
Les femmes dans la politique locale : l'alibi de la parité
La France, cancre de la parité politique. Ce n'est pas un mythe. Si le Sénat et l'Assemblée nationale sont loin d'être des modèles en matière de parité, les organes de politique locale font pire. Le département en tête, avec au dernier recensement, 435 conseillères générales sur… 4000 (10,9%).
La loi sur la parité du 31 janvier 2007, en vigueur pour les prochaines municipales et cantonales, est censée rectifier le tir. Dans les communes de plus de 3500 habitants, les candidats à la mairie doivent présenter une liste où l'alternance homme-femme est strictement respectée.
Autre disposition, un ticket paritaire à la tête du département. Chaque conseiller général présente obligatoirement un suppléant de sexe opposé. En cas de vacance du siège électoral, le remplaçant devient de facto conseiller général, sans passer par une élection partielle. Selon Hervé Groud, professeur de sciences politiques à l'université de Reims, il s'agit d'une » belle avancée ; » , qui va mettre en route » une mécanique de féminisation de la vie politique locale » . (Ecouter le son)
Un phénomène à ne pas négliger selon ce spécialiste :
» Depuis la décentralisation, les départements disposent des compétences les plus importantes du système administratif français. Les citoyens ont tendance à l'oublier. »
Et de rappeler l'étendue des pouvoirs du conseil général. Outre les transports, ou encore la gestion des petites communes, 52% de son budget est consacré à l'attribution des aides sociales (RMI, aides aux logements, à l'enfance…). Un domaine où la « sensibilité féminine » peut apporter une plus-value. (Ecouter le son)
Mais la réalité de la vie politique locale n'est pas si rose, et la parité devient vite un alibi. Si le département dispose d'un budget important pour le social, ce n'est pas le cas des mairies. Or, c'est bien souvent aux femmes que l'on attribue cette charge. Pour Arlette Zilberg, conseillère municipale à la petite enfance dans le XXe arrondissement de Paris, « c'est une arnaque » :
» C'est une arnaque, il n'y a aucun budget pour le social. Les hommes préfèrent se voir attribuer la culture, par exemple, qui du fait de la décentralisation de son budget, permet aux mairies d'arrondissement d'arroser les associations. »
Drôle de constat en effet : sur vingt arrondissements parisiens, seul un homme est conseiller à la petite enfance. A l'inverse, les attributions » nobles » , comme l'urbanisme ou les finances, synonymes de gros budgets et de grosses équipes, sont la chasse gardée de la gente masculine.
L'alibi de la parité permet aussi des manœuvres politiciennes. Pour faire le ménage au sein d'un parti, ou se débarrasser d'un candidat, rien de tel que la désignation d'une femme, issue d'un autre courant, au nom de la parité. Arlette Zilberg poursuit :
» Cela permet de bons règlements de comptes en interne. Dans le XXe arrondissement, la candidature PS devait être réservée à une femme au nom de la parité. Michel Charzat, le maire socialiste sortant, l'a mal digéré. Sa dissidence a réduit les chances de la candidate Frédérique Calendra, qui au final, devra peut-être s'appuyer sur un autre parti que le sien pour avoir une chance. »
Pour chaque femme titulaire d'un poste clé, la question pourrait donc être : par qui a-t-elle été instrumentalisée ? On comprend alors pourquoi certaines femmes jettent l'éponge, ou refusent les propositions de leurs homologues masculins. S'ajoute à cela des questions de disponibilité. Arlette Zilberg parle d'expérience :
» Beaucoup de femmes ne se représentent plus par épuisement. Elles se sont beaucoup investies dans leurs mairies, n'ont pas construit de réseau dans le parti. Les réunions, le soir, les ont éloignées de leurs enfants et souvent, leur couple bat de l'aile. C'est épuisant financièrement aussi, car beaucoup ont sacrifié leur emploi. Pour les hommes, c'est différent, car ils cumulent souvent plusieurs mandats. »
Les actrices de la sphère associative, très sollicitées par les partis au moment de constituer les listes, refusent parfois de les rejoindre. Selon Marie-Jo Zimmermann, présidente de la délégation aux droits des femmes, » c'est ce triple cumul entre l'engagement associatif, la vie professionnelle et la vie familale » qui explique leur désertion en politique locale.
Mais » pour les femmes de plus de 45 ans, le refus est moins probant » , souligne la députée de Moselle : (Ecouter le son)
La nouvelle loi sur la parité apporte certes une avancée sur le papier, mais les exécutifs cantonnent encore trop souvent les femmes à des fonctions subalternes. De beaux instruments à sortir du tiroir pour flinguer un adversaire, ou pour la journée du 8 mars.
