Retour aux « fondamentaux » à l'école : à vos calculettes

Ce mercredi matin, la radio me réveille :

 » … retour aux fondamentaux, retour aux fondamentaux… »

De quoi s'agit-il, me demandè-je, embrumé. De la stratégie de la Société Générale ? De la situation boursière ? L'expression » fondamentaux » appartient au vocabulaire financier…

Non, il s'agit de la réforme de l'école.

Les » fondamentaux » , donc, c'est apprendre à lire et à compter (vraiment, que faisaient donc ces foutus instituteurs jusque-là ? ), grammaire » à l'ancienne » , (comme la confiture) et puis quelques » plus » : la Marseillaise, le drapeau, la morale ( » à l'ancienne » aussi, j'imagine), la politesse. Et puis une heure de plus de sport et, cerise sur le gâteau de Xavier Darcos, » une heure d'histoire de l'art » .

La vraie » réforme » , la réforme la plus concrète, est un peu éclipsée dans les commentaires de ma radio : la réduction de la durée des cours à l'école. Deux heures de moins par semaine.

Toujours dans mon demi-sommeil, je compte mentalement. Deux heures retirées d'un côté, quelques heures de politesse à l'ancienne, de sport et d'histoire de l'art ajoutées de l'autre.

Au moins quatre heures de moins, donc, pour les » fondamentaux » ?

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Portrait de Ecniv

De Ecniv

du bling bling au big bang | 12H18 | 20/02/2008 | Permalien

[Parenthèse sportive] :
Les « fondamentaux » : c'est sur cette base que Bernie The Door avait bâti la stratégie du XV de France lors de la CDM.

Avec l'efficacité et le résultat connus : )

Ceci étant, après l'ère tout sur les « fondamentaux » et son échec, on vit le retour à la créativité.
le léger après l'austère donc.

Tout est espoir n'est pas perdu ^^
[/Parenthèse sportive]

Portrait de Yabepp

De Yabepp

Un nordiste en exil, à Paris | 12H37 | 20/02/2008 | Permalien

Pour moi, le problème de l'éducation national n'est pas un simple calcul de temps de cours, de moyen.
C'est plutôt sur le sens à donner à cette institution qu'il faut bosser : ça sert à quoi, quels sont ses buts (quelle est sa mission exacte), comment mesurer sa réussite à tenir une mission précisée de service public.
Alors, certains s'offusquent de voir des heures de cours disparaître, de ne pas avoir de moyens (vive les ZEP), d'être lâché par leur hiérarchie (cause de nombreuses dépressions), de voir certains profs se planquer (ne le niez pas, j'en connais qui s'en vantent…), et finalement leur combat s'apparente à la sauvegarde de leur pré carré.
Quelle perte d'énergie ! Quels pauvres résultats , tant revendicatifs que professionnels !

Revenez au fondamentaux : non pas celui de l'éducation/enseignement, mais sur la raison d'être de l'Education Nationale : on a un « mammouth » énorme, inhumain, qui ne dégage plus de sens.
Quel est la mission de l'institution ? --> tout le monde dit que ce n'est pas l'education (c'est énorme ! ! ) mais l'enseignement…. mais il n'y a rien de précis et de prédéfini.. C'est d'ailleurs grâce à ce flou artistique que les réforme(tte)s se suivent et « cassent du jeunes ».
Dans ce cadre, quel est le rôle des organisations (Académie, Equipe pédagogique) ? Quelle pierre apportent-elles à l'édifice ? Comment savoir si les actions menées vont dans le bon « sens » ?
Quelles doivent être les responsabilités des enseignants vis à vis de la réussite de la mission (quand elle sera définie…) de l'Education nationale ? Et dans ce cadre, quels moyens précis leur apporter, quels moyens de mise en évidence de défaillance ?

Rien de tout cela n'existe, n'est clair, n'est précisé.
« Dégraisser le mamouth », ou ajouter l'histoire de l'art au programme ne change pas la nécessité de se pencher sur le sens à donner à l'action et surtout sur les moyens de vérifier que tout se passe comme prévu.

