
Municipales : le PS lorgne les bastions communistes
Comme à Bagnolet, dans la banlieue parisienne, les socialistes parlent d'un nécessaire « rééquilibrage » au vu des derniers résultats.

A Aubervilliers, dans la banlieue parisienne, comme à Bagnolet, La Courneuve, Pierrefitte, Vitry-sur-seine, Denain, Vaulx-en-Velin… le PS local est officiellement chargé par la direction nationale de partir à l'assaut des mairies communistes. Côté socialiste, on invoque la nécessité d'un » rééquilibrage » au vu des résultats électoraux depuis 2001 ; au niveau local, les arguments sont un peu différents.
A Bagnolet, où, pour la première fois depuis trente ans, des primaires entre socialistes et communistes auront lieu au premier tour des municipales, le PS local tire à boulets rouges sur le maire communiste, Marc Everbecq, en prenant soin d'attaquer sa personne et de ne pas faire le procès du communisme. Côté PCF, on joue l'apaisement et on dit toujours espérer l'union. De part et d'autre, on pointe les divisions dans le camp adverse.
Une mairie communiste depuis 80 ans
Les communistes gèrent la ville depuis presque 80 ans et font liste commune avec les socialistes depuis 1977. Alors que, dans d'autres » bastions communistes » , beaucoup de listes communes PS-PC n'avaient pas été reconduites aux municipales de 2001, à Bagnolet l'union s'était faite. De justesse. Aujourd'hui, le PS entend faire cavalier seul. Seul, ou plus exactement sans les communistes, car sa liste réunit d'autres mécontents de la gestion municipale : les Verts et le Cac93, une association citoyenne locale.
Tony Di Martino, adjoint au maire et tête de liste socialiste aux élections, reconnaît qu'il est difficile de comparer les législatives et la présidentielle aux municipales, mais rappelle tout de même que » la situation électorale a vraiment évolué » . » Le différentiel n'avait jamais été aussi important à Bagnolet » , analyse-t-il. Aux élections législatives de 2002, dans cette circonscription de Seine-Saint-Denis, la candidate PCF avait fait 10,01% au premier tour, le candidat PS 36,62%. Au premier tout de la présidentielle, les Bagnoletais avaient voté à 7,28% pour Marie-Georges Buffet, à 22,90% pour Nicolas Sarkozy et à 37,03% pour Ségolène Royal.
Mais l'argument principal de la tête de liste socialiste reste la gestion du maire, qu'il accuse » de jouer successivement les uns contre les autres » :
» Communautarisme » (au profit de la communauté kabyle), » clientélisme » (distribution « d'emplois, de voyages… »), » mégalomanie » … Pierre Mathon, élu vert qui fait liste commune avec le PS, ne mâche pas non plus ses mots pour décrire la gouvernance du maire et parle de » dérives graves » . Mais il insiste : » Ça n'est pas de l'anti-communisme primaire » .
« A partir du moment où il y a une alliance au niveau national entre PS et PC, commente le professeur de sciences-politiques de l'université de Lille II, Frédéric Saviki, c'est presque logique de la part des socialistes d'attaquer le maire sans attaquer le communisme. »
Les communistes crient à la caricature
Laurent Jamet, adjoint au maire et président du groupe des élus Communistes Radical et Citoyens, voit dans ces attaques une simple stratégie électorale :
» « C'est une stratégie. Le maire est la tête de pont, c'est plus facile de taper sur lui. On le traite de tyran, de despote… Dans le cadre d'élections municipales, tout est caricaturé. C'est vrai qu'il est têtu, hargneux au travail et exigeant, mais surtout vis-à-vis de lui-même » .
Et de dénoncer l'alliance » chaotique » et « politicienne » qui s'oppose aux communistes :
Joseph Di Martino, père de Tony, secrétaire de la section socialiste et maire-adjoint de Bagnolet, voit les choses différemment :
» Aller avec les Verts, ça m'emmerde. J'avale des couleuvres. Mais si je dois m'avaler Mathon pour ne plus travailler avec Everbecq… »
Le vieux routier de la politique -il a fondé la section PS locale en 1971- dit aussi qu'il » aime beaucoup » le maire mais » on n'arrive plus à travailler avec lui. Il décide tout seul » . Evoquant la progression électorale du PS, il conclut : » Je suis triste pour les communistes mais pas pour Marc Everbecq ! » :
« La seule façon de justifier une succession est d'attaquer la personne du maire, analyse Fédéric Saviki. Les socialistes étaient dans la majorité, ils attaquent donc le style de gouvernance. Ça n'est rien que de très banal », conclut le chercheur.
