« L'argent dette », vidéo-star du Net, a une sale petite odeur

C'est une vidéo canadienne qui, par ces temps de crise financière, fait le tour d'Internet à la vitesse de la lumière, mais qui me met mal à l'aise. L'idée de départ du film, signé par le Canadien Paul Grignon, est d'expliquer le plus simplement possible comment fonctionne la monnaie. Une très bonne initiative, beaucoup de gens ignorant par exemple que ce sont les crédits qui font les dépôts, et non l'inverse. Mais le résultat est le déploiement d'une vaste théorie du complot, avec des relents très désagréables.

Beaucoup vantent les mérites pédagogiques de « l'argent dette » sans commentaires. C'est le cas de journaux comme Libération, ou de chercheurs comme André Gunthert, de l'EHESS. Il y a pourtant de quoi prendre ses distances, car si on lit bien entre les lignes, que dit cette vidéo ?

Elle dit que les banquiers connaissent depuis longtemps le (prétendu) secret de la monnaie (celle-ci est crée par le crédit, avec un effet multiplicateur) ; qu'ils se le transmettent de génération en génération depuis les premiers usuriers cupides de la Renaissance, issus de « certaines cultures » compétentes en orfèvrerie ; qu'ils ont étendu leur pouvoir sur le monde ; qu'ils assassinent au passage ceux qui risquent de dévoiler le grand secret, y compris des Présidents ; que les médias et les profs, complices, cachent l'information à des citoyens réduits à l'esclavage par leur ignorance…

J'exagère ? Je vous laisse juge. (C'est long : la vidéo dure 52 minutes)


Au début, une citation du banquier Mayer Anselm Rothschild :

« Donnez moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une Nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois. »

Mais aussi une référence peu discrète à la franc maçonnerie : le forçat de la dette a pour arrière-fond la pyramide tronquée -symbole maçonnique- qu'on trouve sur chaque dollar depuis la fin du XVIIIe siècle.

Un peu plus loin, la naissance de la banque est présentée comme une idée de génie des orfèvres pour s'enrichir, des orfèvres issus de « certaines cultures » expertes dans le travail de l'or et de l'argent, précise le commentaire (image ci-dessus). Certaines cultures ?

Ci-dessous, une autre image évocatrice, un banquier lynché par la population qui comprend qu'elle a été bernée. La représentation de la pieuvre portant ses tentacules sur le monde (voir plus bas), est également inspirée d'une bien laide iconographie : voir ici , ou encore là. Le commentaire qui accompagne l'image est à l'avenant : « peu de gens savent aujourd'hui que l'histoire des Etats-Unis depuis la révolution de 1776 fut une lutte épique pour se libérer du contrôle des banques mondiales dominées par les Rothschild ». Et pendant que cette voix douce nous sussure cela, des mots défilent rapidement : « dépression, inflation, paniques bancaires, infiltrations, assassinats, possession de médias, tromperies des masses… »

Mais ce sont les dernières minutes du film qui mettent le plus mal à l'aise. L'auteur termine par quelques citations. Deux sont des citations lucides de présidents dont on précise qu'ils sont « morts assassinés » :

« Quiconque contrôle le volume d'argent dans ce pays est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce. Et si vous savez que le système en entier est très facilement contrôlable, d'une manière ou d'une autre, par quelques hommes très puissants, pas besoin de vous expliquer quelle est l'origine des périodes d'inflation et de dépression. » (James A.Garfield, ancien président des Etats-Unis, mort assassiné)

« Le gouvernement devrait créer, émettre et favoriser la circulation des monnaies et des crédits nécessaires à la satisfaction du besoin de dépense du gouvernement et du besoin d'achat des consommateurs. L'adoption de ces principes doit permettre aux contribuables d'économiser le paiement d'un gros volume d'intérêts. L'argent cessera de gouverner et se mettra au service de l'humanité. » (Abraham Lincoln, ancien président des Etats-Unis, mort assassiné)

Suit une déclaration prêtée à David Rockfeller, lors d'un discours devant la commission trilatérale en 1991, où il aurait évoqué un « plan pour le monde », visant à une « souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers internationaux ».

La dénonciation de « l'usure » (le prêt à intérêt, une formidable invention qui a permis de développer le commerce) et du complot des banquiers « internationaux » (on disait autrefois « apatrides ») m'a toujours semblé louche.

Et sur le fond de la vidéo ? Que l'essentiel de la monnaie soit créé par le crédit bancaire, ce n'est pas vraiment un secret, c'est dans tous les manuels d'économie. Mais pas de quoi en faire un grand complot.

Or la voix de la vidéo se demande pourquoi les gouvernements choisissent d'emprunter de l'argent aux banques privées et de payer des intérêts alors qu'ils pourraient créer tout l'argent dont ils ont besoin, exempt d'intérêts. La réponse implicite du film, c'est que les gouvernements sont complices de leurs maîtres, les banquiers.

