
La gauche remise en selle, mais toujours sans cheval
Avec une quinzaine de grandes villes basculant dans leur escarcelle, les socialistes ont de quoi exulter. C'est une bonne grosse vague rose qui a déferlé sur la France lors de ces élections. Qui aurait pu imaginer cela il y a dix mois ? Mais si la gauche est remise en selle, il lui reste à trouver le bon cheval et à miser sur lui. Les leaders nationaux du parti socialiste sont toujours aussi désorientés qu'avant la campagne : pas de stratégie, pas de projet, pas de leader. En cela, ils ont des leçons à prendre auprès des équipes de militants qui ont gagné dans les grandes villes.
Le PS a prévu de tenir son congrès à l'automne, pour définir son projet et changer son secrétaire général. Ce dernier, François Hollande, a mis en garde ceux qui tenteraient de profiter des municipales pour avancer leurs pions : « Les élections municipales, cela n'établit pas les rapports de force du congrès », a-t-il tranché. Pourtant, à l'issue de cette campagne, le paysage socialiste a bel et bien changé et il faudra en tenir compte.
Delanoë et Royal confirment, Aubry revient
Quelques personnalités sortent renforcées de la bataille. C'est le cas, d'abord de Bertrand Delanoë. Fort de 57,7% des voix, il règne désormais sans partage sur la capitale, ex-ville de droite. C'est une bonne base de départ pour conquérir le pouvoir, comme Jacques Chirac peut en témoigner. Selon un sondage Ipsos, réalisé à l'issue de cette bataille électorale, le Maire de Paris est considéré comme le mieux armé pour diriger le parti socialiste (28%), devant Ségolène Royal (24%) et Martine Aubry (12%). Parmi les sympathisants socialistes, il talonne l'ancienne candidate à la présidentielle (30% contre 32% à Royal et 14% pour Aubry). Signe de ses ambitions internes au PS, Bertrand Delanoë a fait le choix de refuser une alliance avec le MoDem (au prix d'un sacrifice, celui du Ve arrondissement) : il a préféré se positionner ostensiblement « à gauche ».
Ségolène Royal a également renforcé sa situation. Certes, elle n'était pas candidate. Mais elle s'est dépensée sans compter pour soutenir les candidats du PS, sautant d'une ville à l'autre. Elle a renforcé ses soutiens et peut compter sur une petite armée de militants. A la différence de Delanoë, elle a tendu la main au MoDem, prônant des alliances partout où c'était possible.
Enfin, il faudra compter avec une nouvelle venue dans le jeu des candidats potentiels au pilotage de la gauche : Martine Aubry, réélue triomphalement à Lille. La fille de Jacques Delors, ancienne ministre du Travail, s'était faite discrète, sur le plan national, depuis quelques années. Le temps de s'ancrer à Lille (ce qui n'était pas donné d'avance) et de faire oublier le boulet politique qui l'alourdissait : la réforme controversée des 35 heures. Au soir du premier tour, la maire de Lille n'a pas caché ses ambitions : elle compte faire de nouveau « entendre sa voix » au sein du parti socialiste.
Ce qui peut faire des étincelles, tant Aubry apprécie peu l'approche politique de Ségolène Royal. François Hollande a récemment invité Aubry à « plutôt jouer collectif que sa partie individuelle ».
Rester prudent
Pour les socialistes, la prochaine élection importante est celle du secrétaire général du parti. Mais au soir du second tour des municipales, sur ce sujet, chacun s'abritait derrière une stère de langue de bois. Ségolène Royal appellait les socialistes à se montrer « unis, imaginatifs, en mouvement » autour d'un projet qu'elle est prête à mener « avec d'autres ». Martine Aubry se déclarait « candidate, comme toujours, au travail collectif »… Delanoë s'est gardé de tout commentaire sur le PS.
Les socialistes ont de quoi exulter, mais ils bridaient très prudemment leur enthousiasme, sur les plateaux de télévision. Un sale souvenir les rend en effet prudents : en 2004, la gauche l'avait emporté largement dans toutes les régions, sauf en Alsace et en Corse, une claque magistrale à la droite. Ce qui n'a pas empêché celle-ci de garder le pouvoir.