Un « différent politique »
A la section PC de Bagnolet, les militants tiennent à » ne pas mettre de l'huile sur le feu » . L'ennemi numéro 1 reste, pour eux, la politique de Sarkozy. Mais ils notent que les projets PS et PC sont différents. Nick Pirolli :
» Notre but à nous est de trouver un équilibre harmonieux entre les gens qui arrivent, souvent parisiens et un peu aisés, et ceux qui sont là depuis longtemps » .
Pour ces militants, la nouveauté du projet communiste est dans la méthode. Une méthode qui associe » la représentation élective et la participation citoyenne » ; par exemple lors des » ateliers citoyens » organisés depuis un mois.

D'un côté, on veut » s'adapter simplement à la demande de la population la plus nouvelle » , résume le maire communiste sortant et candidat à sa succession ; de l'autre, on veut » relancer la dynamique de Bagnolet. C'est un vrai débat politique » :
La liste socialiste n'a donc, selon lui, pas d'autre projet que celui de prendre le pouvoir. Le maire rapproche le discours des socialistes bagnoletais de celui des socialistes d'Aubervilliers, de Pierrefitte ou de La Courneuve et conclut qu'il ne s'agit plus de » problèmes personnels » mais de » problèmes politiques » :
« Une vraie volonté socialiste que le PC ne disparaisse pas »
« Des problèmes politiques peut-être, commente le professeur Frédéric Saviki, mais il y en a depuis pas mal d'années déjà. » Pour lui, il reste malgré tout une « vraie volonté socialiste que le PC ne disparaisse pas ». « D'ailleurs, s'il le voulait, le PS pourrait dans beaucoup d'autres endroits gagner les élections » :
« Les socialistes ne veulent pas que les militants communistes se tournent vers l'extrême-gauche et rentrent dans une stratégie de refus d'alliance. Ni au niveau municipal ni à aucun autre. Il y a toujours l'espoir que le PC soutiendrait une majorité PS au gouvernement. »
Reste que les mairies PCF ne sont pas seules en ligne de mire socialiste. Claude Bartolone, ancien ministre socialiste, brigue ainsi le Conseil général de Seine-Saint-Denis, dirigé par le Parti communiste. Un choix stratégique : ce département est, d'après le député de la sixième circonscription et adjoint au maire du Pré-Saint-Gervais, « le plus jeune de la région parisienne et le plus riche en réserves foncières ».
« En période d'opposition, justifie François Hollande, premier secrétaire du PS, la présidence d'un exécutif départemental offre de vraies capacités d'intervention et permet de valoriser le travail des élus. »
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De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 17H03 | 05/01/2008 |
Le PS ratisse large. Un coup à droite, un coup à gauche.
Alors qu'un bon coup de pied où je pense lui ferait plus de bien.
http://bertdo.over-blog.net
à bertdo
De pablico
19H25 | 05/01/2008 |
Depuis les dernières élections, j'ai compris que le parti socialiste, n'était plus un parti de solidarité coopérative , c'est devenu un parti d'individualités exacerbés.
LIBERTÉ - appliqué à titre individuel.
ÉGALITÉ - ils ne savent plus ce que c'est.
FRATERNITÉ - ils se bouffent entre-eux.
C'est bien dommage. Car sans ces principes, le socialisme à la française, c'est droit dans le mur comme au bon vieux temps de la SFIO.
à bertdo
De touttout
22H46 | 05/01/2008 |
Bonjour,
Des blogs , des avis , des commentaires , des analyses , des critiques sur la situation politique en france abondent sur le Net … et pendant ce temps -là .
Mr Sarkozy donne l'impression d'agir et commet beaucoup de choses assez difficles à digerer..
Certains pensent à Besancenot , à la LCR : OK , le seul espoir théorique est porté par eux ..
mais en tout cas , on doit compter sur nous ;
et nous , c'est la rue … aprés les discours ..
