
Guerre d'Espagne : Centelles ou la beauté de la photo engagée

Soixante dix ans après la « retirada », cette retraite vers la France de milliers de républicains espagnols et catalans, combattants et familles, l'Hôtel de Sully expose une centaine de photographies -pour la plupart inédites- de l'un d'entre eux : le reporter Agusti Centelles, (1909-1985).
Dans ce flot d'hommes désarmés qui traversent la frontière au Perthus en cette première semaine de février 1939, le photographe catalan Agusti Centelles, membre de la Fédération internationale des journalistes.
Il n'a pas rendu ses armes, et ce n'est pas une métaphore : dans la mallette qui l'accompagne, des milliers de négatifs accumulés pendant les années de guerre contre le fascisme (36-39). (Voir le diaporama)
Cliquez ici pour voir le diaporama en plein écran, et les légendes
Ce sont des témoignages au jour le jour de la férocité des combats et de l'existence de partis ou mouvements révolutionnaires massifs -CNT, Poum- réprimés jusqu'à l'effacement par les communistes. En bandoulière, il porte son Leica de 1934.
Mais sur cette route, direction le camp d'Argelès, il n'a pas le cœur à photographier cet exode. Il écrit, en capitales, dans son journal intime, débuté un mois avant :
« Mon esprit de journaliste a disparu et je ne me sens aucun courage pour descendre du haut de mon camion -et ne parlons pas- d'en descendre. »
La grande question de l'exposition : c'était quoi, l'engagement ?
Cet accroc à son professionnalisme, jamais démenti avant guerre et pendant, est une défaite dans la défaite. Paradoxalement, c'est la preuve d'un engagement total auprès des siens ; d'où la question principale planant sur cette exposition : c'est quoi, l'engagement ? Ou plutôt, c'était quoi ?
Une réponse est dans un texte formidable du livre accompagnant l'exposition (« un regard juste versus juste un regard ») proposé par l'artiste et théoricien Joan Fontcuberta :
« Les théories actuelles du photojournalisme ont mis en avant la notion de neutralité. Le professionnalisme se définit même précisément par le refus de la partialité qui nous mènerait à la pure propagande.
Nous trouvons aujourd'hui candides et vaines les tentatives de ces pionniers qui, n'obéissant ni à des codes déontologiques imposés ni à des traités de style, s'en tenaient à leur propre conscience et manifestaient leur humble intention de changer la réalité : la photographie comme outil de transformation du monde. Propagande ? »
Réponse de la photographe nord-américaine Dorothéa Lange citée, dans la foulée, par Fontcuberta :
« Tout ce que croit un individu est propagande. Plus tu crois intensément et profondément en quelque chose, plus grand propagandiste tu deviens. Conviction, propagande, foi, je ne sais pas, je n'ai jamais pu considérer que ces termes étaient pernicieux. » (« Aperture », New York, 1982).
Non, Agusti Centelles n'est pas « le Capa espagnol »
A ce coin de l'histoire, on devine que de nombreux riverains pensent aux photographes de la même époque sur le même terrain, et bien sûr à Capa. Combien de gazettes ont -et vont encore- qualifier d'Agusti Centelles de « Capa espagnol ».
Raccourci erroné. D'abord il est catalan… Ensuite, Gervasio Sanchez, photographe et journaliste au Heraldo de Aragon, argumente, dans un autre article du livre intitulé le « photographe universel » :
« Trois raisons différencient Centelles de ces dizaines de photographes qui se sont aventurés intensément dans la guerre (d'Espagne) et en ont tiré des images d'une grande justesse :
- Ils ont couvert la guerre des autres,
- Ils n'ont jamais été inquiétés dans l'exercice de leur métier-
- iIs ont bénéficié d'une reconnaissance publique -même si certains moururent très jeunes. »
Autrement dit : la proximité et la sincérité du fait photographique serait relativisé par le parachutage…
Centelles, c'est bien l'anti-Capa sur toute la ligne. Ava Gardner ne l'attend pas au bar du Ritz de Barcelone. Sa mallette n'est pas une valise mystère. Il ne fera pas un prototype flamboyant, idéal pour la profession et le roman.
Rentré clandestinement en Catalogne en 1944, il revient en France en 1976
Après un séjour pénible sur le sable du camp de rétention d'Argelès, où les libertaires comprennent difficilement les maltraitances des troupes coloniales à leurs endroits, il est emmené au camp de réfugiés de Bram, dans l'Aude. Il y restera neuf mois.

