Deleuze : « Etre de gauche, c'est percevoir le monde d'abord »


Qu'est-ce la gauche, qu'est-ce qu'elle devrait être ? A l'heure où celle-ci cherche à se reconstruire, j'ai pensé que ces trois minutes d'entretien avec le philosophe Gilles Deleuze pouvaient être précieuses (lire aussi l'interview du philosophe Dider Eribon sur la « dérive droitière » de la gauche). Elles sont tirées de son » Abécédaire » , un formidable document de la télévision.

En 1988, le philosophe, généralement discret, avait accepté de donner une interview fleuve (trois heures) à Claire Parnet, une de ses amies. La condition : ne diffuser le document qu'après sa mort (qui surviendra sept ans plus tard).
Au gré des lettres de l'alphabet, Deleuze aborde toutes sortes de thèmes, de » animal » à » zigzag » , en passant par » idée » ou » tennis » .

Nous remercions les éditions Montparnasse, qui ont édité l'abécédaire en coffret DVD il y a trois ans, de nous avoir fourni cet extrait, dont on peut lire la transcription ici.

L'Abécédaire de Gilles Deleuze de Pierre-André Boutang - édition Montparnasse, coll. Regards - coffret 3DVD, 7h 33mn, 1996.


A lire :
Eribon : « La dérive droitière du PS a atteint la gauche radicale »
Entretien avec l'intellectuel, biographe de Michel Foucault.


A lire :
Le PS adresse un carton rouge à Ségolène Royal
La motion d'Hollande adoptée au conseil national.


Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 82557 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code

84 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Courageux anonyme

De

18H43 | 23/06/2007 | Permalien

comment faire pour que cette définition « être de gauche » serve de base à une refondion de la gauche ?

Portrait de Courageux anonyme

De

14H36 | 24/06/2007 | Permalien

c'est la base d'un nouveau mouvement européen de gauche qui vient de naître à Bruxelles (avec des personnes jusqu'à présent inconnues du milieu politique) et qui s'intitule RECIPROCITE. Un site sera très bientôt en ligne http://www.reciprocite.eu

Gardez-le dans vos favoris et participez à ce nouveau mouvement.

Portrait de Courageux anonyme

De

14H38 | 24/06/2007 | Permalien

est ce que ce ne serait pas l'internationale socialiste, une réponse globale à la globalisation ? ? ? délocaliser, nous aussi.

pia

Portrait de Courageux anonyme

De

07H33 | 25/06/2007 | Permalien

Si la gauche croit vraiment qu'elle va se rénover et se donner un coup de jeune en ressortant ce genre de vieilles épaves séniles du placard, elle va droit dans le mur.
Même manu2005 avoue qu'il n'y comprend rien !
princess Tam-tam

Portrait de Courageux anonyme

De

18H17 | 26/06/2007 | Permalien

Que vous ne partagiez pas les analyses de DELEUZE est votre droit . En revanche porter un jugement de valeur sur sa personne en le qualifiant de « de vieille épave sénile » relève de l'ignorance ou de la sottise.

Votre commentaire est malheureusement la triste illustration des « périodes pauvres » auxquelles DELEUZE fait référence dans l'abcédaire.

Préférant penser qu'il s'agit d'ignorance et non de sottise, je vous conseille d'écouter cet enregistrement avant de rejeter en bloc la richesse d'une pensée s'adressant à l'intelligence dont vous êtes pourvu comme tout être humain d'ailleurs.

Portrait de b.flat

De b.flat

19H37 | 08/07/2007 | Permalien

De quoi tu parles ? Qui es-tu pour parler ainsi ?
Sais-tu qui est Deleuze ? …
Commentaire inutile !
Si tes interventions sont tj comme ça…tu peux t'abstenir !

Portrait de Courageux anonyme

De

19H35 | 23/06/2007 | Permalien

Etre de gauche, c'est faire barrage aux mensonges et aux falsifications de l'histoire. Ces falsifications sui sont comme des meurtres. Ne pas mentir sur le passé de la société française, ne pas mentir sur nos erreurs. Seulement après cela, oui Deleuze a raison, nous pourrons regarder au loin, parce que nous serons propres et sans désordre.