Mais la réponse des économistes à cette question est plus simple :

  • D'abord, l'Etat n'emprunte pas auprès des banques (à court terme, il leur prêterait plutôt de l'argent…). Pour se financer, il émet des titres négociables, des obligations, qui sont souscrites par des particuliers, des entreprises, des assureurs, diverses institutions. La dette publique est financée par leur épargne.
  • Ensuite, la création monétaire par les banques centrales est bien plus inflationniste que l'emprunt. Pourquoi ? Parce que lorsque l'Etat emprunte, la ponction sur le marché des capitaux a lieu au détriment d'autres financements : les obligations d'Etat « évincent » le secteur privé, qui aurait lui aussi besoin de cet argent (« effet d'éviction » : lorsque l'Etat emprunte, il fait grimper le taux d'intérêt, ce qui pousse des entreprises à renoncer à leurs projets d'emprunts).

On se méfie en revanche beaucoup (peut-être trop ? ) de la création monétaire directe par la banque centrale. Il est vrai qu'elle a très souvent, par le passé, conduit à de l'inflation. Pour être saine, elle doit entraîner la création de nouvelles activités. A tort ou à raison (c'est un autre débat), la plupart des pays occidentaux ont préféré éloigner d'eux ce pouvoir trop tentant. Ils ont confié la « planche à billet » à des banques centrales indépendantes, au motif « qu'on ne laisse pas la crème à la garde du chat ».

Mais peut-être les économistes font-ils partie du complot…

L'auteur de la vidéo, Paul Grignon, est un artiste et vidéaste canadien. Il est aussi le co-réalisateur de « Chemtrails - Mystery Lines in the Sky », un film qui, lui, tente de démontrer que les traces d'avions dans le ciel seraient en fait des produits chimiques répandus dans le cadre de programmes gouvernementaux ultra secrets destinés à contrecarrer le réchauffement climatique.

A lire aussi : la présentation de la vidéo sur Arrêt sur images (payant).

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Portrait de Furfande

De Furfande

citoyen | 10H08 | 15/10/2008 | Permalien

Pour compléter avec le troisième volet de l'analyse, l'animation décrit en fait la banque de détail, la banque de prêt, et comme déjà indiqué celle-ci, sauf dénaturation du rôle du banquier, est liée à l'économie dite réelle.
Le problème de l'évolution des banques d'investissement et qu'elles ont créé des produits purement spéculatifs. Ce sont les produits dérivés, lorsqu'ils ne sont pas utilisés à titre de couverture (c'est à dire de protection contre un risque, comme l'assurance).
L'activité ainsi développée atteint des volumes considérables (dix fois le PIB mondial, 600.000 Mds$).
Cette activité est une activité qui n'est pas une activité que l'on peut légitimement appeler une activité bancaire. Il s'agit en fait d'une activité de paris (sur indices, sur la température, sur l'évolution des taux, etc. ) qui relève des jeux et paris. Elle a été qualifiée d'instruments financiers, avec la bénédiction des politiques et des régulateurs, mais cette qualification n'a d'autre fondement que le fait qu'elle soit organisée par des banques. Elle est totalement analogue à l'activité des bookmakers.
Il est bien évident que cette activité n'a aucune corrélation avec l'économie réelle, que les titres peuvent être créés sans limite. Il est aussi évident que la qualification de « marchés » pour ces produits de « l'innovation financière » est totalement fallacieuse et que les lois de fonctionnement du marché ne sont pas pertinentes. Ces « marchés » ont d'ailleurs fait l'objet de modélisation sur des modèles probabilistes, traduisant la nature des activités puisqu'il s'agit des techniques applicables aux jeux et paris. Dans la notation de ces produits le logiciel utilisé par les agences de notation a un nom révélateur, il s'agit du logiciel Monte Carlo.
C'est cette activité, avec des produits financiers censés sécuriser les crédit pourris ( le « rehaussement de crédit ») qui est à la base de la bulle qui a causé la crise financière actuelle.
C'est cette activité qu'il convient d'interdire, car les banques, pour régles les montants des paris, puisent dans les dépôts, et font peser sur les contribuables la charge des paris qu'ils ne peuvent régler

Portrait de Thucydide

à Furfande Portrait de Furfande De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 14H40 | 16/10/2008 | Permalien

Je ne serais pas loin de souscrire ; comme quoi rien n'est jamais perdu.

On peut toujours se comprendre et tirer une synthèse (je sais, c'est mal vu ces temps-ci, comme le capitalisme) ; o) de nos divergences,…
puisqu'au final nous nous accordons sur la nécessité d'une régulation rigoureuse des flux.

Il y a quand même un bon bout de chemin à faire…

Portrait de TToon

De TToon

les financiers à la lanterne | 10H13 | 15/10/2008 | Permalien

Théorie du complot ? Bien évidemment non.

Simple et bête lutte des classes, où la somme des petites mesquineries individuelles (titrisation de la pauvreté, recherche de profit à court terme, chasse aux bonus,lobbying…) assoit la domination d'une frange de la population sur la majorité.

Il suffit simplement de penser en terme de mécanique des classes et de distinguer celle, parmi les bourgeois, qui a réellement le plus de pouvoir : celles des banquiers.

