Les "meurtriers présumés" sont présumés innocents!
Chaque fois que mon oeil passe sur les mots "meurtrier présumé" (qui pullulent en ce moment, entre Julien Carrillo, Nicolas Panard, Brunot Cholet, Roustam Makhmoudov etc), il trébuche. Après tout, dans l’affaire d’Outreau, les pédophiles présumés ont été relaxés…
L’article 9 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 prévoit que "tout homme [est] présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable". C’est un des piliers de la démocratie. Dans une tyrannie, tout suspect est présumé coupable. Mais visiblement, aucun média (pas même Rue89) ne respecte ce principe. Il arrive que certains avocats réagissent en demandant un droit de réponse, mais c’est finalement assez rare.
Le plus curieux, dans cette affaire, c’est que les journalistes, en écrivant "violeur présumé", "assassin présumé", "agresseur présumé" cherchent à protéger… l’idée de présomption d’innocence. Sinon, ils écriraient "violeur" "assassin" « agresseur". Il arrive même de tomber sur des articles évoquant un "meurtrier présumé", mais précisant que ce dernier est présumé innocent.
Bien sûr, "meurtrier présumé", c’est assez pratique. Deux mots! Mais "suspect du meurtre" n’est guère plus long, et plus respectueux de la présomption d’innocence.
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Serait-ce une sorte d’engagement éditorial, de la Rue89, d’être extrêmement attentif aux mots utilisés dans ce chapitre comme dans d’autres ?
J’espère bien que oui !
Oui, nous essaierons d’éviter cette formule facile.
Formidable. Continuez aussi à faire attention à l’orthographe (en général c’est mieux qu’ailleurs, mais pas parfait) et à la ponctuation (exemple : un espace avant comme après les deux points). C’est pas pour être rigide, mais on s’aperçoit souvent (en lisant Lepost par exemple) que les fautes rendent la compréhension d’un texte plus difficile, et parfois laissent le lecteur dans la perplexité quant au sens de l’article…
Continuez à nous tenir au courant des « coulisses » et des choix qui sont discuté dans la Rue89 !
Nous ne pouvons pas mettre d’espaces avant : ou ? , parce qu’ils risquent d’être chassés en début de la ligne suivante. Faire des espaces « insécables » est trop compliqué.
@ Pascal,
une insécable, c’est la combinaison de « pomme » et de la barre d’espacement » ! chez moi, tu ne trouveras JAMAIS d’erreur de ce genre, sauf les jours où je n’écris pas depuis chez moi, et où le matériel qu’on me prête va avec un « démerde-toi ».
Cher Fabien, tout le monde n’écrit pas avec une pomme… Mes textes, je les tape dans le cadre des Trois O, et surtout dans le cadre d’un logiciel libre. Les manipulations n’y sont sans doute pas aussi sophistiquées, mais au moins on bénéficie ainsi de la norme ISO, ce qui n’est pas si mal!
Il est loin, le temps où un futur président proclamait « Mangez des pommes! », on pourrait bien le regretter!
Bien sûr que tout un chacun n’écrit pas avec des pommes, mais elles sont très répandues dans la presse.
Pour ma part, j’en ai depuis 1987.
Et beaucoup, récemment, en ont pris pour avoir moins de virus (depuis un an, les risques sont les mêmes, ou presque, si l’on n’est pas en recherche permanente de mises à jour).
Moi aussi, je regrette le Chi. Je n’ai voté pour lui qu’une fois. De même que je n’ai voté Jospin qu’une fois. Je ne vote JAMAIS PS au premier tour d’une élection, sauf deux exceptions dans ma vie : avril 2002 en fut une, car j’étais prévenu d’un « risque » le mercredi soir.
Si le libre t’intéresse à ce point, je te conseille mes « voisins » de Belleville :
http://blog.belleville-paris.info/dotclear/index.php
et plus particulièrement cette rubrique :
http://blog.belleville-paris.info/dotclear/index.php?Rencontre-des-epn
qui n’a pas été alimentée depuis longtemps, mais peut-être certains sujets m’ont échappé. tu peux joindre Dominique (masculin) par la colonne de gauche en haut de ma part sans souci si tu veux en savoir davantage et que tu es sur Paris.
Les média usent et abusent de ces clichés réflexes avec lesquels ont te torche n’importe quelle info en deux coups de cuillère à pot.
