
A Masha Bruskina, pendue à Minsk, exposée à Paris
Par deux fois, j'ai visité l'exposition photographique « Controverses », à la Bibliothèque de France, rue de Richelieu à Paris, où vous êtes montrée, pendue. Par deux fois, après m'être arrêté devant votre photo, je suis ressorti de la salle sans trop stationner face aux autres documents. Votre visage et votre photo, que je connais pourtant bien, me retenaient de m'attarder sur l'ensemble.
La photo vous représente, la tête anormalement inclinée par la pression de la corde sous le poids de votre corps tandis que l'on passe une autre corde au cou de votre camarade, aussi jeune, au sourire en coin. C'est en octobre 41, à 17 ans, à Minsk, que vous êtes morte par pendaison. Condamnée pour faire partie d'un groupe de résistance soviétique. Vos bourreaux étaient des supplétifs lituaniens de l'armée allemande (quoique celui qui officie porterait plutôt la casquette d'un gradé allemand nazi).
L'histoire ne vous a pas fait de cadeau. Déjà emmenée à vous battre le dos au mur par la stupidité politique criminelle de Staline, celle-ci ne vous a pas lâchée après votre mort puisque votre nom, Masha Bruskina, et votre identité, furent dissimulés et seulement révélés en 1996. Alors que votre photo de suppliciée devenait un exemple de « patriotisme et de courage » en URSS dès la fin de la guerre, les campagnes et répressions antisémites s'amplifiaient. Vous, « l'héroïne de Minsk », « l'exemple et le symbole », étiez juive. Ça faisait pour le moins désordre.
L'histoire continue à ne pas vous favoriser. Vous êtes aujourd'hui accrochée au milieu d'un bazar de photographies, sur le même plan (et pans de murs) que la dernière photo d'une princesse bêtasse et la première de la fée Clochette, d'un fantôme, de faux scandales mais de vraies photos marchandes de Toscani, Bourdin, Meisel, de lisses pré-adolescentes… Certes, vous avez, à vos côtés, ou plus loin, des compagnes et des compagnons du malheur et de l'horreur : une victime d'un pogrom à Lvov (Pologne), la petite fille d'Armero (Colombie) dans sa flaque de boue mortelle, et celle qui va mourir de faim au Soudan sous la surveillance d'un vautour, les prisonniers d'Abou Ghraib, des fusillés, des décapités…
Le livre, un outil de précisions, l'expo., un instrument de confusions.
Mais pourquoi cette exposition qui mélange martyrs et naïades, guerre et sexe, photos manipulées, truquées et douteuses, photos célèbres ou non, grandes et petites, bling et blang ?
Parce que « Controverses » est conçue en compilation de photographies, du début de l'invention à nos jours, et dont le dénominateur commun n'est pas le thème, le style, la période, mais les réactions qu'elles ont entraînées et leurs conséquences polémiques, judiciaires, politiques. Cela va de la contestation, à caractère révisionniste, du fait, de la prise de vue, aux débats moraux, sérieux ou foireux, à la censure.
Et puis parce que « Tout arrive… » comme le prévoyait Pierre Assouline dans son blog de la république des livres du 24 juin 2008, lorsque l'exposition « Controverses » et le livre (à l'origine de l'exposition) sont présentés pour la première fois par le Musée de Lausanne.
« Controverses », le livre, est sous-titré « une histoire juridique et éthique de la photographie ». Les photographies sont accompagnées de longs textes bien documentés, pédagogiques sur tous ces cas particuliers et leurs enjeux différents. Ce livre de spécialistes est un excellent outil de connaissance.
« Controverses », l'exposition itinérante, est sous titrée « Photographies à histoires ». C'est la projection du livre en 78 tirages photographiques. Les textes explicatifs sont des résumés, extraits du livre, en lettres noires sur fond gris. Au bout de quelques lectures de cartels, les yeux en tombent. Les mots ne font pas le poids à côté du choc des photos. Leurs ricochets visuels, dans des collisions et surenchères de genres et d'outrances, annihilent toutes hiérarchies de statuts, de valeurs et de densité historique dans l'ensemble photographique.
