Les éditions Bleu de Chine reprises par Gallimard

C'est la fin d'une aventure solitaire ; Mais la bonne nouvelle, c'est que l'aventure continue. Celle de Bleu de Chine, un maison d'édition spécialisée sur la Chine, comme son nom l'indique, fondée et tenue à bout de bras depuis une décennie par une femme passionnée, Geneviève Imbot-Bichet. « Bleu de Chine », qui avait d'énormes difficultés à survivre, a été repris par le géant Gallimard.

« Bleu de Chine » dispose de plus d'une centaine de titres à son catalogue, des petits livres aux couvertures séduisantes, généralement des tableaux d'art contemporain chinois. Parmi les auteurs importants publiés par cette petite maison, malgré son incapacité à rivaliser avec les « gros » pour racheter des manuscrits, l'ancien ministre de la culture Wang Meng, Da Lai, le très Pékinois Liu Xinwu, Wang Anyi, le cinéaste Wang Chao ou encore l'écrivain d'avant-guerre Eileen Chang.

Pendant des années, Bleu de Chine a été un « one-woman-show », Geneviève Imbot-Bichet travaillant seule, avec un de ses fils pour faire la mise en page, et un réseau d'amis pour l'aider à faire vivre une maison d'édition indépendante et exigeante, avec des livres dont certains ne se vendaient qu'à quelques centaines d'exemplaires mais permettaient de faire découvrir l'étendue de la diversité de la littérature chinoise.

Geneviève Imbot-Bichet, une sinologue qui fut en poste à Pékin et connait parfaitement le monde de la littérature chinoise, restera la responsable de la programmation de Bleu de Chine au sein du groupe Gallimard - tout en s'occupant par ailleurs de la programmation de la « Maison de la Chine », à Paris.

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Portrait de chengyang

De chengyang

18H41 | 25/10/2009 | Permalien

Oui, très bonne nouvelle! Enfin, attendons un peu de voir quelle sera la politique de Gallimard avant d'en juger...
Geneviève Imbot-Bichet a, entre autres, publié un des meilleurs ouvrages que je connaisse sur la Chine contemporaine : "le XXè siècle, la grande mutation des femmes chinoises" de Danielle Elisseeff (qui est, par ailleurs, une éminente sinologue).
Elle y montre l'extraordinaire transformation de ce pays en moins d'un demi siècle et comment s'est complètement inversé l'ordre familial qui prévalait en Chine depuis plus de deux millénaires.

Portrait de Bertrand Mialaret

De Bertrand Mialaret

Consultant à Paris | 19H06 | 25/10/2009 | Permalien

Voila une bonne nouvelle. Espérons que Geneviève Imbot-Bichet pourra continuer à prendre des risques et à nous faire découvrir de nouveaux auteurs et surtout le génération des moins de quarante ans qui n'est pratiquement pas publiée ni en France ni aux Etats Unis malgré quelques réussites des Editions de l'Olivier.

Portrait de julesnadeau

De julesnadeau

05H19 | 27/10/2009 | Permalien

La toile de Gallimard peut évidemment nous donner une bonne somme d'information sur les livres de Bleu de Chine mais j'aimerais bien lire, en plus, des opinions et des appréciations des lecteurs (comme l'intervention utile ici de chengyang) pour en savoir plus long. Merci d'avance aux sinophiles de Rue89.
Jules Nadeau à Montréal

Portrait de julesnadeau

De julesnadeau

05H12 | 28/10/2009 | Permalien

Personne n'a lu d'ouvrages de Bleu de Chine? Personne répond?

Jules Nadeau

Portrait de chengyang

à julesnadeau Portrait de julesnadeau De chengyang

14H04 | 28/10/2009 | Permalien

Eh oui, il semblerait que les riverains ne soient guère intéressés par la littérature (étonnant, non?)
En guise de "hors d'oeuvre" je vous proposerais de commencer par les policiers de Li Kang ("Fumier" & "Sanguine" sont les 2 titres parus chez Bleu de Chine) qui ont l'intérêt, à mon avis, de permettre une compréhension "de l'intérieur" de la société chinoise contemporaine.
Si vous vous intéressez au cinéma, il y bien sûr l'incontournable "Regard des ombres" de Luisa Prudentino. L'ouvrage le plus terrible que j'ai lu chez Bleu de Chine est "Stèles rouges" de Zheng Yi qui relate les horreurs survenues au Guangxi pendant la révolution culturelle. A lire de préférence l'estomac vide...

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