Le problème réside dans le fait que dans ces constructions non-réfléchies les mots qui avaient un sens finissent par ne plus en avoir vraiment, sauf pour ceux qui sont à l’origine de l’info et qui savent parfaitement ce qu’ils distillent.
Alors, un journaliste qui se pose ce genre de questions fait son boulot de journaliste.
J’allais préciser « tout simplement », mais je me suis repris de justesse.
Le titre rappelle, à bon droit, ce que présumer veut dire - au sens juridique le plus immédiat.
Le médialecte ne laisse que rarement entendre ce sens-là, qui est obvie pour un juriste, mais qui de fait est pris à contre-sens par les impatients, les zappeurs et les consommateurs de l’info: c’est la présomption d’ignorance.
Avant le principe juridique de « présomption d’innocence », on remarque qu’aucune présomption n’est innocente: elle l’est moins que perverse et polymorphe.
Parce la présomption, ce fut d’abord de l’orgueil; c’est la trop bonne opinion qu’on a de soi-même et qui fait traiter les autres avec mépris. (On a vu ce sens-là mis en scène dans la sinistre affaire d’Outreau.)
Parce que la présomption, ce fut aussi - et cela reste - un soupçon, une opinion qu’on a en tête et qui invoque certains signes, un faisceau de circonstances ou un ensemble de données. Or les indices ne sont jamais que des demi-preuves.
Aussi pénible à répéter que ce soit, il faut sans cesse rappeler en effet que mille indices convergents ne font pas une preuve; et que les trois quarts d’une preuve apparente, n’en font pas davantage.
Mais par facilité, et puisqu’il faut trancher, on préfèrera bien souvent donner libre cours à l’indignation vertueuse, qui préfère - hélas! - présumer coupable que soupçonner d’innocence…
@ Sexus Empiricus,
Pour ce qui concerne précisément l’Affaire Susanna (ou Bruno Cholet, puisque c’est ainsi que Pascal l’a nommée), je me permets de faire remarquer que l’agence la plus réactive, Reuters en l’occurrence, a utilisé le terme de « suspect ». Bien qu’étant à ce moment-là en vacances, j’avais dû suivre l’affaire, car ledit suspect se trouvait dans le périmètre que couvre mon blogue, et que l’affaire était plus que rocambolesque et démontrait ce que valent les effets d’annonce !
Je ne vois pas où est le problème dans ce cas. On suspecte la Ville de Paris d’avoir dépensé, durant une certaine période, une moyenne de 4 000 francs par jour de frais de bouche, dépensés pour partie dans le 20e et pour partie dans le 8e. Quelqu’un a donné des noms ? pas moi…
Mangez des pommes!
(c’est bon pour la santé)
ayant vécu quatre ans à l’angle de la rue d’Avron, où le commerce où l’Elysée faisait ses courses a fait faillite, je peux affirmer que les fruits et légumes étaient à portée de toutes les bourses. Il m’arrivait d’y aller, comme chez d’autres commerçants du quartier. mais j’avoue que c’est un peu loin de l’Elysée !
ayant vécu quatre ans à l’angle de la rue d’Avron, où le commerce où l’Elysée faisait ses courses a fait faillite, je peux affirmer que les fruits et légumes étaient à portée de toutes les bourses. Il m’arrivait d’y aller, comme chez d’autres commerçants du quartier. mais j’avoue que c’est un peu loin de l’Elysée !
Tout homme est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé coupable, pas de problème.
Mais dans le cas où l’homme, pas encore jugé ou en cours de jugement, a formellement reconnu son (ou ses) crime(s), il n’y a plus présomption. Pourquoi alors continuer à dire ‘vertueusement’ le meurtrier présumé ou le suspect de crime ?
Parce qu’il n’a pas été JUGÉ coupable.
Un aveu est une présomption de preuve : il doit y avoir un procès et un jury (d’assise en cas de crime) pour décider que cet aveu (et les autre preuve à charge) est suffisant et condamner le « mis en examen »… Peut-être y aura-t-il non lieu, si l’on estime qu’il n’était pas conscient de ses actes au moment des fait (même s’il s’en rappelle).