Le terme « volonté » de domination du monde n'est peu être pas le bon. A la rigueur on pourrait parler de volonté collective, non pas d'assoir une quelconque domination de façon directe, mais une volonté collective d'enrichissement à plus soif, ayant elle pour conséquence directe la domination.

Donc pas nécessairement de complot ourdi par quelques obscures personnages se réunissant avec plan d'attaque du monde sur la table.

Et je dirais que dans l'ensemble, on s'en branle. Le résultat est suffisamment désastreux pour qu'on se foute qu'il y ait complot ou pas.

Portrait de Phyrezo

à TToon Portrait de TToon De Phyrezo

bloggeur | 10H33 | 15/10/2008 | Permalien

« Et je dirais que dans l'ensemble, on s'en branle. Le résultat est suffisamment désastreux pour qu'on se foute qu'il y ait complot ou pas.
 »

Bien sûr, quel intérêt, si ce n'est une exitation malasaine, peut bien avoir cette théorie du complot.

On voit bien d'ailleur dans cette vidéo, que les choses se sont faite progressivement et naturellement : il n'y avais certainement pas une volonté de dominer le monde à l'origine.

Et je pense que l'approche la plus saine, est d'ignorer ces théories. Y a toujours quelqu'un qui profite du système, que ce soit Rothschild Toto ou ma mère, n'est pas vraiment important. C'est la nature du système qui est importante.

Cependant il est important de comprendre le système et ses impacts. Et on comprend que ce système a permis l'avènement de l'économie moderne et une création de richesse, mais on voit aussi ses limites et preversions (creusement des inégalités, impossibilité d'avoir une économie « sustainable')

Portrait de Weatherboy

à Phyrezo Portrait de Phyrezo De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 11H03 | 15/10/2008 | Permalien

Cependant il est important de comprendre le système et ses impacts. Et on comprend que ce système a permis l'avènement de l'économie moderne et une création de richesse, mais on voit aussi ses limites et preversions (creusement des inégalités, impossibilité d'avoir une économie « sustainable')

Vous permettez que je reprenne cette petite réflexion bougeoise ?
Donc :
“Cependant il est important de comprendre le système et ses impacts. Et on comprend que ce système a permis l'avènement de l'économie moderne et une création de richesse” au profit d'un petit nombre et aux dépends de la majeure partie de l'humanité.
Je vous inviterai à relire ce que dit Marx de l'“accumulation primitive”, et accesoirement d'aller faire un tour dans un de ces pays auquel on continue de demander le remboursement d'une dette (et qui crééent donc notre argent en demandant de l'aide)
Pas beau, ca ?

Portrait de fde

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De fde

technicien | 12H57 | 15/10/2008 | Permalien

« Vous permettez que je reprenne cette petite réflexion bougeoise ? »

Pff… ça commence mal ce message.

Je suppose que tu ne souhaites débattre qu'avec toi-même et ceux qui pensent comme toi ?

« ce système a permis l'avènement de l'économie moderne et une création de richesse »

En l'occurrence, même ce point est reconnu dans le film : l'intérêt pratique que ce système financier a eu dans l'essor économique de l'Europe…

Le vrai problème n'est pas de supprimer purement et simplement le système monétaire, c'est de passer à un système monétaire véritablement régulé ; tout en maintenant certains aspects économiquement intéressants.

Cela n'exclut pas de considérer des approches radicales :
- prêt sans dette (incluant des frais de fonctionnement, et éventuellement une hypothèque),
- organismes de prêts nationalisés,
- séparation des activités bancaires (car finalement, une banque peut truster toutes sortes d'activités financières : gestion, prêt, investissement, assurance, … c'est du trust, pour moi)
- …

Mais quels seraient les avantages et inconvénients de ces alternatives ?

Portrait de micke

à fde Portrait de fde De micke

utopiste | 18H25 | 15/10/2008 | Permalien

si on remboursait l'or pillé aux indiens d'amerique du sud pour assurer cet essort economique de l'europe,

et avec intérêt of course…

et d'ailleurs c'est depuis qu'il n'y a plus d'or à piller que le dollar n'est plus convertible (juste avant ils avaient réquisitionner tout l'or aux US)

Portrait de TToon

à Phyrezo Portrait de Phyrezo De TToon

les financiers à la lanterne | 11H21 | 15/10/2008 | Permalien

Oui, il est primordial de comprendre le système pour pouvoir le combattre.

L'auteur de ce billet a fait selon moi plusieurs erreurs fatales

- la première est d'avoir relevé des symboles en leur donnant son sens, sans s'interroger sur la pertinence de ses réflexions. Pourtant, une réfutation était facile : par exemple la pyramide pouvait renvoyer au dollar. Idem pour la pieuvre qui possède plusieurs significations qui force normalement à une interprétation de sa représentation uniquement dans le contexte dans laquelle elle est évoquée ;

- la deuxième a été de faire une attaque ad hominem de l'auteur de la vidéo en rappelant ses précédentes vidéo. Ce procédé, détestable dans un débat, a pour effet d'évacuer la réflexion sur le fond des idées pour se concentrer sur l'homme. Ce sophisme est une défaite du débat ;

- la troisième est d'avoir donner un avis tranché sur des questions économiques que l'on sait techniquement ardues et renvoyant à la définition même d'une société. Questions qui d'ailleurs déchirent la communauté des économistes eux-même. En s'étant érigé ainsi en qualité d'expert es sciences économiques, il est encore sorti du champ du journalisme et c'est encore décrédibilisé.