Beaucoup de visiteurs sortent sonnés. Après de rapides interrogations auprès d'eux, ils retiennent de l'horreur l'horrible, du sexe le trouble, de la visite le spectacle et, de la réalité mise en doute… le doute et la rumeur. II reste dans leurs mémoires une à deux images.
Pour un « ensemble (qui) permet ainsi de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps », selon le communiqué de presse, c'est réussi.
La B.N.F. a-t-elle voulu, avec cette exposition, faire un « coup », appuyée par de grands partenaires médias (France Inter, Le Monde, Le Point) ? En tout cas, les salles ne désemplissent pas. Succès. Plus de 18 000 visiteurs depuis son ouverture, début mars. Entrée : 7 euros, tarif réduit 5. Service public compris.

« Nous sommes des partisans qui ont tiré sur des soldats allemands »
Mais je reviens vers vous, Masha. Je ne diffuserai pas votre photographie de pendue. Je préfère reproduire celle où, vivante, vous avancez, au milieu de vos deux camarades aux têtes d'Affiche rouge, vers la potence, affublée d'une pancarte qui se veut humiliante. Cette image est dans le livre, pas sur les cimaises.
Des témoins qui vous ont connue parlent d'une jeune fille intelligente « au caractère intègre ». Ils se sont souvenus que vous aviez, dans cette rue de Minsk, « marqué les esprits par votre calme et votre dignité ». Ce ne sont pas ces derniers mots là que j'emploierai pour définir cette exposition.
►Controverses Une histoire juridique et éthique de la photographie - Actes Sud /Musée de Lausanne - 22 x 28 cm - 320p. - prix indicatif : 45€ - Cliquez ici pour télécharger le dossier de presse avec des textes tirés du livre et la liste des photographies et de leurs auteurs.
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► Traversées mondaines. et frivoles de l'art contemporain.



















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De Lionel Dominique Guérin
écolo | 09H58 | 07/04/2009 |
après l'exposition sur les cadavres chinois, celle sur les condamnés à mort polonais et les pré-ado sexuées…
Ce qui me gène, c'est d'une part le cynisme de ceux qui font de la mort d'autrui un spectacle qui leur rapporte des sous ou du prestige.
D'autre part, je suis troublé que le public accourt. Vit-on dans une société qui s'aseptise au point de transformer le spectacle de la mort en quelque chose d'attirant ? S'ennuie-t-on au point de chercher des reliquats de sensations fortes dans ces spectacles macabres ?
Au fond, ce qui est le plus gênant, c'est ce que cette exposition nous raconte sur la société dans laquelle on vit.
à Lionel Dominique Guérin
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 10H25 | 07/04/2009 |
Très juste.
à Lionel Dominique Guérin
De Iv
Roboticien utopiste | 12H54 | 07/04/2009 |
Peut être est ce simplement un public qui ne croit plus en la sacralisation du corps humain et qui peut désormais accepter cette part de l'histoire. Qui peut, justement sans voyeurisme, comprendre la réalité profonde des horreurs passées.
Cela me dérange d'associer la capacité à regarder la mort en face et le fait d'être une « société aseptisée ». Je crois que le fait d'être capable de considérer, à travers le cadavre d'autrui, sa propre mortalité est au contraire une évolution de la société qui nous a enrichi et qui enrichit notre point de vue.
La société aseptisée, c'est celle qui, au journal de 20 h s'auto-censure et ne montre des cadavres victimes d'une explosion que quelques pudiques tâches de sang ou des vêtements brûlés. Qui ne comprend pas que là, un corps a véritablement explosé.
Je crois sincèrement que la « pudeur » devant le spectacle de la mort est un voile, une cécité auto-infligée.
à Iv
De Gudule
13H18 | 07/04/2009 |
Avant d'être des amas de tripes devant vous démontrer votre propre mortalité, les morts ont droit au respect.
Le respect dû aux vivants qu'ils ne sont plus et à ceux qui restent. Leurs parents, leurs enfants, leurs amis.
Et je suis sûre qu'en plus vous mangez devant votre téloche.