Portrait de Courageux anonyme

De

20H21 | 23/06/2007 | Permalien

L'histoire et la réalité (la vérité) sont sujettes à inteprétation. L'absolu n'existe que dans un nombre infime de cas. Prends un pied noir, né de grands-parents, voire d'arrière-grands-parents, en Algérie, prends un Algérien, leurs discours sont antinomique, de mon point de vue c'est l'Algérien qui a raison, mais qui paiera la souffrance de l'autre ? Qui pour sa seule erreur, est juste… né quelque part.

Portrait de Courageux anonyme

De

20H56 | 23/06/2007 | Permalien

Courageux anonyme a écrit : « Prends un pied noir, né de grands-parents, voire d'arrière-grands-parents, en Algérie, prends un Algérien, leurs discours sont antinomique, de mon point de vue c'est l'Algérien qui a raison, mais qui paiera la souffrance de l'autre ? Qui pour sa seule erreur, est juste… né quelque part. »
Encore une estocade inutile extraite de quelques préjugés de la gauche sur les « Pieds Noirs ».

Quelle différence entre un « Algérien » et un Pied Noir » né de grands-parents, voire d'arrière-grands-parents, en Algérie ». J'en suis et je suis algérien d'origine, bien que français ! Mes grands parents et arrière-grands parents sont aussi nés en Algérie et je dénie à quiconque le droit de me dire que je ne suis pas Algérien…

Si on fait la symétrie côté France : qu'est-ce qu'un algérien d'origine né en France de parents, voire de grands parents nés en France ?
Un rien, un pas grand chose, qui a toujours tort ? C'est exactement le discours de Le Pen !
Etre de gauche c'est aussi se donner les moyens, la connaissance pour lutter contre les préjugés.
Etre de gauche c'est aussi accepter que tout n'est pas aussi simple que certains propagandistes le disent.
Voilà 20 ans que je lutte de différentes manières pour la démocratie en Algérie…
Et mes parents, en Algérie, ont lutté pour l'égalité de tous les Algériens…
D'abord se demander à qui ont doit ce clivage…
A la « Métropole » !

Portrait de Courageux anonyme

De

06H53 | 24/06/2007 | Permalien

Bon d'accord, mon exemple était bidon, j'avais certains individus en tête, et je suis désolée de t'avoir offensé. En fait, ce que je voulais dire, c'est que notre vision de la vérité et de la réalité est sans cesse perturbée par nos « misperceptions » (je ne sais pas si le mot existe en français,si non, tant pis je l'invente). Une « misperception » est quelque chose de plus ancré et de plus indisidieux qu'un préjugé, c'est une distorsion de notre esprit qui nous empêche d'appréhender la réalité et la vérité de l'autre, de la prendre en compte et de l'intégrer à notre système de pensée pour avancer mieux à sa rencontre. En ce sens, être de gauche, ce serait faire la chasse à ces « misperceptions ». Certaines viennent tout simplement de nos intérêts particuliers qui nous poussent à voir les choses sous un certain angle, d'autres -qui rejoignent le préjugé- sont issues de notre culture globale. Et là, aussi, être de gauche, ce serait faire l'effort de fouiller cette culture et de la remettre en question…

Portrait de Courageux anonyme

De

17H26 | 10/08/2007 | Permalien

merci…
Tu m'as fait sourire. De quel droit peut-on te dire que tu n'es pas algérien ? Certainement aucun.
Et puis quelle importance après tout, l'identité est aussi dans le sentiment et le sentiment est plus fort que l'apparence et le gène. Si tu te sens algérien, et bien tu l'es. Tout simplement.
Moi aussi je suis algérienne, née en Algérie, mes parents et toute ma famille est née en algérie. Suis-je plus algérienne que d'autres ? Et depuis quand l'identité se mesure ?
Souvent, ceux qui excluent d'autres c'est par égoïsme et fermeture.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H07 | 24/06/2007 | Permalien

Les pieds noirs, c'est le nom d'une tribu indienne recencée par Robert Lowie, célèbre ethnologue.

Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 19H40 | 23/06/2007 | Permalien

J'ai écouté plusieurs fois son interview, et je pense que c'est un homme assez remarquable ; revoir ce que c'est d'être de gauche et la définitation de la gauche.