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De jide
jide.romandie.com | 17H12 | 07/03/2008 |
« Pour les hommes, c'est différent, car ils cumulent souvent plusieurs mandats »
Et si c'était l'un des tout gros problème ?
http://jide.romandie.com
à jide
De eric_strasbourg
19H01 | 07/03/2008 |
et si le problème de fond était plutôt du côté de la professionnalisation des fonctions politiques ? quand un mandat débouche sur une profession (avec une solide rémunération), il ne faut pas s'étonner des tendances au cumul et à l'incrust » …
à jide
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H28 | 08/03/2008 |
C'est quoi la parité ? c'est quand on met des mecs comme adjoint et des femmes comme n'importe quoi ? Ou quand on met Dati comme tête d'affiche à Paris 7e pour qu'elle ne soit pas maire ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De vraphel
infirmière | 23H09 | 08/03/2008 |
OUI je sis d'accord avec toi,en France c'est ça le problème
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H36 | 07/03/2008 |
-L » important c'est de mettre en route une mécanique de féminisation grace à ces armées de robotes femelles que je viens de concevoir et que je vais parachuter sur toutes les communes ! Et grace à cette machine infernale, je deviendrai le MAITRE DU MONDE PARITAIRE ABSOLU ! HA ! HA ! HA ! «
-Professeur, mais vous etes completement fou !
De pablico
18H03 | 07/03/2008 |
Je commence à comprendre pourquoi il y a tant de listes, avec presque la même couleur politique ! !
Il n'y a plus de place pour tous les hommes ! ! une place sur deux est prise par une femme.
Mes yeux s'ouvrent !
De Thomas GREDAT
| 18H13 | 07/03/2008 |
Le moins qu'on puisse dire est qu'il y a encore du boulot dans notre beau pays de France imprégné de culture latine.
Ceci dit, je ne suis pas pour la parité. Je suis pour l'égalité. La parité, c'est le nombre. Et les compétences ? Ce sont elles qui importent. Une femme doit pouvoir briguer une responsabilité politique quand elle en a les compétences. Le raisonnement vaut pour un homme.
Et homme ou femme, une personnalité politique irresponsable devrait être débarquée. Même quand ses partisans hurlent à l'acharnement.
à Thomas GREDAT
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H07 | 07/03/2008 |
Non pitié ! ! ! ! Arrêtez ce discours, ral bol ! !
Voilà que l'on continue à se questionner sur la compétence des femmes ? Et les hommes qui ont le pouvoir ils sont compétents ? C'est insupportable, vous faites le jeu des politiques, ils adorent ce genre de discours, ça les aide à rester accroché à leur siège.
La parité doit être imposée partout, sinon elle ne se fera jamais.
à Les Chats
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 21H11 | 07/03/2008 |
Entre le tronc et l'écorce (aie ! )pour moi : la parité maintenant pour laisser les femmes faire leur preuves, l'égalité plus tard…enfin j'espère !
à françoise.V
De caro
délinquante avérée | 21H33 | 07/03/2008 |
salut Françoise,
et pourquoi pas l'égalité tout de suite ? Les femmes sont aussi bonnes (ou aussi mauvaises) que les hommes
à caro
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 21H46 | 07/03/2008 |
Parceque maintenant,difficile de prouver que les femmes sont aussi bonnes (ou mauvaises) que les hommes, puisqu'elles sont écartées par tous les moyens !
Donc la parité pour les imposer, en espérant que plus tard, le problème ne sera plus mathématique.
Meme raisonnement pour ce que l'on appelle « dicrimination positive »…
à Les Chats
De Thomas GREDAT
| 22H07 | 07/03/2008 |
Du calme, les félins ! Relisez mon post, et dites-moi OU, précisément, j'émets des doutes sur la compétence des femmes.
Du reste, je n'aime pas parler DES femmes ou DES hommes. Il y a des femmes compétentes, et il y a des hommes compétents. Et il y en a aussi d'incompétents, hommes et femmes. Si vous me relisez bien, vous vous apercevrez que je n'ai pas dit autre chose.
Et je préfère toujours l'égalité à la parité. Et la compétence aux quotas. Quel que soit le sexe.