à Gudule
De Iv
Roboticien utopiste | 17H10 | 07/04/2009 |
On va vite du droit au respect à l'interdiction du blasphème. Non, désolé, je m'obstine. Aucun droit au respect pour un cadavre. Respect pour les vivants, respects du deuil qu'ils font, respect de leur vie privée. Hors du respect pour les vivants, il n'y a aucun respect particulier à avoir pour les morts dans un état laïc.
Quant à ma téloche, ça fait dix ans que je n'en ai plus.
à Gudule
De unagi
Fatalitas | 18H12 | 07/04/2009 |
Vous êtes comme bush et l'interdiction de montrer les corps des gi's morts en irak.
Le corps sans vie comme nouveau tabou, nouvelle idolâtrie.
Le respect qui est du à Masha Bruskina est le respect de son combat et ce pourquoi elle est morte ; le respect qui lui est du est de tordre le cou à la propagande soviétique, le reste n'est que superficialité.
Vous rejoignez en ça « bien “pensance” et politiquement correct », beur plutôt qu'arabe, black plutôt que noir…
Votre saillie sur le plateau repas démontre au moins ou vous placez le respect ;
de la part de l'auteur j'aimerai avoir les chiffres de fréquentation de l'expos et la comparer avec la précédente sur la photographie américaine.
Et pour finir toutes les photographies montrées sont plus que connues, le sujet de n'est pas la photo mais le droit.
Je suis toujours amusé par ces cris de vierges effarouchées contre ce qui n'est qu'une représentation et le silence mortel quant au vrai crime et la véritable horreur.
le proverbe chinois dit je crois « quand le sage montre la lune l'idiot regarde le doigt » ;
à unagi
De Louis Mesplé
(auteur)
Consultant photo | 08H02 | 09/04/2009 |
Je vous ai donné, unagi, le chiffre que j'ai obtenu du service de presse très satisfait de ce score.
Je ne connais pas celui de la précédente expo. sur la photographie américaine, formidable, et qui était la mise en lumière des acquisitions faites par Jean-Claude Lemagny, ancien et dévoué conservateur au cabinet des Estampes et responsable des collections de photographie à la B.N. Un des meilleurs spécialistes, et critique, de la photographie contemporaine (lire « L'ombre et le Temps » (Nathan).
Et à qui les Rencontres d'Arles rendront hommage cette année.
Oui, le sujet de l'expo. est le droit, et l'on aura compris que le livre expose et explore, décrit bien objectivement les problèmes et les conflits provoqués par telle ou telle image. Ou remet des vérités en selle. Et on n'a pas forcément besoin de voir. Mais de savoir. En dévoilant le point de départ de l'étude, la photographie, dans toutes ses exceptionnelles variétés, on exclut l'analyse froide, juridique. L'émotion reprend la main, sur la raison et le droit passe de sujet à alibi, prétexte pour une exposition de « coups de poings dans l'oeil » où l'on ne distingue plus clairement la différence entre l'esthétique et le politique, le faux du vrai, le digne de l'indigne, l'histoire de la magie, etc.
à Gudule
De Mandoline
demain peut-être... | 18H17 | 07/04/2009 |
Je ne connaissais pas cette femme et son histoire. En lisant cet article, je me demande si son courage existe encore aujourd'hui dans nos sociétés aseptisées où la moindre douleur fait figure de tragédie et où le corps vivant est de plus en plus contrôlé émotionellement par des gens qui décident pour nous de nos santés et de nos viscéres. Barbarie des temps modernes. Alors que l'on montre le corps pendu de cette héroÏne ne me dérange pas. Cette photo nous empêche d'oublier la barbarie des temps anciens.
Quant aux gens qui se délectent du spectacle de la mort, et alors ? Y'en a bien qui se délectent du spectacle de TF1….
Et moi, quand, je vois quelqu'un tomber dans la rue, sur le coup ça me fait rire. Je suis très méchante. Mais rassurez vous, aprés je me précipite pour ramasser cette personne et l'aider le mieux possible. Je suis gentille.