Je ne vois pas d'autre solution ; il n'y a qu'à voir la rapidité de réaction de la droite au pouvoir dés que José Bové a commencé la gréve de la faim , dés que les concernés par Alzeimer ont parlé etc … alors , arretons de parler ou plutôt
parlons et agissons dans la rue
en solidarité avec les cheminots, electriciens etc .. les expulsés , les chomeurs containts d'acceper l'inacceptable etc … contre le detricotage du code du travail … de la protection sociale
Ma position s'explique par mon histoire militante et en paticulier par ce qui suit :
en Meuse , à Bure , l'andra creuse depuis 199 ? ? pour un labo ; ce sera le cercueil des déchets nucleaires à longue vie
On a manifesté , on a joué dans le symbole ; jamais dan s la lutte réelle , sauf une fois, un peu ,
où des Bretons sont venus et on a un peu bousculé les barrieres protegeant le chantier Andra - beaucoup de discours - beaucoup de réunions - beaucoup de manifs tranquilles et pendant toutes ces années ,
l'Andra a creusé pour enfouir vers 2020 -Maintenant on est niqué et bien
Alors basta des discours sans lendemain de luttes réelles
>Pour moi ,le modéle militant conséquent , c'est Bové et les faucheurs
à touttout
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 03H51 | 06/01/2008 |
//Pour moi ,le modéle militant conséquent , c'est Bové et les faucheurs//
Avec qui ?
Me souviens, de nombreux premier mai à Stenay, en Meuse, de quelques irréductibles écolos venus tenter d'alerter sur le projet d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure : or tout le monde s'en tamponné l'occiput, puisque Bure : si loin de Stenay.
Et les riverains de Bure, tout content des sublimes trottoirs, avec sublimes lampadaires qui donnent sur de sublimes aires sportifs : seront-ils des faucheurs ?
Les élites politique meusiens : seront-ils des faucheurs ?
Ceux qui bossent grace à Bure : seront-ils des faucheurs ?
Ceux qui vendent ou vont vendre un are de terrain à bon prix : seront-ils des faucheurs ?
Per Jovem !
à bertdo
De jp.bessin89
06H53 | 06/01/2008 |
T'as raison Camarade Instit, moi j'enseigne bénévolement dans les prisons.Le PS dont je suis membre (personne est parfait) a déjà reçu malheureusement de nombreux coups de pieds au cul depuis 2002(c'est dans le dictionnaire et tant pis pour nos palmes académiques)sans que cela ne l'inquiète vraiement. C'est devenu un club d'élus bobos mous. Je crois que dans des temps rapprochés le score « des » Partis Communistes va s'améliorer. Je m » en réjouis.
Fraternellement.
Jean-Pierre BESSIN
De skalpa
actif et militant ? | 17H07 | 05/01/2008 |
Merci la gauche…
Comment donner plus de voix à la droite ?
En se battant entre et contre soi ! ! ! !
Le risque de laisser ces mairies à l'UMP n'en n'est que plus gros !
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De Quinine
traducteur et amoureux des chats | 17H52 | 05/01/2008 |
« Merci, le PS » serait plus juste, je crois. Non seulement ce parti n'est pas la gauche à lui tout seul, mais je me demande depuis un bon moment s'il en fait encore partie : alignement sur la pensée unique, embourgeoisement, position favorable au Traité constitutionnel et au Traité rectificatif… Pas étonnant de voir les traîtres pululer dans ses rangs : en faisant les yeux doux à la droite ultralibérale de Sarkozy, les Kouchner, Strauss-Kahn et autres Lang doivent tout simplement avoir l'impression de changer de courant à l'intérieur de leur parti d'origine.
Et voilà qu'en prime, au lieu de se faire tout petit dans son coin et de méditer sur ses revers et sur ses dérives, le PS voudrait chasser sur les terres des communistes, les seuls – avec Besancenot – à défendre encore de véritables valeurs de gauche, les seuls, par exemple (si l'on excepte les souverainistes de droite), à réclamer un référendum sur le Traité rectificatif. Ou bien ils sont devenus fous et ont sincèrement envie de se saborder, rue de Solférino, ou bien ils n'ont plus honte de rien (et je pencherais pour la seconde hypothèse).