« Non lieu » ne voulant PAS dire « innocent », mais simplement qu’il n ‘y a pas lieu de porter un jugement pénal (aucun rapport avec les familles et proches : le jugement pénal est vis-à-vis de la Société. Le procès au civil est fait pour eux…).
On confond (et notre GDS et Président aussi, pourtant il sont censés avoir fait du droit) :
justice pénale : qui défend les intérêts de la société
justice civile : qui défend l’intétêt des victimes
C’est en utilisant cette dualité que sont proscrit le « lynchage » et autres lapidations. Le bien de la SOCIÉTÉ est le seul à pouvoir décider d’une privation de liberté, dans l’intérêt de la SOCIÉTÉ avant celui des victimes (sinon c’est la loi du Talion, le jugement divin, ou le roi, etc. qui déciderait).
PS : « non lieu » pour cause pathologique ne signifie pas que l’innocent (il l’est toujours puisque non-jugé) s’en sortira impunément : simplement le juge estime qu’aucun tribunal n’est compétent pour le juger AU PÉNAL. Mais heureusement le parquet existe !
En pratique, le non-lieu signifie trop souvent que le juge d’instruction refuse de poursuivre et renvoyer en correctionnelle ou aux assises l’un des siens (caste, réseau d’influence, etc…) qu’il sait coupable.
Depuis le 19 mai, sur le site de Marianne, un article faisant état d’un possible non-lieu pour Villepin dans l’affaire Clearstream est justement suivi d’un débat intéressant sur la justice française. Contrairement à ce que suggèrent certains intervenants, il n’est absolument pas déplacé ou hors sujet, car c’est bien le problème au coeur de la carambouille.
A découvrir ici :
http://www.marianne2.fr/Non-lieu-de-Villepin-Marianne-persiste-et-signe-!_a87427.html
Egalement à lire ou à relire à propos de la loi sur la présomption d’innoncence :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/les-juges-au-banc-des-a…
Extrait :
« Un texte voté sans opposition
Loi ambitieuse destinée à mettre la procédure pénale française en adéquation avec le droit européen ou aménagement de circonstance visant à protéger la classe politique d’une tourmente judiciaire? Nombre de juges d’instruction et de policiers estiment que la loi sur la présomption d’innocence ne relève pas seulement du souci légitime d’éviter des incarcérations abusives ou de trop longues détentions. Les parlementaires ont, en tout cas, fait preuve d’une certaine unanimité lors de l’adoption de la loi. Le 24 mai 2000, plutôt que de s’opposer au projet, les députés RPR, UDF et DL ont choisi de s’abstenir, jugeant trop timides les avancées sur le plan des libertés individuelles. Le texte a été définitivement adopté au Sénat six jours plus tard, cette fois à l’unanimité moins deux abstentions. »
Faute de nouvelles de Villepin au 22 mai, nous sommes condamnés à attendre à huitaine !
Zig et Puce n’en démordent pas, ils veulent le renvoyer en correctionnelle :
http://www.lejdd.fr/cmc/blogs/200821/suspense-autour-de-villepin_119754….
Je cite :
« Certains magistrats en font déjà des insomnies… »
Je n’avais pas vu les dernières nouvelles de Zig et puce. Je mets quinze euros dans le nourrain.
Et Laeticia Casta, épargnée parce que Corse ? Et Alain Madelin ? etc…
Merci.
Sinon, ne trouves-tu pas un peu paradoxal que ce soient aujourd’hui des gens très marqués à gauche qui se montrent le plus pointilleux dans l’application d’une loi qui autant dans sa conception initiale que dans ses aménagements ultérieurs a été voulue, promue, et votée par des puissants surtout préoccupés de se protéger eux-mêmes des foudres de la justice et de toute indignité subséquente ? Sur d’autres sites que celui-ci, j’en ai vu invoquer cette loi pour réclamer, que dis-je, exiger, même de journalistes, le blackout total sur certaines affaires.
Je fréquente, pour voir ce qui s’y dit, fréquemment des sites ou blogues d’extrême-droite et c’est beaucoup plus fréquent de voir ces sujets abordés chez eux, en effet.
Cependant, je ne vois pas ce qu’il y a de choquant ou paradoxal à ce que de tels sujets soient abordés ici, ou ailleurs.
