
Le conseil municipal d'Asnières dégénère
La scène se déroule le jeudi 13 décembre au soir, dans la salle du conseil municipal d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le député-maire UMP Manuel Aeschlimann tient là son dernier conseil de l'année. Un conseil filmé et mis en ligne sur le site collaboratif Agoravox par Josiane Fischer, vétérinaire, ancienne conseillère régionale RPR, mais sans étiquette politique depuis 2002. Et surtout, membre d'Anticor, l'association d'élus luttant contre la corruption.
Mégaphone en main, ils haranguent l'assemblée
La dizaine d'extraits vidéo démarre sur une discussion houleuse entre le maire et ses anciens alliés ex-UDF au conseil, Jean-Jacques Semoun et Bruno Casari. Mégaphone en main, ils haranguent l'assemblée, estimant ne pas pouvoir bénéficier de la liberté de parole qu'ils réclament. Le maire d'Asnières détient en effet le record du plus faible nombre de conseils municipaux du département des Hauts-de-Seine : à peine cinq à six par an, là où les communes équivalentes se réunissent environ une fois par mois.
Excédés par les remarques et coupures du maire, qui détient la police de la séance, les deux compères finissent par déclencher une sirène (pendant 20 minutes) pour exprimer leur mécontentement au premier adjoint, qui poursuit sa lecture des délibérations. Voici un extrait, monté par Rue89, des différentes phases de la soirée, pour résumer l'atmosphère qui planait ce soir-là sur Asnières…
Le procédé peut paraître outrancier, mais il n'est pas sans raison. Dans la matinée de ce 13 décembre, Rue89 a publié l'intégralité de l'audit accablant de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France sur la gestion de la ville. Ce document, normalement interdit de diffusion (le code fiscal le prohibe dans la période de trois mois qui précède un scrutin municipal), révèle l'étendue des dysfonctionnements de la gestion du maire.

Abus divers, marchés publics illégaux et conflit d'intérêt
Voitures de fonction à foison, dépenses de carburant inconsidérées, procédures illégales dans la passation de certains marchés publics… le tableau n'est pas très reluisant. Mieux : l'étude contradictoire des magistrats financiers dévoile un étrange conflit de l'adjoint à l'urbanisme, Antoine Bary, qui est aussi, dans le civil, cadre dirigeant d'un promoteur immobilier.
Dernier détail : Manuel Aeschlimann, qui n'avait pas souhaité répondre à nos questions avant publication de l'article, a aussi snobé la caméra de Rue89 le samedi suivant, à Colombes, où il était venu soutenir la candidature de Rama Yade aux élections municipales. Rendez-vous le 8 mars.
David Servenay
► Article suivi : L'audit accablant que l'élu d'Asnières veut enterrer
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3
De x
02H03 | 05/01/2008 |
Si vous vous souvenez, Bayrou a parlé en termes très durs des hauts-de-seine durant la campagne présidentielle. Il avait parlé de « système, “de comportement antirépublicain”. Pourquoi en a-t'il parlé à l'époque, que voulait-il signifier aux électeurs ?
“Au niveau local, la justice est également instrumentalisée par les lieutenants de Sarkozy qui utilisent les fonds publics afin d'harceler judiciairement les élus d'opposition, les associations ou les blogeurs qui dénoncent la vie démocratique locale. Par exemple, Manuel Aeschlimann, le maire d'Asnières-Sur-Seine, par ailleurs monsieur ‘ opinion publique ’ de l'UMP. ‘Asnières est ainsi devenue le cauchemar du tribunal de Nanterre et de la cour d'appel de Versailles - une grande part des affaires traitées par le tribunal correctionnel de Nanterre proviennent de cette seule commune. Il est vrai que le maire mène une guérilla judiciaire sans merci contre les élus, les sites et les blogs qui lui sont défavorables’. (3) A titre d'exemple, ‘En 2004, sous le mandat de Manuel Aeschlimann, la ville d'Asnières a dépensé en frais d'honoraires la somme de 592 011 euros’. (4)
Les mêmes pratiques ont cours à Puteaux où de nombreux opposants, citoyens ou politiques, comme Christophe Grébert (5) sont harcelés judiciairement par la maire Joëlle Ceccaldi-Raynaud, du simple fait qu'ils mènent une résistance citoyenne sur le web.”
cf.
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=22741
“ C'est dans les Hauts-de-Seine, symbole de ce que nous dénonçons, que la résistance à la corruption commence. Ici, on est au coeur d'un système, dans un département marqué par les affaires politico-financières et les pratiques antidémocratiques, clientélistes et autoritaires de certains maires ”, a déclare à l'AFP Séverine Tessier, présidente d'Anticor. »
cf.
http://www.alternative-liberale.fr/p924-Une_association_anticorruption_s…
Cf. personnes ayant défrayé la chronique judiciaire et issues hauts de seine : Santini, Balkany, Pasqua, Schüller, etc
au sujet de la sem 92 :
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp ? id=460911
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/240663.FR.ph…
http://www.mon92.com/2005/09/enqute_sur_la_s.html
Très intéressant le dernier lien.
De Insider
10H04 | 05/01/2008 |
En voyant cette video, j'ai cru à une mauvaise blague potache digne d'un amphi de médecine ou de Michaël Youn et de son « Moooooorning Live ».
Au moins, c'est un conseil municipal qui réveille les voisins, même si c'est légèrement surréaliste et que c'est censé être de la politique.
Bref,
Pour ce qui est d'Aeschlimann, ancien directeur des Etudes pendant la camapgne présidentiel de notre cher Président et fervent partisan du communautarisme a l'Américaine, je comprends mieux maintenant pourquoi Sarko n'a pas voulu de ce boulard dans son gouvernement, vu les casseroles qui trainent.
De pomponette
=^..^= | 20H50 | 05/01/2008 |
Franchement je ne suis pas de droite mais je crois que le général est en train de se retourner dans sa tombe jamais Degaulle n'aurait accepté la vulgarité de Sarkozy et l'argent ni même cette corruption mise en place par des hommes qui se revendiquent de lui