Vous dites que je fais le jeu des politiques. Je pourrais vous rétorquer que, par votre discours, vous faites celui des féministes extrémistes et rétrogrades, du style Chiennes de garde, pour qui un homme devrait être une espèce disparue si elles pouvaient se reproduire sans lui. Je lis quelquefois vos posts, et l'idée qu'ils me donnent de vous m'empêche de vous croire capable d'un raisonnement aussi primaire.
Si vous ne voyez pas de sexisme dans un geste de galanterie surranée, je me permets de vous baiser la main. Sinon, je me contente de vous saluer. Miaou !
à Thomas GREDAT
De jnspqd
10H43 | 08/03/2008 |
Comme vous, je suis pour l'égalité tout court. Une femme, comme un homme, doit pouvoir briguer une responsabilité et être jugée selon ses compétences, UNE FOIS SUR LE TERRAIN et non sur les préjugés misogynes ancestraux qui la disqualifient même avant d'avoir eu l'intention de poser sa candidature.
Parce que si nous devions aller à l'outrancier et nous tenir aux procés d'intention et les préjugés, vu l'état actuel de la planète et du monde en général, les hommes devraient être disqualifiés d'office depuis un bon moment !
A propos de la parité, au début cela m'a choquée. Je trouvais curieux cette conception d'imposer des femmes là où cela devrait être aléatoire selon des choix naturels et volontaires.
Mais lorsque je regarde ou écoute des émissions sur des thèmes de société, ou que j'observe les groupes d'individus composant les commissions dédiées à l'étude de ces sujets, je ne vois systématiquement que des groupes d'individus mâles. Voire « Ripostes », « C'dans l'air » … et tant d'autres pour ne pas parler que de la TV, et malheureusement ce petit écran en plus du contenu transmet l'image, et c'est toujours l'image mâle d'autorité.
Par exemple, hier soir, bien que séduite par l'introduction de l'entretien avec F Léotard et la qualité du discours de celui-ci, lorsque j'ai vu le plateau d'intervenants sur « Esprits Libres » j'ai coupé et pris un livre. Trop c'est trop.
Et là… j'en suis venue à me dire, que la parité devrait être obligée durant une période transitoire lors de toute réunion publique ! eh oui, c'est à force de trop pousser le bouchon que l'on devient radicale.
La voix des femmes, même « incompétentes » est la voix des groupes de vie, il vaut mieux l'écouter que l'occulter. D'ailleurs, cela donnerait un coup de main à ces hommes politiques ou penseurs, ou diseurs de tout et de rien, qui cumulent tous les postes et sont sur tous fronts à théoriser souvent des inepties qui nous conduisent là où nous sommes.
Bon journée du 8 mars aux femmes et aux hommes de bonne volonté qui ne se bousculent pas aux portillons de pouvoirs imaginaires, qui se reconnaissent, se respectent et qui vivent la vraie vie faisant avancer l'humanité selon des conceptions rationnelles.
Ces hommes et femmes ont dépassé tout naturellement l'état discriminatoire (de toute discrimination) qui n'est que la représentation de toutes les peurs irrationnelles ancrées aux tréfonds de nos egos depuis la nuit des temps et du désir de suprématie du MOI-MOI-MOI alors que ce MOI-MOI-MOI ne pourra pas s'en passer des AUTRES pour survivre.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H53 | 07/03/2008 |
D'une certaine manière, l'échelon local de la démocratie justifie les craintes que nourrissaient les plus réticents à l'égard de la loi sur la parité (parmi lesquels des féministes aussi peu suspectes qu'Elisabeth Badinter). Le risque de voir des « élues-quota » n'était pas mince et on peut constater qu'il n'était pas tout à fait un fantasme.
Toutefois, je ne suis pas certain qu'on ait déjà vu par le passé autant de candidates à des fauteuils de maires, et surtout en position de l'emporter. A vue de nez, voilà qui me paraît assez neuf. J'ignore dans quelle mesure mon impression est exacte et, le cas échéant, j'ignore dans quelle mesure il faut en attribuer le mérite au souci de parité, mais qui sait s'il n'y a pas une relation de cause à effet. Et, plus important, qui sait si ce n'est pas dans ces municipalités que la loi sur la parité se révèlera, à l'usage, la plus féconde.
Reste que, comme le remarque Thomas Gredat, de la parité à l'égalité, la route reste longue.
à thierry reboud
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H39 | 08/03/2008 |
Je retire ce que j'écrivais hier : je viens d'entendre que l'Observatoire sur la parité relève que les femmes têtes de listes aux municipales ne sont que 17%. Autant dire que ça refroidit sérieusement…
De athénaïs
19H43 | 07/03/2008 |
@ Thierry reboud
Elisabeth Badinter n'est pas une féministe « peu suspecte », elle dit aussi n'importe quoi, son discours sur la victimisation des femmes révèle Oh combien sa position de femmes privilégiée.