Ce qui me choque n’est pas que l’on puisse aborder tel ou tel sujet, bien au contraire, mais que certains invoquent, d’ailleurs mal à propos, la loi sur la présomption d’innocence pour exiger censure et respect de l’Omerta. C’est une tendance lourde que je constate surtout chez des gens de la gauche de la gauche sur les sites que je fréquente, et dont aucun n’est d’extrême-droite. Ce ne sont pourtant pas les plus démunis qui ont intérêt à voir enterrer les affaires et systématiquement blanchir les coupables.
Tiens, dans le même ordre d’idée, on apprend aujourd’hui sur le Post que la Poste se livre à un drôle d’exercice d’entrave à la libre circulation des mails :
http://www.lepost.fr/article/2008/05/27/1198794_quand-la-poste-censure-l…
Comment ça, « plus présomption »? Et si un suspect s’accuse pour protéger quelqu’un? Et s’il est dément?
Vous m’ôtez les mots de la bouche.
Le Présumé Docteur Moutarde, avec le chandelier , dans la Véranda ..
Le mis en examen, Docteur Moutarde, aurait commis son forfait dans la véranda en y utilisant un chandelier pour cet acte odieux.
On s’ interroge dans les milieux bien informés sous couvert d’ anonymat aux liens troubles entre Mademoiselle Rose et l’ affaire des surprimes concernant l’ hotel de la rue de la Paix et l’ hypotheque de la Compagnie des eaux ..
Je me souviens, au siècle dernier, d’un JT où l’on voyait un élu dire « nous avons arrêté l’assassin du préfet Erignac. » Pas même un petit « présumé » sur ce coup là.
Non, l’affaire était entendue.
Quelques années après, Yvan Colonna a bien été jugé coupable ce crime, au terme d’un procès… bizarre? L’autre depuis a été élu président de la république.
Air du temps…
http://zemagicsyl.hautetfort.com/
Tout a fait d’accord avec vous, il parait même que cet homme etait le plus grand flic de France, c’est vous dire dans quelle merde on est!
Et depuis ils ont créé le « présumé récidiviste », c’est dire si on n’arrête pas le progrès.
@ SylvN 70,
Vous m’en faites d’une belle dilettante ! ce n’était pas « au siècle dernier » mais après 2001. L’été 2003 en l’occurrence.
Le dossier de nos amis luxembourgeois, en accès direct chez moi, est ici :
http://www.investigateur.info/affaires/FR_colonna.html
Il se trouve que les deux premiers enfants dudit petit homme qui fit cette déclaration allaient en classe avec le fils du berger de Cargese. Il était donc bien facile pour M. Sarkozy de critiquer la gauche et d’attendre le moment qu’il jugerait opportun pour procéder (faire procéder) à l’interpellation de la personne dont il reprochait à ses prédécesseurs de ne pas lui mettre la main dessus.
Et que je sache, l’affaire n’est pas close, même si condamnation il y a eu, non ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
Oui mais moi là je suis au XXII ème siècle, en fait.
Je prends bonne note de l’info mais pas de la « leçon ».
Sinon pour votre question:
« Et que je sache, l’affaire n’est pas close, même si condamnation il y a eu, non ? »
Et bien je n’en ai aucune idée. Si une condamnation ne clôt pas l’affaire quand le condamné ne fait pas appel…
Bon, en fait c’était plus une illustration des dérives verbales d’un certain élu sans valeur informative qu’un bulletin sur l’affaire Colonna, le journaleux c’est bien vous.
Et ça, c’est quoi ??? :
COMMUNIQUE
Fondateur de l’association « Vélorution » à Toulouse, Olivier Théron est incarcéré à la Maison d’arrêt de Seysses depuis le 30 novembre dernier.
Il est devenu prisonnier politique en France pour avoir jeté en 2004 deux pots de yaourts périmés sur la vitre arrière de la limousine du Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, alors que celui-ci circulait à contre sens dans les rues de Toulouse, en grillant les feux et en dépassant largement la vitesse autorisée.
A partir de là, les choses s’enchaînent rapidement. Olivier Théron est arrêté à de multiples reprises lorsqu’il circule à vélo en ville ainsi qu’en fin de manifestations cyclistes.
A chaque fois il est mis en garde à vue, inculpé et condamné pour des faits initialement qualifiés d’infraction au code de la route ou d’entrave à la circulation, puis requalifié au commissariat d’outrage ou de rébellion.