à Quinine
De survivant
18H27 | 05/01/2008 |
Bah ! La politique c'est comme les chaussettes ont en changent quand elles sont sales ou puantes. Mais au fond le but des politiques est le même pour tous, entuber le peuple jusqu'au trognon.
à skalpa
De childeric
20H17 | 06/01/2008 |
Pour se battre « entre et contre » faudrait-il que le PS soit encore de gauche…ce qui ne se voie pas dans ses idées récentes (oups ! pardon, des idées le PS n'en a plus depuis longtemps).
le PC peut encore représenter des vrais idées de gauche mais il a intérêt à rajeunir ses cadres dirigeants au niveau média.
Je ne comprend pas bien les Verts qui sont alliés dans un groupe commun à l'assemblée nationale avec le PC…et qui se ligue contre aux municipales…sarkocheskou a encore de beaux jours devant lui,hélas !
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
17H24 | 05/01/2008 |
Les PCF ne représentent même plus 2% au niveau national. Ca ne les a pas empêchés de demander des subsides à l'Assemblée Nationale pour éponger leur ardoise post-électorale comme si le résultat des urnes était valable pour tous sauf pour eux.
Et pour finir ils voudraient encore être sous assistance respiratoire en conservant des villes au détriment des électeurs qui veulent le changement ?
Ils ont un culot monstre, au moins autant que le Nouveau Centre !
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De bertdo
Instituteur, mais marre de l'être. | 19H05 | 05/01/2008 |
Il ne faut pas oublier que le PS a eu bien besoin à une certaine époque de son allié du PC.
Il serait juste aujourd'hui de s'en souvenir.
à bertdo
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
19H51 | 05/01/2008 |
C'était l'bon temps.
Mais les faits sont têtus, moins de 2% au niveau national.
Ce ne sont plus les appareils politiques qui en décident, mais les électeurs. Alors autant éviter une déconfiture pour la gauche, précisément, en rationalisant les objectifs.
à bertdo
De Nol le fol
20H52 | 05/01/2008 |
Mais il ne fait que ça, s'en souvenir, le PS. Il reste partagé entre son alliance historique avec les communistes (en phraséologie politique : « rassembler la gauche ») et la réalité sociale-démocrate de sa composition, de sa politique, de son électorat.
Et côté communiste, on peut vraiment se demander si le PS leur rend service en maintenant le PC sous respirateur articifiel depuis des années : tout ce que les comunistes y gagnent, c'est une image de compromission et de revirements suivant le calendrier électoral, doublée d'une survie qui les met maintenant en dessous de l'extrême gauche, dans la totale dépendance du PS.
à Nol le fol
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
22H05 | 05/01/2008 |
Ca ne veut pas dire grand chose « social-démocrate » vous savez, si ce n'est qu'être un terme générique pour masquer les inégalités de classes et de valeurs à l'intérieur du parti socialiste. Regardez Kouchner, il est UMP aujourd'hui, Amara s'est enrichie, elle a gravi un échelon dans l'échelle des salaires, elle est UMP. Les sociaux-démocrates sont à mon sens des gens à qui on ne fait pas d'ouverture à l'UMP et qui s'accrochent à une branche de droite dans la gauche. ; )
En ce qui concerne le PCF, il est beaucoup plus vigoureux en régions qu'en banlieue parisienne. C'est pourquoi je précisais qu'il était temps pour le PS de rationaliser les objectifs, quitte à laisser le PCF sur le bord de la route. Si le PCF avait été capable de survivre à 2007, il aurait fait un meilleur score, La Palisse ne l'aurait pas dit autrement. Mais les électeurs ont décidé qu'ils n'avaient plus besoin du PCF et c'est une chose qu'il faut respecter. Les Verts sont d'ailleurs dans la même situation que le PCF.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Nol le fol
11H26 | 06/01/2008 |
J'ai utilisé l'étiquette de social-démocrate pour désigner un positionnement politique, pas une idéologie. On peut en employer un autre si vous voulez, c'est simplement pour parler d'un positionnement à gauche qui rend possible une alliance avec le centre, et représente une alternative ou au moins un contrepoids à l'autre positionnement de la gauche, qu'on peut qualifier de marxiste ou anticapitaliste.