En revanche, je vais essayé de résumer ce que j'ai compris -- car ce n'est pas facile de comprendre un philosophe --, et j'aimerais qu'on me dise si ce que je dis est correct.

Ce philosophe explique que la gauche à un aspect « mondial » (l'exemple de l'adresse postale), et humanitaire. Ils ont tendance à s'occuper de ceux qui ont besoin de quelque chose. Il a parlé de la Chine, dans lequel des millions ont tellement faim. La gauche a donc pour but d'essayer de donner ce qu'il faut pour vivre (le nécessaire et être équitable).

C'est bien ça ?

Portrait de Ferdinand.Bardamu

à NicolasB Portrait de NicolasB De Ferdinand.Bardamu

20H43 | 23/06/2007 | Permalien

Non moi je dirais, que pour Deleuze, être de droite c'est avoir une vision égocentrique du monde (l'homme de droite part de sa propre situation donc, et fait tout pour qu'elle dure. Défense des privilèges acquis. Mon avis perso : la défense des privilèges acquis n'est malheureusement pas une attitude liée exclusivement à la droite…), alors qu'être de gauche c'est s'incrire d'emblée dans un tout, c'est d'abord voir l'hozizon avant de voir son nombril, en quelque sorte : -)

Portrait de Sexus Empiricus

à Ferdinand.Bardamu Portrait de Ferdinand.Bardamu De Sexus Empiricus

22H48 | 24/06/2007 | Permalien

Bonsoir,

La définition de Deleuze n'est pas une définition de parlementaire ou de parti politique. (Pour les mots « parlementaires » et « parti », voir les textes de Charles Péguy : Deleuze aimait bien Péguy, dont les travaux aux « Cahiers de la quinzaine » constituent une très bonne introduction à Deleuze ! )
Lorsqu'il évoque la latéralisation droite-gauche, Deleuze parle de perception du monde : la droite part de son nombril pour découvrir le monde - ce que tout enfant apprend à faire… avant de devenir adulte. Le concept de « gauche », chez Deleuze, correspond à une perception adulte (mais peut-être minoritaire) du monde : je ne suis pas le nombril du monde, et le monde n'est pas mon nombril.
Un exemple de discours de droite : je préfère ma soeur à mon cousin ; je préfère mon cousin à mon voisin ; je préfère mon voisin à un étranger - et de toute façon, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. On aurait d'ailleurs pu commencer la série des préférences : moi prem's (moi-même et ma sainte famille, ensuite sauve qui peut ! )
Un exemple de discours de gauche : nous sommes tous dans le même bâteau - la Terre (géo-philosophie de Deleuze, qui avait lu Bateson et son écologie de l'esprit). Le monde sur cette terre est vaste mais clos ; sur cette terre, des continents, des déserts, des villes, des îles ; sur ces terres, des pays (pas des Etats, ni des nations), des contrées, des lopins. Sur ces lopins, des territoires, et sur ces territoires, des nomades et des sédentaires. Je suis légion.

Nulle part n'intervient la question des privilèges (Deleuze se fichait pas mal des lois : il s'intéressait davantage à la jurisprudence).
Mais vous avez raison Ferdinand : un type encarté au parti socialiste, ou un militant d'un gang gauchiste peuvent être profondément de droite - au sens Deleuzien de « majoritaire », autre concept trompeur chez Deleuze & Guattari. L'inverse est improbable : sauf à être anarchiste de droite, on ne peut pas à la fois « devenir-minoritaire » et être de droite.

Cordialement.

Portrait de Courageux anonyme

à NicolasB Portrait de NicolasB De

20H42 | 23/06/2007 | Permalien

Bonsoir

Je pense que c'est à peu près ça.

Historiquement, ce qu'on peut appeller la gauche prend comme point de départ le groupe, la société comme ensemble, tandis que la droite prend comme point de départ l'individu (ce qui ne l'empêche bien-sûr pas de penser le groupe, mais comme somme d'individus).

L'idée de Deleuze est, si ma mémoire est bonne (je ne peux pas regarder l'extrait ici) que lorsque je pense une chose, je la pense face à l'Autre (ou aux Autres) avant de la pensée pour moi (l'individu).

