
Oubliez « Les Enfoirés », la musique humanitaire a changé
Du très américain « We are the world » de Michael Jackson jusqu'à « Ethiopie » initié par Renaud, on ne peut pas dire que les chansons écrites dans un but humanitaire soient toujours des moments de musique inoubliables. Elles peuvent pourtant se révéler utiles à la cause qu'elles défendent.
Les projets humanitaires s'appuyant sur la musique se sont toujours déclinés en concerts ponctuels, style Restos du cœur ou Live Aid, et en disques. Par exemple, la compilation « Drop the debt » qui militait pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde proposait une sélection de chansons inédites réunissant des musiciens comme Tiken Jah Fakoly, Cesaria Evora ou Lenine.
L'évolution technologique permet des solutions plus innovantes
Plus récemment, et peut-être plus musicaux qu'humanitaires, les albums « In The Name of Love » ou « Remixed : UFOS over Bamako », qui présentaient respectivement des reprises du groupe U2 par des artistes africains et le travail de DJs américains sur les chansons du Malien Vieux Farka Touré, ont essayé de lier qualité musicale et soutien à des actions en Afrique.
L'efficacité de ces projets est-elle remise en cause par la crise du disque ? On peut le supposer. Mais l'évolution technologique et l'avènement d'Internet ont poussé les organisations et les musiciens à imaginer de nouvelles solutions. (Voir la vidéo)
Aujourd'hui, l'engagement humanitaire et musical ne passe plus obligatoirement par une débauche de stars alignées derrière un micro d'un studio d'enregistrement. La fondation « Playing for change » en donne un exemple en réinventant le concept de réunion d'artistes.
Née après la réalisation d'un documentaire « Playing for change : Peace Through Music », primé dans de nombreux festivals, l'organisation a pour but de connecter les communautés du monde entier grâce à la musique.
Pour cela, elle aide les musiciens à acheter des instruments ou (re)construit des écoles comme la Ntonga Music School implantée dans le bidonville de Gugulethu en Afrique du Sud et le centre des réfugiés tibétains à Dharamsala.
Pathos humanitaire habituel ? Pas forcément
Elle regroupe aussi un réseau d'artistes venant des quatre coins du monde.
Durant le tournage du documentaire, les deux réalisateurs Mark Johnson et Jonathan Walls ont fait enregistrer des musiciens connus (Manu Chao(, Keb'Mo », le Sud-africain Vusi Mahlasela) et inconnus, chez eux, au milieu de la rue ou au milieu de nulle part, et les ont réunis grâce à un astucieux montage du son et des images.
Deux tubes, « Stand by me » de Ben E. King et « One Love » de Bob Marley ont été lancés pour créer le buzz sur Internet. Certains diront que l'on reste un peu dans le pathos humanitaire habituel, mais voilà deux compositions, considérées comme des standards de la chanson internationale, reprises avec une relative sobriété et qui permettent (ce qui ne gâche rien) de découvrir des talents peu connus dans nos contrées. (Voir la vidéo)
L'album et le DVD devraient bientôt voir le jour. Vous trouverez d'autres chansons et plus d'informations sur le site.
Des remix du tube « Wake up » de Youssou N'Dour
D'autres organismes inventent de nouveaux discours mieux adaptés à leur cause. En donnant une chanson gratuitement, Youssou N'Dour et IntraHealth touchent un sujet d'actualité.
IntraHealth International est une entreprise à but non lucratif aidant les systèmes de santé publique des pays en voie de développement. A travers sa nouvelle campagne « IntraHealth Open », l'organisation pointe du doigt le problème des outils de travail informatiques.
Elle cherche à promouvoir la création de logiciels open source gratuits et facilement adaptables qui aideraient à l'organisation et au bon déroulement des soins dans les pays qui en manquent. Pour médiatiser l'action, Youssou N'Dour offre un remix de son morceau « Wake up » en téléchargement gratuit. (Voir la vidéo)
Dans sa démarche, il est suivi par de nombreux artistes comme le rappeur Nas, Q-Burns Abstract Message ou encore Peter Buck, le guitariste de REM. Il pousse aussi tous les musiciens à en faire de même en s'inscrivant sur le site et en proposant leur propre remix de son titre.
Une partie des remix est téléchargeable (pour la France, passez par le lien « iLike » qui se trouve sous les photos des artistes).
