
Lecteurs de journaux, êtes-vous atteints de diplopie ?
Dans son essai « Diplopie », Clément Chéroux, historien de la photographie, analyse la couverture presse de l'attentat contre les tours jumelles du World Trade Center. Par l'observation des unes de journaux américains du 11 et 12 septembre 2001, il découvre et explicite un phénomène qui atteint nos nerfs optiques et contribue à la crise de la photographie journalistique et des médias papier.
Souvenez-vous. Un événement de type catastrophe hors norme se produit. Le lendemain, vous allez au kiosque. Vous survolez les unes des quotidiens. N'avez-vous pas l'impression que les mêmes photographies se répètent d'un journal à l'autre ? N'avez-vous pas l'impression de voir double ? D'être, pour les plus savants, atteint de diplopie ?
Pour nous : « Diplopie est un terme médical emprunté au vocabulaire de l'ophtalmologie. Formé à partir des racines grecques “ diploos ” double et “ opos ” (œil), il décrit un trouble fonctionnel de deux images pour un seul objet. “ Voir double ” est sans doute, dans le langage courant, l'expression qui caractérise le mieux cette affliction ».
Donc, vous avez l'impression des mêmes photographies qui se doublent d'un journal à l'autre, d'une « mise en boucle ». Et vous avez raison.

Statistiques
Clément Chéroux en fournit la preuve avec son étude. Basée sur un corpus de 400 unes de journaux américains au jour et au lendemain du 11, et après filtrage statistique, il constate que la couverture s'est faite principalement à travers six images types réparties en seulement trente photographies différentes.
- 41% des unes (photos) montrent la boule de feu de l'explosion de l'avion lorsqu'il percute la tour sud.
- 17% font paraître les images du nuage de fumée lorsque les tours brûlent.
- 14% affichent la carcasse des buildings.
- 13,5% l'avion avant l'impact (les captures d'écrans télé forment plus de la moitié de ces parutions)
- 6% étalent les scènes de panique dans les rues de Manhattan
- 3,5% présentent une photo qui acquerra « dans les semaines suivantes, une importance commémorative : celle des trois pompiers hissant le drapeau américain sur les décombres encore fumants du World Trade Center ».
Dans le reliquat (5%), il y a des « images des corps meurtris, ou en passe de l'être » parues plus généralement dans les pages intérieures des quotidiens. Sur les unes (26 occurrences sur 400), elles côtoient, en vignette, les images types. Reste la question des corps défenestrés. Et des fragments humains. Dans son essai, Clément Chéroux expose les controverses, aussi violentes que les photos, qui ont traversé les rédactions.
Une image (extrêmement graphique) est au centre de ce débat : celle d'un homme qui chute.
Seul le Herald, quotidien de Pennsylvanie, l'a reprise en une.
« Cacher cette photo aurait été cacher cette vérité », assurera plus tard Naomi Halperin, responsable photo du Morning Call. Beaucoup de ses confrères « jugeaient l'image trop violente. Il y avait, selon eux, suffisamment d'autres photographies fortes et informatives pour ne pas choquer leur lectorat ou qu'une famille puisse reconnaître un des siens. Ceux qui firent le choix de la publier reçurent d'ailleurs, dans les jours suivants, des messages d'indignation ou d'injures ».
Quand à la photo de Todd Maisel, la main sectionnée, elle déclencha des vagues de propos scandalisés.
(Amateurs du vol AA77, n'affolez pas tout de suite votre clavier, ses dégâts après son crash sur le Pentagone font les unes des journaux de Washington.).
Surpopulation de photographes et si peu de points de vues
Comment expliquer qu'il y ait eu si peu d'angles de vues différents alors que, dans la matinée du 11 septembre, le bureau de l'Associated Press de New-York a vu défiler « un flot ininterrompu de personnes avec des photographies -des étudiants, des travailleurs, des gens qui s'étaient trouvés sur place avec un appareil photo ». Idem pour d'autres agences.