Pour schématiser, c'est en philo la différence entre les libéraux (l'individu unique est le point de départ de la politique) et les communautariens par exemple (la communauté et la tradition sont le point de départ).

Mais je pense honnêtement que la définition de Deleuze, en 3 minutes, est un peu casse-gueule et doit être développée.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H40 | 23/06/2007 | Permalien

Ce n'est pas vraiment une définition casse-gueule, mais il est vrai que ça aurait été mieux d'entendre davantage de cette personne.

Merci de vos commentaires. Je suis jeune et la philo n'est pas encore à mon programme ! Mais c'est intéressant, même si il est difficile de comprendre.

Portrait de Sexus Empiricus

à NicolasB Portrait de NicolasB De Sexus Empiricus

22H55 | 23/06/2007 | Permalien

Cher Nicolas,

Félicitations tout d'abord pour votre cran : il en faut pour s'attaquer à la pensée de Gilles Deleuze. Si vous persévérez, ce que je vous souhaite, vous ne le regretterez jamais. (Une bonne entrée en matière : l'ABCédaire en 3 DVD, qu'on finit par adorer lorsqu'on ne tombe pas immédiatement sous le charme. À voir et à revoir.)

Votre premier jet est prometteur, vous lancez un coup de dé (interprétatif) : il fallait oser. Le mieux, avec Deleuze, consiste à bégayer dans sa langue. L'ABCédaire vous y aidera.

Il y a un texte décisif au sujet de la question soulevée ici. Être de gauche, qu'est-ce que c'est ? Comment ça fonctionne ? Comment est-ce possible ?
Je vais citer ce texte en entier - sans commentaire. Vous me direz s'il vous parle.

« La gauche a besoin d'intercesseurs. – Digression politique. D'un régime socialiste, beaucoup de gens attendaient un nouveau type de discours. Un discours très proche des mouvements réels, et capable dès lors de se concilier ces mouvements, en constituant les agencements compatibles avec eux. La Nouvelle-Calédonie, par exemple. Quand Pisani a dit : “De toute manière, ce sera l'indépendance”, c'était déjà un nouveau type de discours. Cela signifiait : au lieu de faire semblant d'ignorer les mouvements réels pour en faire l'objet de négociations, on va tout de suite reconnaître le point ultime, la négociation se faisant sous l'angle de ce point ultime, accordé d'avance. On négociera sur les modes, les moyens, la vitesse. D'où les reproches de la droite, pour qui, vieille méthode, il ne faut surtout pas parler d'indépendance, même si on la sait inéluctable, puisqu'il s'agit d'en faire l'enjeu d'une très dure négociation. Les gens de droite ne se font pas d'illusions, je crois, ils ne sont pas plus bêtes que d'autres, mais leur technique à eux c'est de s'opposer au mouvement. C'est la même chose que l'opposition à Bergson en philosophie, c'est pareil tout ça. Épouser le mouvement ou bien le stopper : politiquement, deux techniques de négociation absolument différentes. Du côté de la gauche, ça implique une nouvelle manière de parler. La question n'est pas tellement de convaincre, mais d'être clair. Être clair, c'est imposer les “ données ”, non seulement d'une situation, mais d'un problème. Rendre visibles des choses qui ne l'auraient pas été dans d'autres conditions. Sur le problème calédonien, on nous a dit qu'à un certain moment ce territoire a été traité comme une colonie de peuplement, si bien que les Canaques sont devenus minoritaires sur leur propre territoire. À partir de quelle date ? À quel rythme ? Qui a fait ça ? La droite refusera ces questions. Si ces questions sont fondées, en déterminant les données, on exprime un problème que la droite veut cacher. Parce qu'une fois que le problème a été posé, il ne peut plus être éliminé, et il faudra que la droite elle-même change de discours. Donc, le rôle de la gauche, qu'elle soit ou non au pouvoir, c'est découvrir un type de problème que la droite veut à tout prix cacher.
Il semble malheureusement qu'on puisse parler à cet égard d'une véritable impuissance à informer. Il y a certes une chose qui excuse beaucoup la gauche : c'est que les corps de fonctionnaires, les corps de responsables, ont toujours été de droite en France. Si bien que, même de bonne foi, même jouant le jeu, ils ne peuvent pas changer leur mode de pensée ni leur mode d'être.
Les socialistes n'avaient pas les hommes pour transmettre et même élaborer leurs informations, leurs manières de poser les problèmes. Ils auraient dû faire des circuits parallèles, des circuits adjacents. Ils auraient eu besoin des intellectuels comme intercesseurs. Mais tout ce qui s'est fait dans cette direction, ça a été des prises de contact amicales, mais très vagues. On ne nous a pas donné l'état minimum des questions. Je prends trois exemples très divers : le cadastre de Nouvelle-Calédonie, peut-être est-il connu dans des revues spécialisées, on n'en a pas fait une matière publique. Pour le problème de l'enseignement, on laisse croire que le privé, c'est l'enseignement catholique ; je n'ai jamais pu savoir quelle était la proportion du laïc dans l'enseignement privé. Autre exemple, depuis que la droite a reconquis un grand nombre de municipalités, les crédits ont été supprimés pour toutes sortes d'entreprises culturelles, parfois grandes, mais souvent aussi petites, très locales, et c'est d'autant plus intéressant qu'elles sont nombreuses et petites ; mais il n'y a pas moyen d'avoir une liste détaillée. Ce genre de problèmes n'existe pas pour la droite, parce qu'elle a des intercesseurs tout faits, directs, directement dépendants. Mais la gauche a besoin d'intercesseurs indirects ou libres, c'est un autre style, à condition qu'elle les rende possibles. Ce qui a été dévalorisé, à cause du parti communiste, sous le nom ridicule de “compagnons de route”, la gauche en a vraiment besoin, parce qu'elle a besoin que les gens pensent. »