Pour le reste, je suis d'accord avec vous
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 19H10 | 05/01/2008 |
Ouais c ca… Et le PS va se prendre une bonne surprise aux prochaines élections, en se rendant compte combien de gens ont voté Royal dès le 1er tour, étreint par la crainte de voir Sarko passer dès celui-ci… Le PS est pas sous assistance respiratoire, il est sous Valium et il en aura besoin pour longtemps !
à Network 23
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
19H53 | 05/01/2008 |
Personnellement je ne prends pas de médicaments, je vous remercie de votre intérêt pour ma santé.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De J.C.M.
22H02 | 05/01/2008 |
Bonjour « comptecourant “.
Peut-on se baser sur les votes à l'élection présidentielle ?
Et le ‘ vote utile , vous n'en tenez pas compte ?
Le système d'élection du président au suffrage universel mène au bipartisme.
En ce qui concerne le sujet de cet article…
… le PS poursuit le but que s'était fixé Monsieur Mitterand : éliminer le PCF.
Cordialement.
J.C.M.
à J.C.M.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
23H38 | 05/01/2008 |
C'est la théorie qui court avec laquelle je ne fais pas corps. Pourquoi se focaliser sur la prétendue élimination du PCF entamée par Mitterrand alors que Les Verts, par exemple, pouvaient rassembler 14% d'intentions de vote dans les années 80 et que personne n'oserait dire aujourd'hui qu'ils doivent leur déclin au PS ni à l'UMP.
Les dogmes sont amenés à mourir d'eux-mêmes, c'est ce qui est arrivé au PCF et à L.O.
Le PS n'ayant plus réellement de dogme, il s'appuie sur un certain nombre de valeurs aujourd'hui lesquelles fluctuent en fonction du marché dirons-nous, le seul phénomène qui pourrait l'enterrer serait les divisions qui l'entraîneraient vers la fracture. Mais nul n'osera créer un parti en marge du PS. Certains auraient été sans doute tentés, mais l'exemple de l'échappée folle de Bayrou leur servira de leçon pour longtemps, car ce sont les électeurs et les militants qui tiennent le parti et pas le contraire.
Le vote utile, oui, il a produit ses effets au plan national. On aurait pu penser qu'aux législatives les électeurs retourneraient vers les partis qu'ils soutenaient traditionnellement, dont le PCF et Les Verts, mais curieusement ils ont confirmé le bipolarisme de la politique française. Alors que faut-il en déduire ?
Cela étant, les choses sont-elles immuables ? Non. Je ne parle pas des Verts par hasard. Au début des années 80, qui aurait pu imaginer qu'ils rassembleraient 14% d'intentions de vote ? Et pourtant. Pour autant, je vous concède qu'ils ont échoué lamentablement dans leur projet, au contraire des Verts allemands. Mais à mon avis, cela veut dire qu'il y a de la place pour autre chose que les partis traditionnels en France et que si certains de ceux-ci devaient s'éteindre, c'est que les discours auraient changé et que les électeurs n'attendaient que ce changement.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De J.C.M.
11H58 | 06/01/2008 |
» Le PS n'ayant plus réellement de dogme, «
Le croyez-vous ?
Et l'économie de marché, ce n'est pas un dogme ?
D'ailleurs, DSK a été choisi pour diriger le FMI… … parce qu'il n'a pas de “ dogme ‘ …
Et Lami est à l'OMC.
Cordialement.
J.C.M.
De Nol le fol
17H31 | 05/01/2008 |
C'est bizarre, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose dans cet article : ça m'étonnerait que les socialistes aient déclaré une guerre ouverte au maire sortant, leur allié, sans négociation préalable à propos des élections à venir. Il y a donc fort à parier que le PS local a demandé au maire de s'effacer au profit d'un socialiste, ce que lui, ou le PC, ou les deux, ont refusé.
Le problème, c'est que en raisonnant purement en résultats électoruax locaux, les socialistes sont majoritaires dans bon nombre de « bastions communistes ».