Il y a sans doute d'autres choses qui pourraient être notées.

Bref, le ton général de ce billet m'est apparu très suffisant. Sans doute l'auteur a-t-il éprouvé un agacement à voir une malhonnêteté intellectuelle de l'auteur de la vidéo à la lumière de ses propres connaissances. A quoi il répond par une même malhonnêteté intellectuelle.

Portrait de bankster

à Phyrezo Portrait de Phyrezo De bankster

webmaster | 23H13 | 15/10/2008 | Permalien

Tout à fait et entièrement d'accord.

Seulement dans ce cas, quand on se prétend journaliste ou redacteur en chef, on ne dit pas qu'il n'y a pas de lien entre ROTHSCHILD et les politiciens quand la grande majorité de nos politiciens sont banquiers ! (et de surcroit les plus légendaires a la rothschild)

Portrait de irenedelse

à bankster Portrait de bankster De irenedelse

14H53 | 20/10/2008 | Permalien

Euh, ça commence à bien faire, cette obsession avec les Rothschild… Ça devient même malsain.

Portrait de micke

De micke

utopiste | 10H47 | 15/10/2008 | Permalien

j'arrive à lire l'article de riché que par bride tellement c'est blindé de mensonges et mauvaise foix

après la révolution, il faudra surtout pas oublier de retirer sa carte de journaliste à pascal riché

ce type est une insulte à l'honneteté intellectuelle

Portrait de wonderliza

De wonderliza

athée et écolo | 10H49 | 15/10/2008 | Permalien

La video est très interessante, c'est dommage qu'elle soit présentée avec des raccourcits du genre « complot ; judéo-maçonnique ; sale odeur… », dignes d'un reportage sur TF1… Il faudrait un peu arréter de montrer du doigt les différences et les réflexions alternatives, ça devient épuisant.

Portrait de Zorko

De Zorko

Cuté | 11H29 | 15/10/2008 | Permalien

Si j'ai bien rien compris, l'argent n'a pas de prix.« Il faut connaître le prix de tout et la valeur de rien ». La valeur de l'argent est une supposition à ce que je pourrais rembourser. Très instuctif ce documentaire, mais tellement compliqué pour mon cerveau de pauvre que je crois toujours que qui paie ses dettes s'enrichit : -))A aucun moment le nom d'une religion n'a été citée, à l'instar d'une autre dont on ne peut déssiner son prophète.. Ce « billet » n'a aucun intérêt mais comme tous ces gens payés à parler d'économie, de crise etc.., je ne me prive pas de ramener ma fraise vu que le ridicule ne tue pas et que c'est gratuit.

Portrait de Thucydide

De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 11H43 | 15/10/2008 | Permalien

12h45 : c'est l'heure de la récré


La crise est passée…

franceinter

Portrait de Newtoon

De Newtoon

Ingénieur de formation, gérant de p... | 13H33 | 15/10/2008 | Permalien

J'ai justement écrit un essai complet sur la crise faisant appel à diverses disciplines .

Je me suis justement évidemment servi de cette vidéo (avec d'autres sources et vidéos).

Si cela vous intéresse : http://www.sp-wiki.com/dotclear/index.php ? 2008/10/14/202-essai-sur-la-cr…

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 14H19 | 15/10/2008 | Permalien

Que les fachos et l'extrème-droite critiquent le capitalisme et les « ploutocrates » ce n'est pas nouveau. Il a existé au Canada français tout un courant, imprégné de catholicisme, anti sémite,inspiré des « fascismes » européens des années 30. J'y rangerai Duplessis et le Crédit Social, petit parti aujourd'hui pratiquement disparu.
Maintenant si des fascistes me disent que le ciel est bleu, je peux être d'accord avec eux sur ce point si je le constate moi-même. S'ils analysent les rouages du capitalisme, on peut y trouver une pertinence. C'est là-dessus qu'il faut s'arrêter : c'est vrai ou c'est pas vrai et pourquoi. Les procès d'intention fait à ceux qui critiquent le capitalisme sont une trop vieille pratique des capitalistes et de leurs soutiens pour qu'on ne leur accorde qu'une attention secondaire. C'est plus facile de mettre la contreverse sur le terrain de la couleur de la culotte du facho, que de discuter pour le coup du capitalisme lui-même et des solutions alternatives. là, on peut se différencier des partisans du totalitarisme et du racisme.