Simone de Beauvoir a su, elle, sortir de sa condition de femme privilégiée, pour réfléchir à la condition des femmes en général. Gisèle Halmimi aussi. Mais, pour Gisèle Halimi, c'était sa conditon de femme militante,de terrain (et quel terrain ! ) engagée physiquement dans la lutte (elle a été menacée de mort) qui a fait d'elle cette femme admirable, remarquable.
Ceci dit, le problème de la présence des femmes aux postes politique clés est le reflet de celui de la présence des femmes dans les postes d'encadrement et notamment d'encadrement supérieur dans les ezntreprises. Il y en a peu.
On peut craindre, à imposer une parité, que la compétence souffre de ce choix. Ceci dit, messieurs, il y a parmi vous de nombreuses brelles et ce depuis toujours (à commencer par les rois, combien de rois à moitié débile pour un compétent ? ) et ça n'a jamais gêné personne. En tous cas, on ne leur reproche pas leur qualité d'homme mais - et même pas toujours - leur incompétence.
Dans le cas d'une femme, l'incompétence (et il y en a autant que chez les hommes) devra être justifiée non seulement à ce titre là, mais en plus, elle fera payer à toutes les autres femmes cette incompétences ! (j'entends de là le propos très nul « Alors là, terminé, je ne désignerai plus une femme ! ! ! )
à athénaïs
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H59 | 07/03/2008 |
En Norvège il y a une loi pour la parité en politique comme dans les entreprises et tout marche très bien.
Quand on ne veut pas faire quelque chose, on se donne toutes les raisons pour ne pas le faire.
La France est un pays machiste.
à athénaïs
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H43 | 07/03/2008 |
Il ne s'agissait pas, dans mon esprit, de faire un concours de féminisme sous forme de lâcher de noms. Simplement d'indiquer que Badinter est une féministe et qu'elle pense, et que sa crtique n'était donc pas du tonneau de celles des élus qui voyaient s'évanouir des perspectives de fromages plus ou moins nourrissants.
Que Badinter soit une représentante de la classe la plus privilégiée, c'est une évidence : elle n'en est pas moins plus intéressante que les Chiennes de garde (qui, elles, en matière de bourgeoises, se posent un peu là).
Au passage, vous me permettrez d'avoir des doutes sur votre avis selon lequel « Beauvoir a su, elle, sortir de sa condition de femme privilégiée », ce qui ne retire rien à son importance par ailleurs.
à thierry reboud
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 09H26 | 09/03/2008 |
Même remarque pour votre dernière phrase.
Il ne faut pas oublier Mme GISELE HALIMI qui a créé une association :
http://www.choisirlacausedesfemmes.org/
Concernant l'Europe elle propose au niveau de la réglementation, de prendre en référence le pays le meilleurs dans ce domaine.
Par exemple pour l'environnement que la réglementation soit celle des pays nordiques.
Pour la famille la réglementation de tel autre pays et ainsi de suite.
En résumé applique les normes les plus avancées en matière de protection des individus dans tous les domaines.
Elle appelle ça « La Clause de l'Européenne la plus favorisée “
http://www.choisirlacausedesfemmes.org/LaClause/specialclause.htm
Voilà une excellente idée, non ?
à Les Chats
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H41 | 09/03/2008 |
Ma foi, je la trouve d'autant plus excellente qu'elle fonde à peu près la totalité de la revendication sociale de la gauche de transformation en matière d'Europe.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H10 | 07/03/2008 |
Ce sujet est sorti à 17h et pratiquement pas de réactions. C'est dire que la parité ne sera pas pour demain, la T° est là comme témoin.
De Kereven
20H16 | 07/03/2008 |
Pour que la parité lors d'élection soit possible, il faut que les états majors prennent soin d'opposer aux femmes le plus possible de femmes, ce qui amènerait la parité. Car la démocratie n'est pas de nommer un candidat sur deux c'est de les élires. C'est donc l'expression de la majorité, qui fait qu'il y a plus de femmes candidates qu'élues, que la parité est réduite à néant, le plus souvent par machisme, ou calcul politique (mettre une femme contre un tête de série qui passe dès le premier tour).
Le mieux serait effectivement que le facteur « sexe » n'entre dans aucun choix, mais visiblement ce n'est pas encore d'actualité.