Reprenant là peu à peu son métier de photographe dans des conditions acrobatiques, il continue à tenir son journal, aujourd'hui publié, récit émouvant et précis de ces jours d'enfermement :
- En 1942, il travaille à la fabrication de faux documents en liaison avec des groupes de résistants espagnols.
- En 1944, il rentre clandestinement, avec sa famille, en Catalogne. Il laisse à Carcassonne ses milliers de négatifs.
- En 1947, il est rattrapé par le franquisme. Condamnation à douze ans de réclusion (qu'il ne fera pas) et interdiction de reportage journalistique à perpétuité. Il se tournera vers la photo industrielle et publicitaire.
- En 1976, il récupère en France ses archives. C'est à cette période qu'est prise la photo ci-contre (il est à gauche).
- En 1979, il réintègre, avec tous les journalistes exclus, le Registro Oficial de Periodistas.
Ses archives alors se déploient en expositions modestes. On y découvre des documents (la seule photo attestant la présence de Georges Orwell en Catalogne, dans une file d'enrôlement du Poum) et une photographie de guerre particulière, ancrée dans le mouvement, la chronique (Land and Freedom avant le film), la vérité du cadrage et la pertinence du déclencheur.
La mort brutale y est représentée sous des couvertures pudiques ou en rares scènes déchirantes (Picasso s'est inspiré de celle prise après le bombardement de Lerida).

Le pouvoir démocratique ne s'est pas trop empressé de soutenir l'œuvre de Centelles. Un an avant sa mort, en 1984, malade, il lui concède le Prix national des arts plastiques. Peu importe. Une muséification aurait, dixit Joan Fontcuberta, « désactivé la dimension critique des documents photographiques ».
On saura gré aux organisateurs de cette exposition d'avoir posé une partie des photographies sur un rebord, légèrement inclinées, sans cadres ni vitres, lisibles par tous. Simplement, sans feux de rampes. Ainsi, au fond, était la vie d'Agusti Centelles.
► Agusti Centelles, Journal d'une guerre et d'un exil Espagne-France, exposition du Jeu de paume, à l'Hôtel de Sully, 62, rue Saint-Antoine, Paris IVe - du mar. au ven. 12-19h, sam. et dim. 10h-19h. - 2,50€/5€ - Rens. : 01-42-74-47-75. L'exposition est produite par La Virreina-Centre de la imatge de l'Institut de cultura de l'ajuntament de Barcelona et organisée avec le soutien de l'institut Ramon-Llull, Barcelone et le concours des archives Centelles, Barcelone.
► Agusti Centelles : camp de Bram, 1939 éditions du Jeu de Paume - 15 x 21 cm - 64 p. - 12€.
► Agusti Centelles 1909-1985 éditions Actes-sud - 30 x 25,5 cm - 258p. - 55€.
Photos : barricade dans le village de Belchite sur le front d'Aragon en 1937, Agusto Centelles à son arrivée en France, avec les archives photo sauvées (DR), morts sur la place de Catalogne, à Lerida, en 1936, miliciennes républicaines sur le front d'Aragon (Agusti Centelles).

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► Traversées mondaines. et frivoles de l'art contemporain.




















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De Colas Géranton
étudiant | 16H58 | 18/06/2009 |
Un documentaire sur la guerre d'Espagne : Vivre l'utopie
http://raforum.info/spip.php ? article5441
De philippe.edmond
unvoyageauliban.bafweb.com | 17H30 | 18/06/2009 |
Bagatelle pour un massacre.
Présenterait on sans s'excuser une exposition de photographies prises par un espagnol franquiste à la même époque ou par un thuriféraire d'Hitler ou de Mussolini.
Les questionnements actuels sur l'engagement ignorent presque toujours hypocritement que ces artistes ou intellectuels « engagés » ont défendu les causes les plus brutales et sanglantes au nom de grands mots et d'intentions généreuses.
Que des espagnols aient eu des raisons de lutter contre l'écrasement de la pauvreté et des lois libérales ( http://www.lesbonsdocs.com/loilechapelieroriginesliberalisme.htm ) est tout à fait compréhensible.