Portrait de bankster

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De bankster

webmaster | 22H39 | 15/10/2008 | Permalien

Tiens donc, justement à ce sujet :

Voici une pénible anecdote d » « école » qui devrait servir pour ne plus qu'elle se reproduise.
En 1956, eurent lieu au Québec des élections législatives (en juin de cette année 1956). Un matin, Louis EVEN et les siens qui travaillaient à cette époque (depuis plus de 20 ans déjà ! ) à déployer l'enseignement du Crédit-Social, apprirent dans la presse que le parti Libéral du Québec s'était emparé, sans prévenir, de leur sujet : le Crédit Social. Les politiques se réclamaient et introduisaient le Crédit-Social dans leur campagne électorale… Louis EVEN et les créditistes n'avaient rien demandé à personne ! Le parti Libéral du Québec perdit les éléctions. Et cet échec électoral retomba gravement sur le mouvement créditiste. Le tour était joué. Louis EVEN déclara alors que : « les banquiers avaient gagnés ! »…

Portrait de irenedelse

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De irenedelse

14H55 | 20/10/2008 | Permalien

« Que les fachos et l'extrème-droite critiquent le capitalisme et les “ ploutocrates ” ce n'est pas nouveau. Il a existé au Canada français tout un courant, imprégné de catholicisme, anti sémite,inspiré des “ fascismes ” européens des années 30. »

Et en France aussi. Ce n'est pas un hasard si cette vidéo a été rapidement rediffusée sur le site du FN…

Portrait de Cocoricooo

De Cocoricooo

Chômeur ayant fauté | 14H48 | 15/10/2008 | Permalien

Dire que tout l'argent est « contrôlé par un petit groupe d'hommes » fait penser aux archaïques schémas de l'antisémitisme, mais est-ce suffisant pour conclure que ce document aurait l'intention de réveiller les vieux démons ? Si l'on peut y voir un lien, les antisémites seront les premiers à s'en emparer, alors inutile de les encourager en pointant ce film didactique comme une justification de leur haine.
Que l'argent soit engendré par le crédit bancaire ou la planche à billets, dans les deux cas il ne peut être « contrôlé », plutôt mal que bien, que par un petit nombre d'hommes. On n'a pas encore trouvé d'autre système.

Portrait de bankster

à Cocoricooo Portrait de Cocoricooo De bankster

webmaster | 15H42 | 15/10/2008 | Permalien

Non c'est faux, ON NE VEUT PAS UTILISER UN AUTRE SYSTEME. Et on ruine les peuples au nom de ca !
Des solutions il y en a et des biens meilleurs, mais elle ne leur profite pas.

Portrait de Cocoricooo

à bankster Portrait de bankster De Cocoricooo

Chômeur ayant fauté | 15H55 | 15/10/2008 | Permalien

Ah Oui ? Lequel je vous prie ?

Portrait de fde

à Cocoricooo Portrait de Cocoricooo De fde

technicien | 16H37 | 15/10/2008 | Permalien

Lisez donc un peu les différents commentaires. Cela évitera à tout le monde de réécrire. Au demeurant, bankster a déjà fourni pas mal d'information mais ce n'est pas le seul.

Je vous redonne par exemple ce lien de bankster :

letemps.ch/template/economie.asp ? page=9&article=241564

Celui-ci tombe à propos ! Même si c'est un élève d'Allais, c'est plutôt amusant de voir un banquier s'exprimer de la sorte.

Portrait de bankster

à Cocoricooo Portrait de Cocoricooo De bankster

webmaster | 17H00 | 15/10/2008 | Permalien

quelques solutions existantes :

http://aises-fr.org/
http://www.societal.org
http://assoc.pagespro-orange.fr/aded/
http://www.timebanks.org/
http://www.monnaiesassociatives.blogspot.com/
http://jeu.vingrau.free.fr/menu.htm
http://www.yhad.fr/yhad_eco/comprendre/precurseurs/3-socrate.htm
http://www.silesfemmescomptaient.com/fr/bibliographie/silence_SilvioGese…
http://www.grands-reporters.com/Le-dollar-est-mort-a-Ithaca.html
http://www.wir.ch/index.cfm ? DC86BF333C1811D6B9950001020761E5&o_lang_id=8
http://jeanzin.fr/index.php ? 2005/12/05/16-kit-de-creation-d-un-cooperati…
http://www.selidaire.org/spip/article.php3 ? id_article=841&id_dept=68

La SOLUTION :

Christian Gomez, Docteur d'Etat en sciences économiques, ancien élève du Prix Nobel Maurice Allais et directeur de banque à Zurich
Samedi 11 octobre 2008

L'économie mondiale est au bord du gouffre. Tout le monde s'interroge sur la sécurité et la valeur de son épargne et beaucoup subiront demain le chômage et l'angoisse du lendemain. Les pertes économiques et financières promettent d'être considérables. Pourquoi ? Une raison de fond : le mode de création monétaire dans nos économies. A l'heure où cette crise marque la faillite quasi-totale de la plupart des schémas intellectuels en vogue au cours des vingt dernières années, le temps est peut-être venu de penser « out of the box » et de proposer des solutions radicalement nouvelles. En l'occurrence, la solution proposée s'inscrit dans une lignée prestigieuse des plus grands et des vrais économistes libéraux de notre temps : Irving Fisher, l'Ecole de Chicago et Milton Friedman, Maurice Allais…