La musique et l'action humanitaire inventent de nouvelles interactions avec le monde grâce aux réseaux sociaux développés sur Internet et aux transformations humaines et technologiques que connaissent aujourd'hui nos sociétés. On peut penser que les prochaines années s'annoncent pour elles créatives et inspirées.
Photo : Youssou N'Dour (DR)
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De Courage-Fuyons
Encerclé par l'ennemi. | 11H55 | 02/04/2009 |
Comme d » hab, en France, on aura compris ça dans 15 ans.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 12H24 | 02/04/2009 |
.
à patrick du 14
De Bête à part
parmi nous autres. | 13H03 | 02/04/2009 |
.
.
à Bête à part
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 13H16 | 02/04/2009 |
pas mal
De azerty69
ExecutieveBranleur | 12H35 | 02/04/2009 |
C'est sur qu'avec tout le pognon qu'on peut se faire dans l'humanitaire, ça évolue, guidé par les business plans des marketing's men.
à azerty69
De Iv
Roboticien utopiste | 13H12 | 02/04/2009 |
Je préfère le point de vue de Mohamed Yunus, qui, constatant que l'on peut en effet se faire de l'argent dans l'humanitaire, exhorte les ONG à devenir des social business : garder la même mission, mais réussir à atteindre l'équilibre financier afin de fournir une aide durable et indépendante des dons fluctuant au gré des modes médiatiques.
Ces société qui ne peuvent pas distribuer des dividendes, qui n'ont pas le droit de faire de bénéfice, qui ont une mission autre que le profit, se retrouvent être plus compétitives que leur contreparties capitalistes, qui doivent dégager des bénéfices pour contenter des actionnaires. C'est amusant de voir l'économie de marché aller à l'encontre des entreprises capitalistes…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H59 | 02/04/2009 |
De Pictulo
15H38 | 02/04/2009 |
Pour intéressant que soit l'article, je trouve son titre mal venu : Les Enfoirés (certes peu passionants sur le strict plan musical) sont la principale ressource des Restos du coeur, asso qui se bouge pour l'alimentation des plus démunis. Surtout ne les oubliez pas, ce n'est pas le moment !
Par ailleurs, on peut être séduit par les projets qui tentent d'allier qualité musicale et qualité du projet. Ces démarches seront toujours les bienvenues.
De caro
délinquante avérée | 17H54 | 02/04/2009 |
il y a peu de temps, des amis m'ont fait découvrir Playing for change, que j'ai moi-même fait découvrir à d'autres amis … J'aime beaucoup le mélange des genres, des instruments, des voix … et d'un point de vue artistique et technique, c'est une belle réussite. Mais je suis très fleur bleue en me disant que la musique adoucit les moeurs …
De survivant
17H57 | 02/04/2009 |
On attend maintenant la relève les rappeurs ; ceux qui ont sortis la tête de l'eau, eux, qui ont connus la zone. Une action humanitaire ne peut qu'être bénéfique pour l'image du rap et un doigt d'honneur à la haine.
De Chou marin
kiné | 19H47 | 02/04/2009 |
ca, ca a 10 ans, et ca a rien de gnangnan
http://www.findinternettv.com/Video,item,2655680680.aspx
De corbeau deciitre
Educateur spécialisé | 21H50 | 02/04/2009 |
Au secours populaire avec les potes on chantait : « Jolie bouteille » en canon, mais ça n'a jamais raporté !
De caiuspupus
Extrême centre | 07H38 | 03/04/2009 |
Les Enfoirés, mine de rien, apportent aux Restos beaucoup d'argent. En revanche, effectivement, musicalement parlant, c'est tout particulièrement naze. Mais après tout, le but n'est-il pas d'apporter des financements aux associations ?
De Sikhs
Salarié | 08H13 | 03/04/2009 |
Le rap français c'est chiant
De nedj
autre | 11H45 | 03/04/2009 |
AURA (Artistes Unis pour le Rap Africain) est un réseau d'artistes africains unis pour la promotion du Hip Hop qui veulent mettre leurs voix et leurs musiques au service du développement de l'Afrique.
AURA, est actuellement engagé dans une campagne de sensibilisation portant sur les droits de l'enfant et les problèmes de la jeunesse. Cette campagne, financée par Plan a pour nom POTO-POTO.
Le projet POTO-POTO est actuellement parrainé par des artistes de renom tels Alpha Blondy, Sékouba Bambino, Kamaldine.
http://www.aurahiphop.com/