L'histoire récente, des « Jupettes », d'Edith Cresson et de tant d'autres nous montre que, chez nous, au delà de ministre, « la femme ne semble plus nécessaire » à la politique. Or en Allemagne, si !
à Kereven
De Thomas GREDAT
| 22H33 | 07/03/2008 |
Je me rappellerai toujours des images du discours de politique générale d'Edith Cresson : c'est la première fois de ma vie que j'ai vu huer un Premier ministre fraîchement nommé. J'ai eu honte, ce jour-là, de l'image que donnaient des représentants du peuple français.
J'ai un souvenir plus récent, et moins politique : mon stage de formation de formateur comportait un stage en entreprise, que j'ai effectué dans un centre AFPA de formation aux métiers du bâtiment. Je l'ai visité avec d'autres stagiaires. A l'atelier d'électroménager, une stagiaire demanda si ce secteur employait des femmes. Le formateur lui répondit qu'à son grand regret c'était rarement le cas, l'électroménager étant encore, vu de l'intérieur, considéré comme un métier d'hommes. Pour qu'une femme y soit admise, il faut qu'elle se montre meilleure que les hommes. Quand c'est le cas, ils ne disent plus rien.
Je crois que c'est le cas partout ailleurs. Une femme gagne le respect des hommes quand elle leur en bouche un coin, c'est-à-dire quand elle se montre meilleure qu'eux.
Précision : j'ai toujours été dans un environnement à majorité féminine. Que ce soit dans mes activités artistiques, dans l'enseignement ou lors de ma formation de formateur. Je n'ai jamais eu de problèmes. En fait, le seul environnement masculin que j'ai connu, c'est la caserne. Ce n'est pas mon meilleur souvenir.
On ne dira jamais assez à quel point, hommes et femmes, nous sommes différents et nous connaissons mal. S'il y avait communication de part et d'autres, bien des hommes auraient moins peur des revendications féminines et bien des femmes auraient une attitude moins revendicatrice.
Vive les femmes qui aiment les hommes qui aiment les femmes !
à Kereven
De Claude-le-breton
| 17H55 | 08/03/2008 |
Les « jupettes », pour autant que je me souvienne, c'est avec Alain Juppé comme Premier Ministre (d'où le nom).
Edith Cresson n'a pas besoin de cette « casserole » supplémentaire pour qu'on s'en souvienne.
Cela dit, ça ne change rien au raisonnement.
à Claude-le-breton
De Kereven
16H09 | 09/03/2008 |
Oui, les « Jupettes » sont ces femmes ministres virées sous Juppé lors d'un remaniement gourvernemental. Quasiment que des femmes avaient été virées, d'où ce nom.
De brise marine
portier de nuit | 20H29 | 07/03/2008 |
Egalité versus parité/quota,c'est tout le probléme de l'idéel au réel.
En regard de l'attitude de certains et non pas de certaines la plupart du temps,cela parait justifier cette coercition…étant entendu que l'incompétence n'est pas sexuée.
Reste à dire s'il y a un genre en politique ! ?
De caro
délinquante avérée | 21H09 | 07/03/2008 |
Quand on sait que la blague la plus courue sur la « parité » est :
« le féminin de : un homme assis dans son fauteuil lit son journal » est « une femme debout à la cuisine devant l'évier en train de faire la vaisselle », il y a du souci à se faire !
Bon, maintenant que les lave-vaisselles se sont démocratisés, il n'y a pas de raison que les femmes restent à la cuisine.
Mes dames, mes soeurs, la parité commence à la maison par le partage des tâches. Les femmes sont autant capables que les hommes, encore faut-il les laisser le démontrer et ce, dans tous les domaines. Alors ?
Pour l'égalité, place aux femmes !
à caro
De Thomas GREDAT
| 22H35 | 07/03/2008 |
Salut Caro !
Je sais ce que je vais faire ce soir, avant de me coucher : réécouter « Woman », de John Lennon.
à Thomas GREDAT
De caro
délinquante avérée | 23H12 | 07/03/2008 |
Salut Thomas,
Je viens de retrouver une chanson d'une femme exceptionnelle : Miriam Makeba
http://www.youtube.com/watch ? v=OHxkiXALQjU&feature=related
Bonne nuit
à caro
De Thomas GREDAT
| 23H55 | 07/03/2008 |
Bien reçu ! C'est vrai que c'est encore plus difficile quand on est femme ET Noire.
Surtout quand on sert d'alibi, comme Rama Yade !