Mais cela n'exonére pas la gauche espagnole de sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre civile et dans les atrocités qu'elle a provoqué :
Refus de la victoire électorale des droites modérées en 34, 270 assassinats politiques entre la victoire du front populaire et le soulèvement national, dont ceux visant les chefs de l'opposition. Massacres systématiques de prêtres, 88% de ceux du diocèse de Barbastro et 30 % à Madrid.
http://www.lesbonsdocs.com/docs/persecrelguerresp.htm
Les grands cimetières sous la lune ne doivent pas faire oublier les victimes de l'idéologie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Grands_Cimeti%C3%A8res_sous_la_Lune
à philippe.edmond
De flixp
01H10 | 19/06/2009 |
« Mais cela n'exonére pas la gauche espagnole de sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre civile et dans les atrocités qu'elle a provoqué : »
Gauche espagnole élue démocratiquement. Les franquistes qui ne s'appelaient pas ainsi lorsque tout l'histoire commença étaient les rebelles.
sinon je suis d'accord.
à philippe.edmond
De nemo3637
Déchoukeur | 03H19 | 19/06/2009 |
Quel oubli - ou quelle complaisance - à l'égard des milliers d'ouvriers espagnols et d'intellectuels assassinés du début du siècle à bien après 1939 !
La mémoire, c'est bien vrai, est souvent sélective.
De Un compte supprime
nc | 19H14 | 18/06/2009 |
Vus l'evoquez brievement : le camp d'argeles…. quelqu'un a-t-il des infos sur ce sujet. Je suis tombe par hasard sur cette histoire en lisant le bouquin de Jordi Soler, les exiles de la memoire.
Ca me semble tellement enorme ; apparement des dizaines de milliers de refugies abandonnes et morts sur cette plage, dans l'abandon absolu des autorites francaises (c'etait pourtant l'epoque du front pop..) et l'oubli des generations futures. Y a-t-il des travaux serieux sur ce sujet dramatique ?
à Un compte supprime
De spleenlancien
78672
manant, de passage sous le soleil. | 19H46 | 18/06/2009 |
Celui ci : Jean Ortiz . Rouges Maquis de France et d » Espagne Les Guerilleros. Chez Atlantica 2006 .
Il est prof à la fac de Pau . On dira que son coeur bat pour les Republicains. Bonne lecture
à spleenlancien
De Un compte supprime
nc | 20H04 | 18/06/2009 |
merci beaucoup… c'est note.
à spleenlancien
De Un compte supprime
nc | 20H11 | 18/06/2009 |
http://www.midilibre.com/articles/2009/05/29/20090529-PERPIGNAN-F-Sole-l…
Etonnant que ca sorte seulement mantenant cette histoire. Il y a meme un film qui est sorti ces jours dernier ; F. Solé : « le camp d'Argelès un univers impensable » J'ai beaucoup parlé avec des historiens, j'ai cherché des écrits, mais il y en a très peu qui parlaient de ce camp. Le mépris était total, alors j'ai écouté les rescapés, ceux qui avaient vécu l'enfer.
Qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans leurs récits ?
Dans le camp, la souffrance et la cruauté étaient poussées à l'extrême. En réalité, l'histoire se décline sous trois angles, selon que l'on soit homme, femme ou enfant.
La dignité des femmes m'a énormément marqué, le film rend hommage à leur lutte, leur résistance, leur vaillance et à leur révolte qui a duré trois jours.
Avez-vous le sentiment d'avoir percé un abcès ?
Oui, ma limite a été le temps, j'aurais pu aller encore plus loin et égratigner encore davantage. J'ai bien conscience d'avoir touché un sujet, toujours sensible et forcément gênant.
à Un compte supprime
De Un compte supprime
nc | 20H18 | 18/06/2009 |
et ceci : http://argeles1939.com/crbst_36.html
apparement il y a des sources… mais ce qui reste etonnant c'est le peu d'echo et de retentissement. Enfant, je n'ai jamais rien appris de ce camp. Je savais seulement que Machado dormait a Colioure, trois pas suffirent hors d'espagne et le ciel pour lui se fit lourd, il s'assit dans cette campagne et ferma les yeux pour toujours…
à Un compte supprime
De nayko
Troubadour urbain | 21H50 | 18/06/2009 |
Documentaire : « Mourir à Madrid »
http://www.youtube.com/watch ? v=T6lPePaq06U
à Un compte supprime
De spleenlancien
78672
manant, de passage sous le soleil. | 22H59 | 18/06/2009 |
Ce lien est formidablement instructif . On y parle de camp de concentration( pas d'extermination ) . C'est Daladier et Sarraut qui les ont ouverts, ceci explique, peut-être, le peu d » echo que vous évoquiez..
