carnets de dessins des scripts, bien avant que les polaroids existent.....tout etait croqué sur ces dessins, costumes, accessoires, position ds acteurs, des merveilles...
à Lemmy_Nothor
De xeal
--_-- | 10H05 | 26/10/2009 |
On en voit presque plus des polas sur les tournages. Ils sont passés au num' pour les raccords (à leur grand regret souvent). Pour le reste, je suis d'accord.
@+
Alex.
à xeal
De Lemmy_Nothor
ALL WORK AND NO PLAY MAKES JACK A D... | 10H31 | 26/10/2009 |
Effectivement, depuis la faillite de Polaroid, il avait disparu des plateaux....mais, malgré que je n'ai pas essayé ce dernier modèle, il est interessant par le fait même qu'il allie les deux....cad photo papier, et digitale....si la qualité est interessante, on le verra sur les plateaux....d'autant plus que c'est la production qui paye la péloche...
mais celui ci devient plus économique, parce qu'on n'imprimera que les photos dont on peut avoir besoin....et avec l'option de pouvoir tout decharger sur son portable plus tard...
à Lemmy_Nothor
De DBL8
Retraité | 07H44 | 25/10/2009 |
"c'est ce qu'ils disent"
C'est ce qui EST !!
La douceur de l'argentique n'est pas encore recréé avec le digit.
Le piqué, ou est-il ?
Essayez de faire une photo avec du grain...
Ect...
A trop simplifier, on perd le principal qui fait la photo !
Mais il y a la facilité d'emploi qui n'est pas négligeable.
Dilemme...
à DBL8
De dmso
rêveur | 08H23 | 25/10/2009 |
Elle est où, la douceur de l'argentique, le piqué, le grain... sur un polaroïd ?
Mon propos est de débattre sur l'utilité de ce "nouveau" produit. Pas de polémiquer entre argentique et numérique, car sinon on n'a pas fini.
Mon propos est aussi de savoir pourquoi Rue89 nous pond un article qui n'est qu'une pub déguisée. Faudrait pas que ça devienne une habitude.
Pour l'auteur : il y avait certainement un autre moyen d'exposer votre passion pour la photo. Dommage.