Avant les élections, promesses en stock contre la corruption

La corruption inspire les candidats aux municipales. Sous la pression du monde associatif, ils sont de plus en plus nombreux à s’engager sur les principes de probité et d’éthique. Gestion de l’eau, des déchets, cumul des mandats… tout y passe. Revue de promesses et d’aveux, de droite et de gauche.
Un constat : la corruption progresse avec la décentralisation
Des ONG militant en faveur de la lutte contre la corruption, aucune n’a laissé passer l’occasion des élections municipales. Une raison à cela : la corruption des élus a multiplié ses ramifications au fur et à mesure que progressait la décentralisation. Le constat est dressé depuis plusieurs années par les Chambres régionales des comptes, les juridictions financières ou les dernières enquêtes journalistiques, comme le travail de Roger Lenglet relaté par Rue89.
Pour sensibiliser candidats et électeurs, les associations ont lancé des questionnaires. Au chapitre des déceptions, le travail de Transparency International, ONG connue pour son classement annuel des pays les plus corrompus. TI a envoyé une vague de questions, dont les réponses ne pouvaient que susciter l’adhésion des sondés.
A lire la synthèse statistique, on comprend mal l’intérêt de cette démarche où les pourcentages de réponse positive oscillent entre 82,71% et 99,25% ! Un score soviétique qui, hormis l’identité des candidats, ne donne aucune information sur les meilleures solutions à adopter pour contrecarrer les dérives.
Bertrand Delanoë promet une régie municipale et un "droit à l’eau pour tous"
L’association Anticor -regroupant élus, fonctionnaires et journalistes- a tenté une démarche plus qualitative. Toujours sur la base d’un questionnaire, mais en réclamant aux candidats des engagements fermes et définitifs. Sur le non-cumul des mandats, les seuils d’appels d’offres, l’interdiction de se représenter après une condamnation… Les candidats ont donc pris leur plume pour répondre à ces demandes, justifiant leur position.
Première surprise : un candidat de gauche qui fait l’éloge de la gestion de son rival ! A Amiens, Gilles Demailly salue la gestion de l’eau de Gilles de Robien. Commentaire d’Anticor : "Le candidat reconnaît que le prix de l’eau (gestion en régie publique pour la ville d’Amiens, tout comme le ramassage des ordures ménagères à 80% municipalisé) est l’un des moins cher de France. Tout laisse à croire que M. Demailly ne remettra pas en cause cette gestion publique."
La gestion de l’eau est au cœur des problématiques corruptives. Est-ce pour cela que Bertrand Delanoë réitère sa volonté de revenir à un système de régie ? Une proposition qui suscite la colère des deux grands du secteur, mais sur laquelle le maire de Paris semble déterminé, comme en témoigne la lettre adressée à la présidente d’Anticor.
"Quant à l’enjeu du service de l’eau qui, à juste titre, éveille particulièrement votre intérêt, il m’est agréable de vous rappeler la renégociation efficace dès 2003 des contrats de distribution. Il est temps de franchir une nouvelle étape. J’ai annoncé mon intention de créer un service public de l’eau plus efficace, garant d’une eau de qualité au meilleur coût pour les Parisiens. Nous souhaitons la mise en place d’une tarification sociale garantissant le droit à l’eau pour tous."
Autre engagement pour les Parisiens, celui de la candidate PS du XIIe arrondissement. Michèle Blumenthal, maire sortant, prend position sur le sujet sensible des marchés publics. Commentaire d’Anticor : "Tous les marchés publics, dont le montant des prestations annuelles prévues dépassera la somme de 9000 €, sont et resteront soumis à concurrence, sous la responsabilité unique de la direction générale des services. Les logements sociaux sont attribués par une commission pluraliste ouverte à l’opposition."
Autre sujet sensible : le logement social, où le niçois Christian Estrosi promet la transparence
La droite n’est pas en reste. Parmi les réponses reçues, celle du candidat UMP à la mairie de Nice. Christian Estrosi met en avant les propositions de son programme, résumées ainsi : "Le candidat nous renvoie à son programme tout en nous signalant les deux points forts de celui-ci : ‘désigner un magistrat comme inspecteur général des services, en charge du contrôle et de la régularité de toutes les procédures de la commande publique et confier la présidence de la commission d’appel d’offres à l’opposition’."