Ces camps furent ouverts pour les Républicains espagols, servirent bien sur sous Vichy L » idée parut tellement bonne qu » on en construisit en 62 pour les Harkis .
à Un compte supprime
De flixp
01H14 | 19/06/2009 |
on peut aussi causer du camp de Rivesaltes qui a « accueillit » des républicains espagnols, puis des tziganes et juifs, puis des harkis et enfin des étrangers en situation irrégulière. Il a depuis été déplacé plus proche de l'aéroport de Perpignan.
à flixp
De Un compte supprime
nc | 03H16 | 19/06/2009 |
Merci a tous… il y a un curieux cas d'amensie sur ce coup la quand meme… on a tous lu pour qui sonne le glas et on nous a raconte a tous les brigades internationales etc… mais rien -ou si peu- sur la fin dramatique de cette guerre civile, la chute de Barcelone et la retirada…
je crois que je vais bosser le sujet a mes heures perdues…
pour vous remercier un peu de flamenco
(Carmen Linares, buleria… pas trouve le tres beau Banderas Republicanas, de la nina de los peines, egalement repris par carmen, facile a trouver sur Deezer… hasta la muerte ! )
à Un compte supprime
De freakfeatherfall
loin de la rue | 04H03 | 19/06/2009 |
una buleria !
merci homère !
pour toi une petite chanson qu'on retrouve dans un ville que j'adore, « vengo » de tony gatlif, à écouter à en faire chialer ses enceintes :
Vengo - Naci En Alamo
à freakfeatherfall
De Un compte supprime
nc | 08H21 | 19/06/2009 |
Tu as vu exils… ma vie…
je vais essayer de trouver la musique a la fin du film et je te le poste illico…
en attendant
à Un compte supprime
De picouick
11H44 | 19/06/2009 |
ma (petite) contribution suspiros de españa de diego el cigala
B.O du film soldados de salaminas :
à picouick
De freakfeatherfall
loin de la rue | 16H01 | 19/06/2009 |
belle chanson
j'ai vu le film et j'ai bien aimé, mais sans plus…
à freakfeatherfall
De picouick
18H15 | 19/06/2009 |
oui la chanson est belle, le film l'est moins mais je te conseil de voir (si tu aime les films racontant cette période de l'Espagne) :
las 13 rosas l'histoire vrai de 13 femmes condamnées à mort elles avait entre 18 et 29 ans très beau film.
à Un compte supprime
De freakfeatherfall
loin de la rue | 16H02 | 19/06/2009 |
oui j'ai vu « exils »
très bon aussi !
c'est ta vie ?
mais t'es en AmSud maintenant, non ?
à Un compte supprime
De picouick
20H47 | 18/06/2009 |
il n'y avais pas qu'a argeles mais aussi Saint Cyprien, Le Barcarès
ou il y avais des camps .
mon grand-père me racontais qu'ils y étais mal accueillies et par les gendarmes et par la population.Pour lui (et pour d'autres de ses camarades) la délivrance (si l'ont peut dire) viendra de son engagement dans la résistance…
à Un compte supprime
De swingmachine
Smoking class hero | 21H44 | 18/06/2009 |
Il y » avait également le camp de Gurs, dans le Béarn, où furent internés d'abord les combattants de l'Armée républicaine espagnole, puis, plus tard, sous le régime de Vichy, des résistants français, des Juifs allemands, autrichiens, polonais, des réfugiés espagnol, et à la fin de la guerre, des Français soupconnés de collaboration. Environ 60 000 hommes, femmes et enfants furent enfermés à Gurs et 1100 environ y sont morts de maladies et de malnutrition. Pour beaucoup, ce séjour en Béarn a précédé un départ sans retour pour Auschwitz.
