Polaroid : come-back de l'argentique, couac du numérique

Polaroids (Mocvdleung. Latente. Andrew Mason/Flickr).

En 2010, Polaroid remettra en vente des films argentiques, ciblant les photographes passionnés et professionnels. La marque américaine travaillera en partenariat avec The Impossible Project. Un appareil numérique avec mini-imprimante intégrée, le « Polaroid Two » est destiné au grand public.

En mai 2008, Polaroid est en pleine déconfiture. Les 75 salariés du site de production d'Enschede aux Pays-Bas sont remerciés. Quant à l'autre usine, située au Mexique, elle déclare forfait peu de temps après. L'année de ses 60 ans, le Polaroid argentique s'apprête à tirer sa révérence. Jusqu'à l'arrivée d'un Autrichien dans l'affaire.

The Impossible Project : tout un programme

Le jour de la fermeture de l'usine, Florian Kaps, homme d'affaires venu du Tyrol, débarque à Enschede. Son métier : fondateur d'un site de vente en ligne de recharges argentiques Polaroid. Il constate que sa clientèle, composée d'artistes et de professionnels, va bientôt manquer de matériel.

Il rencontre André Bosman, l'ancien directeur de l'usine d'Enschede, et le convainc de relancer la production de cartouches d'ici 2010. Pour ce faire, Florian Kaps investit 1,4 million d'euros et signe un bail d'exploitation de dix ans pour l'usine. Enfin, il embauche dix d'employés néerlandais fraîchement licenciés par Polaroid.

Sa nouvelle « petite entreprise » est née. Son nom : The impossible Project, un patronyme en forme d'hommage à Edwin Land, inventeur du Polaroid : « Ne sous-estimez pas un projet, à moins qu'il soit important et quasi-impossible ». Tout un programme que la start-up applique à la lettre.

« Business is back » à Hong-Kong

Avec un site web vu et vivant, le projet impossible souhaite un partenariat avec Polaroid. Ce qui parvient jusqu'aux oreilles de la marque. Lors du sommet mondial de la marque à Hong-Kong le 13 octobre dernier, Polaroid encourage la production de films SX-70 et 600 avec Impossible.

En 2010, la production d'un million de cartouches est envisagée. En 2011, le triple et dix millions les années suivantes… Quant au tarif d'un paquet de dix photos, il est fixé à 17 euros, moins de deux euros par cliché. Un bon prix comparé au marché actuel.

De son côté, Polaroid arrondira ses fins de mois en rééditant des appareils fétiches comme le Polaroid argentique 1000. Le genre d'objet qui risque de se retrouver chez Colette à 200 euros, avec diamants Swarovzki sur le flash et dragonne en strass Louis Vuitton. D'ailleurs, d'après Michael Meniane, fondateur du site polaroid-passion.com :

« Le but de Polaroid n'est pas de démocratiser l'argentique. »

Car la marque a pensé à un appareil bien plus cher pour un public moins avisé.

Numérique chic : un flop annoncé

Belle histoire que celle du come back de l'argentique. Sauf que depuis dix ans, le grand public est passé au numérique. Il est réputé plus rapide, moins cher et moins encombrant. Polaroid s'est donc essayé à l'entourloupe de la ménagère, loin des aspirations du bobo vintage.

Le Polaroid Pogo (DR)

En janvier dernier, la marque a sorti « Polaroid Two », un appareil numérique de cinq millions pixels avec mini-imprimante intégrée. Malgré la carte mémoire SD et un logiciel de modification de l'image, les photos mesurent 5 cm sur 7,5 cm et il n'y a pas de zoom. Un gadget amusant au prix exorbitant de 250 euros. Il faut compter 15 euros pour une recharge de 30 photos. Sans oublier la batterie qu'on change tous les 20 tirages.