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à thierry reboud
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 00H19 | 17/03/2008 |
Ben, fallait s'y attendre que tu ne rattes pas l'occasion d'enfoncer le clou, mais je suis sur mes gardes ….
à thierry reboud
De DBL8
Retraité | 08H48 | 17/03/2008 |
le PS ait un leader, et il est même possible que ce leader soit Royal. /// Il est dans la merde avec elle ! !
à thierry reboud
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 13H39 | 17/03/2008 |
Moi, mon choix est clair : Martine Aubry. Elle a de l'énergie (comme MD) des convictions (pas comme BD) et ne joue pas les madonnes (comme SR).
De machinchose
08H19 | 17/03/2008 |
Franchement si SR voulait bien faire preuve d'un peu plus de courage sur les convictions et sur le fond je voudrais bien le croire mais là…
En même temps Delanoë qui essait d'avoir l'air plus à gauche que SR c'est juste ridicule. Lui qui ne remet rien en cause dans la mécanique archaique du PS, lui qui vend un peu du Paris bobo-amélie-poulain avec une arrogance très particulière et son ami Lagardère bon… je l'aime beaucoup mais, en bon parisien que je suis je ne vois pas la ville garantir la mixité sociale… Je vois bien sa dimension muséale ceci dit. Alors le coup du « regardez je ne propose rien au modem (qui ne me sert à rien donc ça ne mange pas de pain) donc je suis à gauche c'est pas comme l'autre… » à part quelques journalistes parisien qui n'en peuvent plus de le vouloir candidat parce qu'ils le connaissent et qu'il est bien élevé comme eux personne ne fait même semblant d'y croire.
Pourtant depuis quelques temps on sent que Royal dérape de son très interessant « arc en ciel » de gauche radicale à modem progressiste à un consternant PS-Modem très DSK-like et très affligeant. On la voit aussi qui renoue avec ces vieilles et mauvaises habitudes d'un phrasé interminable et de formules bêtifiantes qu'elle avait laissé tomber.
Parce que là dessus, incontestablement, Delanoë est plus fort. Il s'exprime mieux, il construit mieux ses démonstration, plus calmement, plus clairement.
Le problème c'est le fond. SI quelqu'un peut nous dire quelle idée de la politique se fait BD au fond je crois qu'il méritera un chocolat. Parce que BD politiquement, on sait qu'il est plutôt à gauche mais on ne le sent pas très révolutionnaire, on l'imagine mal mettre à mal les élites diverses dont il est très proche, on le voit mal mettre à mal les équilibres de pouvoir à la française puisqu'il s'y déplace si bien… En gros c'est la vieille école, gestionnaire, tout le monde est content et ça ne mange pas de pain.
Là nous avons (avions ? ) la force de SR, l'air de rien, une vraie nouveauté politique, pas de courant au PS, pas de tabous ridicules, un vrai respect de la gauche radicale, une convergeance avec les valeurs républicaines du Modem, pas trop de liens incestueux avec les bonnes vieilles élites françaises et un rejet des vieux trucs des équilibres de pouvoir obsolètes de notre pays.
Maintenant le problème c'est leurs épaules :
Sur la rétention de sureté qui aurait du être un bon révélateur d'un courage politique et d'une force de conviction :
RIEN. Ni de BD ni de SR. RIEN. NADA. minable lacheté sondagière.
Sur le reste on aura noté depuis quelques semaines le silence de BD sur à peu près tous les sujets un peu sensible. Dès qu'il y a polémique il y a silence de BD qui veut ne se mettre personne à dos et bourdes de SR qui va trop vite, sans qu'on sache où sont ses convictions. Mais là un point pour elle : elle sait se reprendre, elle sait avoir une voix et une position. Mais pas assez. et de loin.
Ensuite il y a tout de même et il faudrait ne pas l'oublier :
Aubry et, l'étrange oubli, de cet article Collomb.
à machinchose
De kkadim
service public rhone alpes | 09H40 | 17/03/2008 |
pour collomb c'est simple il veut faire de lyon une capitale internationale pout attirer les élites. donc une gauche pour le moins inexistante tant dans la réalité que dans le discours. dans la pratique on détruit des quartiers populaires du centre pour y construire des résidences de trés grand standing « à partir de 5000e le métre carré, avec dix logement hlm dans un coin pour faire socialiste. le terme qui caractérise le plus collomb de mon point de vue est FADEUR.