Portrait de Peyo

De Peyo

Montreur d'ours | 12H54 | 20/02/2008 | Permalien

On reconnait bien là le mépris de sarkozy envers ceux qu'il n'aime pas… Pensez ! Tous ces profs et enseignants : TOUS DES GAUCHISTES ! ! « M'en vais les remettre au boulot, ces feignasses qui ne font pas leur boulot et qui ont eu l'audace de ne pas voter pour moi ! » C'est vraiment le café du commerce, ce gouvernement. Il parle, il prend des décisions sur des sujets auquel il ne connait pas grand chose et dont il ne soupçonne pas les conséquences. Donc on va avoir le retour à l'école des années 40… Vous allez voir que bientôt, les cours de morale seront aussi de retour !

Portrait de compte supprimé 22

De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 18H47 | 20/02/2008 | Permalien

A propos de la énième réforme proposée/imposée. Et de ce que je connais le mieux pour l'avoir enseigné : le français.

Bien que mangeant du Sarko tous les jours (mais il faut faire bouillir longtemps pour attendrir, et napper de ketchup pour cacher le goût), je suis pour qu'on redonne davantage de temps à l'acquisition des fondamentaux. Cela parce que les fondamentaux, comme leur nom l'indique, fondent une personne dans sa relation au monde qui l'entoure : si vous lisez mal, si vous parlez mal, si vous écrivez mal, vous communiquez mal : mauvaise compréhension de tout ce que vous pouvez recevoir, mauvaise expression de ce que vous pouvez penser. Il suffit de parcourir forums et blogues (et je ne parle même pas des skyblogs) pour entrevoir en cette matière l'étendue de la catastrophe.

Et ça se ferait au détriment des autres acquisitions ? En apparence oui car elles auraient moins de temps. En apparence seulement : si vous voulez que vos tapisseries, vos carrelages tiennent, si vous voulez que vos meubles ne pourrissent pas, il vous faut partir de murs bien construits et d'un toit bien étanche. Construits trop vite avec de mauvais matériaux. Attention, tapisseries, carrelages et meubles ne sont pas de l'accessoire, ils relèvent eux aussi de l'indispensable : c'est juste qu'ils ne peuvent venir et tenir qu'après la construction solide des bases. Mes chers parents avaient bâti maison sur un terrain mal stabilisé : dix ans après, les murs et le carrelage étaient tout zébrés de fissures. Donc, à refaire.

Apprentissage systématique et méthodique de la grammaire, oui. Il y a une logique : vous partez de la base, le nom (et ses substituts), puis ses déterminants, puis ses expansions, vous aboutissez au groupe nominal, ensuite seulement vous pouvez étudier les fonctions de celui-ci dans une phrase où les mots assemblés en ordre font alors sens. Rien de fasciste, rien de conservateur là-dedans ; tout de logique, qui révèle aux enfants que notre monde est un monde d'interactions (les « fonctions »), un monde où, grâce à ce travail de réfelxion et d'apprentissage, ils auront une chance de ne pas aller en aveugles manipulés par des discours qu'ils ne sauraient pas comprendre, pas évaluer.

Apprentissage systématique et méthodique de l'orthographe, bien plus logique qu'on ne le croit, malgré les exceptions et incohérences que, beaux cartésiens que nous croyons être, nous avons entassées au fil des siècles. La ponctuation, les majuscules, car elles ont un rôle. Et attention, si je ne me battrai pas pour « nénuphar », « cuissots » et « cuisseaux », si je ne m'opposerai pas à l'évolution des graphies, à la création de néologismes (au contraire) je me battrai pour le respect des accords masculin/féminin singulier/pluriel, la maîtrise des temps et des modes de conjugaison. Toujours les bases, la maîtrise de l'identité, de l'espace et du temps…

Pas de passéisme. Je souhaite que nos enfants aient un avenir, et un avenir qu'ils maîtrisent avec une boite à outils complète, solide, variée (foin des outils multi-prises bons à tout bons à rien), pas un gloubiboulga mou, flou, pauvre (ah le « trop »…), qui les fait moutons de mauvais bergers pourvus, eux, de ces outils dont ils auront privés les masses.