Ce paradoxe d'uniformité de la couverture par quelques images types de l'attentat alors « qu'il y avait un million de photographes à New-York », l'historien-et conservateur à Beaubourg-l'explique par quelques hypothèses. Une viendrait de la volonté délibérée, par quelques rédactions éclairées, d'utiliser la même image à fin, thérapeutique, « d'abréagir le trauma », c'est-à-dire, par la répétition, « opérer un travail d'assimilation et éventuellement la réparation du choc traumatique » vécu par tous les Américains. Issue de la théorie psychanalytique, si cette hypothèse peut-être jouable à la télévision où la mise en boucle dure des jours et des nuits, la presse, par son lectorat limité, son obligation de passer à autre chose, ne peut y prétendre.
Clément Chéroux, après avoir évoqué également l'autocensure qui élimine la masse des clichés effroyables, en arrive à la certitude, étayée, d'une autre censure : l'écocensure. Elle est induite par la position hégémonique des agences filaires (Associated Press -sur les 400 unes observées, 299 proviennent de cette agence-Reuters et AFP), position acquise à la suite de la concentration, puis la faillite, des agences photographiques. Cette hégémonie économique va de pair avec leurs performances dans l'utilisation de l'outil numérique.
De la « double vue » au « déjà-vu »
« Diplopie » est déjà passionnant avec cette analyse sur l'uniformisation de l'image mais voilà que Chéroux en rajoute, en autant de pages, dans la « double vue » : c'est le « déjà-vu ». Oui, les images répétées « dans l'immédiateté se doublent d'une autre forme de répétition dans le temps long de l'histoire ».
Ainsi avec le 11-Septembre et son drapeau :

Son exposé sur cette autre répétitivité iconographique, exemples visuels et citations à l'appui, recense les raisons et les buts dits et non dits de ces « interconicités », liens de l'événement en cours avec le cirque commémoratif.
Y a-t-il une prévention à cette diplopie médiatique ? Là, on voit pas très bien.
Y a-t-il un antidote ? Il faudrait regarder du côté de la photographie critique, plasticienne (cf. exemple ci dessous)… Mais c'est une autre histoire.




► Diplopie - L'image photographique à l'ère des médias globalisés : essai sur le 11 septembre 2001 par Clément Chéroux - éd. Le Point du Jour. 15 x 22 cm, 136 p., 65 illustrations , 20 €.
Photos de haut en bas :
- Douze unes de quotidiens américains des 11 et 12 septembre 2001 (photographie de Spencer Platt diffusée par Getty images).
- -Une du « The Herald » parue le 12 septembre 2001. Photo de Richard Drew diffusée par l'Associated Press.
- Quatre couvertures de magazines en septembre 2001 et la célèbre photographie de Joe Rosenthal sur Iwo Jima reproduite page 63 de « Diplopie »
- Quatre photographies de l'artiste Arno Gisinger intitulée Plan Américain (collection de l'artiste).
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► Traversées mondaines. et frivoles de l'art contemporain.




















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De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H44 | 21/09/2009 |
Intéressant, mais il y a peut-être une hypothèse plus simple , concernant les unes montrant les deux immeubles en feu , c'est que c'est l'image statique (si l'on peut dire) qui est restée le plus longtemps sur les écrans en direct à la télévision…
Du coté des quotidiens français , je me souviens de l'excellente double « une » de « Libération » avec juste en titre et sobrement, la mention de la date « 11 septembre » qui prévoyait déjà le nom qui serait donné à l'événement dans l'histoire. Peut être justement informé par le correspondant du journal aux États Unis de l'époque ( Pascal Riché ? )
à Numerosix
De palliet
20H59 | 21/09/2009 |
Je ne vois pas quel autre titre aurait pu choisir Libé pour sa une.
Je me souviens avoir fait le pari (sordide, certes) avec un ami du titre du Libé du 12/11/09 le jour même de l'attaque : nous n'avions rien trouvé d'autre que l'énoncé de la date.
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 15H42 | 21/09/2009 |
Le matraquage médiatique d'une info ou image permet de les faire rentrer dans la conscience collective, cela évite les débats et les avis divergents.
A bon entendeur salut…..
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 15H43 | 21/09/2009 |
Le matraquage médiatique d'une info ou image permet de les faire rentrer dans la conscience collective, cela évite les débats et les avis divergents.
A bon entendeur salut…..
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 15H43 | 21/09/2009 |
Le matraquage médiatique d'une info ou image permet de les faire rentrer dans la conscience collective, cela évite les débats et les avis divergents.