Pour n’avoir jamais renoncé à exprimer publiquement ses idées et pour avoir dénoncé maintes fois le harcèlement policier et l’arbitraire des décisions de justice à son encontre (le refus systématique de fournir le dossier d’accusation à la défense, l’absence de débats contradictoires, l’intimidation des témoins par les forces de l’ordre, la non poursuite des plaintes déposé par lui-même pour les arrestations arbitraires et les « bavures policières » commises), les juges toulousains l’ont condamné lourdement, à l’ère sarkozienne, à 7 mois de prison ferme.
Libérable initialement le 13 mai 2008, après 6 mois de détention, Olivier Théron s’est vu signifier à quelques jours de sa sortie annoncée un retrait de crédit de remise de peine de 14 jours sur ordonnance du Juge d’application des peines Alain Moulis.
L’ordonnance est anti-datée car elle a été émise par fax le 7 mai tandis que la signature du juge est datée du 9 mai.
Cette décision bâclée à la veille du pont de la Pentecôte sans réunion de la commission d’application des peines s’inscrit dans une série de mesures d’acharnement qu’Olivier continue à subir en tant que prisonnier.
Mi-mars il a été mis en co-détention avec un condamné pour viol en récidive (condamné à 15 ans en première instance).
Cette co-détention problématique a pu être écourtée grâce aux soutiens extérieurs qui ont sonné l’alerte.
Début avril on l’a obligé à remettre au directeur de la prison une lettre de démission de la formation qu’il suivait depuis janvier, sous prétexte qu’il prenait la place à un co-détenu.
Mi-avril il a eu droit à une commission disciplinaire et à la condamnation à 7 jours de mitard suite à un coup monté à son encontre.
Il a eu droit également à de multiples menaces de la part des matons, y compris de mort.
Aujourd’hui, le 19 mai, nous apprenons qu’il a été extrait de la prison, mis en garde à vue et auditionné à la gendarmerie de Seysses suite à une nouvelle plainte pour outrage déposée contre-lui par le procureur de la République Bellacène qui siégeait jusqu’alors dans toutes les commission d’application de peines le concernant.
Cette plainte déposée récemment concernerait des faits antérieurs à son incarcération.
Si aujourd’hui une nouvelle inculpation se dessine, il pourrait être maintenu en détention après le 27 mai.
Malheureusement en France, ce ne sera pas une première.
Récemment le journal « Libération » a fait connaître le cas d’une femme qui a été condamnée à 7 mois de prison en 2002 et qui n’en est sortie qu’en 2007, 5 ans en tout.
Le rallongement de sa peine était du a une série de plaintes déposées contre elle par des fonctionnaires de l’Administration Pénitentiaire et de la Justice, pour un délit sans cesse ressassé : « l’outrage ».
Depuis 172 jours que Olivier Théron est privé de liberté, de droits et de sécurité, chaque jour de détention est de trop.
Nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites contre lui et appelons à une large mobilisation le jour prévu de sa libération, le 27 mai 2008, ainsi qu’à une conférence de presse pour l’accueillir en liberté.
Le Rassemblement aura lieu devant le TGI de Toulouse, place du Salin, le mardi 27 mai 2008 à 18 h suivi d’une conférence de presse et d’un pot> d’honneur.
Le comité de soutien à Olivier Théron
contact : olivier.libre@no-log.org
« Et ça, c’est quoi ??? »
Ca c’est trop de trop !!!! Et hélas, probablement pas le seul cas d’exagération présent et à venir… Nous sommes tous des « présumés coupables », même si nous ne savons pas encore ce qu’on va nous reprocher exactement.
A quand notre interdiction (et donc notre punition) de circuler Rue 89 en bravant les sens interdits ?
tu sais bien qu’on ne peut tous les braver…
Olivier Théron embastillé.
Victime des 53% des votants qui ont voulu le changement et de quelques minables qui, au service de l’état, préfèrent leur petit confort personnel à la vie d’un des leurs.
Fondateur de Vélorution, que je lis… c’est donc un responsable associatif (ou un ancien). Qu’eût-ce été s’il avait été sans papiers ?
A propos de l’arrestation du mec de l’ETA traitée dans un autre article
« Le chef politique présumé »
Moi j’aurai préféré le présumé chef politique, en plaçant « présumé » avant on prépare le lecteur à recevoir une information non vérifiée.