Il y a comme un couic. Ne serait-il pas mieux d'acheter un « Pola » argentique, qu'on voit parfois à 5 euros sur E-bay ? Pour Michael Meniane, la version numérique va être un échec :

« On l'a déjà vu avec l'imprimante portative Pogo l'année dernière. Il n'y a pas de clientèle pour ça. »

Selon lui, le flop s'explique par l'image que la marque véhicule :

« Le Polaroid se différencie des autres photos par ses couleurs pleines de charme et un rendu unique. C'est une photo poétique ! Mais aussi une question d'histoire. »

Une histoire qui n'a rien à voir avec le numérique et qui ne concerne pas Monsieur Tout-le-monde.

Récemment, Impossible Project a fait savoir qu'il vise une clientèle « âgée de 27 à 47 ans avec de hauts revenus, vivant principalement aux Etats-Unis et en Europe ». Pour preuve, la seule boutique qui vendra ses cartouches est située à Berlin, dans le quartier branché. Oubliés donc les ados et les retraités. Eux, ils achèteront le Polaroid numérique qui coûte cher. Et puis c'est tout.

Photos : Polaroids (Mocvdleung. Latente. Andrew Mason/Flickr).

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Portrait de Fred24

De Fred24

Rural | 18H48 | 24/10/2009 | Permalien

En tant que photographe j'en suis vraiment heureux. Le polaroïd ça une patte, une touche une texture que le numérique ne peut apporter. On était nombreux à garder des cartouches au frigo, on va pouvoir les ressortir.

Quant au clone numérique.....Bah c'est tout sauf du polaroïd justement.

Portrait de in girum

à Fred24 Portrait de Fred24 De in girum

20H46 | 24/10/2009 | Permalien

hummm, le SX 70, c'était tellement bien, j'en ai des cartons pleins, et une petite dizaine de caméras. bijou bijou. il me reste quelques films, précieux, et deux boites de noir et blanc...
quelle bonne nouvelle!

Portrait de in girum

à Fred24 Portrait de Fred24 De in girum

20H46 | 24/10/2009 | Permalien

hummm, le SX 70, c'était tellement bien, j'en ai des cartons pleins, et une petite dizaine de caméras. bijou bijou. il me reste quelques films, précieux, et deux boites de noir et blanc...
quelle bonne nouvelle!

Portrait de bjone

à Fred24 Portrait de Fred24 De bjone

dev 3D | 03H02 | 25/10/2009 | Permalien

Ouais c'est comme la bouffe McDo, y'en qui peuvent pas s'en passer.
Quand on a été élevé avec des goûts de chiottes, on vire dans le scato une fois adulte.

Bon OK, je suis médisant.

Portrait de Valentina

à bjone Portrait de bjone De Valentina

En révolte. | 17H18 | 25/10/2009 | Permalien

Une fois de plus, force est de constater que toute forme de subtilité ne peux s' adresser qu' a une minorité.

Portrait de bjone

à Valentina Portrait de Valentina De bjone

dev 3D | 22H58 | 25/10/2009 | Permalien

J'ai dit que j'étais médisant, donc de mauvaise foi (et assez violent c'est vrai) :)

Mais les qualités du polaroid grand public, j'en vois pas beaucoup :/

Enfin après les goûts et les couleurs....

Après ce qui a tendance à me faire sourire, c'est de transformer des défauts en qualité.

Bon OK tous les systèmes n'ont que des défauts, au niveau ingénierie on ne fait que des choix de compromis de défauts.

Mais franchement, c'est pas le pola, le premier truc qui viendrait me faire dire "c'était mieux avant" entre l'argentique et le numérique.

Le compromis des défauts d'un pola n'est à mes yeux pas plus intéressant que le compromis des défauts d'un appareil numérique, au plustôt ça ressemble à un mauvais numérique. (Image molle cul de bouteille, colorimétrie chimique....)

Maintenant peut-être que j'ai pas vu ce que pouvais être l'état de l'art en matière de polaroid, et que je m'en fais une fausse idée.

Portrait de Oodini

à Fred24 Portrait de Fred24 De Oodini

12H21 | 25/10/2009 | Permalien

> Le polaroïd ça une patte, une touche une texture
> que le numérique ne peut apporter.