[Edit] Et on rajoute l'histoire de l'art ! Je suis à titre personnel (coucou mon fils ; -) bien placé pour savoir que c'est important. Mais b… de m…, où va-t-on placer le nouveau gadget de NS ?

(b… de m… = bisque de martinon. J'applique déjà les consignes de politesse de Nicolas Darcos, moi)

Portrait de compte fermé

De compte fermé

debout | 13H22 | 20/02/2008 | Permalien

quand j'entend jean françouais Copeck qui dit etre un enfant de la télé comme l'autre analphabete animateur de cerfs veaux j'ai envie d'aller écouter Zappa i am the slime over night sensation
achtung achtung l'enfumage de notre résident continue
l'emfumage des foules sacré sarkozi klonbé
quel déconneur notre résident touristique
au fait je fait un p'tit coucou aux rg car ça doit etre dur pour vous ! ! ! ! surtout à comprendre

Portrait de malatrie

De malatrie

13H26 | 20/02/2008 | Permalien

C'est marrant, cette manie de revenir aux fondamentaux….
Il faut donc privilégier l'apprentissage du français, lis-je. Formidable ! Je suppose que c'est pour cela que pour les classes de 5° et 4° de mon collège ZEP APV ( option prévention violence), une demi-heure de français a été supprimée il y a quelques années et qu'il n'y aura plus l'heure hebdomadaire de soutien dès l'an prochain.
CQFD….

Portrait de coraliedd

De coraliedd

retraitée ET très intéressée | 13H49 | 20/02/2008 | Permalien

A mon avis le « retour aux fondamentaux » et l'apprentissage de la Marseillaise vont dans le même sens que l'idée de la religion que l'on doit remettre dans la tête des gens.
En tant que bonne laïcarde je dirai que cela fait partie du bouquet d'opium du peuple que l'on sert quand on n'a pas d'idéal valable à offrir et surtout quant on veut couper le peuple des élites.
En effet le minimum d'instruction (fondamentaux) pour le plus grand nombre et les autres écoles (avec priorité à la finance et gestion) pour l'élite. La Marseillaise et la religion servant de ciment pour faire oublier le mur qui sépare ces deux univers.
Je viens d'ailleurs d'apprendre que Mme MIGNON (conseillère très écoutée du président) ne trouve pas que les sectes soient dangereuses et que la MIVILUDE pourrait être rattachée au ministère de l'intérieur ! ! ! ! .
Lorsque les enfants n'auront plus que les fondamentaux et la Marseillaise leur esprit critique leur permettra-t-il de ne pas tomber dans les pièges des sectes ? Il est vrai que lorsqu'on voit la façon dont le président a reçu TOM CRUISE on peut avoir des doutes sérieux sur SON esprit critique.

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 17H21 | 20/02/2008 | Permalien

Dans votre demi-sommeil légèrement embrumé, vous avez vu assez clair M. Riché.

J'ajouterai à votre avis que la présentation de ces mesures ne s'adresse pas vraiment aux écoles mais aux électeurs, au public, car les enseignants qui auraient bien du mal à ne pas s'échiner sur ces fondamentaux que sont lire, écrire et compter n'ont pas besoin des rappels en trompe-l'œil de ces comédiens de la troupe au pouvoir qui font comme si les professionnels dédaignaient ce lire, écrire et compter.