En plaçant « présumé » après on se place dans la citation et le rédacteur de l’article perd la main et devient une simple courroie de transmission de l’information.
Quinze euros Servais-Jean !
Ah prendre des gants avec les mots !
c’est tout à fait ce que ne fait pas
le mari de Carla !
C’est le moins qu’on puisse dire…
« Tant va la cruche à l’eau
qu’à la fin elle se casse »
ça a déja de l’âge cet adage mais
toujours aussi pertinent, et en ce moment donc!!!
@ z&non denon,
il faut faire attention, sinon voici ce qui l’attend :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/05/italienne-elle.html
et là, c’est le drame (pour nous, qui en reprenons pour cinq ans)
Mon petit Fabien, je t’aime bien mais alors là….
de la pub pour ça ???!!!!
@ eelisa,
avoue que cette chanson mérite d’être connue, au moins une fois ! davantage que celle qui représente la France ce soir à l’Eurovision…
Ouais… bof… pour te faire plaisir alors…
De toute façon je ne regarde jamais l’eurovision !
si ça peut te rassurer, moi non plus ! pas même avec un couturier…
Alors c’est dans l’air du temps. Vous avez raison Monsieur Riché de pousser ce petit coup de gueule.
Vous citez la Déclaration des Droits de l’Homme, c’est bien et c’est ce qu’il faut faire : rappeler les fondamentaux.
Mais il faut rappeler les détails aussi. Ce qui viennent se glisser entre ces belles lignes. Et le détail de la présomption de culbabilité n’est pas des moindres. L’instigateur : une formidable fratrie de réac’ avec en tête de gondole MM. Perben et… Saaaarkozyyy, encore et toujours !
La loi Perben de 2004, appelée « l’état d’exception permanent », permit d’inclure le plaider coupable, procédé qui déséquilibre le rapport de force entre la procédure et la loi, la police et la justice, en laissant à cette dernière les miettes de l’enquête. La police présente à la justice un « présumé coupable ».
Ceci n’est qu’une traduction de cette loi qui se poursuit par un deuxième volet : la compostion pénale qui permet un troc de reconnaissance de sa culpabilité contre une amende ou TIG pour des délits entraînant normalement 5 ans d’emprisonnement maximum. La barre était à 3 années auparavant. Pourquoi la faire passer à 5 ? pour dépénaliser les délits financiers qui atteignent ce niveau de peine : il n’y a pas que les parachutes qui sont dorés, les lustres aussi…
un exemple de présomption de culpabilité (certes, aux relans rascistes) :
http://www.libelyon.fr/info/2007/10/un-facteur-trop.html
Merci Monsieur Riché pour votre billet ; cette question est fondamentale et pose la question du choix entre une justice anglosaxonne ou la nôtre. Depuis 2002, la droite sarkozyste opère son choix…
Tout à fait d’accord avec cette précision sémantique.
Dans un autre registre, on a souvent droit au « penalty discutable », au « penalty pas évident » ou au « l’arbitre aurait dû siffler penalty » pour le même genre d’action dans le même match..
Ou le choix des mots pour mieux influencer l’auditoire et les mentalités…
Et après on s’étonne qu’on élise un mec qui promet « Justice » comme on promet de ranger sa chambre à sa mère en jouant sur les passions, ou que les arbitres soient tabassés tous les dimanches dès qu’ils prennent une décision…
Je crois avoir compris. Reprenez-moi, les amis, si je suis à côté de la plaque.
En France, nous sommes a priori tous coupables. De quoi ? Eh bien c’est la surprise, l’enveloppe à ouvrir où il y a toujours un cadeau, en tout cas nous sommes coupables de pas encore avoir été arrêtés. Si un avocat réussit à parvenir jusqu’à vous et à vous défendre avant d’être arrêté à son tour, il se peut que vous passiez du statut de coupable d’office à celui de présumé coupable, parce que le procureur n’a pas encore trouvé une nouvelle raison de vous ramener à l’appellation de coupable d’office.
Si vous allez en prison, vous avez la joie de n’être plus que coupable, tout court : un fardeau en moins, cinq ans pour y réfléchir, vous ressortez et désormais vous revoilà coupable d’office jusqu’à la prochaine arrestation : elle ne devrait guère tarder!