Si. Il existe des filtres qui reproduisent le rendu Polaroid.

Portrait de bjone

à Oodini Portrait de Oodini De bjone

dev 3D | 14H07 | 25/10/2009 | Permalien

Flou gaussien => 4 pixels
Tonalité des couleurs => pastel baveux
Lumière => écrêtée

Ouais une patte ça se simule très bien :D ( je suis en mode méchant :) )

Enfin pour moi le pola c'était le truc grand public qui faisait des images cheap.

Portrait de Spiripotain

De Spiripotain

dilettante | 18H49 | 24/10/2009 | Permalien

Alors là, je rigole ! La propagande massive qui nous a fait basculer dans le numérique, toutes disciplines confondues, trouve ici son (minuscule) écueil. Cela fait des décennies qu'on nous chante sur tous les tons que le numérique est l'avenir de l'humanité, sans même prendre le temps de distinguer entre l'informatique, la photographie, la musique ou le "traitement" de texte. Le numérique c'était tout et tout était voué au numérique. D'autant que le numérique était la technologie de la globalisation et que la globalisation était inévitable, salutaire et espérée des peuples.
Voilà qu'on découvre ce que l'on connait depuis longtemps en musique et plus largement dans le domaine du son : le son n'est pas l'écoute. Les techniques numériques sont formidables mais sans qu'il soit nécessaire de jeter les techniques analogiques avec l'eau du bain. Un ampli à lampes donne une qualité de son que le numérique ne peut produire. Même chose pour l'image, ce que l'on gagne d'un côté, on le perd de l'autre et s'il est bien une chose qui ne change pas, c'est le prix que l'on nous fait payer.
En revanche apparaissent au fil du temps des "niches" pour ceux qui peuvent s'offrir des choses devenues rares : les amplis à lampes, déjà cités, les photos argentiques, voire les daguérotypes. La rareté, le travail à la main, le savoir-faire, les matériaux précieux pour les riches, le numérique pour le tout venant. Voilà ce que masquait la propagande du "tous au numérique", propagande digne des plus grandes campagnes d'évangélisation menées par notre Sainte Mère l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine.

Portrait de Oodini

à Spiripotain Portrait de Spiripotain De Oodini

12H23 | 25/10/2009 | Permalien

Logorrhée ridicule.

Portrait de indfrisable

à Oodini Portrait de Oodini De indfrisable

01H16 | 26/10/2009 | Permalien

Absolument pas, ce propos est très intéressant. On a trop amalgamé photographie argentique et techniques informatiques pour simuler la photographie. Un peu comme Marine Le Pen et son amalgame récent sur la pédophilie et l'homosexualité, du reste. Seulement, si la photographie pose un problème moral par rapport au droit à l'image, peu de gens s'inquiètent du déficit de qualité de l'ampli à transistors, du son mp3, de l'image digitale. L'immoralité esthétique gagne en n'importe quoi.
ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire de bonnes photos en numérique, mais que le potentiel du médium informatique est largement amputé par sa qualité toujours préhistorique. Nous n'en sommes qu'aux balbutiements, et l'engouement pour la photographie et festivals à partir du téléphone portable semble plutôt une démarche démagogique que les fabricants entretiennent pour vendre leurs services en ligne. A cause de sa massification, le visuel informatique empêche le grand public de connaître le véhicule subtil du film argentique et de faire l'expérience des possibilités offertes par ce dernier en tant que médium affirmé.
C'est pourquoi il est très juste de considérer l'électronique et l'informatique comme un système global qui se substitue à l'ancien système de reproduction classique, qui pouvait justement négocier avec la réalité. Une substitution totale des outils liés à l'enregistrement numérique créée un système dogmatique et fermé, pour le plus grand plaisir des gogos.

Portrait de Oodini

à indfrisable Portrait de indfrisable De Oodini

14H08 | 26/10/2009 | Permalien

L'informatique ne "simule" pas la photographie. L'étymologie du mot signifie "écriture à l'aide de la lumière". Il n'y a aucune mention du support. D'ailleurs, si vous connaissez l'histoire de la photographie, vous devez savoir que tous les supports n'étaient pas basés sur l'argent (rendant donc inapproprié le terme d'argentique).