L'ennui c'est qu'ils laissent entendre que c'est une histoire de bon sens, et que les enseignants en sont bien dépourvus : ce vent nouveau qui sent le renfermé et l'air du grenier poussiéreux, s'il devait être suivi d'effet conduirait à foutre au vide-ordures tout le capital de savoir-faire acquis pas les maîtres et maîtresses. Caprice de prince ? Victoire du café du commerce ? Quel laxisme et quel mépris des vraies compétences des enseignants. L'ennui aussi c'est que les gens au pouvoir oseront quand même perturber les instituteurs en semant le doute ou le découragement. Sarko 1° et ses gens savent tout. Alors ils en remontrent à toutes les professions et aujourd'hui c'est le tour de l'école. Demain, ils pourraient apprendre aux médecins comment soigner la grippe.

L'école se préoccupait d'éducation citoyenne. Une étiquette qu'on rejettera pour la remplacer par la « morale », et qui n'est pas un Objet Pédagogique Non Identifié mais un costume d'avant ……

L'instauration de l'histoire de l'art m'inquiète. Soit il s'agit encore une fois de ce travail avec les mots, la geste sarkozyenne pour capter le gogo ( cet électeur qu'il faut séduire, flatter, attirer ) soit cela voudrait dire que l'on aimerait bien que les écoliers dessinent, peignent, créent ………… un peu moins ? ? ?

Beaucoup de changements survenus dans l'école depuis quarante ans trahissent un effort des enseignants pour améliorer l'école. Prétendre le contraire comme le laisse entendre la bande au pouvoir est ahurissant. En calcul, si l'enseignement de la règle de trois occupait moins de place, et si celui de la division avait été reporté, cela correspondait à une meilleure prise en compte des possibilités des élèves de cet âge et à de véritables progrès dans la propédeutique des mathématiques. D'autres progrès sont possibles ……

Surtout, en imposant la disparition du samedi de cours, on règle mal un problème qui est mal posé, dévoyé. Depuis dix, vingt ans, de nombreux acteurs de l'école ont pris conscience de l'importance des rythmes scolaires et de ses effets sur la santé et les perfomances scolaires , et se tournaient vers la médecine, et le développement de la chronobiologie semblait la meilleure façon de progresser . Il faut tirer parti de ce que l'on sait de ces rythmes qui influent sur l'attention et l'activité des élèves. Aujourd'hui, la sarkosphère a décidé de tourner le dos à l'avis de ces spécialistes pointus et de n'en faire qu'à leur (mauvaise) tête. Et ce sont les écoliers qui pâtiront de leur ignorance princière, ces écoliers dont on prétend vouloir le bien.

Portrait de compte fermé

De compte fermé

debout | 18H12 | 20/02/2008 | Permalien

vous n'avez pas tout compris
plus d'école le samedi ça veux dire youpi pour la vermine de paris ouest pour foutre leurs batards à la neige surtout ces Jean qui nos soutiennent à mort pendant que leurs pères et mères (adoptives ? ? ? ) se vautrent dans la poudreuse à Megève et je'm comprend

Portrait de Yakafersa

De Yakafersa

retraité consentant | 18H27 | 20/02/2008 | Permalien

mwa j'suis été aux écoles ya bien lontan. on aprenez l'ortografe et la gramere san problaime. On s'ave ossi konté. tou sa san efor.yhave pa besouin de travayer pour aprendre. Peu tetre kon etait plu intelijan qu'ojourdui.

On redecouvre l instruction civique ! Pensez donc, une heure par semaine, (ou par mois selon les credits). Et a cote de cela, deux ou trois heures par jour de desinstruction civique devant la tele ! Qui va gagner ?

Les valeurs actuelles ? Sea, sex and sun . Si en plus on a le pognon, alors la classe !
L ortographe, la grammaire, c est pour les bouffons !
Compter ? Comper quoi ? Il y a la carte bleue ! Les credits revolving ! Et si cela ne suffit pas, on peut même emprunter pour rembourser ses dettes. Comme cela on peut acheter le dernier CD de celine dion, gala, voici, regarder la star ac sur un ecran plat, rambo sur son home cinema… Et j en passe.

Cette reforme, une de plus, ne changera rien ! Ou alors il faudra expliquer aux enfants qu il faut travailler dur pour reussir, surtout ceux qui n ont jamais vu leurs parents se lever pour aller travailler, mais qui voient que leur grand frere nourrit toute la famille, uniquement en se promenant en BMW OU EN MERCEDES.