« Gurs, une drôle de syllabe, comme un sanglot qui ne sort pas de la gorge. » Louis Aragon
à Un compte supprime
De Hijo de Antonio Machado
journaliste | 16H17 | 19/06/2009 |
Il existe une abondante ( et discrète) littérature autour du camp d'Argelès. Je vous conseille « L'exil des républicains espagnols en France », de Geneviève Dreyffus- Armand, chez Albin Michel., « Odyssée pour la liberté » de Marie- Claude Rafaneau- Boj(Denoël), « La mémoire à vif », de Progreso Marin (Loubatières), « La retirada » de Josep Bartoli. J'ai aussi lu et rencontré Jordi Soler.
Je suis fils de républicain prisonnier à Argelès, et les mémoires de mon père seront publiées en octobre( Editions Pleine Page).
On fustige sans trop en connaître les clauses le pacte germano soviétique, il faudrait se pencher un peu aussi sur le traité de non intervention adopté notamment par la France( de Daladier et de Léon Blum) tandis que les aviations allemandes et italiennes finissaient le travail sur les colonnes de réfugiés fuyant le franquisme, qui est resté en place jusqu'en 1971. Les gouvernements d'Europe devaient avoir sans doute le dos tourné, il leur a échappé que Hitler et Mussolini étaient certes battus et morts, mais que le 3ème larron continuait d'activer le garrot chez lui.Pour qualifier cette période de notre histoire, les spécialistes parlent de « période compliquée »…
De Cirrhose.
blablabla | 19H51 | 18/06/2009 |
En tout cas, je trouve l'avant dernière photo absolument incroyable, la composition est hallucinante.
Hop, j'irais faire un tour a l'expo !
De Yvon
21H50 | 18/06/2009 |
C'est vrai qu'elles sont belles ces photos et si modernes, si vivantes.
La République, puis La guerre d'Espagne étaient une guerre de libération sociale, une avancée incroyable vers la Liberté. Mais tous les pouvoirs ont tout fait pour que périssent ces Républicains et leurs idées. Mes 3 oncles ont plus souffert dans les camps des Français ( Argelès, Rivesaltes…) que dans ceux des Allemands. Et maintenant l'Espagne « démocratique » peine à dire la vérité, à retrouver les restes de Garcia Lorca. C'est dire si ces Républicains et leurs idées gênent encore.
De Hijo de Antonio Machado
journaliste | 15H55 | 19/06/2009 |
Il n'est jamais trop tard pour revenir sur la Retirada, même si la France de 2009 a oublié de se rappeler que les guérilleros espagnols ont été parmi les premiers à s'engager dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Les premiers chars qui ont libéré Paris portaient des noms de batailles de la Guerre d'Espagne( Teruel, Guadalajara,etc.).et étaient conduits par des républicains espagnols.s. Il est juste un peu dommage de trouver là matière à commentaires douteux. Quand on lit que « les communistes ont réprimé la CNT et le POUM jusqu'à l'effacement total », on doit conclure que les 500 000 exilés qui sont arrivés en France étaient tous communistes ou sympathisants, puisque les autres étaient tous « effacés ». A lire ces commentaires, les communistes ont fait plus de morts que les franquistes. Ils ont aussi, entre autres méfaits, un peu libéré la France en 1944, et un peu contribué ensuite au Conseil National de la Résistance.
De Hijo de Antonio Machado
journaliste | 15H56 | 19/06/2009 |
Il n'est jamais trop tard pour revenir sur la Retirada, même si la France de 2009 a oublié de se rappeler que les guérilleros espagnols ont été parmi les premiers à s'engager dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Les premiers chars qui ont libéré Paris portaient des noms de batailles de la Guerre d'Espagne( Teruel, Guadalajara,etc.).et étaient conduits par des républicains espagnols.s. Il est juste un peu dommage de trouver là matière à commentaires douteux. Quand on lit que « les communistes ont réprimé la CNT et le POUM jusqu'à l'effacement total », on doit conclure que les 500 000 exilés qui sont arrivés en France étaient tous communistes ou sympathisants, puisque les autres étaient tous « effacés ». A lire ces commentaires, les communistes ont fait plus de morts que les franquistes. Ils ont aussi, entre autres méfaits, un peu libéré la France en 1944, et un peu contribué ensuite au Conseil National de la Résistance.
De Almaral
Réalisateur | 14H40 | 21/06/2009 |
L'homme à côté de Centelles dans la photo de la voiture est Eduardo Pons Prades, mort en 2008. Auteur entre autres d'un ouvrage de référence sur les Républicains Espagnols dans la 2e Guerre mondiale en 1975.