à Gudule
De Mandoline
demain peut-être... | 20H34 | 07/04/2009 |
Je ne connaissais pas cette femme et son histoire. En lisant cet article, je me demande si son courage existe encore aujourd'hui dans nos sociétés aseptisées où la moindre douleur fait figure de tragédie et où le corps vivant est de plus en plus contrôlé émotionnellement par des gens qui décident pour nous de nos santés et de nos viscéres. Barbarie des temps modernes. Alors que l'on montre le corps pendu de cette héroÏne ne me dérange pas. Cette photo nous empêche d'oublier la barbarie des temps anciens.
Quant aux gens qui se délectent du spectacle de la mort, et alors ? Y'en a bien qui se délectent du spectacle de TF1….
Et moi, quand, je vois quelqu'un tomber dans la rue, sur le coup ça me fait rire. Je suis très méchante. Mais rassurez vous, aprés je me précipite pour ramasser cette personne et l'aider le mieux possible. Je suis gentille.
à Iv
De freestyler
19H57 | 07/04/2009 |
Ce n'est pas la photo qui est choquante mais la scène captée par cette dernière. Qaund vous ouvrez un ouvrage d'histoire comtemporaine de lycéen, vous trouvez des photos, des témoignages d'anonymes qui rapportent des faits historiques qui contribuent à parfaire l'histoire puisque qu'on ne la connait jamais complètement. Ce qui heurte le quidam, c'est que des victimes de la barbarie qu'est la guerre acquiert un visage et se rapproche ainsi de nous. Ne pas laisser la parole en censurant ce genre de photos c'est tuer une deuxième fois ces victimes de la guerre.
à Lionel Dominique Guérin
De GG Lapraline
14H22 | 07/04/2009 |
Je ne pense pas qu'il faille voir là du cynisme. Au contraire, cette exposition a le mérite de mettre le doigt là où cela fait extrêment mal.
Les cadavres chinois : ne sont-ils pas des condamnés à mort dont les dépouilles ont été revendues par quelques fonctionnaires véreux ? !
Les pré-ados sexués : et oui, les pré ados sont sexués, sévèrement d'ailleurs. Industrie pornographique quand tu nous tiens …
Je pense donc que plutôt de s'offusquer devant le contenu de cette expo, on devrait, une fois de plus, s'interroger profondément sur l'animosité de l'homme.
Cette expo n'est qu'un miroir. Ce que vous y voyez ne vous plait pas, c'est normal. Il ne tient qu'à nous d'y observer un plus joli reflet, non ?
« Qui oublie le passé est condamné à le revivre », Sénèque.
à Lionel Dominique Guérin
De freestyler
19H42 | 07/04/2009 |
Les reliques de la guerre 14-18 comme l'ossuaire de Douaumont sont pas mal non dans ce genre là mais permettent néanmoins de prendre conscience de ce qu'est une guerre. Pour ma part la visite de ce monument quand j'étais ado m'a permi de prendre conscience du poids de l'histoire et d'éveiller ma curiosité sur la compréhension des tensions et conflits qui marquent la société.
Maintenant est- ce le but recherché par cette exposition ?
à Lionel Dominique Guérin
De Drew
Sans situation | 15H18 | 08/04/2009 |
Sauf ton respect, je ne vois vraiment pas ce qui te permets de comparer l'exposition Controverses avec celle de Our Body.
J'ai visité l'exposition Controverses qui comme son nom l'indique, expose des photos ayant suscité des controverses, y compris car elles montrent des morts. Toutes ces photos ont été publiées avant. Ici, il s'agit de les recontextualiser. Les morts dont on parle ont une histoire et un nom et on n'est pas obligé de les voir. Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans, à moins de vouloir aller jusqu'à interdire toute photographie de mort ou de personne mourrante.
J'ai été bien plus choquée par les images du 11/09 par exemple, quand les télévisions passaient en boucle les images de personnes sautant des tours. Des images de personnes sur le point de mourrir diffusées sans préambule et auxquelles on ne peut échapper. Oui, ça me choque bien plus que des images de corps mutilés qu'on va voir dans une démarche bien précise et en respectant les personnes que ces corps ont été.