Pour d autres, ceux qui se prepare des le CP a entrer a Henri IV, pas de soucis.
Pour la classe moyenne, issue pour la plupart du milieu ouvrier, du temps ou l ascenseur social fonctionnait et ou l eleve meritant etait recompense,pas trop de difficultes non plus.

Et pour conclure, heureusement qu on trouve des eleves excellents dans les cites,ce qui tend a prouver que l echec scolaire est a rechercher ailleurs que dans l enseignement . Les profs ne sont pas meilleurs ni moins bons qu autrefois. De plus ils sont aides par la technologie qui facilite leur travail, ils ont acces a l information sans limite, de même pour la culture.

Alors, qu est-ce qui ne va pas ? Où est l erreur ?

Coluche aurait pu dire : reformons les reformes et tout ira mieux.

Portrait de gelu42

De gelu42

18H36 | 20/02/2008 | Permalien

On s'en fou, il faut parler pour exister même si on n'a pas grand choses à dire.

Portrait de admirateur

De admirateur

19H50 | 20/02/2008 | Permalien

de quoi qu'on cause là ?
du retour à guizot ?
cherchez les erreurs… autrement dit où sont passées les ambitions de la république ? ?

MEMOIRE SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE
Nicolas de Condorcet - An -1 (1791-1792)

L'instruction, devoir social

L'instruction publique est un devoir de la société à l'égard des citoyens.
L'inégalité d'instruction est une des principales sources de la tyrannie.
Le devoir de la société, relativement à l'obligation d'étendre dans le fait, autant qu'il est possible, l'égalité des droits, consiste donc à procurer à chaque homme l'instruction nécessaire pour exercer les fonctions communes d'homme, de père de famille, et de citoyen…
La société doit au peuple une instruction publique… 1°) Comme moyen de rendre réelle l'égalité des droits ; 2°) Pour diminuer l'inégalité qui naît de la différence des sentiments moraux ; 3°) Pour augmenter dans la société la masse des lumières utiles.
La société doit également une instruction publique, relative aux diverses professions, 4°) pour maintenir l'égalité entre ceux qui s'y livrent… 5°) pour les rendre plus également utiles, 6°) pour diminuer le danger où quelques-unes exposent, pour accélérer leurs progrès.
La société doit encore l'instruction publique comme moyen de perfectionner l'espèce humaine, en mettant tous les hommes nés avec du génie à portée de le développer, en préparant les générations nouvelles par la culture de celles qui les précèdent.
L'Instruction publique est encore nécessaire pour préparer les nations aux changements que le temps doit amener.

A Paris, le 28 juin 1833.

LOUIS-PHILIPPE, ROI DES FRANÇAIS, à tous présents et à venir, SALUT.

Nous avons proposé, les Chambres ont adopté, NOUS AVONS ORDONNE et ORDONNONS ce qui suit :

TITRE PREMIER

De l'Instruction primaire et de son objet

ART 1er . L'instruction primaire est élémentaire ou supérieure.
L'instruction primaire comprend nécessairement l'instruction morale et religieuse, la lecture, l'écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures.
L'instruction primaire supérieure comprend nécessairement, en outre, les éléments de la géométrie et ses applications usuelles, spécialement le dessin linéaire et l'arpentage, des notions de sciences physiques et de l'histoire naturelle applicable aux usages de la vie ; le chant, les éléments de l'histoire et de la géographie, et surtout de l'histoire et de la géographie de la France.
Selon les besoins et les ressources des localités, l'instruction primaire pourra receoir les développements qui seront jugés convenables.

Loi n° 11 696 du 28 Mars 1882

Version originale

Voir aussi sur ce site la dernière version modifiée de la loi du 28 mars 1882 avant son intégration au Code de l'éducation.