A bon entendeur salut…..
à Faboun
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 15H57 | 21/09/2009 |
Et le matraquage médiatique d'un commentaire, ça fait quoi ? ? ?
à Tigerbill
De Sickwidit
Checkin'it out | 22H19 | 21/09/2009 |
ça fait ch… !
à Tigerbill
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 14H28 | 22/09/2009 |
C'est une illustration de mon propos.
De Jean Borie
| 16H06 | 21/09/2009 |
Simple matraquage visuel pour propagande nauséabonde…
A quand un article qui, enfin, donnerait une version sérieuse des évènements du 11 septembre ?
A moins qu'il soit plus facile et certainement bien plus politiquement correct de relayer les évènements au travers du prisme de la presse outre-atlantique…
Dommage… Combien d'années faudra-t-il encore pour que les médias envisagent de dépasser la version officielle de ces évènements, qui tout de même, avouons le, prêteraient très franchement à sourire, si tant de morts et de guerres n'en n'avaient pas été les conséquences !
à Jean Borie
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H19 | 21/09/2009 |
à Jean Borie
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 16H42 | 21/09/2009 |
Rue89 a fait un article sur le 11 septembre pour cela, des étudiants ont travaillé sous la direction de Guillaume Dasquié, spécialiste des questions de renseignement. Ce dernier s'est déjà frotté, dans un livre, aux théoriciens du 11-Septembre.
On voit tout de suite à quel point cette enquête était orientée. Je rappelle que M. Dasquié a été condamné pour avoir inventé un financement du 11 septembre par les Saoudiens. De plus, d'après son ouvrage l'effroyable mensonge, l'avion s'est écrasé en « piqué horizontal » sur le Pentagone, bref du sérieux…
à Faboun
De le soudanais
ici et là | 17H11 | 21/09/2009 |
très honnêtement mettons que vous soyez étudiant en journalisme et qu'on vous propose de participer à une telle opération, qu'allez vous faire ?
Défendre l'indéfendable en courant le risque de vous faire cataloguer avant même d'être diplômé « dangereux conspirationniste » débile adepte de Bigard ?
Ou alors allez vous vous plier à la règle et à la doxa qui veut que tout est clair pour ce 11 sept 2001… ?
Très franchement, je pense que l'immense majorité des futurs journalistes va opter pour la première solution…
J'ai entendu dire que Revel, de l'Express a comparé Kasovitz a Faurisson, faut arrêter tout de même le délire… !
à le soudanais
De SupercalifragilistiC
J'représente mon cul pas un départe... | 19H01 | 21/09/2009 |
Hyper constructif ce que vous dites…
Je crois que ça s'appelle « être un mouton » le comportement que vous décrivez.
Et c'est pas parce que c'est comme ça que ça se passe de nos jours (et depuis toujours, dans le milieu du journalisme et ailleurs) qu'il faut dire :
« Ben oui c'est comme ça que ça se passe, alors qu'est-ce que vous voulez mon bon monsieur on peut rien y faire hein ! »
Si on commence à penser que rien ne peut changer…rien ne changera ça c'est sûr !
à SupercalifragilistiC
De le soudanais
ici et là | 08H26 | 22/09/2009 |
J'essaie d'être réaliste et d'expliquer pourquoi il ne faut rien attendre des journalistes, surtout des jeunes, surtout en France.
La réaction doit venir des citoyens, pas des institutions, qui suivront une fois une majorité convaincue.
http://www.reopen911.info/11-septembre/rue89-resoud-le-11-septembre/
à le soudanais
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 09H35 | 22/09/2009 |
Eh bien, vous avez une drôle idée du journalisme. Big Brother serait-il déjà parmi nous ?
Plus sérieusement, vous êtes en train de défendre l'idée que les journalistes ne sont que des moutons uniquement bon à écrire sans plus de reflexion.
La nouvelle devise du journalisme : « peu importe le fond, du moment que l'encre coule ».
En tant qu'élève en journalisme, j'aurais sûrement proposé à M. Dasquié de comparer les différentes hypothèses concernant le 11 septembre au lieu de faire comme mes confrères et d'écrire un énième article inutile à ce sujet.
S'ils sont déjà vendus avant même de sortir de l'école, je ne vois pas comment ils feront plus tard lorsqu'ils devront choisir entre une promotion ou écrire un article de fond qui dérange.