à machinchose
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 11H09 | 17/03/2008 |
@machinchose : trés joli commentaire.
Je suis d'accord avec vous sur l'essentiel (même si je considère que vous passez sous silence les relations de SR avec le mitterandisme, qui ont constitué un réel frein au cours de sa campagne).
Ceci étant, à l'égard de BD, son parcours personnel (porte-flingue - avec Moscovici si je ne m'abuse - de Jospin alors qu'il était premier secrétaire du PS) explique en partie son absence de lisibilité politique au plan national.
Il a cependant un certain courage politique (en dépît de son coupable silence sur le rétention de sûreté) : ses prises de position quant au vote des étrangers aux élections locales, contre le cumul des mandats (il démissionna lui-même de son mandat de sénateur pour sec onsacrer à Paris), pour la limiatation des mandats consécutifs (2 max), son coming out (un choix trés courageux dans notre pays, que la plupart des politiques refusent de faire) sans entrer dans un clientélisme communautariste, la signature de l'appel du 14 février de marianne, ses positions écologiques (notamment sur l'eau potable) relativement rare pour les leaders du PS (Lionel Jospin n'avait qu'un intérêt trés limité pour les questions d'environnement), son implication dans les ligue des droits de l'homme, sa dénonciation de l'étât des prisons françaises, etc…
Je pense, comme quelqu'un l'écrivait plus aut, que BD ferait un excellent premier ministre. Quant à une éventuelle candidature pour les prochaines présidentielles, j'espére surtout que les socialistes vont cessé de se poser la question : mettre un terme aux querelles intestines et présenter un front uni face à l'UMP est une condition sine quanon de victoire.
A défaut, la gauche française ferait une fois de plus le jeu de ses adversaires politiques, et ne pourrait espérer gagner que sur leurs propres divisions…
à François Doutriaux
De machinchose
11H40 | 17/03/2008 |
En fait nous sommes assez d'accord et la lecture de votre commentaire me fait faire un parallèle assez étrange.
On a reproché à SR sa pipolisation avec sa grossesse de ministre. c'était à mon sens justifié mais ça se rapproche du coming out de BD qui était aussi un peu « vie privée exposée » en ce que ça disait : je suis une femme, je suis une mère et j'ai une ambition dévorante et je ne vais pas me l'interdire. L'air de rien c'était assez novateur et politiquement fort. Comme ça pourrait devenir une limite infranchissable pour BD c'est devenu bien sur une limite infranchissable pour SR en 2007.
De même, BD est contre le cumul et démissionne, SR aussi qui se prive de capitale (pas de députation) ce qui est politiquement risqué. Là dessus encore ils sont tous les deux atypiques et courageux.
BD a son ombre du passé avec un jospinisme de calcul. SR a son ombre du passé avec Mitterrand.
Pour l'écologie je ne suis pas très convaincu, mais on pourra noter qu'en la matière SR aussi a été très novatrice et ils doivent être les deux seuls du PS à porter ses questions de manière à peu près solide.
L'appel de Marianne : s'ils l'ont signé tous les deux BD l'a très mal assumé (honteux ridicule) et SR l'a trop vite oublié.
Après le gros problème c'est le présidentialisme de notre démocratie immature. Nous nous rejoignons là dessus mais je suis plus pragmatique que vous. Pour le détruire il faut d'abord accepter d'y jouer.
à machinchose
De François Doutriaux
Juriste et enseignant chercheur | 12H21 | 17/03/2008 |
j'abonde dans votre sens en ce qui concerne SR.
Précisons que je n'apprécie que rarement la personnalité et le comportement des grands leaders de la gauche (Royale, Delanoë, Jospin, Hollande…) et…que cela n'a strictement aucune importance.
Je ne suis attaché qu'aux valeurs défendues, à l'intégrité politique et à la cohérence de l'action.