Peu d'économistes nieront que les causes de la crise d'aujourd'hui résident dans une expansion démesurée des agrégats monétaires et de crédit. En fait, même si celle-ci a donné lieu à plus de débordements que d'habitude, elle ne diffère pas dans sa cause ultime de celles qui l'ont précédée et cette raison, c'est le pouvoir de création monétaire des banques. Pour bien comprendre ce point, il faut résumer le mode de fonctionnement du système monétaire en trois traits :

- Les banques, par leurs opérations de crédit, disposent du pouvoir monétaire, c'est-à-dire du pouvoir de créer ou de détruire de la monnaie ;

- La mise en œuvre de ce pouvoir dépend en fait des « humeurs » d'acteurs privés : les désirs conjugués des banques de prêter et des agents économiques d'emprunter ;

- De ce fait, l'évolution de la quantité de monnaie en circulation, dont dépendent les fluctuations de l'activité économique et le mouvement des prix, résulte de décisions « privées » et est soumise aux emportements des acteurs économiques.

Par ailleurs, ce système aux origines historiquement frauduleuses distord indûment la répartition des revenus, car le privilège de création monétaire crée une rente, qui n'est pas différente conceptuellement des gains qu'obtiendrait dans son activité une association de faux-monnayeurs qui achèterait des biens et/ou des actifs sur le marché ou prêterait à d'autres personnes avec la monnaie fabriquée.

Vouloir modifier cette situation, c'est d'abord vouloir rendre le pouvoir de création monétaire, et la rente qui lui est attachée, aux seules autorités monétaires et, in fine, à l'Etat, qui retrouverait ainsi la plénitude de son pouvoir « régalien » ; ensuite faire en sorte que tous les types d'investissement soient financés par de la « vraie » épargne, c'est-à-dire que le crédit bancaire soit financé par des dépôts d'épargne à maturités fixes sans aucune transformation possible des échéances pour éliminer tout germe d'instabilité.

Pour réaliser cet objectif, un des grands partisans de ce système, le Prix Nobel français (1988) Maurice Allais, a proposé dans de nombreux travaux de séparer les fonctions bancaires en les faisant exercer par des entités distinctes, principalement :

- Les banques de dépôts, qui ne s'occuperaient que de la gestion des encaisses des clients (cash management), en les couvrant à 100% par de la monnaie de base (banque centrale) et en se faisant rémunérer pour ces services.

- Les banques de prêts, qui recevraient les dépôts à terme/d'épargne et les prêteraient à des termes légèrement plus courts aux emprunteurs.

Les conséquences de la mise en œuvre d'un tel système seraient considérables. Du point de vue de la politique économique, le contrôle total de l'offre de monnaie donnerait des moyens très efficaces de régulariser l'évolution économique et l'inflation, tout en prévenant tout risque systémique. Du point de vue de l'efficacité économique, non seulement la gestion des encaisses serait optimisée par les banques (baisses des coûts) et par les agents économiques (du fait du coût d'usage de la monnaie), mais le rôle régulateur des taux d'intérêt dans l'orientation de l'épargne et la sélection des investissements serait magnifié. Enfin, en ce qui concerne la répartition des revenus, la capture de la « rente » monétaire permettrait d'obtenir une recette budgétaire supplémentaire d'un montant significatif (pour la zone euro, en première approximation, l'équivalent de la moitié de l'impôt sur le revenu pour un taux de croissance de la masse monétaire de 4,5%). Par ailleurs, du fait des caractéristiques du processus de transition du système actuel au système projeté, une large partie des problèmes liés à l'existence d'une dette publique imposante serait réglée, comme nous le montrons ci-après.

Difficile à mettre en oeuvre ? Pas vraiment. Dès la décision de réorganisation prise, les banques actuelles seraient invitées à se transformer en holdings bancaires (voir schéma ci-dessus). Pour couvrir les besoins en monnaie de base nécessaires au passage des dépôts à vue dans les banques de dépôts, les techniques les plus simples de la titrisation pourraient être utilisées, parmi d'autres solutions possibles. Les banques actuelles créeraient chacune des structures de titrisation ad hoc auxquelles elles vendraient le montant de créances nécessaires détenues à leur bilan, le financement étant assuré par l'émission de notes souscrites par la banque centrale. Comme les banques resteront en charge du service de ces créances (recouvrement des intérêts et du principal), aucune interruption des relations clients ne serait à prévoir et, comme ce service serait rémunéré, le compte d'exploitation des banques serait protégé.

Dans la période de transition, on assisterait à un double mouvement conjugué au fur et à mesure du remboursement des créances placées dans la structure de titrisation : d'un côté, la banque centrale, pour éviter tout recul de la masse monétaire, les remplacerait à son bilan par des achats de titres publics ; de l'autre, les banques de prêts renouvelleraient à l'échéance les créances initiales à partir des dépôts d'épargne effectués par leurs clients. C'est dans ce processus que se trouve une solution, radicale elle aussi, au problème de la dette publique puisqu'une part substantielle de celle-ci serait absorbée par la banque centrale qui rétrocéderait les intérêts de cette dette à l'Etat sous forme de profit de l'institut d'émission.

