
Commémoration : mai 2008, le mois le plus con
Vu dans mon quotidien préféré du matin, cette publicité :
Il est temps que ce mois de mai se termine.
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De Le Yéti
yetiblog.org | 19H31 | 27/05/2008 |
GARDER SES NERFS
« Mai 2008, le mois le plus con »
Alors, vous aussi, à Rue 89, vous craquez ? Remarquez, ça se comprend. Ça ne se présente pas trop bien notre affaire, n'est-ce pas ? Tout par en c… quenouille, le pétrole, le marché de l'immobilier, les marchés financiers, le prix de la bouffe, nos certitudes et nos ultimes illusions…
Pourtant, je crois justement que c'est le moment où il va nous falloir garder nos nerfs, oublier notre ironie, ne plus céder à la dérision. Ça, c'était bon il y a encore quelques semaines, quand il fallait encore bousiller ce qui restait des murs de l'Empire. Mais voilà, cela est fait, l'Empire est cuit, même s'il ne s'est pas encore totalement effondré et qu'il garde de dangereuses capacités de nuire. Ça n'empêche :
Mai 08 représente, je crois, une rupture capitale dans notre histoire.
Insensiblement, nous sommes en train de passer dans un nouveau monde. Oh, bien imperceptible, bien ténu, et surtout tellement incertain. Mais un monde à reconstruire impérativement. Et nous n'allons pouvoir compter que sur nous. Résister à notre sensation d'isolement et d'impuissance.
Une chose me passe par la tête : au début des années 40, les quelques rares résistants qui ne se résolvaient pas à l'inacceptable, devaient se sentir aussi bien seuls. Et le temps devait leur paraître bien long. (Quiconque ose dire que les circonstances sont différentes aujourd'hui a ma main sur la gueule.)
Seuls ceux qui garderont leurs nerfs pourront espérer être utiles à quelque chose. Il va, je crois, falloir nous armer d'une arme précieuse qui nous fait parfois un peu défaut : la patience. Et prendre notre courage à deux mains.
(Non, c'est pas vrai ! Ce commentaire est d'un sérieux si empesé, d'une grandiloquence si sentencieuse ! Vraiment désolé, mais je ne vois pas comment faire autrement.)