Que l'on me demande de voter pour un candidat ou une candidate, marié ou divorcé, avec ou sans enfant, hétérosexuel, homosexuel, bisexuel ou transsexuel, causasien ou issue d'une « minorité » (vilaine expression), noir, jaune, bleu à poix rose…
Cela ne m'intéresse pas et n'a que peu (je ne suis pas naïf au point de me croire exempt de tout préjugé) d'influence sur mon vote. Et je pense que contrairement à la droite, l'électorat de gauche est plutôt en accord avec cette approche, pour des raisons culturelles et de « valeurs » personnelles, proclamées sinon assumées.
En revanche, je considère que le pragmatisme que vous évoquez doit ressortir d'une action politique assumée, et non des menées électoralistes dans lesquelles la gauche s'est laissée engluer et qui ne lui réussissent guère au plan national.
Il est évident que pour modifier les instutitions, il faut préalablement conquérir le pouvoir.
Ceci étant, si pour obtenir ce pouvoir, la gauche choisi de rentrer (ou continuer à rentrer) dans le jeu de la démocratie d'opinion, sondagière et pusillanime, elle ne fera que jouer la partition de ses adversaires.
L'histoire politique récente de notre pays prouve à mon sens que le pragmatisme électoral(iste ? ) ne réussit pas à la gauche.
Le présidentialisme, voire l'hyperprésidentialisation, de notre régime ne relève pas de mon point de vue de l'immaturité : au contraire, il est la résurgence et l'expression d'une tendance extrêmement ancienne de la politique française. Celle d'un monarchisme plus ou moins rampant que François Miterrand avait en son temps largement révélé (rappellez vous le traitement médiatique de sa mort, et les photos du « corps du roi ») et que Nicolas Sarkozy a su, du fait de sa personnalité, exploiter avec beaucoup d'habilité…le temps de la campagne électorale.
C'est au contraire à mon sens la maturité politique de la démocratie francaise, sinon sa sénescence, qui engendrent cette optique présidentialiste initiée par De Gaulles et Debré pére.
Alors effectivement, peut-être qu'un peu (beaucoup) plus de pragmatisme en interne serait salutaire pour le PS.
En revanche, sur le plan électoral, je reste convaincu que c'est ce pragmatisme, cette « tiédeur » politique, ce refus de l'engagement combattif sur les valeurs et les aspirations de la gauche française qui plombent le parti.
La déliquescence du PC pour des motifs partiellement identiques, le grinotage progressif de la gauche traditionnelle par les « nouveaux » partis d'extrême gauche en sont les témoins.
L'échec de Lionel Jospin (qui aurait sans nul doute triomphé au second tour contre un Chirac au plus bas) est imputable aux manipulations de l'UMP (le scandale du PRG par exemple) mais surtout et avant tout à un positionnement de centre-gauche qui à conduit l'électorat concerné à un morcellement fatal…
Je regrette fort que Lionel Jospin (que j'apprécie aussi peu sur le plan personnel que je l'admire sur le plan politique) n'ait pas su mener une campagne réellement de gauche, et se soit laissé séduire par les sirènes dun pragamatisme excessif.
La face du pays s'en fut trouvé changée ^^ (et notre situation actuelle moins dramatique…)
La démocratie est un jeu trés imparfait, d'autant plus lorsqu'elle bascule dans le populisme et la primauté de l'opinion. Si l'ont veut la grandir, je suis persuadé qu'il faut commencer par une exemplarité interne, et non continuer à promettre des lendemains qui chantent en cas d'hypothétique accession au pouvoir.
En 1981, une partie de la droite française voyait déjà les chars soviétiques aux portes de Paris. Cela n'a pas empêché François Mitterand de conquérir le pouvoir…
à François Doutriaux
De machinchose
12H48 | 17/03/2008 |
en fait nous sommes d'accord. d'un point de vue pragmatique précisemment cette tiédeur et ce manque de courage ne sont pas du tout efficace. La gauche qui réussit est une gauche qui s'assume. (surtout quand la droite qui a réussi est une droite qui s'assume de manière aussi sinistrement décomplexée et dangereuse.
