Le Figaro, Sarkozy et les entreprises promises au sauvetage

L'aciérie de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, a fermé ses portes cette semaine, après quarante ans d'exploitation. Un an plus tôt, le président Nicolas Sarkozy, qui visitait le site, avait promis de sauver l'entreprise. Le Figaro avait claironné cette promesse sur son site :

figaro - gandrange

Mais qui s'en émeut ? Pas Le Figaro, en tout cas, qui trompette aujourd'hui avec confiance :

figaro caterpillar

Il est vrai que « les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent », comme le constatait avec cynisme Jacques Chirac, un des hommes qui ont servi de modèle à Nicolas Sarkozy.

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3 commentaires sélectionnés

Portrait de yalienx

De yalienx

un passant | 17H40 | 01/04/2009 | Permalien

Sur Gandrange, le phénomène de la chute, brutale et durable, du marché de l'acier, est tout de même difficile à imputer à Sarkozy.

Sur Caterpillar, je trouve que Sarkozy a joué très intelligemment le coup et utilisé des termes précis (il fait peut-être des fautes de français mais utilise les mots justes quand il le faut). En effet, il a dit qu'il allait « sauver le site » ! Ce qui n'a rien à voir avec le fait de « sauver les emplois » ! Sauver un site signifie maintenir une entreprise en existence, quitte à se séparer d'une partie des effectifs. Et on peut raisonnablement penser que cet objectif sera atteint, sauf grosse catastrophe de type ArcelorMittal et de chute brutale et durable du marché !

Ce serait bien de faire preuve d'un peu d'esprit d'analyse de temps en temps…

Portrait de Lapin Bleu

De Lapin Bleu

Journaliste n°89910 | 18H30 | 01/04/2009 | Permalien

Mais si Pascal, il y a une évolution :
« Sauver le site », ça ne mange pas de pain.

Quoiqu'il arrive à l'entreprise, le site pourra toujours être sauvé.
Il suffira d'y planter des fleurs ou autre et la promesse sera tenue.
Variante : permettre à un petit copain de le récupérer à vil prix en faisant cracher l'ancien propriétaire et en y injectant de l'argent public via un plan de revitalisation. Là encore, le « site » sera sauvé. L'avantage du terme « site » est qu'il désigne quelque chose d'éternel, le topos même.

Ainsi, cet autre téléscopage avec ce que tu relèves ici : le site du papetier Stora Enso à Corbehem (Pas-de-Calais). Encore un dossier pour lequel Sarkozy avait fanfaronné sur le mode « Je m'en occupe personnellement » en acceptant d'écouter des salariés qui avaient un projet de reconversion de l'activité basé sur la production de sacs à base de chanvre.

Aujourd'hui, maintenant que la médiatisation de ce feuilleton est passée, le site est récupéré par Colas Nord-Picardie. Colas, c'est pas la filiale routes de l'ami Bouygues, ça ?

Enfin bon, moi je dis ça je dis rien…

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 22H56 | 01/04/2009 | Permalien

Sarko se couvre de ridicule une nouvelle fois. Il peut toujours promettre de « sauver le site grenoblois », il n'est pas question, pour l'instant, qu'il ferme. Ce sont « seulement » 1/3 des emplois touchés, soit 723 personnes qui vont se trouver licenciées.
Pourquoi ne promet-il pas de sauver les emplois ? ça, ça voudrait dire quelque chose !

Les syndicats ne se battent pas pour sauver les emplois non plus, malgré les 3,5 Milliards de dollars de bénéfice, réalisés par Cater cette année. Les syndicats se battent pour de meilleures conditions de licenciement :

Une bagarre exemplaire avec 4 dirigeants retenus depuis 24 h pour faire des propositions. Aujourd'hui à 11h, ils ont lâché le paiement des jours de grève pour permettre l'ouverture à la DDTEFP des négociations sur les revendications avancées par l'intersyndicale CGT -FO - CFTC -CFDT :

* paiement à 100% du chômage partiel ;

* réduction des suppressions d'emplois ;

* indemnités de licenciements = 3 mois/année d'ancienneté, minimum 30 000 €.

Maintenant, le bruit circule dans le milieu grenoblois que Cater fermerait dans 2 ans … Sarko a 2 ans pour sauver les 2 sites ! vous y croyez, vous ?

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