Si le medium informatique a une qualité qui n'est pas encore au point, elle est aujourd'hui supérieure à celle de l'argentique, aussi bien en termes de résolution qu'en sensibilité. Seule la dynamique est encore limitée.

"véhicule subtil du film argentique" ?? Vous pourriez être plus clair ? Quelles sont donc les possibilités de l'argentique, mise à part la dynamique sus-mentionnée, et dont le grand public ignore le concept ?

Le reste de votre discours tient plus de la philosophie que de la technique.

Portrait de Lictor

à Spiripotain Portrait de Spiripotain De Lictor

informaticien | 11H05 | 26/10/2009 | Permalien

Il ne faut pas tout mélanger... En photographie, comme en son d'ailleurs, le numérique a apporté énormément de choses!

Tu parles par exemple du prix qu'on te fait payer, mais il est bien moindre maintenant avec le numérique! Les reflex étaient chers avant, ils le sont toujours. En fait, le prix a très peu bougé. Sauf qu'il y a maintenant une entrée de gamme en reflex numérique qui n'existait pas avant : on peut maintenant trouver des boitiers honorables à moins de 500€.
Mais en terme de fonctionnement, ça n'a plus rien à voir! En argentique, je faisais développer et tirer une trentaine de films par an. C'était absolument ruineux! Et en plus, avec un résultat souvent décevant : paradoxalement, l'argentique rendait très dépendant des machines, tireuses automatiques qui offraient un rendu standard et souvent médiocre.
En numérique, je fais autours de 10.000 photos par an. J'ai un contrôle total sur ma sélection, que je peux traiter exactement comme je veux et pour un coût, une complexité et un encombrement bien moindre par rapport à l'argentique. L'argentique reste un loisir bien plus coûteux que le numérique. Et si l'on veut vraiment contrôler sa production, ça revient vraiment très cher. Et c'est encore plus vrai pour la polaroïd, qui a toujours été un média hors de prix.

Et au niveau de la qualité, il est indéniable que le numérique fait maintenant mieux, en tout cas en 24x36 et moyen format. Mais effectivement, si on travaille à la chambre, l'argentique a encore une avance.
A l'époque de l'argentique, j'étais un abonné à la TMAX 3200. J'ai essayé de digitaliser certains de mes anciens films récemment, j'ai pu mesurer l'ampleur des progrès! En photographie de spectacle, il faudrait être fou pour continuer à travailler en argentique... Même chose pour le rendu des couleurs, le numérique permet maintenant un contrôle beaucoup plus fin.

Il faut bien comprendre qu'un certain retour à l'argentique ne se fait pas pour des considérations de qualité. Pas plus qu'on utilise des amplis à lampe pour faire de la hi-fi.
Ce retour est avant tout un effet spécial ou un acte philosophique (cf. la lomographie). De la même façon qu'en numérique, je vais parfois échanger mes optiques de bonne qualité pour un Lensbaby. C'est pour ça que le marché argentique est actuellement dominé par des produits qui étaient jugés médiocres à l'époque où ce marché était dominant : polaroïd, Lomo, Diana... Parce que c'est précisemment cette imperfection qui est recherchée. C'est aussi pour ça qu'il s'agit essentiellement d'un marché bobo : c'est réservé à des gens qui font une recherche artistique et qui ont les moyens de le faire...

Portrait de Musachi

De Musachi

photographe | 19H15 | 24/10/2009 | Permalien

Il y a aussi Stenoflex, le sténopé mini labo.

c'est une jolie boîte en carton qui sert de chambre noire, et qui est vendue avec un kit argentique (révélateur, fixateur et film inactinique) pour développer ses clichés.
le procédé est toujours surprenant, l'exercice passionnant.
Les résultats sont terriblement poétiques. J'adore !

www.stenoflex.com

Portrait de Fred24

à Musachi Portrait de Musachi De Fred24

Rural | 19H30 | 24/10/2009 | Permalien

Je fais du sténopé, je fais mes tirages, j'utilise aussi de vieilles chambres que l'on voit dans les films américain des années 40. Je fais du numérique pour le boulot. Parce que ça n'a pas d'âme. Et je suis bien content du retour du pola. Les chinois ont aussi racheté les procédés agfa. On trouve maintenant d'excellentes production en film n&b venues d'extrème orient.