à Menez.guen
De kkadim
service public rhone alpes | 08H39 | 17/03/2008 |
ben oui on veut rire, en tout cas moins qu'avec marie ségoléne comme représentante de la gauche. cette personne est de centre droit, ce qui tout à fait honorable, mais qui lui cause un énorme probléme nommé bayrou
à Menez.guen
De Pierrrrre
11H31 | 17/03/2008 |
»….La gauche a un leader .Ce leader est Ségolène Royal…. »
==> oh oui, pourvu que ce soit Ségolène !
De Infovite
Plébéien. | 23H57 | 16/03/2008 |
Le seul cheval, c'est le peuple des plus démunis qui en a plus qu'assez d'être pris pour un… âne !
http://info-espress.over-blog.com/
De maximeesteban
00H05 | 17/03/2008 |
Bonjour, je regarde les résultats du 5è sur le site de la mairie de Paris.
Il y a plus d'inscrits au 2è tour qu'au premier, comment cela est-ce possible ?
Merci
à maximeesteban
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H17 | 17/03/2008 |
Bonsoir.
Une idée qui me vient comme ça : vous êtes certain de ne pas avoir confondu inscrits et votants ?
à maximeesteban
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 03H52 | 17/03/2008 |
@maximeesteban,
si le code électoral n'a pas été modifié SUR CE POINT depuis Giscard, on peut s'inscrire jusqu'au 31/12, à condition d'avoir l'âge de voter au 15 mars.
le 1er tour avait lieu avant et le 2e après. si 7 personnes ont eu 18 ans entre le 15 et le 16 mars et que 4 ont été déclarées décédées SANS VOTER entre les deux tours, le compte est bon.
en général, c'est l'inverse, il est vrai, qui se produit. mais chez les Tiberi…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De DBL8
Retraité | 08H53 | 17/03/2008 |
ET ailleurs ? Dans les autres communes ? C'est peut-être SURPRENANT pour le 3 em arrondissement de Paris, mais il doit y avoir d'autres communes ou cela c'est passé.
à maximeesteban
De sevinilud
en liberté surveillée | 10H01 | 17/03/2008 |
C'est du à la loi électorale corse qui diffère légèrement de la continentale.
De Bigseb
Blazé | 00H25 | 17/03/2008 |
Le bon cheval ?
Honnêtement prenons la listes des prétendants, et procédons par élimination :
Tous les non-présidentiables :
Ben j'ai envie de leur dire que si ils ne veulent pas présidentialiser le parti, qu'ils arrêtent d'envoyer des candidats a la présidentielle…
Les francais ont besoin de savoir bien a l'avance qui se présentera, regardez quand Särko a pris le parti, on avait tous les futurs prétendants (Bayrou, Le pen, Buffet, Besancenot, Särko,…), sauf un, celui du ps, et je rappelle qu'on est alors en 2004.
Ca veut dire qu'a chaque fois que l'un d'entre eux ouvre la bouche 3ans avant l'élection, on sait qu'on aura un jour le choix de déposer un bulletin a son nom dans l'urne…
Choisir son candidat 2 mois avant le début de la campagne,c'est suicidaire.
Les primaires c'est suicidaire, 3 candidats a la ligne radicalement différente, qui quoi qu'il arrive se voient attribuer le programme du PS… Je rappelle que Royal a fait sensation pendant la primaire en disant qu'elle ne généraliserais pas les 35h, mais les renégocierais branche par branche. Puis, le PS a imposé son projet, et on a vu le bordel…
Le fait de présenter aux francais un binome PS-équipe de campagne n'a pas réussit a Jospin en 2002, alors qu'en 95 il avait le parti et ca c'est vu… En 2007, le « retrait » de Jospin ayant privé le PS d'autocritique, ils onr refait la même erreur…
Aujourd'hui, il faut impérativement que 1er secrétaire rime de nouveau avec candidat.
Reste donc Royal et Delanoë :
Royal a déja une campagne derriere elle.
Elle a sillonné la France pendant 6 mois en 2007, et ses 15 derniers jours. Elle a rassemblé sur son nom 17 millions de voix, un record, surtout au regard de la campagne la plus catastrophique jamais menée par un grand parti, ce qui n'est en plus pas imputable a la candidate.