Ce système n'a jamais vraiment existé, même si des économistes prestigieux ont soutenu des approches similaires. Contre lui, il y a le poids des idées reçues sur l'inéluctabilité du système actuel et le choc des intérêts. Rendre la rente de la création monétaire aux citoyens, sous forme d'une ressource budgétaire, forcément, cela ne plait pas à tout le monde et surtout pas aux banquiers… Mais peut-être que les peuples pourraient s'intéresser à un système qui leur assurerait la prospérité, en libérant l'initiative, et la sécurité, en éliminant les « manias » qui ruinent périodiquement nos économies. Et si la refondation d'un nouveau capitalisme passait par là ?
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Paul Grignon pour MAD2 (Money As Debt 2) qui ne traitera que de SOLUTION, a soumis depuis plus de 2 ans une solution éblouissante a divers économistes qui l'ont approuvé et elle sera diffusé prochainement.

L'Etat DOIT reprendre le droit régalien à la création monétaire qu'il a abandonné aux banques privées l'histoire de quelques décennies qui nous ont emmené à la subite et imminente chute économique (VOLONTAIRE). Injectez des milliards c'est PROLONGER la souffrance du peuple en augmentant les prélèvements VIA l'inflation a cause de l'injection des liquidités et via les prélèvements pour rembourser l'intérêt, c'est du SABOTAGE !
Et quelqu'un a t il mentionné que L'ENSEMBLE de l'impot sur le revenu collecté en FRANCE ne sert qu'a payer les « intérêts » de la dette fictive à des banquiers privés. ? Non vous ne remboursez meme pas le début du capital… juste l'intérêt

A l'époque de l'OR, on avait pas l'informatique.

Aujourd'hui, on s'échange des promesses de payer (dettes sur emprunt avec INTERETS aux banksters ce qui assèche la masse monétaire en cas de NON renouvellement par le crédit) a la vitesse de la lumière (informatique) parce qu'au départ on s'est échangé des promesses de payer l'or parce qu'il était difficile a transporter. Maintenant il faut donc s'échanger de la VALEUR REEL à la vitesse de la lumière parce qu'on a plus besoin de déplacer l'or (la valeur reelle, merci l'informatique ! )

vous voyez ? Les billets ont tous un numéro unique, et si on s'échangeait cela informatiquement, on échangerait de la réalité … et non pas une promesse de rembourser de l'argent que je n'ai pas et que je vais extorquer au peuple (et aux enfants des enfants via la dette nationale frauduleuse) quand je fais faillite pour que l'esclavage continue.

> SECURE DIGITAL MONEY

On pourrait réduire nos impots en laissant notre « secure digital money » a disposition de l'etat pour qu'IL le prete aux banques privées et non pas l'inverse !

ON A PLUS BESOIN DE LEUR PROMESSE DE NOUS DONNER QUELQUE CHOSE QU'ILS N'ONT PAS.

Portrait de Cocoricooo

à bankster Portrait de bankster De Cocoricooo

Chômeur ayant fauté | 17H59 | 15/10/2008 | Permalien

OK d'accord, y'a de quoi faire ! Je copie/colle dans mes notes perso, et je lis. Merci.

Portrait de Thucydide

à Cocoricooo Portrait de Cocoricooo De Thucydide

Bêcheur de fond en Bourbonnais | 18H57 | 15/10/2008 | Permalien

Dire que tout l'argent est « contrôlé par un petit groupe d'hommes » fait penser aux archaïques schémas de l'antisémitisme

Et boum ! ! ! ; o)))

Portrait de irenedelse

à Thucydide Portrait de Thucydide De irenedelse

14H58 | 20/10/2008 | Permalien

Thucydide, se prenant pour le modérateur du forum, distribue les points Godwin à tout va… Et à mauvais escient. Ici, on ne fait pas référence au nazisme, mais à toute une tradition, notamment chrétienne, d'antisémitisme, dont le nazisme a pu se nourrir.

Vos obsessions sont transparentes, M. « Thucydide »…

Portrait de nemo71

De nemo71

15H58 | 15/10/2008 | Permalien

La monnaie, hélas, a perdu son rôle initial, qui était de rendre possibles les échanges, pour devenir objet de spéculation et d'accumulation.

Comble de la modernité, une société peut maintenant « manquer d'argent » tout en ayant à la fois les besoins et les moyens de les satisfaire.

D'où l'intérêt (bien loin de toute interprétation complotiste) de permettre aux citoyens de se réapproprier la monnaie.

Suivre à ce propos l'initiative Transition Towns (http://6url.com/transitiontowns) qui lie réduction de l'empreinte écologique et autonomie à l'échelle locale et régionale à l'émission de véritables monnaies locales.

Portrait de bankster

De bankster

webmaster | 17H34 | 15/10/2008 | Permalien

Un peu d'information qui selon le redacteur en chef provient de gens qui croient aux ovnis et sont antisémites :

Faut-il ouvrir le procès d'Alan Greenspan ? Après l'orage vient le temps de la chasse aux sorcières. Le président de Lehman Brothers, parti avec un parachute de 500 millions de dollars après que la faillite de sa banque eut provoqué l'effet domino tant redouté, vient de comparaître devant la commission du Congrès. »

http://www.latribune.fr/opinions/20081008trib000181652/alan-greenspan-en…

Paulson le trader fou vient de perdre 700 milliards de dollars

Rappelons nous, c'était il y a juste une semaine, le monde entier était suspendu au résultat du vote du Congrès Américain. Forcés par les médias, le trésor américain et le système bancaire, les parlementaires étaient appelés à revoter une loi qu'ils avaient refusé d'accepter la semaine précédente.