Portrait de Scotian

à Fred24 Portrait de Fred24 De Scotian

| 21H39 | 24/10/2009 | Permalien

"Je fais du numérique pour le boulot. Parce que ça n'a pas d'âme.". Je pense que les moines copistes disaient la même chose en voyant arriver l'imprimerie.

En même temps, je comprend très bien ton point de vue, un peu élitiste, sans que ça soit forcément un mal. Mais je pense qu'il y aura toujours de la place pour les gens qui veulent faire les choses différemment.

Portrait de Lictor

à Scotian Portrait de Scotian De Lictor

informaticien | 11H09 | 26/10/2009 | Permalien

"Je pense que les moines copistes disaient la même chose en voyant arriver l'imprimerie."

Je ne sais pas pour les moines, mais en tout cas, les peintres ont dit la même chose de la photographie à son arrivée... Comment un média qui se contentait de reproduire fidélement le réel pouvait-il avoir un âme, ou même un sens artistique, face à un média qui en faisait une représentation sensible?

Et puis, les choses ont évoluées. On sait maintenant que l'âme ne réside pas dans un gadget technologique, qu'il soit chimique ou numérique, mais dans le cerveau derrière le viseur... Après, certains sensibilités s'expriment mieux avec l'argentique qu'avec le numérique, tout comme certains peintres travaillent mieux à l'aquarelle qu'à l'huile...

Portrait de obey

à Musachi Portrait de Musachi De obey

:| | 23H03 | 24/10/2009 | Permalien

Merci de cette decouverte.

Je recommande :

http://www.matchboxpinhole.com/ c'est sympa aussi

http://www.virusphoto.com/1052-fabriquer-un-appareil-photo-avec-une-boit... assez sympa egalement.

Portrait de GASTAUD

De GASTAUD

photographe | 21H10 | 24/10/2009 | Permalien

L'archivage de fichiers numeriques N'EST PAS FIABLE!!

Donc ceux qui souhaitent garder leurs photos SUR PLUSIEURS DECENNIES, faites de l'argentique!

Quant aux autres.....Bonne chance.

Portrait de Scotian

à GASTAUD Portrait de GASTAUD De Scotian

| 21H39 | 24/10/2009 | Permalien

Un peu rapide.

Il suffit de faire des copies multiples et régulières sur plusieurs disques (ce qui est devenu abordable et relativement facile) pour avoir une garantie de durabilité à 99.99 %, sans perte de qualité. Tandis que la même assurance de conservation de supports analogiques demande des conditions contrôlées (température, humidité...), ce qui n'est pas à la portée du premier venu, et peut être ruiné en un instant par un dégât des eaux ou un incendie.

Portrait de DBL8

à Scotian Portrait de Scotian De DBL8

Retraité | 07H36 | 25/10/2009 | Permalien

Ce n'est pas tout à fait vrai, j'ai des clichés qui ont plus de 100 ans, sans dégâts.
Quand sera-t-il dans 10/15 ans des clichés numérique ?
Les supports seront-ils encore en état ?
Seront-ils encore lisible ?
Y aura-t-il des logiciels pour les lire ?

Pas sur du tout !!

SI, j'ai des dia, plusieurs centaines, des années 70 (anscochrome 400) qui s'assombrissent, ça sa me gène beaucoup, je vais acheter un lecteur de diapo pour les sauvegarder en numérique puisque je n'ai pas d'autre choix.