Delanoë n'a guère que Paris, les francais le connaissent mal…
Enfin, et ca me gêne de le dire, mais on a vu Särko mentir sur son couple pour accéder a l'Elysée, car les francais votent aussi pour un couple. Et l'homosexualité étant un critère discriminatoire tres présent en France ne l'avantage guère, imaginez un peu la campagne a charge, les coups bas, les tracts anonnymes du style « bonjour le protocole des voyages a l'étranger, c'est les indiens qui vont etre ravis de faire visiter le Taj Mahal a un couple homo », etc….
C'est triste car il ne le mérite pas, mais a coup sur ca passera pas, la France a énormément de retard dans l'évolution de ses moeurs.
Delanoë fera par contre un excellent 1er ministre car il a montré qu'il sait faire régner autour de lui autorité, rigueur, efficacité, transparence…
Finalement, on l'a notre cheval, et c'est une jument^^
De sum sum
00H37 | 17/03/2008 |
N'enterrez pas Laurent Fabius aussi vite : p
à sum sum
De rwanr
00H50 | 17/03/2008 |
Ne le déterrez surtout pas ; )
à rwanr
De La Grenouille
02H45 | 17/03/2008 |
Excellent ! : )
à rwanr
De sevinilud
en liberté surveillée | 10H03 | 17/03/2008 |
trop tard, j'ai vu ses ossements !
à sevinilud
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 13H44 | 17/03/2008 |
Qui peut me dire si son immortel livre où il se fout de notre gueule avec ses cârottes rapées, l'amûr-de-ses-fils, sa fausse Harley 125 DE LOCATION (comme ses idées « de gauche ») a échappé au pilon ?
à sum sum
De bozo_vancouver
regarde de loin | 02H47 | 17/03/2008 |
Avant, tout, il faudrait qu'ils s'accordent sur la direction du parti : Virage a Gauche toute (Melanchon/Fabius), ou Gauche modere sociale (Royale, Delanoe, DSK…), le cheval se dessinera alors de lui meme… On peut toujours rever …
à sum sum
De Myosotis
Orthophoniste | 19H23 | 17/03/2008 |
Morte de rire !
à Bigseb
De AgateZeblues
03H02 | 17/03/2008 |
Ouais, ouais, c'est clair.
Delanoe ne pourra jamais être élu parce qu'il est homo.
Royal elle a pas été élue parce que c'etait une femme.
Normalement Nabot Ier, n'aurait jamais dû être élu parce que divorcé et faisant moins de 1m70. C'est les talonnettes qui ont dû lui sauver la mise. Et puis j'ai vu des tracts défiler en sa faveur « un nain de 1m65, ça va nous mettre dans la poche tous les chinois et les papous, pour le commerce extérieur c'est tout bénéf ».
Dati et Rama Yade, elles cumulent les handicaps, elles sont femmes et noire ou arabe. Difficile d'imaginer qu'un élécteur normalement constitué puisse voter pour elles.
C'est clair, faut un homme, blanc, hétéro, marié avec des enfants, catholique pratiquant.
Bon, tout ça pour dire que quand je lis les niaiseries écrites par Bigseb, j'ai l'impression d'ecouter du TF1.
à AgateZeblues
De Gevrey
20H49 | 17/03/2008 |
euh… et si Royale n'avait pas été élue parce que les électeurs ont estimé qu'elle n'avait pas le niveau ni la compétence … ?
à Bigseb
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 09H56 | 17/03/2008 |
Je rajouterai : quel pays occidental est dirige par un homo ?
La France n'etant pas connu pour etre en avance sur son temps, ne votera jamais pour un homo, elle n'a deja pas ete capable de voter pour une femme.
à Venezuela
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H03 | 17/03/2008 |
« La France […] n'a deja pas ete capable de voter pour une femme », c'est une manière de voir les choses.
On peut interpréter autrement : certains, en France, ont préféré un tocard à une brêle, d'autres une brêle à un tocard.
Le plus probable, c'est que le curseur se trouve quelque part entre les deux.
De rwanr
00H48 | 17/03/2008 |
D'accord pour un ticket Royal-Delanoë mais sur un projet clairement social et écologique et pas sur un rapprochement Rose-Orange !