Our Body, c'est autre chose, c'est utiliser des corps qui furent humains comme des objets. Personnellement ça me choque. Et je pense profondément que le respect pour les cadavre fait partie de notre statut d'humain, indépendament de la religion.
Pourtant, je comprends qu'on puisse avoir une autre opinion et je pense qu'il est vraiment intéressant d'introduire un débat sur ces questions.
à Lionel Dominique Guérin
De Drew
Sans situation | 15H19 | 08/04/2009 |
Sauf ton respect, je ne vois vraiment pas ce qui te permets de comparer l'exposition Controverses avec celle de Our Body.
J'ai visité l'exposition Controverses qui comme son nom l'indique, expose des photos ayant suscité des controverses, y compris car elles montrent des morts. Toutes ces photos ont été publiées avant. Ici, il s'agit de les recontextualiser. Les morts dont on parle ont une histoire et un nom et on n'est pas obligé de les voir. Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans, à moins de vouloir aller jusqu'à interdire toute photographie de mort ou de personne mourrante.
J'ai été bien plus choquée par les images du 11/09 par exemple, quand les télévisions passaient en boucle les images de personnes sautant des tours. Des images de personnes sur le point de mourrir diffusées sans préambule et auxquelles on ne peut échapper. Oui, ça me choque bien plus que des images de corps mutilés qu'on va voir dans une démarche bien précise et en respectant les personnes que ces corps ont été.
Our Body, c'est autre chose, c'est utiliser des corps qui furent humains comme des objets. Personnellement ça me choque. Et je pense profondément que le respect pour les cadavre fait partie de notre statut d'humain, indépendament de la religion.
Pourtant, je comprends qu'on puisse avoir une autre opinion et je pense qu'il est vraiment intéressant d'introduire un débat sur ces questions.
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 10H14 | 07/04/2009 |
Bel hommage ! Un peu symbolique vu le nombre de gens qui ont eu le même triste destin qu'elle à certain moments ou l'humanité s'auto-détruit,mais très utile quand même……..
Hommage aussi à Mordechaï Anielewitz,symbole de la résistance du Ghetto de Varsovie,et dont on ne connaîtra le nom que le temps qu'on se donnera la peine de se souvenir qu'ils sont morts victimes de la folie humaine et de la haine de « l'autre ».
à General Subverciòn
De MiP
Franco.Polonais | 11H21 | 07/04/2009 |
Il y a une Rue Mordechaj Anielewicz à Varsovie.
( Ulica Mordechaja Anielewicza )
Mais il ne reste rien du Ghetto.
Et Lvov, maintenant L'viv, est maintenant en Ukraine.
à MiP
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 15H36 | 07/04/2009 |
Ravi de le savoir ! ,sinon.il restait un immeuble vestige du ghetto il y a encore quelques années mais il a peut-être été rasé…et un nom de rue n'est pas éternel,la Adolf Hitler Strasse à heureusement disparu partout en Allemagne mais ça n'a rien effacé dans les idées de ceux qui en perpétuent le message malsain…je ne suis pas sûr,vu la vitesse on occulte les parties moches de nôtre histoire qu'on se souvienne un jour des Justes qui ont résisté…surtout en cette période ou il n'est pas bien vu par le pouvoir de faire l'éloge d'une forme de resistance quelconque.

Sinon,malgré tout,ça ne s'est pas toujours mal fin les histoires de Partisans,la preuve à Dijon :
S'en souvenir,c'est aussi garder l'espoir d'un monde meilleur.
à MiP
De jissé
Ingé retraité | 19H41 | 07/04/2009 |
Bonsoir Mip
L'vev », l'vov », l'viv … Mais aussi Leopold, Lemberg
Ex Empire austro-hongrois ..
Mon épouse est née dans le coin ..
@plouche.
Jissé
PS : A Varsovie il ne reste rien du ghetto, mais après les bombardements nazis il ne restait rien de Varsovie.
Sauf, construit depuis, un monument devant lequel le Chancelier Willy Brandt s'est d'instinct mis à genoux.
à jissé
De Makoland
Viable | 23H20 | 07/04/2009 |
« PS : A Varsovie il ne reste rien du ghetto, mais après les bombardements nazis il ne restait rien de Varsovie »
Cela dépent de quel coté de la Vistule tu te positionnes ! ! !