Le problème de fond, c'est donc qu'il manque un accord national entre PS et PC, qui garantirait un certain nombre de mairies aux communistes, tout en révisant le rapport de force interne à la gauche. Mais c'est dur à tenir comme position, quand on prétend structurer un « pôle de radicalité » à gauche…
Le reste, l'autocratie du maire, la différence de « méthode » entre les programmes (associer représentation élective et participation citoyenne, tu parles d'une idée neuve…), ça me semble plus tenir du gadget argumentatif.
à Nol le fol
De survivant
19H04 | 05/01/2008 |
C'est fou ! comme les politiques ont du mal à accepter la critique. Il suffit de voir le nombre de commentaires censurés. Et pourtant, avec toutes les vacheries qu'ils nous font bouffer à longueur de mandat, ce n'est pas les censurés qu'il faudrait faire. Il faudrait les envoyer dans une fusée pour un voyage inter-galactique et au plaisir de ne plus jamais les revoir.
à Nol le fol
De touttout
22H58 | 06/01/2008 |
le debat tourne autour des institutions ; on sait que les élites se moquent éperdument des gens , que tout pouvoir les méprise plus ou moins .. alors avec ce debat , on s'enferme dans une impasse et une fois de plus on accepte d'être niqué .. si on ne fait rien , si on ne descend pas dans la rue
On est déjà dans l'impasse :
il n'y a plus d'action collective , solidaire
Preuve en est :
1- la gréve de la faim de medeins urgentistes
2- celle de Bové
3- la décision d'une personne touchée par le sida : elle ne prend plus ses medicaments pour protester contre la franchise médicale
4 - les réactions individuelles de personnes lors d'expulsions
5- la trahison de Thibaut lors de la gréve des cheminots
6- la mollesse reformiste de la CFDT de Cherque
7- le developpement des blogs , forums autant de signes d'actions individuelles , non ciollectives
8- tout ce que se permet sarkozy
Alors , qu'est ce qu'on attend ?
Note : je suis un retraité et j'enrage de voir tout cela , la négation de tous les actes militants des uns et des autres depuis des genérations , de notre patrimoine français de luttes et de victoires dan s le cadre de la lutte des classes ..Et celle ci est en plein cours maintenant : sarko la pratique sans cesse
De jide
jide.romandie.com | 17H33 | 05/01/2008 |
Oui, c'est a la droite qu'il faut prendre ses villes, pas au PC ! ! ! C'est a droite qu'est le vrai danger. C'est la droite qu'il faut corriger. C'est a la droite, qu'il faut apprendre l'humilité politique !
http://jide.romandie.ch
De falanstere
pantin | 17H36 | 05/01/2008 |
Pour le coup ce reportage casse des images établis. ce sont les communistes qui ont un discours moderne et les socialistes qui sont bien archaiques….Je suis d'accord avec l'idée que c'est bie nà droite qu'il faut taper pas la gauche entre elle. que le ps n'oublie pas ces deux echecs succésifs à la présidentielle.
De survivant
17H45 | 05/01/2008 |
Le P.S veut prendre des bastions du P.C.F. Lequel P.S ? les amis de kouchner, de Montebourg ? ou de Hollande ?
à survivant
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H45 | 05/01/2008 |
Peut-être le PS de Sarko : Kouchner, Lang, Amara, Besson, Strauss-Kahn… Va savoir.
à Jonas2
De survivant
19H31 | 05/01/2008 |
Le P.S n'est ni de droite, ni de gauche. Il est d'ailleurs, c'est un opportuniste.
De Beeks
17H47 | 05/01/2008 |
l'UMP lorgne sur le FN,le MODEM lorgne sur le PS,il est logique que le PS lorgne les bastions communistes.on n'est pas des moutons il est evidents que les instituts de sondages vont nous prouver le contraire étant acquis qu'ils sont les chiens de notre plus celebre berger non pas José Bové ni Yvan Colonna pas meme de Nans le berger mais bien sur de Nicolas Sarkozy . restons vigilants ne nous trompons pas d'ennemis (aux electeurs et aux electrices qui votent dans des bastions communistes il faut toujours garder à l'esprits que derriere un élu PS il y a un ministre potentiel pour Nicolas Sarkozy pourquoi croyez vous qu'il y aura un remaniment apres les municipales
à Beeks
De survivant
18H09 | 05/01/2008 |
Et qui se cache derrière ce ministre potentiel Jack Lang ou Allègre peut-être ?