Retenir en bref : la gauche a besoin d'intercesseurs qui posent (construisent) les problèmes ; la gauche a besoin que les gens pensent. (La non-pensée, l'impensé de n'importe quelle opinion publique est de droite : c'est le bon sens - mais c'est bien sûr ! - qui traîne à la télé, dans la presse et au café du commerce.)

Et bonne continuation avec G.D. !

Portrait de Courageux anonyme

à NicolasB Portrait de NicolasB De

09H02 | 24/06/2007 | Permalien

L'exemple de l'adresse postale est intéressant pour qui sait comment sont rédigées les adresses au japon : on indique d'abord la région où vous résidez , la circonscription, la ville puis la rue et le numéro..
en gros cela donnerait en France

Mr YY
PACA
13 Bouches du Rhone
marseille 0XXX
Rue Escartefigue N°XXX

Je n'ai aucun mérite, on me l'a expliqué il y a 2 ou 3 semaines et la vidéo de deleuze vient de faite tilt ! !

Louise

Portrait de Courageux anonyme

De

08H57 | 01/07/2007 | Permalien

Plus precisement, une adresse japonaise c'est :

xxx-xxxx
FRANCE
13 Bouches du Rhone
marseille
Rue Escartefigue N°XXX
Mr YY

Tres exactement ce que decrit Deleuze
Et les noms de rues n'eistant pour ainsi dire pas, ce serait plutot ;
qurtier X - division Y - pate de maisons Z - maison zz

Portrait de Courageux anonyme

à NicolasB Portrait de NicolasB De

10H05 | 25/06/2007 | Permalien

A ce propos,une intervention intéressante :

http://www.forumrj.com/rjPI/viewtopic.php ? pid=11049#p11049

Portrait de Courageux anonyme

De

20H16 | 23/06/2007 | Permalien

Heu… De Pékin, encore, mais je ne suis pas la première à vous signaler le problème. En gros, une solution simple et pas chère : si dans un cas comme celui-ci vous nous mettiez en dessous de la vidéo le texte écrit de l'interview, ce serait plutôt bien. Je ne pense pas que l'image soit vraiment déterminante dans un tel cas…
Bref : l'image n'apportant rien de particulier, pourquoi nous l'infliger, quitte à nous en frustrer, quand nous pouvons parfairtement nous en passer.

Xiaolin (me suis enregistrée trois fois ce soir, ai perdu trois fois la connexion, marre…)

Portrait de Pascal Riché

De Pascal Riché (auteur) 7

Rue89 | 23H42 | 23/06/2007 | Permalien

Le texte de l'interview est ici.
Quel est votre problème d'inscription ? Nous pouvons vous aider à le résoudre.