A bon entendeur salut….
à Faboun
De le soudanais
ici et là | 12H05 | 22/09/2009 |
Je ne pense pas être loin de la vérité pourtant, j'essaie juste d'expliquer le pourquoi du comment.
Nulle part je n'ai dit que c'était une bonne chose, mais force est de constater que le niveau du journalisme en France est plutôt bas, le dernier investigateur de talent aka Denis Robert a ouatmille procès au cul et a décidé de prendre un peu de recul après s'être fait étrillé par la presse en vue, Le Monde en premier. Il a tout de même du organiser un concert de soutien afin de récupérer quelques thunes, je suis révolté quand je vois ça.
Mis à part quelques initiatives innovantes et originales comme XXI, Le Tigre, Zmâla, Polka ou des dinosaures comme le Canard, très franchement la presse française est assez indigeste, tant sur la forme que sur le fond. Je préfère mille fois lire The Economist pour savoir ce qui se passe dans le monde, là au moins j'aurai de l'info de qualité, après il faut savoir lire entre les lignes. Hard Talk sur la BBC est très bien aussi, même si je regrtee le départ de Tim Sebastian qui n'avait pas son pareil pour poser de vraies questions à ses invités !
Il y a bcp de montons chez les journalistes en France oui, c'est pas une bonne chose oui, et non je n'ai pas la solution, si ce n'est de plus acheter les torchons ni les regarder et privilégier les medias indépendants et honnêtes. Pour noel et anniversaires, je ne me pose plus de questions, hop un abonnement là et hop un abonnement ici !
à Jean Borie
De Un_Citoyen_de_plus
individu | 09H18 | 22/09/2009 |
Il y a ce film intéressant (à mon avis, pour pas dire assez incroyable) que j'avais trouvé et qui est là….
http://www.reopen911.info/video/911-mysteries-vo-st-fr.html
et puis visible là aussi mais sans fioritures autour :
http://united.robots.free.fr/videos.html
C'est long…. ça dure 30 minutes a peu près mais franchement.
Bon pour finir il y a ce site (en anglais) qui semble à l'origine de la vidéo mais en parcourant le site il y a de drôles de trucs quand même… comme par exemple Obama ne serait pas américain…
http://www.911weknow.com/911-we-know et là puis ce discours de Bush père à propos du nouvel ordre mondial
http://www.youtube.com/watch ? v=7a9Syi12RJo
Bref… vous verrez bien ….
à Un_Citoyen_de_plus
De screugneugneux
râleur-NRV | 11H26 | 23/09/2009 |
merci,
De Iv
Roboticien utopiste | 16H15 | 21/09/2009 |
La meilleure photo est reprise par plus de monde. Quel scoop…
De jojomigrateur
Photojournaliste | 16H20 | 21/09/2009 |
l'affaire est simple… les photographes essaient de faire la photo qui résumera à elle seule un évènement. C'est ainsi qu'ils ont tous tendance à produire les mêmes visuels…
Si l'on prends des sujets beaucoup plus « simples » que l'attentat du 11 septembre, par exemple un match de foot, on constate que des agences comme l'AFP Reuters ou AP diffusent à peu près les mêmes images de « jubilation » du buteur….
La « diplopie » en question est le résultat des attentes d'une presse qui n'ose plus prendre de risques…
De Liger
liger.amsud.net | 16H23 | 21/09/2009 |
Peut-être aussi un réflexe un peu grégaire, tendant à se rassembler autour du même symbole ? Lequel, et je rejoins Numéro6, était l'image télévisée la plus vue à ce moment.
Et finalement l'évènement (je le dis sans polémique), c'était l'attentat ou la stupéfaction américaine ? Dans le second cas, cette image représentait parfaitement, et exclusivement, l'évènement.
De rodikol
dindon de la force | 16H27 | 21/09/2009 |
Article formidable car très instructif.
De trotter
17H25 | 21/09/2009 |
En même temps on achète pas vraiment le journal pour y regarder des photo, si ?