Henry Paulson, secrétaire du trésor américain, avait concocté un plan magnifique : que le Congrès lui alloue 700 milliards de dollars pour acheter les actifs des banques à leur valeur faciale (alors que le contribuable américain aurait pu les acheter pour 5% de cette valeur le jour même sur le marché) et on allait voir.

Un refus de ce plan, nous annonçait on, aurait été une catastrophe pour les marchés.

Le plan fut accepté mais les résultats, à ce jour, ne sont pas à la hauteur des attentes, qu'on en juge par le carton rendu la semaine dernière :

- Japon (Nikkei) : moins 30.41 %

- US (S&P) : moins 25.89 %

- US (Dow Jones) : moins 24.20 %

- US (Nasdaq) : moins 24.10 %

- Canada (TSX Composite) : moins 25.24 %

- Allemagne (DAX) : moins 25.05 %

- France (CAC-40) : moins 23.71 %

- Royaume Uni (FTSE 100) : moins 22.72 %

- Hong Kong (Hang Seng) : moins 20.80 %

- Australie (ASX) : moins 20.17 %

Hank Paulson, aidé par Ben Bernanke de la Réserve Fédérale, se comporte exactement comme un joueur qui perd et qui tente de se refaire en doublant chaque fois la mise. Il joue avec l'argent du contribuable américain comme un vulgaire Kerviel français avait joué avec le bas de laine que les français ont confié à la Société Générale.

Le contribuable américain, qui vient de mettre sur la table ces 700 milliards de dollars, appréciera. Et ce d'autant plus que sa retraite par capitalisation vient de fondre de 25% en une semaine.

La réserve Fédérale, son partenaire à la table de jeu, n'est pas en reste.

Source : prudentbear

Le total des crédits de la FED a augmenté de $360 milliards de dollars en deux semaines à un niveau record de 1.495 trillions de dollars. Une augmentation de 562 milliards de dollars en un mois. Cela n'a jamais été vu depuis 1913, année de la création de la FED.

Une croissance exponentielle. La Fed joue son va tout et son bilan.

Avec les résultats que l'on sait.

D'autres plans viendront à la suite de ceux-ci, tous aussi inefficaces les uns que les autres, et pour une raison simple. Le monde souffre de trop de dettes, ce n'est pas en injectant toujours plus de crédit dans le système qu'il sera possible de le sauver.

http://www.24hgold.com/actualite-or-argent-Paulson-le-trader-fou-vient-d…

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webmaster | 17H39 | 15/10/2008 | Permalien

L'UE change les règles du jeu, et il leur aura fallu moins de 24H ! En gros les banques devaient déprécier de leur bilan les pertes sur leurs actifs côtés. Cette norme comptable avait été mise en place pour permettre de valoriser les banques en fonction de la valeur de leurs actifs sur les marchés financiers. Quand les marchés montaient c'était formidable car la banque valait toujours plus (mes actifs valent plus, alors je vaut plus et ainsi de suite), mais depuis que les marchés baissent la machine s'inverse ! Alors on change les règles et on abandonne la notion de fair-value (juste valeur) qui avaient pourtant été mise en place pour plus de transparence.

Citation

Le changement des règles comptables entériné dans l'UE

BRUXELLES (Reuters) - Les régulateurs comptables de l'Union européenne se sont prononcés en faveur de l'assouplissement de la règle de la juste valeur (fair value) considérée par de nombreux observateurs comme responsable de l'exacerbation de la crise du crédit.

Le comité de régulation comptable a décidé d'accepter les changements proposés cette semaine par l'International Accounting Standards Board (IASB) au sujet de la règle de la juste valeur, laquelle prévoyait jusqu'ici de valoriser les titres détenus par les sociétés à leur valeur de marché.

« Le comité de régulation comptable a voté à l'unanimité en faveur de la résolution IASB », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne.

Il faut maintenant que le parlement européen se prononce à son tour. Cela pourrait être fait dès cet après-midi.

Ce changement pourrait ainsi se traduire dès les résultats du troisième trimestre, a précisé le porte-parole.

Huw Jones, version française Danielle Rouquié

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webmaster | 17H41 | 15/10/2008 | Permalien

La bourse islandaise plonge de plus de 76% à l'ouverture avant de se redresser

La bourse islandaise, qui avait interrompu ses échanges jeudi dernier après que le gouvernement eut pris le contrôle des trois principales banques du pays, a devissé de plus 76% à la réouverture mardi, avant de se redresser en cours de séance.

Selon un porte-parole de la place boursière, ce plongeon a été provoqué par une anomalie statistique due au maintien de la suspension des valeurs financières.

En fin de journée, l'indice OMX Iceland 15 n'accusait plus qu'un recul de 5,8% à 683,49 points.

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