Portrait de Courageux anonyme

à Pascal Riché Portrait de Pascal Riché De

06H38 | 24/06/2007 | Permalien

J'ai trouvé merci. Et non, malheureusement, je ne crois pas que vous puissiez m'aider pour l'inscription, ce sont plutôt les lignes chinoises qui sont souvent encombrées le samedi soir ! Mais j'insiste et j'arrive, au moins, à vous lire.

Portrait de toktomi

De toktomi

, les "abderhamane, martin, david" ... | 10H06 | 15/07/2007 | Permalien

ben pas mieux pour la vidéo,et bon d accord sui souvent avec un vieux pc et adsl basic mais en bretagne ,hein,foooo paaa pouuuuuusssssseeeeeer .

Vous marrez pas,c est culturellement traditionnel,le décalage techno logique dans nos lointaines contrées arriérées : ))

De là à transcrire deleuze en script multilangue compatible mandarin.

dfaçon jpige rrinnn à deuleuuuuuze…

Portrait de manu2005

De manu2005

France Out Of Afghanistan Now ! | 20H32 | 23/06/2007 | Permalien

    Être de gauche, c'est penser qu'il est plus important que tout le monde mange, plutôt que de pouvoir s'acheter encore plus à manger.
    C'est penser que qui que ce soit, où qu'il soit a peut-être plus à offrir à l'humanité qu le plus riche de la terre et que ça vaut le coup de l'aider à s'en sortir.
    Cette idée de partir du tout jusqu'au moi, plutôt que l'inverse, donc de ce voir par rapport au monde et non l'inverse, m'apparaît plus comme une idée qui dépasse la politique, donc le social, l'humain.
    Cela parle plus du rapport de l'être à l'univers, que de l'individu au social.
Portrait de Courageux anonyme

De

20H44 | 23/06/2007 | Permalien

Oui, bien sûr, c'est splendide.

Mais Sarkozy propose le co-développement, ce qui rejoint ce discours de gauche.
Alors qu'il s'agit en fait de contribuer à développer l'Afrique et diverses autres régions pauvres dans le sens de la politique française de droite.

Il y a eu la chute du rideau de fer depuis.
Avec la perte d'une partie des privilèges évoqués par Deleuze et la globalisation de la fracture sociale, la tendance la plus généralisée est précisément le repli sur ses propres intérêts qui caractérise la droite.

La grande majorité s'apercevra qu'elle n'a plus grand chose d'individuel à défendre avant de retrouver une perception de gauche.

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 22H48 | 23/06/2007 | Permalien

je pense qu'il y a erreur sur le co-développement qui serait de gauche. Ce que Sarko propose c'est un échange, on aide un pays à se développer et on lui pique ses élites et ses ressources.

La véritable gauche doit aider au développement (sans co devant) des pays pour qu'ils deviennent autonomes en comptant sur leurs propres ressources et sur des échanges profitables à tous.

Etre de gauche, c'est donc lutter contre la mondialisation effrénée suivant le modèle libéral, contre l'OMC, la concurrence, les profits capitalistiques des actionnaires, les fonds de pensions américains, le fait de vouloir tout breveter, même les plantes médicinales etc

Etre de gauche c'est vouloir donc développer le bien être DES populations, et non faire du fric sur leur dos.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H33 | 23/06/2007 | Permalien

etre de gauche c'est etre englué dans un maestom idéologique petit bourgeois ,teinté de pensées judéo-chrétiennes droits de l'hommiste.C'est faire partie de ses rèveurs d'égalitarisme,qui ne prennent pas la mesure de la société dans laquelle ils vivent.
Tant que la gauche continuera à réciter son cathéchisme marxo-altermondialiste ….la droite fera le travail avec pragmatisme et sans idéologie .
Messieurs et mesdames les biens pensants, je vous salue .
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

21H41 | 24/06/2007 | Permalien

L'art de définir, par écrit est chose difficile.
Ecrire, c'est faire trace.
Donc, en creux nous avons sous les yeux ce qu'est une écriture de droite.
Edifiant quoi qu'il en soit.