Nice étant un terrain propice aux "affaires", la promesse a le mérite de la clarté. D’autres challengers n’ont pas un discours aussi tranché. A Saint-Etienne, par exemple, le candidat PS Maurice Vincent ménage la chèvre et le choux. Commentaire d’Anticor : "A Saint Etienne, la gestion de l’eau et du chauffage urbain est en DSP (délégation de service public) ; la gestion des ordures ménagères en régie. Le candidat s’engage à revoir le coût du mètre cube d’eau et à demander des comptes aux entreprises en charge de la gestion de l’eau et du chauffage urbain. Le candidat ne précise pas son choix quant à l’alternative entre gestion publique et privée."
Parfois aussi, les candidats socialistes tiennent de drôles de raisonnements. C’est le cas de Michel Destot à Grenoble. Le maire sortant est pour le non-cumul des mandats, mais uniquement en théorie. Dans la pratique, c’est autre chose…
"Monsieur le maire est aussi député de l’Isère ; il cumule donc deux mandats et, tout en affirmant qu’il est contre le cumul des mandats, il considère que ‘cette règle de non-cumul ne peut avoir de sens qu’à la triple condition de s’appliquer à tous, d’être précédée d’une véritable réforme du statut de l’élu local et d’être accompagnée par une évolution profonde des cabinets ministériels et des administrations centrales. Plaider un dossier local sans être parlementaire provoque en effet des difficultés quasi insurmontables’. C’est aussi son troisième mandat de maire, mais le dernier précise-t-il."
A voir si dimanche ces promesses auront retenu l’attention des électeurs.
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J’ai un problème avec la Cour des Comptes : A quoi sert exactement ce machin qui dénonce chaque année les dérives de nos dirigeants, les gabegies d’une administration irresponsable, enfin, tous les scandales, toutes les dépenses, innombrables et superfétatoires, engagées dans notre pays, qui coûtent au contribuable que nous sommes, que je suis au moins, la peau du dos… en étant poli. Dénonce, disais-je donc, mais sans que rien ni personne ne soit obligé de rendre des comptes (c’est le cas de le dire) car elle n’a aucun pouvoir coercitif! C’est merveilleux, cette Chambre nous explique tranquillement que nous nous faisons voler, mais qu’elle n’y peut rien. A quand une Chambre des Députés qui osera donner un pouvoir de rétorsion à la Cour des Comptes? Jamais bien sûr, car nos chers élus ne sont pas les derniers, loin de là, à se faire prendre la main dans le sac.
Le premier devoir d’un élu , c’est de respecter les gens qui ont voté pour lui . Pendant 30 ans j’ai voté pour les socialistes , aux présidentielles , aux législatives , aux cantonnales et aux municipales . Aujourd’hui je vois des élus qui ont des postes importants grace aux voix de gens comme moi , je vois ces élus qui profitent de leur situation pour entrer au gouvernement de Sarkozy ou au FMI , je vois ces élus qui pérorent sur la nécéssité de supprimer les régimes spéciaux de travailleurs qui ont peiné toute leur vie , je vois ces élus qui crachent sur ceux qui ont voté NON au référendum sur le traité européen et qui ratifient le traité de Lisbonne.Eh bien , meme si les municipales ne sont pas des élections politiques , je ne voterai pas pour ces « socialistes » dimanche prochain.
Pour qui alors ?
Les hommes politiques ont peur d’internet et vont tous mettre en oeuvre pour diminuer la liberté d’expression.
Ils vont nous refaire le coups des risques terroriste pour censurer tous les sites qui les déranges. Pour abattre un arbre on commence par le bas. Pour combattre la corruption, il faut s’attaquer aux fonctionnaires complices du système, c’est à dire la DDE et DDAS ceux qui font les appels d’offres. Plus ils seront nombreux a allé en prison plus sera difficile pour le pouvoir.Pour chaque appels d’offre allons leurs demander des comptes.
Par exemple un rond point coûte 60000€ alors qu’ils sont facturés en france 150 000€ ou passe la différence. A quand l’ouverture des plis pour les marchés sera t elle publique? En france il n’y a pas de mafia mais un milieu politicomafieux.