à trotter
De Crepitus
Retraité | 17H54 | 21/09/2009 |
@trotter Curieusement, lorsque j'achète un journal c'est plutôt pour le lire que pour regarder des images. Il existe des revues, dont certaines de qualité, destinées à l'imagerie, ceci étant dit sans la moindre intention péjorative ; si j'ai envie de voir des reportages photos j'achète ce type de revue, si, par contre, j'ai envie d'informations je choisis le texte, ne serait-ce que le reportage en direct ne donne pas le temps de la réflexion, que l'émotivité l'emporte sur la réflexion ; le texte imprimé au moins donne le temps de la réflexion avant l'acte d'écrire. Je ne fais pas d'angélisme, je sais très bien qu'il faut toujours se distancier par rapport à l'information et au commentaire ; je sais aussi que de nombreux titres sont à lire avec beaucoup de réticences, il faut toujours être réticent vis-à-vis des affirmations mais plus avec certaines qu'avec d'autres
à trotter
De manu mosan
pote au graf | 20H35 | 21/09/2009 |
Une photo est une information au même titre qu'un article. C'est bien souvent la photo qui pousse le lecteur à s'intéresser à l'article. Il arrive aussi que l'image soit bien plus instructive que le texte. Mais elle est aussi aisément « manipulable » sortie de son contexte et/ou mal commentée/légendée.
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H38 | 21/09/2009 |
En tout cas, Bakchich sort son hebdo mercredi. La démarche est à suivre car tout en conservant son site, l'équipe fait le pari de sortir un journal papier avec lequel nous ne devrions pas avoir de diplopie… ! !
http://phil195829.overblog.com
De Wallabys
V | 17H49 | 21/09/2009 |
Ce qui est surprenant est le traitement uniforme de l'information comme pour éviter qu'on puisse le regarder autrement.
Avec le recul et en faisant abstraction de l'horreur de l'événement on pourrait presque penser à une communication de qualité.
Surprenant.
Dans le même genre qui se souvient du premier discours raté en direct depuis son bureau de Georges Walker Bush qui a été refait dans la foulée pour que les Agences de presse aient un matériel à la hauteur de l'événement à diffuser.
De Achille1980
iconoclaste | 02H03 | 22/09/2009 |
je n'ai pas trop saisi ce que la personne voulait démontrer.
Quoi de plus légitime, instinctif je dirais, que de choisir la photo la plus « parlante » de l'ensemble d'un événement ? Alors si les rédacteurs choisissent majoritairement la même photo, peut-être est-ce simplement parce qu'ils se rejoignent sur le côté symbolique d'une photo, ce qui me semble assez logique.
Après, pfouuh, vouloir décortiquer cela, réfléchir et chiffrer les unes selon le type de photo choisie pour un évnénement, cela relève d'une modernité typique de notre époque que je nommerais « masturbation vaine de l'esprit ». Masturbation qui ne peut en définitive que nous faire voir du vice là où il n'y en a pas.
En conclusion, jugeons nous-mêmes si une photo nous plait ou pas, et basta. Il y en a quand même suffisamment de nos jours sur le même événement pour trouver son « bonheur » de regardeur, voire parfois de voyeuriste.
De juliettelucie
Agitée du bocal | 19H26 | 21/09/2009 |
Ce qui m'étonne le plus, c'est à quel point la date est devenue symbolique. On parle du 11 september, point à la ligne, et comme le montre la une de Libé du lendemain, dès le début, la DATE a été utilisée. D'autres attentats du même calibre, comme celui dans la gare de Madrid, n'ont pas eu de date attachée de la même manière. On aurait pu lui donner, dans le language courant, le nom de « attaque Al Qaida », ou « attentat twin towers et pentagone », mais c'est la date qui est restée en mémoire. Quand vous parlez du 11 septembre, on sait directement. Si vous parlez du 11 mars, il n'est pas évident directement que vous parlez de Madrid. (faites une recherche google pour voir)
Pourquoi ?
à juliettelucie
De simao
(pfff) | 09H59 | 22/09/2009 |
Le 11 Septembre est resté dans les memoires car il a touché les Etats Unis, pays au « splendide isolement » que l'on croyait intouchable ! ! Ceci dit en Espagne on parle du « 11 de M » comme date reference dans l histoire de l'Espagne, et cela apparait surement sur les pages google.es
Le rayonnement espagnol n est pas aussi important qu'aux 16, 17 et 18e siecles alors que les Etats Unis ont aujourd'hui imposés un « modèle de vie »… Voila tout……..