Promulguée au Journal officiel du 29 mars 1882

Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article premier

L'enseignement primaire comprend :

* L'instruction morale et civique ;
* La lecture et l'écriture ;
* La langue et les éléments de la littérature française ;
* La géographie, particulièrement celle de la France ;
* L'histoire, particulièrement celle de la France jusqu'à nos jours ;
* Quelques leçons usuelles de droit et d'économie politique ;
* Les éléments des sciences naturelles physiques et mathématiques, leurs applications à l'agriculture, à l'hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers ;
* Les éléments du dessin, du modelage et de la musique ;
* La gymnastique ;
* Pour les garçons, les exercices militaires ;
* Pour les filles, les travaux à l'aiguille.

L'article 23 de la loi du 15 mars 1850 est abrogé.
Article 2

Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine,en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le désirent, à leurs enfants, l'instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires.

L'enseignement religieux est facultatif dans les écoles privées.
Article 3

Sont abrogées les dispositions des articles 18 et 44 de la loi du 15 mars 1850, en ce qu'elles donnent aux ministres des cultes un droit d'inspection, de surveillance et de direction dans les écoles primaires publiques et privées et dans les salles d'asile, ainsi que le paragraphe 2 de l'article 31 de la même loi qui donne aux consistoires le droit de présentation pour les instituteurs appartenant aux cultes non catholiques.

Portrait de vaudieu

De vaudieu

cineaste | 20H38 | 20/02/2008 | Permalien

Eh, Msieur, si on on a le droit de vous noter, est ce qu'on a le droit de vous foutre des heures de colle ?

Portrait de verseau

De verseau

20H37 | 21/02/2008 | Permalien

J'apprend ce matin en écoutant les infos que les enseignants ne sont pas inspectés assez souvent (tous les trois ans), c'est peut-être vrai, chez nous c'est plutôt quatre ans,- moi j'ai attendu jusqu'à 7 ans ! -
Donc décision immédiate : recrutement de moitié d'inspecteurs en plus l'année prochaine ! …Pour vérifier illico que ces feignants de profs appliquent bien les nouvelles directives.
Que ne va-t-on aussi vite pour augmenter le nombre de surveillants, de remplaçants, d'auxiliaires de vie scolaire pour les élèves handicapés, de maitre spécialisés, de psychologues scolaires, de médecins de l » éducation nationale…

Portrait de mikolaj1971

De mikolaj1971

11H24 | 22/02/2008 | Permalien

Sans-Travail. Famine. Patrouille.
C'était ça, la Marseillaise, non ?

Portrait de ripley

De ripley

10H53 | 24/02/2008 | Permalien

Pour le calcul mental, je suis pour : c'est comme lire une carte, c'est bien utile quand le Gps tombe en panne.
La grammaire, c'est la forme plutôt que le fond, on ne risque pas d'être confronté aux idées si on se contente d'étudier la syntaxe. On ne risque pas d'aimer le histoires si elles ne vous valent que des dictées et des mauvaises notes en analyse logique. Pour l'étude de la grammaire, tous les textes se valent

Portrait de Newsnours

De Newsnours

Peluche www.newsnours.com | 15H53 | 24/02/2008 | Permalien

Le fondamental de la politesse façon sarkozy « casse toi pauvre con » est déjà appris dans la cour d'école donc ça fait ça en moins sur les heures d'école ; -)

Portrait de Petit_ours

De Petit_ours

actuellement étudiant en Argentine | 16H16 | 24/02/2008 | Permalien

« Maréchal, nous voilà ! »
Oups, pardon, un fondamental m'a échappé.
Du reste, bien d'accord avec la personne qui comparait Jean Yanne et Bigard. Il y a eu une bataille culturelle perdue maintenant que les médias de masse favorise ceux qui se valorisent d'avoir été des cancres. (Encore qu'il y a cancre et cancre, ne pas aimer l'école n'empêche pas d'ouvrir des bouquins…)
Des Yanne ou Desproges, qui nous manquent aujourd'hui, on montré en leur temps qu'on pouvait être à la fois cultivés et populaires.

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