Portrait de GASTAUD

à Scotian Portrait de Scotian De GASTAUD

photographe | 07H36 | 25/10/2009 | Permalien

Je vous conseille d'aller verifier sur un moteur de recherche la duree de vie des CD-ROM, DVD, et autres disque dur (interne et externe), sans parler qu'a chaque fois que vous changerez d'operating system (windows XP, VISTA, SEVEN et idem en Apple) vous devrez a chaque fois graver -une nouvelle fois- tous vos supports!

Donc votre certitude sur le numerique repose sur du sable. Bon courage....

Portrait de DBL8

à GASTAUD Portrait de GASTAUD De DBL8

Retraité | 09H43 | 25/10/2009 | Permalien

Théoriquement, Seven fait travailler XP MAIS, pas toutes les versions de 7 ET pas tous les programmes.
Charment.

Portrait de bjone

à GASTAUD Portrait de GASTAUD De bjone

dev 3D | 14H18 | 25/10/2009 | Permalien

Ha bon quand on change d'OS on doit rebackuper les données qu'on a déjà backupé.
Première nouvelle :D

Portrait de GASTAUD

à bjone Portrait de bjone De GASTAUD

photographe | 15H05 | 25/10/2009 | Permalien

Seconde nouvelle: un fichier grave avec (par exemple) XP, ne peut etre lu avec VISTA.

Portrait de bjone

à GASTAUD Portrait de GASTAUD De bjone

dev 3D | 18H46 | 25/10/2009 | Permalien

Mort de rire. oupa

Portrait de GASTAUD

à bjone Portrait de bjone De GASTAUD

photographe | 21H22 | 25/10/2009 | Permalien

Si vous pouviez savoir combien de grandes gueules comme vous, j'ai croise dans ma carriere de photographe....

''Les chiens abois, la caravane passe...''

Portrait de bjone

à GASTAUD Portrait de GASTAUD De bjone

dev 3D | 00H20 | 26/10/2009 | Permalien

Si vous saviez combien de mecs comme vous je dépanne sur les forums informatiques....

Portrait de GASTAUD

à bjone Portrait de bjone De GASTAUD

photographe | 07H34 | 26/10/2009 | Permalien

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs...

Portrait de Lictor

à GASTAUD Portrait de GASTAUD De Lictor

informaticien | 12H26 | 26/10/2009 | Permalien

Ne dites pas n'importe quoi non plus, il y a des gens qui pourraient vous croire...

La durée de vie des CD-ROM est effectivement ridicule. Elle l'est encore plus pour les DVD-ROM et devient négligeable pour les supports réinscriptibles. Et alors? Ce ne sont de toute façon pas des supports de backup, mais uniquement des supports destinés au transfert d'information. Donc, pas besoin de re-graver vos supports, ça ne sert à rien, le DVD-ROM est du jetable de toute façon.

Même chose pour les disques durs. C'est un support qui n'est pas fiable. Aucun support ne l'est, même pas le DAT. Un backup ne s'appuie de toute façon pas sur la fiabilité d'un support, parce qu'elle est illusoire, mais sur une stratégie intégrant ce manque de fiabilité comme une certitude à long terme! Par exemple, mon backup se fait à plusieurs étages : RAID 1 au niveau de mon disque de donnée (pas fiable, mais couvres certains pépins et rapide), disques externes (moyennement fiables), backup online pro (fiabilité proche de 100% mais lent). La vraie fiabilité étant garantie par la multiplicité des supports et leurs délocalisation géographique, la probabilité de panne sur l'ensemble de la chaîne au même instant tendant vers 0.

Pour le changement d'"opérating system" (on dit système d'exploitation en français), c'est du grand n'importe quoi. Mes disques de données sont passées de XP à Vista et maintenant à 7 (on dit Sept en français) sans le moindre problème. Pire : j'utilise indifféremment mon Macbook (sous MacOS) et mon PC (sous Vista/7), là encore sans le moindre problème...

Mes certitudes reposent sur plus de 20 ans d'usage et plus 10 ans d'expérience professionnelle, y compris dans des domaines nettement plus sensibles que la photographie... Si on sait ce qu'on fait, on a moins de chance de perdre ses photographies numériques que ses photographies argentiques...

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