Pour y avoir été, et y avoir côtoyé la population, il reste encore quelques séquelles de quartiers « mal famés » (au dire des locaux) qui ressemble à s'y méprendre à des bâtiments des années de guerre.
Surtout ne jamais prendre le tram N°4 et passer le fleuve, voila se que l'on me préconisait …
à Makoland
De jissé
Ingé retraité | 08H03 | 08/04/2009 |
Bonjour Makoland.
De l'autre côté de la Vistule - autour du stade - s'est organisé une sorte de « grand-Bazar » (au sens « marché aux puces') avec ses “quartiers” turcs, ukrainiens, russes, arméniens, asiatiques etc ..
Un peu plus que maffieux. Entre-eux.
J'y suis allé sans Pb - il y a 10 ans.
Vont pas “massacrer” leur clientèle.
C'est entre eux et la police que cela joue à cache-cache.
Bonne journée.
Jissé
à jissé
De MiP
Franco.Polonais | 22H07 | 08/04/2009 |
A Varsovie, ce marché dit « russe “ a été liquidé.
Le fameux stade en rond est en cours de réhabilitation , et sera utilisé pour les matches de foot de l'Euro 2012.
Finis le caviar bon marché, les chapkas en Astrakan et les Kalashnikov en pièces détachées….
à Makoland
De MiP
Franco.Polonais | 22H43 | 08/04/2009 |
Vous parlez du quartier de Praga. Pas reluisant, mais en pleine transformation.
Ce n'est plus tout à fait le légendaire coupe gorge d'antan. Même si, la nuit, il faut encore faire attention, paraît il.
Mais je connais des gens qui habitent de l'autre côté du fleuve, et qui sont doux comme des anges.
à jissé
De MiP
Franco.Polonais | 22H29 | 08/04/2009 |
Cette région, au Sud-Est de la Pologne, c'est la Galicie.
Berceau de ma famille.
Jusqu'au début de la 1ère Guerre mondiale, il y avait dans chaque école le portrait de l'Empereur.
Comme quoi l'Empire avait alors un certaine idée de l'éducation du peuple.
Et on dit que les Américains, au début du 20ème siècle, appréciaient particulièrement les immigrés venus de cette région, en raison justement de l'éducation et de la formation qu'ils y avaient reçues.
De gelu42
10H16 | 07/04/2009 |
Tout le contraire de l'engagement des politiques aujourd'hui qui ne pensent qu'à s'en mettre plein les poches et qui se fichent de l'intérêt général, sarkozy en tête
à gelu42
De Bardamu
difficile | 10H25 | 07/04/2009 |
Oh oh, il y a du record dans l'air : le nom de Sarkozy apparaît seulement au bout de trois contributions.
A propos d'un article sur une résistante pendue à Minsk en 1941.
Je salue la performance.
à Bardamu
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 11H14 | 07/04/2009 |
Tiens : ça sent le chacal, tout d'un coup…
De Azrael
10H23 | 07/04/2009 |
Minsk, en Pologne ?
à Azrael
De caro
délinquante avérée | 10H36 | 07/04/2009 |
c'est la confirmation de la rumeur que les Français sont nuls en géographie ; -))
à Azrael
De DBL8
Retraité | 10H44 | 07/04/2009 |
En 1654, Minsk fut conquise par les troupes du Tsar Alexis Ier de Russie, qui la garda jusqu'en 1667, date à laquelle le roi de Pologne, Jean II Casimir Vasa, la reprit.
A lire sur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Minsk#Origines
à DBL8
De caro
délinquante avérée | 11H20 | 07/04/2009 |
merci pour votre lien. On peut aussi y lire :
Minsk fut annexée par la Russie en 1793, durant la Seconde Partition de la Pologne. En 1796, la ville devint chef-lieu du Gouvernement de Minsk (goubernia de Minsk)
et les Soviets en firent la capitale de la République Soviétique de Biélorussie en 1919.
Il y a donc bien longtemps que Minsk n'est plus polonaise.